mercredi 12 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2102000 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | CHAMBRE 3 |
| Avocat requérant | L'HOIRY & VELASCO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 août 2021, et deux mémoires complémentaires, enregistrés les 8 avril 2022 et 4 mai 2023, la société Piscine pays basque, représentée par la SELARL L'Hoiry et Velasco, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 avril 2021 par lequel la maire de Biarritz a accordé à M. A le permis de construire qu'il avait sollicité pour l'extension d'un bâtiment commercial existant, l'aménagement du parc de stationnement et des accès aux locaux, ainsi que le rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Biarritz une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle justifie d'un intérêt à agir contre le permis de construire attaqué ;
- toutes les pièces du dossier de demande de permis de construire ne comportent pas la signature de l'architecte, en méconnaissance de l'article L. 431-1 du code de l'urbanisme ;
- en prévoyant 8 places de stationnement sur la partie du terrain d'assiette grevé d'une servitude d'espace vert protégé et sans prévoir d'arbre de haute tige, le projet méconnaît l'article 2 du règlement de la zone UY du plan local d'urbanisme ;
- le projet prévoit une implantation des constructions à moins de 10 mètres de la voie, en méconnaissance de l'article 6 du règlement de la zone UY du plan local d'urbanisme ;
- le projet, qui s'implante sur les limites séparatives, ne respecte pas les règles de sécurité en bloquant l'accès à l'arrière des bâtiments projetés, en méconnaissance de l'article 7 du règlement de la zone UY du plan local d'urbanisme ;
- le projet ne comporte pas suffisamment de places de stationnement au regard des exigences de l'article 12 du règlement de la zone UY du plan local d'urbanisme ;
- le permis de construire ne comporte pas la mention de la nécessité de déposer ultérieurement une demande d'aménagement intérieur au titre de l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation, en méconnaissance de l'article L. 425-3 du code de l'urbanisme.
Par deux mémoires, enregistrés les 10 février 2022 et 4 mai 2023, M. A, représenté par la SELARL Etche avocats, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à l'application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et à ce que soit mise à la charge de la société requérante une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la société requérante ne justifie pas d'un intérêt à agir contre le permis de construire attaqué ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 7 décembre 2022, la commune de Biarritz, représentée par Me Cambot, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à l'application des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et à ce que soit mise à la charge de la société requérante une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la société requérante ne justifie pas d'un intérêt à agir contre le permis de construire attaqué ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Un mémoire, enregistré le 17 mai 2023, présenté pour M. A, n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Roussel Cera,
- les conclusions de Mme Duchesne, rapporteure publique,
- et les observations de Me Guirriec pour la société Piscine pays basque, de Me Coto pour la commune de Biarritz et de Me Dauga pour M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a déposé, le 23 décembre 2020, une demande de permis de construire pour l'extension d'un bâtiment commercial existant et l'aménagement du parc de stationnement et des accès aux locaux, sur un terrain situé à Biarritz. La société Piscine pays basque demande l'annulation de l'arrêté du 7 avril 2021 par lequel le maire de Biarritz a accordé ce permis de construire, ainsi que du rejet de son recours gracieux.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation () ".
3. La société Piscine pays basque est titulaire d'un bail commercial concernant un local dans le bâtiment objet du permis de construire attaqué. Elle justifie donc de sa qualité d'occupante régulière de ce bâtiment. Elle fait valoir que la surface et l'organisation de ce local seront modifiées par le projet en litige, lequel va également obstruer un accès à son local. La circonstance que le contrat de bail commercial, destiné à régir les seuls rapports de droit privé entre le bailleur et le preneur, stipule que le preneur s'engage à accepter sans indemnité les travaux décidés par le bailleur, ne saurait priver la société requérante de son droit à former un recours pour excès de pouvoir contre le permis de construire ici en litige. Dans ces conditions, la fin de non-recevoir, tirée de l'absence d'intérêt à agir de la société Piscine pays basque, doit être écartée.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 431-1 du code de l'urbanisme : " Conformément aux dispositions de l'article 3 de la loi n° 77-2 du 3 janvier 1977 sur l'architecture, la demande de permis de construire ne peut être instruite que si la personne qui désire entreprendre des travaux soumis à une autorisation a fait appel à un architecte pour établir le projet architectural faisant l'objet de la demande de permis de construire ". Aux termes de l'article R. 431-1 du même code : " Le projet architectural () doit être établi par un architecte ".
5. La circonstance que l'architecte, dont il n'est pas contesté qu'il a bien élaboré le projet architectural en litige, n'a pas signé l'ensemble des documents du dossier de demande du permis de construire attaqué, sur lesquels il a au demeurant apposé le logo de son agence, est sans incidence sur la légalité de ce permis.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 2 du règlement de la zone UY du plan local d'urbanisme de la commune de Biarritz : " A l'intérieur des parcs et espaces verts protégés figurés au plan au 1/2000ème, par une trame à petits ronds (en application de l'article R-123-11-h du Code de l'Urbanisme), sous condition qu'ils ne portent pas atteinte aux arbres de haute tige existants et à l'architecture des bâtiments protégés repérés au plan par un liseré à denticules, ne sont autorisés que () les aires de stationnement sous boisé (1 arbre haute tige pour 80 m²) () ".
7. Le projet en litige consacre 450 m² au stationnement, celui-ci ne représentant qu'une partie de la surface imperméabilisée de 1 002,88 m², qui comprend aussi les bâtiments, dont se prévaut la société requérante. Conformément aux dispositions citées au point précédent, et ainsi que cela ressort du plan de masse, le projet prévoit la plantation de 6 arbres de haute tige, quand bien même l'insertion graphique n'en représente que 4. Si la requérante soutient que cette implantation de 6 arbres est matériellement impossible, cela n'est établi par aucune pièce du dossier. Par conséquent, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 2 du règlement de la zone UY du plan local d'urbanisme doit être écarté.
8. En troisième lieu, la voie passant sur la parcelle cadastrée CK 59 est une voie privée. Dès lors, le moyen tiré de ce que la distance du bâtiment objet du permis attaqué à cette voie méconnaîtrait la distance imposée par l'article 6 du règlement de la zone UY du plan local d'urbanisme est inopérant, cet article ayant pour objet l'implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 7 du règlement de la zone UY du plan local d'urbanisme : " Les constructions peuvent s'implanter sur les limites séparatives, à condition de respecter les règles de sécurité ou à une distance au moins 4 mètres de celles-ci () ".
10. Le moyen tiré de ce que, en " bloquant l'accès à l'arrière des bâtiments projetés ", le projet en litige ne respecterait pas les règles de sécurité, en méconnaissance des dispositions citées au point précédent, n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 12 du règlement de la zone UY du plan local d'urbanisme : " () Pour les changements d'affectation de locaux, les aménagements et les extensions de bâtiment, il ne sera exigé de places de stationnement que pour les besoins nouveaux engendrés par les projets, à moins que le nombre des aires existantes soit supérieur aux besoins existants () / Nombre d'aires de stationnement : () c- Commerces, bureaux et services : 2 places quelle que soit la surface de plancher, plus 1 place par 30 m² de surface de plancher () ".
12. Le bâtiment existant, d'une surface de plancher de 187,54 m², nécessitait, en application des dispositions citées au point précédent, 8 (2+6) places de stationnement. Son extension, objet du projet en litige, de 264,37 m², suppose la création de 11 (2+9) places supplémentaires. Le terrain d'assiette comprend déjà un nombre de 11 places de stationnement, qui sera porté à 19 après les travaux autorisés par le permis de construire attaqué. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 12 du règlement de la zone UY du plan local d'urbanisme au motif que le projet prévoit seulement huit places supplémentaires doit être écarté.
13. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 425-3 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable au litige : " Lorsque le projet porte sur un établissement recevant du public, le permis de construire tient lieu de l'autorisation prévue par l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation dès lors que la décision a fait l'objet d'un accord de l'autorité administrative compétente qui peut imposer des prescriptions relatives à l'exploitation des bâtiments en application de l'article L. 123-2 du code de la construction et de l'habitation . Le permis de construire mentionne ces prescriptions. / Toutefois, lorsque l'aménagement intérieur d'un établissement recevant du public ou d'une partie de celui-ci n'est pas connu lors du dépôt d'une demande de permis de construire, le permis de construire indique qu'une autorisation complémentaire au titre de l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation devra être demandée et obtenue en ce qui concerne l'aménagement intérieur du bâtiment ou de la partie de bâtiment concernée avant son ouverture au public ".
14. Il résulte de l'article L. 425-3 du code de l'urbanisme que lorsque l'aménagement intérieur de locaux constitutifs d'un établissement recevant du public (ERP), qui nécessite une autorisation spécifique au titre de l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation (CCH), repris désormais à l'article L. 122-3 du même code, n'est pas connu lors du dépôt de la demande de permis de construire, l'autorité compétente, dont la décision ne saurait tenir lieu sur
ce point de l'autorisation prévue par le CCH, ne peut légalement délivrer le permis sans mentionner expressément l'obligation de demander et d'obtenir une autorisation complémentaire avant l'ouverture au public, et ce alors même que le contenu du dossier de demande de permis de construire témoignerait de la connaissance, par le pétitionnaire, de cette obligation. Une telle obligation n'est pas satisfaite dans le cas où l'arrêté accordant le permis de construire se borne à mentionner que son bénéficiaire devra respecter les prescriptions formulées par l'avis de la commission communale d'accessibilité, lequel fait état de l'obligation, pour le demandeur, de solliciter l'autorisation prévue par le CCH.
15. L'arrêté attaqué ne mentionne pas qu'une autorisation complémentaire au titre de l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation, repris désormais à l'article L. 122- 3 du même code, doit être demandée et obtenue pour l'aménagement intérieur de l'extension du bâtiment existant. Par suite, la société Piscine pays basque est fondée à soutenir que le permis de construire attaqué a été délivré en méconnaissance de l'article L. 425-3 du code de l'urbanisme.
Sur l'application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme :
16. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux () ".
17. Eu égard à sa nature et à sa portée, le vice retenu au point 15, relatif à la méconnaissance de l'article L. 425-3 du code de l'urbanisme, n'affecte qu'une partie identifiable du projet et peut être régularisé sans y apporter un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même. Dans ces conditions, il y a lieu de faire application des dispositions citées au point précédent de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme et de prononcer l'annulation partielle de l'arrêté attaqué, en tant seulement qu'il ne mentionne pas qu'une autorisation complémentaire au titre de l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation, repris désormais à l'article L. 122- 3 du même code, doit être demandée et obtenue pour l'aménagement intérieur de l'extension du bâtiment existant.
18. Il résulte de tout ce qui précède que la société Piscine pays basque est seulement fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaqué en tant qu'il ne mentionne pas qu'une autorisation complémentaire au titre de l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation, repris désormais à l'article L. 122-3 du même code, doit être demandée et obtenue pour l'aménagement intérieur de l'extension du bâtiment existant.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société Piscine pays basque, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, les sommes que la commune de Biarritz et M. A demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Biarritz une somme de 800 euros à verser à la société Piscine pays basque en application de ces mêmes dispositions.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du maire de Biarritz du 7 avril 2021 est annulé en tant qu'il ne mentionne pas qu'une autorisation complémentaire au titre de l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation, repris désormais à l'article L. 122-3 du même code, doit être demandée et obtenue pour l'aménagement intérieur de l'extension du bâtiment existant.
Article 2 : La commune de Biarritz versera à la société Piscine pays basque une somme de 800 (huit cents) euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions de la commune de Biarritz et de M. A tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à la société Piscine pays basque, à M. A et à la commune de Biarritz.
Délibéré après l'audience du 29 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Madelaigue, présidente,
M. Roussel Cera, premier conseiller,
M. Rousseau, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juin 2024.
Le rapporteur,
signé
R. ROUSSEL CERA
La présidente,
signé
F. MADELAIGUE La greffière,
signé
P. SANTERRE
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
signé
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026