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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2103199

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2103199

mercredi 22 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2103199
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantOUDIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er décembre 2021, Mme C D, représentée par Me Oudin, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 25 octobre 2021 par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée de 18 mois ;

2°) et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice d'incompétence dès lors que sa signataire ne disposait pas d'une délégation de signature ;

- il a été pris en méconnaissance du droit à être préalablement entendu, garanti par les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

En ce qui concerne la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour :

- elle a été prise sans examen préalable complet de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour qui en constitue le fondement ;

- elle est entachée d'une insuffisance de motivation.

En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :

- elle est entachée d'une insuffisance de motivation.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'erreur de droit dans l'application des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 décembre 2022, le préfet des Hautes-Pyrénées conclut au rejet de la requête.

Il précise que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 décembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- aucune partie n'étant présente ou représentée.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D, née le 9 juin 1991 à Darkhan-Uul (Mongolie), de nationalité mongole, est entrée sur le territoire français le 13 novembre 2011 et a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile le 13 décembre 2011, sous le nom d'emprunt de Mme E. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande d'asile par une décision du 15 mai 2012, devenue définitive. Mme D a résidé en Espagne, entre 2012 et 2016, et est à nouveau entrée sur le territoire français en 2016, selon ses déclarations. Par un arrêté du 6 juillet 2016, le préfet de la Loire-Atlantique a pris une mesure d'éloignement à son encontre. La requérante a demandé le réexamen de sa demande d'asile le 30 janvier 2017. L'OFPRA a rejeté cette demande de réexamen par une décision du 31 janvier 2018, devenue définitive. Mme D a sollicité, le 16 juillet 2019, la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salariée auprès des services de la préfecture des Hautes-Pyrénées, et l'intéressée a complété cette demande le 17 juin 2020. Par un arrêté du 25 octobre 2021, le préfet des Hautes-Pyrénées a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée de 18 mois. Par la présente requête, Mme D demande au tribunal l'annulation de ce dernier arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'arrêté attaqué pris dans son ensemble :

2. En premier lieu, par un arrêté du 28 décembre 2020, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial n° 65-2020-161 du même jour de la préfecture des Hautes-Pyrénées, le préfet de ce département a donné délégation à Mme Sibylle Samoyault, secrétaire générale de la préfecture, et signataire de l'arrêté attaqué, à l'effet de signer les mesures prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué mentionne les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application, en particulier les articles L. 421-1, L. 412-1, L. 412-5, L. 435-1 et L. 612-8 de ce code dont il cite les dispositions, les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. En outre, il expose les circonstances de faits propres à la situation personnelle de la requérante, en particulier ses conditions d'entrée et de séjour sur le territoire français, le rejet par l'OFPRA de sa demande d'asile et de sa demande de réexamen, son hébergement par l'association Emmaüs et sa participation aux activités de cette association, la scolarisation en France de son enfant mineure, née en 2014 en Espagne, sa situation de concubinage avec un ressortissant mongol, en situation irrégulière, son inscription à une formation universitaire durant l'année 2018-2019, la promesse d'embauche de l'intéressée en date du 9 juillet 2019 et, enfin, sa condamnation par le tribunal correctionnel de Saint-Malo à une peine d'un mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits de vol en réunion. Par ailleurs, il ne ressort pas des termes de cet arrêté que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de Mme D. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisante motivation des décisions attaquées et du défaut d'examen sérieux de la situation de l'intéressée doivent être écartés.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 51 de cette charte : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. () ".

5. Si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union européenne, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.

6. En l'espèce, il ne ressort d'aucune pièce du dossier et il n'est pas même soutenu que la requérante aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux, et il n'est pas davantage établi qu'elle aurait ainsi été empêchée de présenter des éléments pertinents avant que ne soit pris l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de ce qu'elle aurait été privée de son droit à être entendue et de la méconnaissance de l'article 41, paragraphe 2, de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour :

7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. / () ". Aux termes de l'article L. 412-1 du même code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". En outre, aux termes de l'article L. 412-5 dudit code : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire () ". En outre, aux termes de l'article L. 411-1 de ce code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France ou du livre II, tout étranger âgé de plus de dix-huit ans qui souhaite séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois doit être titulaire de l'un des documents de séjour suivants : / 1° Un visa de long séjour ; / () ".

8. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme D en qualité de salariée, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est fondée sur un premier motif tiré de ce que la requérante, qui déclare être entrée sur le territoire français en dernier lieu en 2016, alors qu'elle était âgée de 25 ans, ne justifie pas être entrée sur le territoire sous couvert d'un visa de long séjour, en méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 412-1 du même code. En outre, la décision attaquée est fondée sur un second motif, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 412-5 de ce code, tiré de ce que l'intéressée est défavorablement connue des services de police pour avoir été condamnée par le tribunal correctionnel de Saint-Malo, le 20 février 2018, à une peine d'un mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits de vol en réunion, et que son comportement constitue une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées des articles L. 421-1, L. 412-1 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

9. En second lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ".

10. En l'espèce, il est constant que Mme D a été inscrite à une formation universitaire durant l'année 2018-2019 et qu'elle a bénéficié d'une promesse d'embauche, en date du 9 juillet 2019, pour un emploi de boucher-désosseur en contrat de travail à durée indéterminée. En revanche, si Mme D fait valoir qu'elle est mère d'une enfant mineure, née en 2014 en Espagne de père inconnu, et si elle produit un certificat de scolarité en date du 16 juin 2020 qui fait état de la scolarisation de son enfant en France, depuis le 6 janvier 2020, il ressort des pièces du dossier que la requérante a déclaré, le 17 juin 2020, à l'occasion sa demande de titre de séjour, que son enfant résidait en Espagne. Si la requérante se prévaut également d'une situation de concubinage avec un ressortissant mongol, en situation irrégulière, elle n'établit pas, par la seule production d'une attestation de l'association Emmaüs en date du 16 novembre 2021, qui fait état de leur accueil depuis le 21 août 2020, la réalité et l'ancienneté de la vie commune. En outre, si Mme D fait valoir qu'elle est enceinte de son compagnon, elle ne produit aucun élément probant en ce sens, notamment une reconnaissance de paternité de l'enfant à naître. Au demeurant, rien ne s'oppose à ce qu'elle reparte en compagnie de son compagnon et de ses enfants, de même nationalité qu'elle, dans son pays d'origine, pour reconstituer la cellule familiale. Par ailleurs, si Mme D fait valoir que sa mère résiderait régulièrement en France, elle ne produit aucun élément concernant son lien de parenté avec la personne dont elle produit la carte de séjour temporaire. En outre, Mme D n'établit pas être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine, dans lequel elle a vécu jusqu'à l'âge de 20 ans. Enfin, la requérante a fait l'objet d'une condamnation par le tribunal correctionnel de Saint-Malo, le 20 février 2018, à une peine d'un mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits de vol en réunion.

11. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, la décision du préfet des Hautes-Pyrénées n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

12. Il résulte de ce qui a été exposé précédemment que le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français devrait être annulée en raison de l'illégalité de la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

13. En premier lieu, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français n'a pas été prise sur le fondement de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de ce que cette décision serait entachée d'erreur de droit dans l'application de ces dispositions doit être écarté comme inopérant.

14. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".

15. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français comportant un délai de départ, le préfet peut assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.

16. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que Mme D est entrée sur le territoire français en dernier lieu en 2016, selon ses déclarations, alors qu'elle était âgée de 25 ans. En outre, la requérante ne se prévaut pas d'attaches privées ou familiales d'une intensité particulière en France. Enfin, Mme D a fait l'objet d'une condamnation par le tribunal correctionnel de Saint-Malo, le 20 février 2018, à une peine d'un mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits de vol en réunion. Par suite, le préfet des Hautes-Pyrénées, en interdisant à Mme D de retourner sur le territoire français pendant une durée de 18 mois, n'a pas entaché cette décision d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

17. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de la requête, les conclusions présentées par Mme D à fin d'annulation de l'arrêté attaqué doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme D demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête présentée par Mme D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D, à Me Oudin et au préfet des Hautes-Pyrénées.

Délibéré après l'audience du 1er mars 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Perdu, présidente,

Mme Corthier, conseillère,

M. Diard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 mars 2023.

Le rapporteur,

Signé : F. ALa présidente,

Signé : S. PERDULa greffière,

Signé : M. B

La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Pyrénées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition,

La greffière,

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