mercredi 19 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2102727 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | CHAMBRE 2 |
| Avocat requérant | VACARIE - DUVERNEUIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 12 et 18 octobre 2021 et le 5 mars 2024, M. B A, représenté par Me Sageloli, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'avis du 28 septembre 2021 par lequel le médecin de l'Association de santé et de médecine au travail a proposé un aménagement du poste d'agent polyvalent de propreté sur lequel il est affecté ;
2°) d'annuler la fiche de poste d'agent polyvalent de propreté qui lui a été remise le 11 octobre 2021 ;
3°) d'enjoindre au syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux et tout autre organisme public compétent à lui verser les droits à traitement, à l'avancement et à la retraite auxquels il pouvait prétendre pour la période du 11 octobre 2021 au 10 août 2022 ;
4°) de mettre à la charge du syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration en ce qu'il n'est pas justifié de son aptitude au poste d'agent polyvalent ;
- elles n'ont pas été précédées d'une vérification de son aptitude physique au poste d'agent polyvalent de propreté par un médecin agréé, en méconnaissance des dispositions de l'article 26 du décret n° 86-68 du 13 janvier 1986 ; aucune expertise médicale détaillée n'a été réalisée, contrairement aux préconisations du comité médical départemental réuni 4 mai 2021 pour examiner sa situation ; il n'est pas établi que le médecin de l'association de santé et de médecine au travail, qui, à la suite de son examen du 28 septembre 2021, l'a estimé apte à exercer les fonctions d'agent polyvalent de propreté, aurait été régulièrement agréé ;
- l'injonction à occuper ce nouveau poste est entachée d'illégalité dès lors qu'il n'a reçu aucune proposition de reclassement, en méconnaissance de l'article 72 de la loi du 26 janvier 1984 ;
- sa réintégration sur un poste pour lequel il ne dispose pas des capacités physiques méconnaît les dispositions de la loi du 26 janvier 1984, désormais codifiées aux articles L. 826-1 et suivants du code de la fonction publique, comme cela résulte notamment des réserves sur son aptitude à exercer les fonctions d'agent polyvalent de propreté émises par le médecin de prévention dans son nouvel avis du 8 août 2022 ;
- le poste d'agent polyvalent de propreté sur lequel il est réintégré est substantiellement différent de celui de gardien de déchetterie qu'il avait occupé précédemment, alors qu'en vertu de la jurisprudence, l'administration est tenue de réintégrer le fonctionnaire dans son précédent poste occupé ; il ne dispose pas des qualifications nécessaires et il n'est pas justifié que son précédent poste aurait été supprimé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 avril 2022, le syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux, représenté par Me Duverneuil, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A, une somme de 2 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'avis médical du médecin de l'association de santé et de médecine au travail du 28 septembre 2021 fait l'objet de dispositions spéciales dans le code du travail attribuant compétence matérielle exclusive au Conseil de prud'hommes pour statuer sur les différends relatifs à ces avis médicaux ;
- ce même avis médical n'est pas un acte susceptible de recours ;
- la fiche de poste d'agent polyvalent de propreté en litige ne fait pas grief à M. A ;
- le requérant n'a en outre pas attaqué l'arrêté du président du Syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux du 15 septembre 2021 ;
- subsidiairement, à supposer que les conclusions aux fins d'annulation doivent être regardées comme étant dirigées contre l'arrêté du syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du 15 septembre 2021 portant réintégration de M. A, il n'a jamais refusé son poste ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Un mémoire présenté pour M. A a été enregistré le 20 décembre 2022.
Un mémoire en défense présenté pour le syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux a été enregistré le 21 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code du travail ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 80-603 du 10 juin 1985 ;
- le décret n° 2006-1691 du 22 décembre 2006 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Genty,
- les conclusions de Mme Réaut, rapporteure publique,
- et les observations de Me Sageloli, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, adjoint technique territorial de 2ème classe, exerçait ses fonctions dans les services du syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères (SMECTOM) du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux. Il a été placé en congé de maladie ordinaire du 28 octobre 2017 au 27 octobre 2018, puis en disponibilité d'office pour raison de santé à compter de cette dernière date jusqu'au 27 avril 2021. Par un courrier du 10 mars 2021, il a sollicité une reprise de ses fonctions. A la suite d'une expertise médicale réalisée le 21 juillet 2021, le comité médical a émis le 14 septembre 2021 un avis favorable à la reprise du travail de M. A sur un poste à définir en collaboration avec le médecin de prévention. Par un arrêté du 15 septembre 2021, le président du SMECTOM a réintégré l'intéressé à compter du 28 avril 2021 et a conditionné sa reprise effective du service à une visite de reprise effectuée avec le médecin de prévention pour définir les fonctions précises du poste vacant à lui confier. La visite de reprise a été effectuée le 28 septembre 2021 par le médecin de prévention de l'association de santé et de médecine au travail qui a estimé que M. A pouvait reprendre le travail sur un poste d'agent polyvalent de propreté sur le site de l'atelier de Lannemezan, sous réserve d'être exempt de déplacement sur d'autres sites. L'intéressé s'est présenté le 11 octobre 2021 sur son lieu de travail pour un entretien préalable à sa reprise du travail sur les fonctions d'agent polyvalent de propreté. M. A demande l'annulation de l'avis médical du médecin de prévention de l'association de santé et de médecine au travail du 28 septembre 2021, ainsi que de la fiche de poste d'agent polyvalent de propreté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne l'avis du médecin de l'association de santé et de médecine au travail du 28 septembre 2021 :
S'agissant de l'exception d'incompétence opposée par le SMECTOM :
2. D'une part, aux termes de l'article 108-1 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale dans sa version applicable au litige : " Dans les services des collectivités et établissements mentionnés à l'article 2, les règles applicables en matière d'hygiène et de sécurité sont celles définies par les livres Ier à V de la quatrième partie du code du travail et par les décrets pris pour leur application, ainsi que par l'article L. 717-9 du code rural et de la pêche maritime. Il peut toutefois y être dérogé par décret en Conseil d'Etat. ". Aux termes l'article 3 du décret du 10 juin 1985 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la médecine professionnelle et préventive dans la fonction publique territoriale dans sa version applicable au litige : " En application de l'article 108-1 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, dans les services des collectivités et établissements mentionnés à l'article 1er, les règles applicables en matière de santé et de sécurité sont, sous réserve des dispositions du présent décret, celles définies aux livres Ier à V de la quatrième partie du code du travail et par les décrets pris pour leur application (). ". Aux termes de l'article 24 du même décret, dans sa version applicable au litige : " Les médecins du service de médecine préventive sont habilités à proposer des aménagements de poste de travail () / En cas de contestation par les agents intéressés des propositions formulées par les médecins du service de médecine préventive, l'autorité territoriale peut saisir pour avis le médecin inspecteur régional du travail et de la main-d'œuvre territorialement compétent. ".
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 4624-45 du code du travail, inséré dans sa quatrième partie : " En cas de contestation portant sur les avis, propositions, conclusions écrites ou indications reposant sur des éléments de nature médicale émis par le médecin du travail mentionnés à l'article L. 4624-7, le conseil de prud'hommes statuant selon la procédure accélérée au fond est saisi dans un délai de quinze jours à compter de leur notification. Les modalités de recours ainsi que ce délai sont mentionnés sur les avis et mesures émis par le médecin du travail. () ".
4. M. A, fonctionnaire territorial, sollicite l'annulation des propositions d'aménagement émises par le médecin de prévention de l'association de santé et de médecine au travail des Hautes-Pyrénées, du poste sur lequel son employeur, le SMECTOM du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux, l'a affecté. A supposer que le SMECTOM ait entendu se prévaloir des dispositions précitées de l'article R. 4624-45 du code du travail pour soutenir que seul le Conseil de prud'hommes est compétent pour connaître de telles conclusions, le renvoi qu'opère toutefois l'article 3 du décret du 10 juin 1985 à la quatrième partie du code du travail ne vaut que sous réserve des dispositions propres de ce décret au nombre desquelles figurent celles de l'article 24 qui régit la contestation des avis et des propositions du médecin de prévention émis à l'égard d'un fonctionnaire territorial. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation de l'avis en litige du médecin de prévention n'ont pas été présentées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
S'agissant de la fin de non-recevoir opposée par le SMECTOM :
5. Il résulte des dispositions précitées au point 2 de l'article 24 du décret du 10 juin 1985 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la médecine professionnelle et préventive dans la fonction publique territoriale que si l'agent concerné peut contester l'avis émis par le médecin de prévention devant l'administration employeur, ce que M. A ne justifie pas avoir fait, il ne peut le faire directement dans le cadre du recours pour excès de pouvoir. Par suite, la fin de non-recevoir opposée à ce titre par le SMECTOM doit être accueillie.
En ce qui concerne la fiche de poste :
6. Aux termes de l'article 3 du décret du 22 décembre 2006 portant statut particulier du cadre d'emplois des adjoints techniques territoriaux. : " Les adjoints techniques territoriaux sont chargés de tâches techniques d'exécution. / Ils exercent leurs fonctions dans les domaines du bâtiment, des travaux publics, de la voirie et des réseaux divers, des espaces naturels et des espaces verts, de la mécanique et de l'électromécanique, de la restauration, de l'environnement et de l'hygiène, de la logistique et de la sécurité, de la communication et du spectacle, de l'artisanat d'art. () ".
7. Il résulte des dispositions précitées au point 2 de l'article 24 du décret du 10 juin 1985 que les autorités administratives ont l'obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et morale de leurs agents.
8. D'une part, à la suite de l'avis favorable de la commission administrative paritaire émis le 17 octobre 2017, le président du SMECTOM a décidé d'affecter le requérant, qui exerçait les fonctions de gardien de déchetterie, à un nouvel emploi d'agent polyvalent de propreté. Si cette décision n'a pas pris la forme d'un arrêté de changement d'affectation, elle a toutefois été révélée par les courriers du 24 octobre 2017 et du 20 novembre 2017 par lesquels cette même autorité a convoqué M. A pour lui présenter son nouveau poste, ainsi que par le courrier du 28 novembre 2017 portant notification de la nouvelle fiche de poste. Cette décision n'a jamais été contestée et est ainsi devenue définitive. D'autre part, la fiche de poste en litige qui a été présentée à M. A le 11 octobre 2021, avait pour objet de traduire la prise en compte par le président du SMECTOM des aménagements préconisés par le médecin de prévention du poste d'agent d'entretien sur lequel le requérant avait été affecté. Cette fiche de poste, tout en modifiant les tâches à accomplir par le requérant, ne porte pas atteinte aux droits et prérogatives qu'il tient de son statut ni à l'exercice de ses droits et libertés fondamentaux, ni n'emporte de perte de responsabilité ou de rémunération. Elle ne peut dès lors être regardée comme faisant grief à M. A qui ne justifie ainsi pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir. Par suite, la fin de non-recevoir opposée à ce titre par le SMECTOM doit également être accueillie.
9. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. A doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
10. Le rejet des conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. A n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction de cette même requête doivent également être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
11. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
12. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. A doivent dès lors être rejetées. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de ce dernier une somme de 150 euros au titre des frais exposés par le SMECTOM du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux et non compris dans les dépens.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : M. A versera au syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux une somme de 150 (cent cinquante) euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux.
Délibéré après l'audience du 28 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. de Saint-Exupéry de Castillon, président,
Mme Genty, première conseillère,
Mme Dumez-Fauchille, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juin 2024.
La rapporteure,
F. GENTY
Le président,
F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLONLa greffière,
P. SANTERRE
La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Pyrénées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026