vendredi 9 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2103061 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL TORTIGUE PETIT SORNIQUE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 16 novembre 2021, le 27 février 2023 et le 29 août 2023, M. A F, Mme B F et Mme E C, représentés par Me Laplace, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 septembre 2021 par lequel le maire de Saint-Martin-de-Seignanx a accordé à la société Le clos Saint-Martin un permis de construire en vue de l'édification d'un ensemble immobilier comportant 55 logements ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Martin-de-Seignanx une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils justifient d'un intérêt pour agir ;
- le tribunal était tenu de reporter la date de cristallisation prévue par l'article L. 600-5-2 du code de l'urbanisme, compte tenu de ce que le changement d'avocat en cours d'instance est une circonstance de fait nouvelle ;
- le projet a été instruit de façon irrégulière au regard des articles L. 423-1 et suivants, R. 423-1 et suivants et R. 423-50 et suivants du code de l'urbanisme ;
- la prescription de l'avis favorable de l'architecte des Bâtiments de France relative à la réalisation d'un écran végétal d'arbres de haute tige, pour diminuer l'impact visuel du projet par rapport au château, n'est pas réalisable ;
- l'arrêté attaqué méconnaît l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme ;
- il est irrégulier dès lors que le projet autorisé comporte dix logements de plus que le maximum prévu par l'orientation d'aménagement et de programmation n°5 du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît l'article Uh12 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- l'avis de l'architecte des Bâtiments de France est illégal dès lors qu'il est insuffisamment motivé et souffre d'un défaut de précision aboutissant à priver la prescription d'efficacité ; la prescription est illégale car porte sur un élément qui aurait dû faire l'objet d'un permis modificatif ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article UHc11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Martin-de-Seignanx et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît l'interdiction de construction prescrite par l'article UHc11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Martin-de-Seignanx, dans les sites et secteurs à protéger au titre de l'article L. 123-1-5, III, 2° du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense enregistrés le 21 janvier 2022, le 23 mai 2023, le 22 juin 2023 et le 15 septembre 2023, la société en nom collectif Le clos Saint-Martin, représentée par Me Delhaes, conclut, dans l'état de ses dernières écritures, au rejet de la requête, subsidiairement à ce que soit prononcé un sursis à statuer assorti d'un délai pour régulariser l'autorisation, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, à la condamnation des consorts F, sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme, à lui verser la somme de 121 717,12 euros en réparation de son préjudice, outre les intérêts au taux légal à compter du 26 septembre 2021, et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les requérants ne justifient pas d'un intérêt leur donnant qualité pour agir ;
- les moyens nouveaux soulevés postérieurement à la date de cristallisation prévue par l'article L. 600-5-2 du code de l'urbanisme sont irrecevables ;
- les moyens soulevés par M. et Mme F ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 25 juillet 2022 et le 29 juin 2023, la commune de Saint-Martin-de-Seignanx, représentée par Me Cambot, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le requérant ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir ;
- les moyens nouveaux soulevés postérieurement au délai de cristallisation prévu par l'article L. 600-5-2 du code de l'urbanisme sont irrecevables ;
- les moyens soulevés par M. et Mme F ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 27 juin 2023, M. et Mme F et autre concluent au rejet des conclusions reconventionnelles présentées par la société Le clos Saint-Martin.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du patrimoine ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Dumez-Fauchille,
- les conclusions de Mme Réaut, rapporteure publique,
- les observations de Me Laplace, représentant M. et Mme F et autre, et de
Me Gaborit, représentant la société Le clos Saint-Martin.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 16 septembre 2021, le maire de Saint-Martin-de-Seignanx a délivré à la société Le clos Saint-Martin un permis de construire en vue de l'édification d'un ensemble immobilier totalisant 55 logements. M. et Mme F et autre demandent l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, en se bornant à soutenir que l'arrêté attaqué a été pris en méconnaissance des articles L. 423-1 et suivants, R. 423-1 et suivants et R. 423-50 et suivants du code de l'urbanisme, les requérants n'étayent pas ces moyens de précisions permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 621-32 du code du patrimoine : " Les travaux susceptibles de modifier l'aspect extérieur d'un immeuble, bâti ou non bâti, protégé au titre des abords sont soumis à une autorisation préalable. () ". Aux termes de l'article
R. 425-1 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet est situé dans les abords des monuments historiques, le permis de construire () tient lieu de l'autorisation prévue à l'article L. 621-32 du code du patrimoine si l'architecte des Bâtiments de France a donné son accord, le cas échéant assorti de prescriptions motivées. ".
4. Il ressort des pièces du dossier que l'architecte des Bâtiments de France a assorti son avis favorable au projet d'une prescription, suffisamment précise, tenant au traitement de la limite ouest de l'opération au moyen d'une haie végétale dense constituée de sujets de haute tige. Si un angle du niveau souterrain du bâtiment A est à proximité immédiate de la limite parcellaire, il ressort des plans de masse joints au dossier de demande de permis que la partie visible de ce bâtiment présente un recul suffisant pour permettre la plantation de la haie prescrite. Par suite, le moyen tiré du caractère irréalisable de la prescription émise par l'architecte des Bâtiments de France dans son avis manque en fait.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. () ". Ces dispositions poursuivent notamment le but d'intérêt général d'éviter à la collectivité publique ou au concessionnaire d'être contraints, par le seul effet d'une initiative privée, de réaliser des travaux d'extension ou de renforcement des réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou d'électricité et de garantir leur cohérence et leur bon fonctionnement, en prenant en compte les perspectives d'urbanisation et de développement de la collectivité. Il en résulte qu'un permis de construire ne peut être délivré lorsque, d'une part, des travaux d'extension ou de renforcement de la capacité des réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou d'électricité sont nécessaires à la desserte de la construction projetée et, d'autre part, l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés, après avoir, le cas échéant, accompli les diligences appropriées pour recueillir les informations nécessaires à son appréciation.
6. Il ressort des pièces du dossier que le gestionnaire du réseau public d'électricité, dans son avis émis le 8 juin 2021, a indiqué que le projet nécessitait une extension du réseau sur une longueur de 172 mètres, a précisé que les travaux pouvaient être réalisés dans un délai de quatre à six mois suivant l'ordre de service de la collectivité, et a chiffré la participation financière qu'implique la réalisation des travaux. Par ailleurs, en précisant que les travaux seront entrepris en 2002 " si l'extension est avérée ", l'arrêté attaqué doit être regardé comme indiquant que ces travaux seront réalisés en 2022 dans le cas où l'extension du réseau public de distribution d'électricité serait nécessaire. Dès lors, l'autorité compétente était bien en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité les travaux devaient être exécutés. Par suite, en prenant l'arrêté attaqué, le maire de Saint-Martin-de-Seignanx n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 152-1 du code de l'urbanisme :
" L'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et ouverture d'installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le plan sont conformes au règlement et à ses documents graphiques. ". Aux termes de l'article L. 151-6 du même code, dans sa version applicable à la date d'approbation du plan local d'urbanisme : " Les orientations d'aménagement et de programmation comprennent, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, des dispositions portant sur l'aménagement, l'habitat, les transports, les déplacements et, en zone de montagne, sur les unités touristiques nouvelles.
() ". Aux termes de l'article L. 151-7 du même code : " I. - Les orientations d'aménagement et de programmation peuvent notamment : 1° Définir les actions et opérations nécessaires pour mettre en valeur l'environnement, les paysages, les entrées de villes et le patrimoine, lutter contre l'insalubrité, permettre le renouvellement urbain, favoriser la densification et assurer le développement de la commune ; 2° Favoriser la mixité fonctionnelle en prévoyant qu'en cas de réalisation d'opérations d'aménagement, de construction ou de réhabilitation un pourcentage de ces opérations est destiné à la réalisation de commerces ; () 5° Prendre la forme de schémas d'aménagement et préciser les principales caractéristiques des voies et espaces publics ; () . ". Il résulte de ces dispositions qu'une autorisation d'urbanisme ne peut être légalement délivrée si les travaux qu'elle prévoit sont incompatibles avec les orientations d'aménagement et de programmation (OAP) d'un plan local d'urbanisme et, en particulier, en contrarient les objectifs.
8. Il résulte en outre de ces dispositions qu'en matière d'aménagement, une OAP implique un ensemble d'orientations définissant des actions ou opérations visant, dans un souci de cohérence à l'échelle du périmètre qu'elle couvre, à mettre en valeur des éléments de l'environnement naturel ou urbain, ou à réhabiliter, restructurer ou aménager un quartier ou un secteur. Si les OAP peuvent prendre la forme de schémas d'aménagement, ces dispositions n'ont ni pour objet ni pour effet de permettre aux auteurs du plan local d'urbanisme, qui peuvent y préciser les principales caractéristiques des voies et espaces publics, de fixer précisément, au sein de telles orientations, les caractéristiques des constructions susceptibles d'être réalisées.
9. L'OAP n°5 relative au secteur dit " D " mentionne un objectif de densité de l'opération au regard de la situation du secteur, d'environ 60 logements par hectare, les constructions devant être des bâtiments à usage d'habitation de type collectif. Si cette OAP fait état d'un programme de construction de 40 à 45 logements parmi les principes d'aménagement du secteur, la seule circonstance que le projet litigieux comporte 55 logements dans des bâtiments collectifs ne permet pas de caractériser une incompatibilité du projet avec cette OAP, compte tenu de l'objectif de densité d'habitat exprimé. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'OAP n°5 du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Martin-de- Seignanx doit être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article UHc 12 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Martin-de-Seignanx : " Obligations imposées aux constructeurs en matière de stationnement : Afin d'assurer, en dehors des voies ouvertes à la circulation publique, le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions et/ou des installations, il est a minima exigé : () pour les opérations de construction de plus de 4 logements, 2 places de stationnement par logement et un nombre équivalent à 25% de places de stationnement supplémentaires à usage collectif ainsi qu'un espace de stationnement couvert pour les deux-roues ; (). ". Aux termes de l'article 4 des dispositions générales de ce même règlement : " Règles relatives aux aires de stationnement : () En ce qui concerne la construction de logements locatifs neufs conventionnés avec l'Etat (logements locatifs sociaux), il n'est exigé que la réalisation d'une aire de stationnement par logement. () ".
11. Il ressort des pièces du dossier, en particulier de la notice jointe au dossier de demande de permis de construire, que le projet, qui totalise 55 logements, compte 38 logements en accession libre et 17 logements sociaux. En application des dispositions rappelées au point précédent, sont exigées pour ce projet 17 places de stationnement au titre des logements sociaux, et 76 places de stationnement au titre des logements en accession libre auxquelles se rajoutent
19 places correspondant au supplément de 25 %, soit un total de 112 places de stationnement, ce qui correspond au nombre prévu par le projet. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UHc12 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Martin-de-Seignanx manque en fait.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme : " Par dérogation à l'article R. 611-7-1 du code de justice administrative, et sans préjudice de l'application de l'article R. 613-1 du même code, lorsque la juridiction est saisie d'une requête relative à une décision d'occupation ou d'utilisation du sol régie par le présent code, ou d'une demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant une telle décision, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. Cette communication s'effectue dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article R. 611-3 du code de justice administrative. () ".
13. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, de l'article UHc 11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Martin-de-Seignanx et de l'illégalité de l'avis de l'architecte des Bâtiments de France au regard de son caractère imprécis et insuffisamment motivé ont été soulevés par les requérants pour la première fois dans leur mémoire enregistré le 27 février 2023, soit plus de deux mois après que communication leur a été faite par le tribunal, le 25 janvier 2022, du premier mémoire en défense, présenté pour la société Le clos Saint-Martin. Par suite, en application des dispositions précitées de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme, ces moyens sont irrecevables.
14. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par la commune de Saint-Martin-de-Seignanx, les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. et Mme F et autre doivent être rejetées.
Sur les conclusions reconventionnelles présentées par la société Le clos Saint-Martin :
15. Aux termes de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme : " Lorsque le droit de former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager est mis en œuvre dans des conditions qui traduisent un comportement abusif de la part du requérant et qui causent un préjudice au bénéficiaire du permis, celui-ci peut demander, par un mémoire distinct, au juge administratif saisi du recours de condamner l'auteur de celui-ci à lui allouer des dommages et intérêts. La demande peut être présentée pour la première fois en appel. ".
16. Quand bien même les conclusions aux fins d'annulation de la requête de
M. et Mme F et autre doivent être rejetées, il ne résulte pas de l'instruction que le présent recours a été mis en œuvre dans des conditions qui traduisent un comportement abusif de la part des requérants. Par suite, les conclusions aux fins d'indemnité présentées par la société Le clos Saint-Martin sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
18. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. et Mme F et autre doivent dès lors être rejetées. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de ces derniers une somme respective de 1 000 euros au titre des frais exposés par la commune de Saint-Martin-de-Seignanx et par la société Le clos Saint-Martin et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme F et autre est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société Le clos Saint-Martin sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme sont rejetées.
Article 3 : M. et Mme F et autre verseront respectivement à la commune de Saint-Martin-de-Seignanx et à la société Le clos Saint-Martin une somme de 1 000 (mille) euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A F, à la commune de Saint-Martin-de-Seignanx et à la société en nom collectif Le clos Saint-Martin.
Délibéré après l'audience du 9 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. de Saint-Exupéry de Castillon, président,
Mme Genty, première conseillère,
Mme Dumez-Fauchille, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 février 2024.
La rapporteure,
Signé
V. DUMEZ-FAUCHILLE
Le président,
Signé
F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLONLa greffière,
Signé
P. SANTERRE
La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026