LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2102697

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2102697

mercredi 29 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2102697
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantSELARL RIPERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête du 6 septembre 2021, introduite devant le tribunal administratif de Bordeaux et transmise au tribunal administratif de Pau par ordonnance du président du tribunal administratif de Bordeaux du 5 octobre 2021, en application des dispositions de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, Mme B C, représentée par Me Ripert, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 23 juillet 2021 par lequel le maire de la commune d'Aureilhan a fait opposition à sa déclaration préalable présentée le 24 juin 2021 pour un projet de clôture sur son terrain situé au 50, route des Lacs, à Aureilhan ;

2°) d'enjoindre à la commune d'Aureilhan de prendre une décision de non-opposition et ce, sous astreinte ;

3°) et de mettre à la charge de la commune d'Aureilhan la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- cet arrêté est entaché d'une insuffisance de motivation en droit, compte tenu de ses visas ;

- il a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article R. 424-10 du code de l'urbanisme dès lors qu'il ne lui a pas été notifié par lettre recommandée, avec demande d'avis de réception postale ;

- il a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'aucune délibération du conseil municipal, pourtant prévue par le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune, n'a rendu le dépôt d'une demande préalable nécessaire avant l'édification d'une clôture ;

- le maire, enfin, a fait une inexacte application des dispositions de l'article 11-17 et 11-18 du PLU, qui ne sont pas applicables à sa situation, sa clôture n'étant pas nécessaire.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 août 2022, la commune d'Aureilhan, représentée par Me Bernal conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de Mme C de la somme de 1 200 euros, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle précise qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la décision était susceptible d'être fondée sur ce que l'arrêté attaqué pouvait se fonder sur le b) de l'article R. 421-12 du code de l'urbanisme, et non sur le règlement du PLU, et qu'il y avait lieu de procéder à cette substitution de base légale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Portès,

- les conclusions de Mme Duchesne, rapporteure publique,

- et les observations de Me Bernal, représentant la commune d'Aureilhan.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C est propriétaire de la parcelle cadastrée section AN n° 2, située 50, route des Lacs, à Aureilhan. Elle a déposé, le 24 juin 2021, une déclaration préalable pour réaliser une clôture sur son terrain. Par arrêté du 23 juillet 2021, le maire de la commune d'Aureilhan s'est opposé à ce projet. Par la présente requête, Mme C demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable au présent litige : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6.() ". A termes, par ailleurs, de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".

3. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté d'opposition à déclaration préalable en litige du 23 juillet 2021 indique les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il vise notamment les dispositions d'urbanisme applicables, à savoir, en particulier, le code de l'urbanisme et notamment ses articles L. 421-1 et suivants et le PLU approuvé le 21 octobre 2004 ainsi que la modification simplifiée n°1 de ce dernier, approuvée le 12 novembre 2019. Dans ces conditions, le moyen tiré de son insuffisance motivation doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article R. 424-10 du code de l'urbanisme, dans leur rédaction applicable au litige : " La décision accordant ou refusant le permis ou s'opposant au projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est notifiée au demandeur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception postal, ou, dans les cas prévus à l'article R. 423-48, par échange électronique.".

5. La circonstance que l'arrêté en litige n'ait pas été notifié à la requérante, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception postal est, en tout état de cause, sans incidence sur la légalité de l'arrêté. Dès lors, le moyen ne peut qu'être écarté.

6. En troisième lieu et d'une part, aux termes des dispositions de l'article R. 421-2 du code de l'urbanisme : " Sont dispensées de toute formalité au titre du présent code, en raison de leur nature ou de leur très faible importance, sauf lorsqu'ils sont implantés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable, dans les abords des monuments historiques ou dans un site classé ou en instance de classement : () g) Les clôtures, en dehors des cas prévus à l'article R. 421-12, ainsi que les clôtures nécessaires à l'activité agricole ou forestière ()". A termes des dispositions de l'article R. 421-12 du même code : " Doit être précédée d'une déclaration préalable l'édification d'une clôture située : a) Dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable classé en application de l'article L. 631-1 du code du patrimoine ou dans les abords des monuments historiques définis à l'article L. 621-30 du code du patrimoine ; b) Dans un site inscrit ou dans un site classé ou en instance de classement en application des articles L. 341-1 et L. 341-2 du code de l'environnement ; c) Dans un secteur délimité par le plan local d'urbanisme en application de l'article L. 151-19 ou de l'article L. 151-23 ; d) Dans une commune ou partie de commune où le conseil municipal ou l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de plan local d'urbanisme a décidé de soumettre les clôtures à déclaration. "

7. D'autre part, il résulte du chapitre 4, applicable en zone N du PLU de la commune d'Aureilhan que : " L'édification des clôtures est soumise à déclaration dès lors qu'une délibération du conseil municipal le prévoit ". Il résulte de l'article 11-17 du PLU de la commune d'Aureilhan que : " Les clôtures ne sont pas obligatoires, toutefois, lorsqu'elles seront nécessaires elles devront répondre aux conditions suivantes : elles seront obligatoirement composées, soit de clôtures réalisées en grillage ou treillages métalliques à l'exclusion des potelets en béton, soit des haies vives éventuellement doublées d'un treillage métallique ; dans les deux cas, leur hauteur ne pourra excéder 2 m. " A termes de l'article 11-18 du même PLU : " Les clôtures pleines de bois ou de béton préfabriqué sont strictement interdites quelle que soit leur hauteur ".

8. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le conseil municipal de la commune d'Aureilhan a, en application des dispositions précitées du chapitre 4, applicable en zone N, du PLU, adopté une délibération permettant de prévoir les cas dans lesquels l'édification des clôtures est soumise à déclaration préalable. Cependant, la commune d'Aureilhan est située dans le périmètre du site inscrit des étangs landais nord, inscrit par l'arrêté interministériel du 16 août 1977. Ainsi, le dépôt d'une déclaration préalable était, en l'espèce, obligatoire en application des dispositions précitées du b) de l'article R. 421-12 du code de l'urbanisme. Dans ces conditions, l'absence de délibération du conseil municipal de la commune d'Aureilhan est sans incidence sur la nécessité pour Mme C de déposer une déclaration préalablement à la réalisation d'une clôture sur son terrain. Par suite, le moyen doit être écarté.

9. Par ailleurs en application des dispositions précitées de l'article 11-18 du PLU, les clôtures en bois plein sont interdites, et il ressort des pièces du dossier que le projet de la requérante porte sur l'édification d'une clôture en planche de pin dont il n'est pas contesté qu'il s'agit d'une clôture pleine. Dans ces conditions, le maire a légalement pu s'opposer à ce projet en se fondant sur les dispositions de l'art 11.18 du PLU.

10. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 23 juillet 2023 par lequel le maire de la commune d'Aureilhan a fait opposition à sa déclaration préalable.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

11. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation présentées par Mme C, n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte de cette même requête ne peuvent également qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune d'Aureilhan, qui n'a pas, dans la présente instance, la qualité de partie perdante, verse à Mme C une somme que celle-ci réclame au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

13. Il y a lieu en revanche de mettre à la charge de Mme C la somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par la commune d'Aureilhan et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Mme B C versera à la commune d'Aureilhan une somme de 1 200 euros (mille deux cents euros) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et à la commune d'Aureilhan.

Délibéré après l'audience du 8 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Perdu, présidente,

M. Rousseau, premier conseiller,

Mme Portès, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2023.

La rapporteure,

Signé

E. PORTES

La présidente,

Signé

S. PERDU La greffière,

Signé

P. SANTERRE

La République mande et ordonne à la préfète des Landes, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition :

La greffière,

Signé

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions