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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2200249

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2200249

mardi 7 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2200249
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantBOUKOULOU PHARÈS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure devant le tribunal administratif de Bordeaux :

Par une ordonnance de renvoi du 3 février 2022, le président de la 2ème chambre du tribunal administratif de Bordeaux a transmis au tribunal administratif de Pau la requête de

M. A B, enregistrée le 31 janvier 2022 sous le numéro 2200569.

Procédure devant le tribunal administratif de Pau :

Par une requête enregistrée le 7 février 2022 au greffe du tribunal de Pau, M. A B demande au tribunal :

1°) d'annuler les arrêtés du 26 novembre 2021 par lesquels la préfète de la Gironde a prononcé son expulsion du territoire français et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être renvoyé en exécution de l'arrêté préfectoral d'expulsion ;

2°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de renouveler sa carte de résident ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- l'ordonnance n° 2202389 du 21 novembre 2022 du juge des référés et son courrier de notification ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte de désistement ; (). ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 612-5-2 du même code : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté ".

3. Par l'ordonnance visée ci-dessus du 21 novembre 2022, le juge des référés a rejeté la requête de M. B tendant à la suspension de l'exécution des arrêtés du 26 novembre 2021 par lesquels la préfète de la Gironde a prononcé à son encontre une mesure d'expulsion du territoire français et fixé le Maroc comme pays de destination de cette mesure au motif qu'aucun moyen invoqué ne paraissait propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de ces décisions. Un courrier de notification de cette ordonnance a été adressé le 22 novembre 2022, au moyen de l'application Télérecours, au conseil de M. B, qui en a accusé réception dans cette application le jour même à 22h21. Ce courrier comportait l'information selon laquelle à défaut de confirmation du maintien de la requête au fond dans le délai d'un mois,

M. B serait réputé s'être désisté de son recours au fond. A défaut d'avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans ce délai et en l'absence de pourvoi en cassation formé contre l'ordonnance du juge des référés, M. B est ainsi réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement, d'office en application des dispositions précitées du 1° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, préfet de la Gironde.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Fait à Pau, le 7 février 2023.

La présidente du tribunal,

Signé

V. QUEMENER

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition :

La greffière,

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