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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2102377

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2102377

mercredi 13 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2102377
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantPORTEJOIE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 6 septembre 2021 et le 15 mai 2023, M. C A, représenté par Me Portejoie, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 28 juin 2021 par lequel le préfet des Pyrénées-Atlantiques lui a interdit, à titre définitif, d'exercer les fonctions mentionnées à l'article L. 212-1 du code du sport ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué méconnaît le droit au respect des droits de la défense, garanti par l'article 16 de la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen, dès lors que le dossier, qui lui a été communiqué, a été expurgé du nom des prétendus témoins ;

- la mesure d'interdiction attaquée n'est pas adaptée, puisqu'elle ne poursuit aucun des buts de la police administrative générale fixés par l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, n'est pas nécessaire, puisqu'elle a été prise alors qu'il n'était plus en activité, et n'est pas proportionnée, puisque les faits fondant la mesure de police administrative, qui ont fait l'objet d'un signalement auprès de l'autorité judiciaire, n'ont pas fait l'objet de poursuites pénales et qu'il ressort de la lecture de l'article L. 212-13 du code des sports que la proportionnalité de l'action administrative et le maintien de la mesure d'interdiction prise par cette dernière s'apprécient en fonction de l'existence d'une décision définitive rendue par la juridiction judiciaire ;

- la mesure d'interdiction est manifestement entachée de détournement de pouvoir et d'erreur de droit dès lors que l'article L. 212-13 du code du sport est conditionné au critère d'exercice des fonctions mentionnées à l'article L. 212-1 du même code ; le témoignage de Mme B D, professeure de patinage, qui a exercé cette discipline pendant de nombreuses années et qui constitue un témoin direct de ses activités, atteste que l'arrêté attaqué privilégie des allégations partisanes couvertes par l'anonymat et étonnamment tardives, les actes contestés s'étant supposément déroulés entre 1980 et 1990 ;

- l'interdiction définitive qui lui est faite d'exercer les fonctions mentionnées à l'article L. 212-1 du code du sport, bien que ne portant pas atteinte à son statut actuel, est à l'origine d'un préjudice moral important au regard de la publicité faite et de l'opprobre morale subie.

Par trois mémoires en défense, enregistrés les 22 février, 7 juillet et 12 juillet 2023, le préfet des Pyrénées-Atlantiques conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Constitution ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code du sport ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Corthier ;

- les conclusions de Mme Beneteau, rapporteure publique ;

- et les observations de M. H, représentant le préfet des Pyrénées-Atlantiques.

Considérant ce qui suit :

1. M. C A, né le 28 juin 1960, ancien athlète de haut niveau, a exercé les fonctions d'éducateur sportif au sein du club de patinage artistique d'Asnières-sur-Seine, dans le département des Hauts-de-Seine, de 1981 à 2008. Il intervenait également en tant qu'entraîneur de la section sport/études de patinage sur glace. Par arrêté du 4 août 2020, le préfet des Hauts-de-Seine lui a interdit d'exercer les fonctions mentionnées à l'article L. 212-1 du code du sport pendant une durée de six mois. Par requête enregistrée le 20 octobre 2020 sous le n° 2010713, M. A a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler cet arrêté, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux. Par ordonnance du 20 octobre 2022, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a donné acte du désistement de M. A sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par arrêté du 28 juin 2021, le préfet des Pyrénées-Atlantiques lui a interdit, à titre définitif, d'exercer les fonctions mentionnées à l'article L. 212-1 du code du sport. M. A demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article 16 de la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen : " Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de constitution. ". Aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Aux termes de l'article L. 121-2 du même code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. () ".

3. D'une part, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué a été pris sur avis de la formation spécialisée police administrative du conseil départemental de la jeunesse, des sports et de la vie associative des Pyrénées-Atlantiques du 24 juin 2021 et après enquête administrative établie par une professeure de sport et un inspecteur de la jeunesse et des sports du service départemental à l'engagement, aux sports, et à la vie associative des Pyrénées-Atlantiques du 5 juin 2021, comportant treize témoignages dont ceux de M. A et de deux professeurs mais aussi ceux de dix femmes dont les témoignages ont été anonymisés à leur demande. M. A a présenté des observations le 16 février 2021 aux agents du service départemental à l'engagement, aux sports, et à la vie associative de l'Allier, puis le 18 mai 2021, accompagné de son conseil, aux enquêteurs du service départemental à l'engagement, aux sports, et à la vie associative des Pyrénées-Atlantiques à qui le dossier a été transféré le 5 mars 2021 à la suite du déménagement du requérant au sein de ce département et enfin, le 24 juin 2021 devant la formation spécialisée, accompagné de son épouse. A la suite de la demande du conseil de M. A présentée le 10 juin 2021, le rapport d'enquête administrative lui a été communiqué par courriel du même jour. Dans ces conditions, l'exigence du caractère contradictoire de la procédure au sens de l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration précité a été respectée.

4. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que sur les treize témoignages, onze font état de faits concordants et répétés concernant des violences physiques, psychologiques et sexuelles commises par M. A sur les pratiquantes de 1981 à 2005 lorsqu'il était entraineur de patinage artistique au sein du club d'Asnières-sur-Seine. Au regard de la gravité des faits allégués, la communication à M. A de l'identité des dix autrices de ces témoignages anonymisés étaient de nature à leur porter gravement préjudice. Dans ces conditions, le service départemental à la jeunesse, à l'engagement et aux sports était fondé à rendre anonyme leur identité dans le cadre de l'enquête administrative menée. Par ailleurs, il ressort de cette enquête administrative, et plus particulièrement de l'audition de M. A le 18 mai 2021 dont le procès-verbal est joint en annexe de l'enquête, que le requérant a été suffisamment informé des griefs qui lui étaient faits préalablement à l'édiction de la mesure de police attaquée. Le niveau de détail des témoignages anonymisés, également annexés au rapport de l'enquête administrative, est suffisant pour permettre à M. A de connaître la nature des faits qui fondent la mesure prise à son encontre. En tout état de cause, l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 4 août 2020 fait état de l'identité de la personne ayant procédé au signalement auprès du ministre chargé des sports le 7 février 2020 ainsi que de cinq témoins auditionnés par la direction départementale de la cohésion sociale des Hauts-de-Seine. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en prenant la mesure d'interdiction d'exercice des fonctions mentionnées à l'article L. 212-1 du code du sport sur le fondement de plusieurs témoignages dont l'identité des auteurs n'a pas été portée à sa connaissance, le préfet des Pyrénées-Atlantiques aurait méconnu le respect des droits de la défense.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code du sport : " I. - Seuls peuvent, contre rémunération, enseigner, animer ou encadrer une activité physique ou sportive ou entraîner ses pratiquants, à titre d'occupation principale ou secondaire, de façon habituelle, saisonnière ou occasionnelle, sous réserve des dispositions du quatrième alinéa du présent article et de l'article L. 212-2 du présent code, les titulaires d'un diplôme, titre à finalité professionnelle ou certificat de qualification professionnelle : 1° Garantissant la compétence de son titulaire en matière de sécurité des pratiquants et des tiers dans l'activité considérée ; 2° Et enregistré au répertoire national des certifications professionnelles dans les conditions prévues à l'article L. 6113-5 du code du travail. () ". Aux termes de l'article L. 212-13 du même code, dans sa version applicable au litige : " L'autorité administrative peut, par arrêté motivé, prononcer à l'encontre de toute personne dont le maintien en activité constituerait un danger pour la santé et la sécurité physique ou morale des pratiquants l'interdiction d'exercer, à titre temporaire ou définitif, tout ou partie des fonctions mentionnées à l'article L. 212-1. / () Cet arrêté est pris après avis d'une commission comprenant des représentants de l'Etat, du mouvement sportif et des différentes catégories de personnes intéressées. Toutefois, en cas d'urgence, l'autorité administrative peut, sans consultation de la commission, prononcer une interdiction temporaire d'exercice limitée à six mois. () ".

6. Il résulte de ces dispositions que pour assurer la protection des pratiquants d'une activité physique ou sportive, l'autorité administrative peut interdire à une personne d'exercer une activité d'enseignement, d'animation ou d'encadrement d'une telle activité, une mission arbitrale, une activité de surveillance de baignade ou piscine ouverte au public, ou d'exploiter un établissement dans lequel sont pratiquées des activités physiques ou sportives, lorsque son maintien en activité " constituerait un danger pour la santé et la sécurité physique ou morale des pratiquants ". Le législateur a ainsi défini les conditions d'application de cette mesure de police, que l'autorité compétente est tenue, même en l'absence de disposition explicite en ce sens, d'abroger à la demande de l'intéressé si les circonstances qui ont pu motiver légalement son intervention ont disparu et qu'il est établi qu'il n'existe plus aucun risque pour les pratiquants.

7. Les mesures d'interdiction prises sur le fondement de cet article, qui tendent à assurer le respect de l'ordre public et répondent à la nécessité de prévenir des risques pour la santé et la sécurité des personnes, ne constituent pas une sanction ayant le caractère de punition mais des mesures de police administrative.

8. Il ressort des pièces du dossier que M. A, ancien patineur artistique français, a exercé les fonctions d'entraineur sportif au sein du club de patinage artistique d'Asnières-sur-Seine de 1981 à 2008 puis à compter de cette date, a été gérant d'un hôtel-restaurant dans l'Allier jusqu'en 2021, date à laquelle il a cessé son activité commerciale et a déménagé à Anglet dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Le 7 février 2020, la mère d'une ancienne élève a effectué un signalement auprès du ministre chargé des sports faisant état de violences physiques, psychologiques et sexuelles de la part de M. A envers les pratiquants mineurs qu'il encadrait lorsqu'il était entraineur sportif. Le service départemental à la jeunesse, à l'engagement et aux sports des Hauts-de-Seine a transmis, le 9 juin 2020, ce signalement au procureur de la République en application de l'article 40 du code de procédure pénale. Par arrêté du 4 août 2020, le préfet des Hauts-de-Seine a interdit à M. A d'exercer les fonctions mentionnées à l'article L. 212-1 du code du sport pendant une durée de six mois. En parallèle, du 5 juin 2020 au 18 mai 2021, les services départementaux à la jeunesse, à l'engagement et aux sports des Hauts-de-Seine, puis de l'Allier puis des Pyrénées-Atlantiques ont mené une enquête administrative en recueillant douze témoignages et en auditionnant à deux reprises M. A. Par arrêté du 28 juin 2021, le préfet des Pyrénées-Atlantiques lui a interdit, à titre définitif, d'exercer les fonctions mentionnées à l'article L. 212-1 du code du sport en considérant que si M. A n'exerçait pas actuellement des fonctions d'éducateur sportif, il était susceptible de reprendre ces fonctions à titre rémunéré ou bénévole.

9. D'une part, il ressort des pièces du dossier que les dix témoignages, certes anonymisés, de la mère d'une élève à l'origine des signalements et de plusieurs des jeunes femmes qui ont été élèves de M. A concordent et font état de violences physiques et psychologiques répétées (coups sur les doigts portés avec les protège-lames, coups de baguette de bambou, coups de compas, étranglement ayant été constaté par un certificat médical, coups de poing et de pied au visage, au ventre, aux fesses, élèves jetés et poussés sur la glace, punitions à des exercices physiques " assis debout " répétés des dizaines voire des centaines de fois, punitions à maintenir les bras écartés en croix) mais aussi de violences sexuelles et de la récurrence de comportements inappropriés de l'entraîneur. Le témoignage non anonymisé de M. G F, enseignant de la classe sport-études, nommé à la rentrée scolaire 1987/88, accrédite les faits de violence psychologique relatés par les dix autres témoignages anonymisés. L'audition du requérant du 18 mai 2021 contestant ces faits ainsi que le témoignage non anonymisé d'une autre entraîneuse, Mme B D, qui exerçait au club d'Anglet et qui est une amie du requérant et de son épouse, présentant M. A comme un éducateur sportif sérieux, exigeant et engagé dans la compétition, ne sont pas suffisants pour contester la matérialité des faits telle qu'elle résulte des onze autres témoignages concordants sur la description des faits de violences physiques, psychologiques et sexuelles reprochés au requérant pendant ses années d'exercice des fonctions d'entraineur sportif de patinage artistique à Asnières-sur-Seine. Dans ces conditions, les onze témoignages concordants et circonstanciés recueillis dans le cadre de l'enquête administrative faisant état de faits d'une gravité telle que la possibilité pour M. A d'exercer à nouveau ces fonctions d'entraineur sportif constituerait un danger pour la santé et la sécurité physique ou morale des pratiquants.

10. D'autre part, s'il n'est pas contesté que M. A n'exerce plus les fonctions d'entraineur de patinage artistique depuis 2008, il ressort du témoignage de Mme D, ancienne professeure de patinage artistique sur glace au club d'Anglet, qu'elle connaît M. A depuis ses onze ans lorsqu'il venait faire des stages avec des professeurs au sein du club d'Anglet et que durant une quinzaine d'années M. A a organisé des stages au mois de juillet au sein de la patinoire d'Anglet. Il s'ensuit que M. A, résidant désormais à Anglet, dans une ville disposant d'une patinoire, a développé des liens significatifs avec le milieu du patinage artistique de cette ville. La circonstance que l'article L. 212-13 du code des sports mentionne le " maintien en activité " d'un entraîneur ne saurait être interprétée comme excluant de son champ d'application un entraîneur n'exerçant plus ces fonctions au regard des objectifs de prévention et de protection poursuivis par une telle mesure de police. Ainsi que le fait valoir le préfet des Pyrénées-Atlantiques en défense, M. A remplit les conditions de diplôme posées par l'article L. 212-1 du code du sport et peut donc être amené à tout moment à reprendre l'activité correspondante de sorte qu'il doit pouvoir faire l'objet de la mesure d'interdiction prévue à l'article L. 212-13 du même code.

11. Enfin, si M. A soutient que la transmission au Procureur de la République du signalement à son encontre n'a donné lieu à l'ouverture d'aucune procédure pénale, l'absence de poursuites pénales ne permet pas de considérer que le comportement violent et inapproprié de M. A pendant ses années d'exercice comme éducateur sportif en patinage artistique, tel qu'il ressort des onze témoignages concordants et circonstanciés de l'enquête administrative, ne représente pas de risque pour la santé et la sécurité physique ou morale des pratiquants. Par suite, nonobstant l'absence d'exercice de l'activité d'entraîneur sportif en patinage artistique depuis 2008 par le requérant, la décision d'interdire à M. A d'exercer, à titre bénévole ou rémunéré, son ancienne profession d'éducateur sportif, à titre définitif, était nécessaire, adéquate et proportionnée au regard du but de protection contre les risques pour la santé et la sécurité physique ou morale des pratiquants sportifs poursuivi par le préfet des Pyrénées-Atlantiques.

12. En troisième lieu, M. A soutient que la décision attaquée serait entachée d'un détournement de pouvoir dès lors que le préfet aurait poursuivi des visées répressives et se serait, de la sorte, substitué à l'autorité judiciaire. Toutefois, l'arrêté du 28 juin 2021 par lequel le préfet des Pyrénées-Atlantiques lui a interdit, à titre définitif, d'exercer les fonctions mentionnées à l'article L. 212-1 du code du sport constitue une mesure de police ayant en tant que telle une portée préventive. Il ne ressort pas des pièces du dossier que cette mesure puisse être regardée comme une sanction supposant une visée punitive. En tout état de cause, M. A n'exerce plus et ne fait pas valoir qu'il pourrait être amené à exercer à nouveau les fonctions d'entraîneur. À supposer que les conséquences de la mesure prise à son encontre aient la même portée qu'une sanction, cette mesure n'a pas eu pour effet de mettre un terme à sa carrière d'entraîneur et n'a pas pu avoir de conséquences financières.

13. En dernier lieu, M. A n'est pas fondé à se prévaloir de l'opprobre qui l'atteint et de son préjudice moral causé par l'arrêté contesté dès lors que ce dernier n'est pas publié et qu'il résulte de ce qui précède qu'il n'est pas entaché d'illégalité.

14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête aux fins d'annulation ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais de l'instance :

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. A demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. C A et à la ministre des sports et des jeux olympiques et paralympiques.

Copie en sera adressée au préfet des Pyrénées-Atlantiques.

Délibéré après l'audience du 23 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Sellès, présidente,

Mme Crassus, conseillère,

Mme Corthier, conseillère.

Rendue publique par mise à disposition au greffe le 13 décembre 2023.

La rapporteure,

Signé

Z. CORTHIER

La présidente,

Signé

M. SELLES

La greffière,

Signé

M. E

La République mande et ordonne à la ministre des sports et des jeux olympiques et paralympiques en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition :

La greffière,

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