jeudi 23 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2101987 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE 2 |
| Avocat requérant | SELARL GARDACH & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 juillet 2021, M. A B, représenté par Me Moriceau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 30 juin 2021 par laquelle le préfet des Pyrénées-Atlantiques lui a retiré les points obtenus sans attestation de stage ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que le préfet des Pyrénées-Atlantiques aurait commis une erreur de fait en ce qu'il n'a jamais effectué le stage de sensibilisation des 21 et 22 juin 2019.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 octobre 2021, le préfet des Pyrénées-Atlantiques conclut au rejet de la requête.
Il soutient que le moyen soulevé par M. B n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision en date du 30 juin 2021, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a retiré à M. B les points obtenus sans attestation de stage. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 223-6 du code de la route : " () Le titulaire du permis de conduire qui a commis une infraction ayant donné lieu à retrait de points peut obtenir une récupération de points s'il suit un stage de sensibilisation à la sécurité routière qui peut être effectué dans la limite d'une fois par an. () "
3. D'une part, le préfet des Pyrénées-Atlantiques fait valoir que la décision attaquée a été prise à la suite d'une fraude relative aux fichiers des permis de conduire qui l'a conduit à procéder au retrait des ajouts de quatre points irrégulièrement attribués aux conducteurs et correspondant à des stages de sensibilisation à la sécurité routière fictifs. S'agissant de M. B, le préfet vise un stage des 21 et 22 juin 2019 qui a été à l'origine d'un ajout de 4 points le 23 décembre 2020 selon les mentions du relevé intégral d'information relatif à son permis de conduire.
4. D'autre part, M. B confirme qu'il n'a pas suivi de stage de sensibilisation à la sécurité routière les 21 et 22 juin 2019, mais se plaint de ce que le stage au suivi duquel il a été contraint après avoir commis une infraction entrainant le retrait de six points, effectué les 3 et 4 février 2020, n'a pu lui ouvrir droit à une reconstitution partielle de points au motif que le système national des permis de conduire mentionnait, moins d'un an avant, l'existence du stage des 21 et 22 février 2019.
5. Il s'ensuit que le préfet des Pyrénées-Atlantiques pouvait légalement retirer les quatre points crédités à tort au capital de points affecté au permis de conduire de M. B à la suite du stage de sensibilisation à la sécurité routière des 21 et 22 juin 2019 que ce dernier n'a jamais effectué.
6. Il résulte par ailleurs de ce qui précède que si M. B n'est pas fondé à demander l'annulation la décision du 30 juin 2021 du préfet des Pyrénées-Atlantiques, il reviendra néanmoins à ce dernier de tirer les conséquences de l'inexistence du stage des 20 et 21 juin 2019 pour se prononcer à nouveau sur la récupération des points afférents au stage que M. B a effectué les 3 et 4 février 2020.
Sur les frais liés au litige :
7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'a pas dans la présente instance la qualité de partie perdante, la somme que M. B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet des Pyrénées-Atlantiques.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 février 2023.
La présidente,
Signé
V. QUEMENER La greffière,
Signé
A. STRZALKOWSKA
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026