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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2103269

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2103269

lundi 18 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2103269
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationCHAMBRE 1
Avocat requérantLAFFOURCADE-MOKKADEM

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 décembre 2021 et 12 décembre 2023, Mme B C, représentée par Me Laffourcade Mokkadem, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 16 juillet 2021, par laquelle la direction des ressources humaines du centre hospitalier de Lourdes l'a informée suivre les conclusions administratives de l'expertise médicale réalisée le 16 juin 2021, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;

2°) d'annuler la décision du 3 septembre 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Lourdes a reconnu de façon provisoire l'imputabilité au service des arrêts de travail et des prestations en nature du 17 novembre 2019 au 13 avril 2021 au titre de son accident de service du 17 novembre 2019, a rejeté de façon provisoire l'imputabilité au service des arrêts de travail et des prestations en nature à compter du 14 avril 2021 au titre du même accident, l'a placée en congé de maladie à plein traitement au titre de son accident du 17 novembre 2011 au 13 avril 2021, l'a placée en congé de maladie ordinaire du 14 avril 2021 au 17 juillet 2021, a décidé que les prescriptions en nature et horaires médicaux ne seront pas pris en charge à compter du 14 avril 2021 ;

3°) d'enjoindre au centre hospitalier de Lourdes de procéder à la reconstitution de sa carrière en rectifiant ses bulletins de salaire, le calcul de ses droits à la retraite, en lui versant les arriérés de rémunération pour la période en litige et en prenant en charge l'ensemble des frais et honoraires médicaux liés à son accident de trajet, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour ;

4°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Lourdes la somme de 3 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision attaquée du 16 juillet 2021 a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation sur le fondement de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

- les décisions attaquées des 16 juillet et 3 septembre 2021 sont entachées d'un vice de procédure à défaut du recueil préalable de l'avis d'un médecin psychiatre agréé sur son état de santé psychique ainsi que de celui de la commission de réforme, nonobstant le caractère provisoire de la décision du 3 septembre 2021 ;

- elles méconnaissent l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et le second alinéa du 2° de l'article 41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 dès lors que ses troubles sont en lien avec son accident de trajet, qu'elle n'est pas apte à la reprise de ses fonctions d'aide-soignante et que son état de santé n'est pas consolidé de sorte que le centre hospitalier ne pouvait pas interrompre la prise en charge de ses arrêts maladie au titre du congé de maladie spécial à compter du 14 avril 2021 ; à supposer que son état de santé puisse être considéré comme consolidé, le centre hospitalier n'était pas fondé à décider la fin de son congé pour accident de service dès lors que seule l'aptitude à la reprise ou la mise à la retraite peut justifier la fin de ce congé ; aucune mention de l'expertise du docteur A ne permet de considérer que ses arrêts de travail ne sont pas en lien direct et certain avec son accident de trajet contrairement aux avis médicaux concordants et circonstanciés qu'elle produit, lesquels établissent également qu'elle a toujours besoin de soins ;

- si le centre hospitalier de Tarbes-Lourdes lui a donné raison par mémoire du 4 décembre 2023 concluant au non-lieu à statuer par la production d'une décision du 30 novembre 2023, transmise deux jours avant l'audience du 6 décembre 2023, cette décision n'a pas été exécutée car elle n'a pas obtenu le versement des sommes au titre de la régularisation de sa situation ;

- elle entend maintenir sa demande de versement des frais de justice dès lors qu'elle a dû introduire le présent recours contentieux afin d'obtenir gain de cause ; le placement en demi-traitement l'a placée dans une situation financière extrêmement précaire ainsi que de détresse psychologique.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 10 juin et 28 décembre 2023, le centre hospitalier de Tarbes-Lourdes, représenté par Me Herrmann, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à titre principal au non-lieu à statuer, à titre subsidiaire, au rejet de la requête et en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

A titre principal, il oppose un non-lieu à statuer dès lors que par décision du 30 novembre 2023, le centre hospitalier de Tarbes-Lourdes a décidé de reconnaître l'imputabilité au service, au titre de l'accident de trajet du 17 novembre 2019, des arrêts de travail à compter du 14 avril 2021, de requalifier la période à compter de cette date en accident de trajet à plein traitement jusqu'au 13 décembre 2023, date de fin du dernier arrêt de travail et que la somme " net à payer " de 27 124,61 euros a été versée à Mme C pour le mois de décembre 2023 aux fins de régularisation.

A titre subsidiaire, il oppose trois fins de non-recevoir de la requête tirée de ce que le courrier du 16 juillet 2021 ne constitue pas une décision et n'est pas de nature à faire grief, de ce que les conclusions tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet du recours administratif formé le 9 septembre 2021 par la requérante sont sans objet dès lors que le centre hospitalier a répondu à ce recours par courrier du 17 septembre 2021 transmettant la décision du 3 septembre 2021 et enfin de ce que la décision du 3 septembre 2021 n'a qu'un caractère provisoire et constitue un acte préparatoire.

A titre infiniment subsidiaire, il soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 4 septembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 18 septembre 2023.

En application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées, par courrier du 28 novembre 2023, que la solution du litige était susceptible d'être fondée, en partie, sur le moyen soulevé d'office tiré de la méconnaissance du champ d'application des dispositions de l'article 13 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière qui dispose que le traitement auquel l'agent avait droit, avant épuisement des délais en cours à la date de saisie de la commission de réforme lui est maintenu durant les délais mentionnés et en tout état de cause jusqu'à l'issue de la procédure justifiant la saisie de la commission de réforme.

Par un mémoire enregistré le 3 décembre 2023, le centre hospitalier de Tarbes-Lourdes a produit des observations en réponse à la communication de ce moyen d'ordre public.

L'affaire a été inscrite à l'audience du 6 décembre 2023.

Un avis de renvoi d'audience a toutefois été adressé aux parties les informant de l'inscription de cette affaire à une nouvelle audience le 15 février 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- le décret n° 88-386 du 19 avril 1988 ;

- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de la nouvelle audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Corthier ;

- et les conclusions de Mme Beneteau, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B C, aide-soignante au sein du centre hospitalier de Lourdes depuis 2013, a été victime d'un accident de voiture le 17 novembre 2019, ayant causé une contusion de la clavicule gauche et de la hanche gauche, sans fracture, ainsi qu'un choc émotionnel important nécessitant un traitement. Mme C est placée en arrêt de travail pour accident de trajet depuis le 17 novembre 2019, régulièrement prolongé. Le 16 juin 2021, Mme C a été examinée par le docteur A à la demande de l'administration, lequel a considéré, aux termes de ses conclusions administratives, que les arrêts et soins à partir du 14 avril 2021 ne sont pas imputables à son accident de trajet, que son état de santé pouvait être consolidé à compter du 19 juillet 2020 avec séquelles avec un taux d'incapacité permanente partielle (IPP) de 10 % et qu'elle était apte à reprendre le travail. Par une décision du 16 juillet 2021, la direction des ressources humaines du centre hospitalier de Lourdes l'a informée suivre les conclusions administratives de l'expertise médicale réalisée le 16 juin 2021 et requalifier en congé de maladie ordinaire les arrêts de travail intervenus à compter du 14 avril 2021. Mme C a formé un recours administratif le 9 septembre 2021, réceptionné le 13 septembre suivant, contre cette décision. Par une décision du 3 septembre 2021, réceptionnée le 22 octobre suivant, le directeur du centre hospitalier de Lourdes a reconnu de façon provisoire l'imputabilité au service des arrêts de travail et des prestations en nature du 17 novembre 2019 au 13 avril 2021 au titre de son accident de service du 17 novembre 2019, a rejeté de façon provisoire l'imputabilité au service des arrêts de travail et des prestations en nature à compter du 14 avril 2021 au titre du même accident, l'a placée en congé de maladie à plein traitement au titre de son accident du 17 novembre 2019 au 13 avril 2021, l'a placée en congé de maladie ordinaire du 14 avril 2021 au 17 juillet 2021, et enfin a décidé que les prescriptions en nature et horaires médicaux ne seront pas pris en charge à compter du 14 avril 2021. Par décision du 30 novembre 2023, le directeur du centre hospitalier de Tarbes-Lourdes a reconnu l'imputabilité au service, au titre de l'accident de trajet du 17 novembre 2019, des arrêts de travail et des prestations en nature à compter du 14 avril 2021 et a placé Mme C en congé d'invalidité temporaire imputable au service à compter de la même date. Par la présente requête, Mme C doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, d'annuler les décisions des 16 juillet et 3 septembre 2021, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.

Sur le non-lieu à statuer :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 231-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Le silence gardé pendant deux mois par l'administration sur une demande vaut décision d'acceptation. ". Aux termes de l'article L. 231-4 du même code : " Par dérogation à l'article L. 231-1, le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet : () 2° Lorsque la demande ne s'inscrit pas dans une procédure prévue par un texte législatif ou réglementaire ou présente le caractère d'une réclamation ou d'un recours administratif ; () 5° Dans les relations entre l'administration et ses agents. ".

3. D'une part, lorsque le silence gardé par l'administration sur une demande dont elle a été saisie a fait naître une décision implicite de rejet, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement se substitue à la première décision.

4. D'autre part, il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative.

5. En l'espèce, par courrier du 9 septembre 2021, réceptionné le 13 septembre suivant, Mme C a présenté un recours administratif contre la lettre du 16 juillet 2021. Elle soutient qu'en l'absence de réponse, une décision implicite de rejet est née dont elle demande également l'annulation alors que le centre hospitalier de Lourdes se prévaut de ce que la décision du 3 septembre 2021, transmise par le courrier du 17 septembre suivant, procèderait expressément au rejet du recours administratif de Mme C, se substituant alors à la décision implicite de rejet, et de ce qu'ainsi ces conclusions seraient sans objet. Or, une décision antérieure à la date de réception d'un recours administratif ne peut valoir décision expresse de rejet de ce recours. Par ailleurs, ainsi qu'il a été dit au point 4, les conclusions aux fins d'annulation de la décision implicite de rejet du recours administratif de Mme C doivent être regardées comme dirigées contre la décision initiale, à savoir la lettre du 16 juillet 2021, ensemble la décision implicite de rejet de son recours administratif.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 242-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Sur demande du bénéficiaire de la décision, l'administration peut, selon le cas et sans condition de délai, abroger ou retirer une décision créatrice de droits, même légale, si son retrait ou son abrogation n'est pas susceptible de porter atteinte aux droits des tiers et s'il s'agit de la remplacer par une décision plus favorable au bénéficiaire. ".

7. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du pourvoi dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à procéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet le pourvoi formé à son encontre, à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive.

8. Il ressort des pièces du dossier que Mme C a déclaré un accident de trajet survenu le 17 novembre 2019, accompagné d'un certificat médical initial d'accident du travail du même jour, prononçant son arrêt de travail jusqu'au 19 novembre 2019 inclus, régulièrement prolongé par des certificats médicaux de prolongation. Il est constant que le centre hospitalier de Lourdes a reconnu l'imputabilité au service de cet accident de service. Par courrier du 16 juillet 2021, la direction des ressources humaines du centre hospitalier de Lourdes a adressé à Mme C les conclusions du docteur A à la suite de la réalisation de l'expertise médicale du 16 juin 2021 et l'a informée que les arrêts de travail intervenus à compter du 14 avril 2021 seront requalifiés en maladie ordinaire sur la paye du mois de juillet 2021. A la suite de l'expertise médicale du 16 juin 2021, le centre hospitalier de Lourdes a saisi, le 17 septembre 2021, la commission départementale de réforme et a, par décision du 3 septembre 2021, dans l'attente de l'avis de cette commission alors que sa saisine n'était pas encore effective, reconnu provisoirement l'imputabilité au service de l'accident de trajet du 17 novembre 2019 ainsi que des arrêts de travail et des prestations en nature à compter de cette date jusqu'au 13 avril 2021 d'une part et a rejeté provisoirement l'imputabilité au service au titre de l'accident de trajet du 17 novembre 2019 des arrêts de travail et des prestations en nature à compter du 14 avril 2021 d'autre part. Cependant, par décision du 30 novembre 2023, postérieure à l'introduction de la requête, le directeur du centre hospitalier de Tarbes-Lourdes a reconnu l'imputabilité au service, au titre de l'accident de trajet du 17 novembre 2019, des arrêts de travail et des prestations en nature à compter du 14 avril 2021 et a placé Mme C en congé d'invalidité temporaire imputable au service à compter de la même date. Si, par la décision du 30 novembre 2023, le directeur du centre hospitalier de Tarbes-Lourdes ni ne retire, ni n'abroge expressément sa décision du 3 septembre 2021, cette première décision doit être regardée, compte tenu de son objet, comme ayant pour effet de procéder au retrait de la seconde décision pour ce qui concerne la période postérieure au 14 avril 2021. Dans ces conditions, la décision du 30 novembre 2023 ne peut être regardée que comme rapportant la décision du 16 juillet 2021, ensemble la décision implicite de rejet de son recours administratif, et partiellement la décision du 3 septembre 2021 pour ce qui concerne la période postérieure au 14 avril 2021. La décision du 30 novembre 2023 n'a pas été contestée de sorte que ce retrait est devenu définitif. Dès lors, les conclusions de la requête aux fins d'annulation de la décision du 16 juillet 2021, ensemble la décision implicite de rejet du recours administratif, et de la décision du 3 septembre 2021, pour ce qui concerne la période postérieure au 14 avril 2021, sont devenues sans objet.

9. En troisième et dernier lieu, pour ce qui concerne la période antérieure au 14 avril 2021, il ressort des écritures de Mme C que les moyens qu'elle soulève ne sont dirigés contre la décision du 3 septembre 2021 qu'en tant qu'elle concerne sa situation à compter du 14 avril 2021. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête aux fins d'annulation.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

10. Le centre hospitalier de Tarbes-Lourdes justifie, sans être contesté, du paiement des rappels de traitement et d'indemnités d'un montant total de 27 124,61 euros net versé sur la paye de décembre de Mme C ainsi que de la prise en charge auprès de la sécurité sociale des prescriptions en nature et honoraires médicaux pour un montant en base de 43 399,27 euros, portant sur la période du 14 avril 2021 au 13 décembre 2023. Dès lors, les conclusions de la requête aux fins d'injonction et d'astreinte sont devenues sans objet. Il y a lieu de rejeter ces conclusions.

Sur les frais de l'instance :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme C, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que le centre hospitalier de Tarbes-Lourdes demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de cet établissement de santé une somme de 2 500 euros au titre des frais exposés par Mme C et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte de la requête de Mme C.

Article 2 : Le centre hospitalier de Tarbes-Lourdes versera à Mme C une somme de 2 500 (deux mille cinq cents) euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions des parties sont rejetées pour le surplus.

Article 4 : La présente décision sera notifiée à Mme B C et au centre hospitalier de Tarbes-Lourdes.

Délibéré après l'audience du 15 février 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Sellès, présidente,

Mme Corthier, conseillère,

Mme Neumaier, conseillère.

Rendue publique par mise à disposition au greffe le 18 mars 2024.

La rapporteure,

Signé

Z. CORTHIER

La présidente,

Signé

M. SELLES

La greffière,

Signé

M. D

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition :

La greffière,

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