mercredi 10 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2102646 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | CHAMBRE 3 |
| Avocat requérant | RONCUCCI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 octobre 2021 et 15 décembre 2022, M. C B, l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) B et l'EURL Taban demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 septembre 2021 par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées a prononcé la fermeture administrative pour une durée d'un mois à compter de sa notification des deux épiceries que M. B exploite sur le territoire de la commune de Tarbes ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'acte attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
- l'arrêté n'est pas suffisamment motivé en droit dès lors qu'il ne permet pas de connaître le fondement légal de la mesure de fermeture et de présenter utilement une défense ;
- il a été pris en méconnaissance du principe du contradictoire prévu par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et du principe des droits de la défense, garanti par l'article 6 § 1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à défaut de communication des deux mains courantes établies par des fonctionnaires de police de Tarbes les 4 et 9 août 2021 ;
- en outre, à défaut d'avertissement préalable tel que prévu au 1er alinéa de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, l'arrêté contesté est intervenu à l'issue d'une procédure irrégulière ;
- l'arrêté en litige doit être annulé en raison de l'illégalité de l'arrêté du 8 janvier 2020 par lequel le maire de la commune de Tarbes a interdit la vente à emporter de boissons alcoolisées entre 22 heures et 8 heures qui est entaché d'un détournement de pouvoir ;
- le préfet a commis une erreur de droit en prononçant une telle mesure à titre de sanction, alors qu'elle doit être prise à titre préventif ;
- le préfet a commis une erreur de droit et un détournement de pouvoir en fermant l'établissement Taban qui ne vend pas d'alcool et n'est concerné, ni par l'épisode de transaction de drogue allégué, ni par le non-respect de l'arrêté municipal interdisant la vente d'alcool ;
- la sanction imposée par l'arrêté litigieux, est disproportionnée dès lors qu'il n'est pas établi que les faits reprochés, à les supposer matériellement établis, aient causés un trouble à l'ordre public ;
- ces faits, en tout état de cause, ne peuvent justifier la fermeture de l'établissement Taban qui ne vend pas d'alcool et ferme à 20 heures.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 décembre 2021, le préfet des Hautes-Pyrénées conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 7 avril 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 12 mai 2023 à 12 heures.
Un mémoire présenté pour M. B a été enregistré le 25 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Portès ;
- et les conclusions de Mme Duchesne, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B exploite sur le territoire de la commune de Tarbes deux épiceries, sous les enseignes " B " et " Taban ". Par un arrêté du 20 septembre 2021, le préfet des Hautes-Pyrénées a prononcé leur fermeture administrative pour une durée d'un mois à compter de la notification de cet arrêté. M. B, l'EURL B et l'EURL Taban demandent au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fins d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique : " () / 2. En cas d'atteinte à l'ordre public, à la santé, à la tranquillité ou à la moralité publiques, la fermeture peut être ordonnée par le représentant de l'Etat dans le département pour une durée n'excédant pas deux mois. Le représentant de l'Etat dans le département peut réduire la durée de cette fermeture lorsque l'exploitant s'engage à suivre la formation donnant lieu à la délivrance d'un permis d'exploitation visé à l'article L. 3332-1-1. / 3. Lorsque la fermeture est motivée par des actes criminels ou délictueux prévus par les dispositions pénales en vigueur, à l'exception des infractions visées au 1, la fermeture peut être prononcée par le représentant de l'Etat dans le département pour six mois. Dans ce cas, la fermeture entraîne l'annulation du permis d'exploitation visé à l'article L. 3332-1-1 / 4. Les crimes et délits ou les atteintes à l'ordre public pouvant justifier les fermetures prévues au 2 et au 3 doivent être en relation avec la fréquentation de l'établissement ou ses conditions d'exploitation. 5. A l'exception de l'avertissement prévu au 1, les mesures prises en application du présent article sont soumises aux dispositions du code des relations entre le public et l'administration. () ".
3. Les mesures de fermeture de débits de boissons ordonnées par le préfet sur le fondement de ces dispositions ont toujours pour objet de prévenir la continuation ou le retour de désordres liés au fonctionnement de l'établissement, indépendamment de toute responsabilité de l'exploitant. Qu'elles soient fondées sur les dispositions du 1, du 2 ou du 3 de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, de telles mesures doivent être regardées non comme des sanctions présentant le caractère de punitions mais comme des mesures de police.
4. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. D A, préfet des Hautes-Pyrénées. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte attaqué ne peut qu'être écarté.
5. En deuxième lieu, l'arrêté du 20 septembre 2021 fait notamment référence au courrier du 8 septembre 2021 par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées a indiqué à l'intéressé les faits qui lui étaient reprochés, à savoir après un contrôle de l'établissement, le 4 août 2021, le non-respect de l'arrêté municipal concernant l'interdiction de vente de boissons alcoolisées à emporter de 22h00 à 8h00 pour tout commerce d'alimentation générale, épiceries, sandwicheries et autres, à l'intérieur d'un périmètre du territoire de Tarbes ainsi que les infractions relevées à proximité et à l'intérieur de son épicerie qui génèrent dans le quartier des troubles à l'ordre public, à la santé, à la tranquillité ou à la moralité publiques. L'arrêté vise l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, détaille les faits justifiant la mesure ainsi que la procédure contradictoire observée avant son adoption. Si l'arrêté en litige vise notamment l'alinéa 3 de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, il résulte de ce qui précède que le préfet des Hautes-Pyrénées a entendu se fonder sur le 2 de ce même article. Par suite, cet arrêté qui a permis au requérant de contester utilement la mesure, est suffisamment motivé et le moyen doit être écarté.
6. En troisième lieu, si l'intervention de l'arrêté attaqué n'a pas été précédée de l'avertissement prévu par les dispositions du 1 de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, cette circonstance est en l'espèce inopérante dès lors qu'il ressort des pièces du dossier, et ainsi qu'il a été dit au point précédent, que pour prendre sa décision, le préfet s'est fondé sur les dispositions de l'alinéa 2 de cet article, lesquelles n'imposent pas d'adresser un avertissement préalable à l'intervention de la décision de fermeture administrative. Par suite le moyen, tiré de l'absence d'avertissement préalable en méconnaissance des dispositions du 1 de l'article L. 3332-15 précité, doit être écarté comme inopérant.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Aux termes de l'article L. 211-2 du même code : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ".
8. Il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 8 septembre 2021, notifié le 13 septembre 2021 en mains propres à l'intéressé, le préfet des Hautes-Pyrénées a porté à la connaissance de M. B, les faits, qui se sont déroulés les 4 août et 9 septembre 2021, et l'a informé de ce qu'ils étaient susceptibles de donner lieu à un avertissement ou à une fermeture administrative temporaire, en vertu des dispositions de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique. Il l'a également invité à produire, dans un délai de sept jours, des observations écrites ou orales. Il ressort également des pièces du dossier et notamment de l'arrêté attaqué que M. B a présenté ses observations par courrier du 14 septembre 2021. Dans ces conditions, et quand bien même les procès-verbaux établis par les services de police, dont il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B en ait demandé la communication, n'ont pas été joints au courrier du 8 septembre 2021, M. B a été mis à même de présenter des observations écrites dans un délai suffisant. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire doit être écarté.
9. En outre, les requérants ne peuvent utilement soutenir que la mesure de police qu'ils attaquent aurait été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 6, § 2, de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en vertu desquelles " toute personne accusée d'une infraction est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie ".
10. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'arrêté du 8 janvier 2020, par lequel le maire de la commune de Tarbes a interdit la vente à emporter de boissons alcoolisées entre 22 heures et 8 heures, du 8 janvier au 31 décembre 2020, par tout commerce d'alimentation générale, épiceries, sandwicherie et autres, à l'intérieur d'un périmètre du territoire de Tarbes, soit entaché d'un détournement de pouvoir. Dans ces conditions, tel que soulevé, ce moyen doit, en tout état de cause, être écarté.
11. En sixième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 3 les mesures de fermeture de débits de boissons ordonnées par le préfet sur le fondement des dispositions de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique ont toujours pour objet de prévenir la continuation ou le retour de désordres liés au fonctionnement de l'établissement, indépendamment de toute responsabilité de l'exploitant. Une telle mesure doit être regardée en conséquence, non comme une sanction présentant le caractère d'une punition, mais comme une mesure de police. De même, la fermeture d'un établissement sur le fondement des dispositions précitées n'étant pas subordonnée à l'engagement de poursuites pénales, la circonstance que le gérant de cet établissement n'ait pas fait l'objet de telles poursuites est sans incidence sur la légalité de la mesure. Enfin, une mesure administrative de fermeture d'un établissement est suffisamment fondée dès lors que les désordres trouvent leur origine dans l'activité de l'établissement et peuvent être mis en relation avec sa fréquentation et ses conditions d'exploitation. Dans le cas où ces désordres se produisent hors de l'établissement, ils doivent alors être en lien avec son activité.
12. D'une part, il ressort du rapport de police du 11 septembre 2021 qui fait foi jusqu'à preuve contraire, laquelle n'est pas apportée, et qui n'est pas sérieusement contesté, que le 4 août 2021, la police municipale de Tarbes a verbalisé l'épicerie " Verdun ", aujourd'hui devenue épicerie " B ", pour avoir vendu de l'alcool après 22 heures en méconnaissance de l'arrêté du 8 janvier 2020 par lequel le maire de Tarbes a interdit la vente à emporter de boissons alcoolisées de 22 heures à 8 heures. Il ressort de ce même rapport de police que l'épicerie " B " a reçu deux avertissements pour des faits similaires en 2016 et 2019 et a été verbalisée le 15 décembre 2020 pour " ouverture irrégulière d'un établissement recevant du public dans une circonscription en état d'urgence sanitaire et devant faire face à l'épidémie de COVID-19 ". Ces faits, au regard notamment de leur caractère récidiviste sont de nature à justifier une mesure administrative de fermeture d'établissement.
13. Par ailleurs, il ressort également du rapport de police du 11 septembre 2021 que l'épicerie " B " a été mise en cause, le 8 septembre 2021, dans le cadre d'un trafic de stupéfiant et que " l'enquête de police établissait qu'une transaction avait eu lieu à l'intérieur de l'épicerie " Verdun " le dealeur étant un habitué de celle-ci ". Ces faits constituent des troubles à l'ordre et à la tranquillité publics résultant directement de la fréquentation et du fonctionnement de l'établissement " B " et sont de nature à justifier l'édiction d'une mesure administrative de fermeture de l'établissement. A cet égard, la circonstance que le trafic de drogue ait été commis à l'insu du gérant de l'établissement et que celui-ci ait fourni une aide active lors de l'instruction de l'affaire, est sans incidence sur le bien-fondé de cette mesure. De même, la fermeture d'un établissement sur le fondement des dispositions précitées n'étant pas subordonnée à l'engagement de poursuites pénales, la circonstance que le gérant de cet établissement n'ait pas fait l'objet de telles poursuites est sans incidence sur la légalité de la mesure.
14. Dans ces conditions, le préfet n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique et a pu, sans erreur manifeste d'appréciation, prononcer pour une durée d'un mois la fermeture de l'établissement " B ".
15. D'autre part, et cependant, l'arrêté attaqué fait exclusivement référence, dans ses visas, aux mains courantes établies par les fonctionnaires de police et relevant la vente, par l'établissement " B " de boissons alcoolisées en dehors des horaires fixés par arrêté municipal et un évènement plus grave lié à un trafic de stupéfiant qui s'est produit à l'intérieur de cet établissement. En ce qui concerne l'établissement " Taban ", l'arrêté en litige se borne à relever qu'il se situe à proximité de l'établissement " B ". A cet égard, aucune des pièces du dossier ne permet d'établir que les faits reprochés à l'épicerie " B " trouveraient leur origine dans l'activité de l'établissement " Taban " dont il est constant qu'il ne vend pas d'alcool et ferme à 20h00. La seule proximité géographique de ce dernier avec l'épicerie " B " ne saurait suffire à justifier la fermeture prononcée. Dans ces conditions, les requérants sont fondés à soutenir que l'arrêté du 20 septembre 2021, en ce qu'il prononce la fermeture administrative de l'établissement " Taban " pour une durée d'un mois, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions précitées de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants sont seulement fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 20 septembre 2021 en tant qu'il prononce la fermeture administrative de l'établissement " Taban " pour une durée d'un mois.
Sur les frais de l'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat une somme au titre des frais exposés par les requérants qui ne justifient pas avoir exposé de frais.
D E C I D E:
Article 1er : L'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 20 septembre 2021 est annulé uniquement en tant qu'il prononce la fermeture administrative de l'établissement " Taban " pour une durée d'un mois.
Article 2 : Les conclusions des requérants présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée B, à l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée Taban et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressé au préfet des Hautes-Pyrénées.
Délibéré après l'audience du 26 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Madelaigue, présidente,
M. Roussel Cera, premier conseiller,
Mme Portes, conseillère.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 10 juillet 2024.
La rapporteure,
E. PORTESLa présidente,
F. MADELAIGUE
La greffière,
P. SANTERRE
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026