mercredi 27 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2102880 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP KRUST-PENAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 octobre 2021, M. B A, représenté par Me Wattine, demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 21 novembre 2019 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes du Pays Tarusate a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal applicable sur le territoire de la communauté de communes, en tant qu'elle classe en zone naturelle une partie des parcelles sises à Rion-des-Landes (Landes) cadastrées AC 471, 472 et 473, ensemble la décision par laquelle le président de la communauté de communes du Pays Tarusate a implicitement rejeté sa demande tendant à l'abrogation de cette délibération ;
2°) d'enjoindre à la communauté de communes du Pays Tarusate d'abroger ces dispositions du plan local d'urbanisme intercommunal et d'engager une procédure de modification du document à l'effet d'y reclasser ses parcelles en zone AU ;
3°) et de mettre à la charge de la communauté de communes du Pays Tarusate la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la délibération attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle a classé une partie des parcelles cadastrées AC 471, 472 et 473 en zone naturelle alors que ces dernières ne présentent pas les caractéristiques d'une zone naturelle au sens de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme ;
- elle est entachée, en outre, d'un détournement de procédure.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 juin 2022, la communauté de communes du Pays Tarusate, représentée par Me Krust, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. A de la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Portès,
- les conclusions de Mme Duchesne, rapporteure publique,
- et les observations de Me Wattine, représentant M. A, et de Me Penaud, qui substitue Me Krust, représentant la communauté de communes du Pays Tarusate.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 21 novembre 2019, le conseil communautaire de la communauté de communes du Pays Tarusate a approuvé le plan local d'urbanisme applicable sur le territoire de la communauté de communes. Par courrier en date du 28 juillet 2021, reçu le 30 juillet 2021, M. A a demandé au président de la communauté de communes du Pays Tarusate d'annuler cette délibération en tant qu'elle a classé en zone naturelle une partie des parcelles cadastrées AC 471, 472 et 473. Ce dernier a implicitement rejeté sa demande. Par la présente requête, M. B A demande au tribunal d'annuler cette délibération, ensemble la décision implicite de rejet de sa demande tendant à l'abrogation de cette délibération.
2. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison :1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; 2° Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ; 4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; 5° Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues. "
3. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. A cet effet, ils peuvent être amenés à classer en zone naturelle, pour les motifs énoncés par les dispositions citées ci-dessus, un secteur qu'ils entendent soustraire, pour l'avenir, à l'urbanisation.
4. En se bornant à soutenir que les parcelles cadastrées section AC nos 471, 472 et 473 ne présentent pas le caractère d'un espace naturel dès lors qu'il s'agit d'un terrain nu " périodiquement tondu ", desservi par les réseaux et situé aux abords immédiats d'un terrain de sport communal et d'une caserne de sapeurs-pompiers, M. A ne démontre pas que la partie de ces parcelles classée en zone N ne présenterait pas les caractéristiques d'une zone naturelle au sens des dispositions précitées de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme, alors qu'il ressort d'ailleurs des pièces du dossier que " la maîtrise de l'évolution du paysage et du patrimoine bâti " constitue l'un des objectifs fixés par les auteurs du plan local d'urbanisme intercommunal énoncé dans le projet d'aménagement et de développement durables (PADD), que ces parcelles sont vierges de construction et qu'elles jouxtent un stade de sports au-delà duquel se trouve un vaste espace naturel. Par suite, le conseil communautaire du Pays Tarusate n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en classant en zone naturelle les parcelles en cause.
5. En second lieu, le classement contesté n'étant pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, le moyen tiré du détournement de procédure dont il procèderait, au demeurant assorti d'aucune précision utile, ne peut qu'être écarté.
6. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la délibération du 21 novembre 2019 en tant qu'elle a classé une partie des parcelles cadastrées AC 471, 472 et 473 en zone naturelle, ensemble la décision par laquelle le président de la communauté de communes du Pays Tarusate a implicitement rejeté sa demande tendant à l'abrogation de cette délibération.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
7. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A n'implique aucune mesure d'exécution. Ses conclusions à fin d'injonction doivent donc être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la communauté de communes du Pays Tarusate, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. A une somme que celui-ci réclame au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
9. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de M. A une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la communauté de communes du Pays Tarusate et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.
Article 2 : M. B A versera à la communauté de communes du Pays Tarusate une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la communauté de communes du Pays Tarusate.
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Perdu, présidente,
M. Rousseau, premier conseiller.
Mme Portès, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2023.
La rapporteure,
Signé
E. PORTES
La présidente,
Signé
S. PERDU La greffière,
Signé
P. SANTERRE
La République mande et ordonne à la préfète des Landes, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026