mercredi 26 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2200364 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | CHAMBRE 3 |
| Avocat requérant | SELARL CABINET CAMBOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 février 2022, des mémoires complémentaires, enregistrés les 31 juillet et 30 septembre 2023, et des pièces complémentaires, enregistrées le 25 mars 2022, Mme H B, M. R F, M. et Mme C et P G, Mme K A, M. et Me N et O I, M. L D, Mme M U, Mme M S, Mme P T, Mme J E et Mme Q E, représentés par Me Mandile, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 juillet 2021 par lequel le maire de Biarritz a accordé à la société La grande plage le permis de construire qu'elle avait sollicité pour la réalisation d'un hôtel bar restaurant, ainsi que le rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Biarritz une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent, dans le dernier état de leurs écritures, que :
- ils sont voisins immédiats du projet, lequel va créer pour eux des nuisances sonores, un préjudice de vue, une perte d'ensoleillement, un accroissement de la température ressentie et engendrer un surcroît de trafic automobile ;
- le dossier de demande ne comportait pas les pièces exigées par l'article R. 431-30 du code de l'urbanisme concernant l'accessibilité du projet aux personnes à mobilité réduite ;
- le dossier de demande ne comportait pas les plans intérieurs de l'établissement hôtelier, en méconnaissance de l'article L. 425-3 du code de l'urbanisme ;
- le dossier ne comportait pas l'accord des propriétaires de la Villa Chaumière concernant l'adossement du projet au mur mitoyen ;
- le projet méconnaît les règles d'implantations par rapport aux voies et emprises publiques prévues par l'article 6 du règlement de la zone UA du plan local d'urbanisme ;
- le projet méconnaît l'article 7 du règlement de la zone UA du plan local d'urbanisme relatif aux distances aux limites séparatives ;
- le projet méconnaît l'article 10 du règlement de la zone UA du plan local d'urbanisme relatif à la hauteur des constructions et au nombre de niveaux des constructions ;
- le projet ne respecte pas les obligations imposées par l'article B10 du plan local d'urbanisme concernant la marge de dégagement d'une place de stationnement pour personne à mobilité réduite ; en outre, la hauteur du sous-sol n'est pas suffisante pour permettre la réalisation de places de stationnement superposées ;
- le projet empiète sur l'espace minéral protégé par le règlement du site patrimonial remarquable ;
- le projet prévoit la destruction de 5 platanes sans mesure de compensation, en méconnaissance de l'article L. 350-3 du code de l'environnement ;
- par sa volumétrie, le projet méconnaît l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
Par deux mémoires, enregistrés les 16 mai et 27 septembre 2023, et des pièces complémentaires, enregistrées le 1er juin 2023, la commune de Biarritz, représentée par la SELARL Cabinet Cambot, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit sursis à statuer dans l'attente d'une régularisation, et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les requérants ne justifient pas d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- les nouveaux moyens présentés dans le mémoire enregistré le 31 juillet 2023 sont irrecevables en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à la société La grande plage qui n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Roussel Cera ;
- les conclusions de Mme Duchesne, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Mandile, représentant Mme B et les autres requérants, et de Me Coto pour la commune de Biarritz.
Considérant ce qui suit :
1. La société La grande plage a déposé, le 6 avril 2021, une demande de permis de construire pour la réalisation d'un immeuble à destination d'hôtel bar restaurant à Biarritz. Mme B et d'autres requérants demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 22 juillet 2021 par lequel le maire de Biarritz a accordé le permis sollicité, ainsi que le rejet de leur recours gracieux.
Sur la légalité de l'arrêté attaqué :
2. En premier lieu, d'une part, contrairement à ce que soutiennent les requérants, le dossier de demande comportait les pièces exigées par l'article R. 431-30 du code de l'urbanisme permettant de vérifier la conformité du projet avec les règles d'accessibilité aux personnes handicapées.
3. D'autre part, ces mêmes pièces portaient notamment sur l'aménagement intérieur de l'hôtel bar restaurant projeté. Le permis de construire attaqué n'avait donc pas à mentionner, ainsi que le prévoit l'article L. 425-3 du code de l'urbanisme lorsque l'aménagement intérieur d'un établissement recevant du public n'est pas connu, qu'une autorisation complémentaire devra être demandée et obtenue concernant cet aménagement intérieur.
4. Enfin, une demande de permis de construire concernant un mur séparatif de propriété peut, alors même que les travaux en cause pourraient être contestés par les autres propriétaires devant le juge judiciaire sur le fondement des articles 653 et suivants du code civil, être présentée par un seul co-indivisaire. En conséquence, sous réserve de la fraude, dès lors que le pétitionnaire fournit l'attestation, prévue à l'article R. 431-35 du code de l'urbanisme, selon laquelle il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 pour déposer une demande de permis, il doit être regardé comme ayant qualité pour présenter cette demande, sans que l'autorité administrative puisse exiger de lui la production d'un document établissant soit qu'il est seul propriétaire du mur mitoyen, soit qu'il a l'accord de l'autre copropriétaire de ce mur. En l'espèce, il ressort du formulaire Cerfa joint au dossier de demande que la pétitionnaire a attesté avoir qualité pour demander le permis de construire attaqué. Et il n'est pas même allégué que la demande serait entachée de fraude concernant la qualité en laquelle la pétitionnaire l'a déposée.
5. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré du caractère incomplet du dossier de demande doit être écarté dans toutes ses branches.
6. En deuxième lieu, ainsi que le fait valoir la commune en défense, les dispositions de l'article 6 du règlement de la zone UA du plan local d'urbanisme, relatives à la distance aux voies et emprises publiques, ne sont pas applicables en l'espèce dès lors que le terrain d'assiette du projet en litige est identifié par le document d'urbanisme dans une " zone à plan de masse UAc " dans laquelle des règles particulières d'implantation sont prévues. Il ne ressort pas des pièces du dossier et n'est pas même allégué que le projet méconnaîtrait ces règles spéciales. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce qu'il " n'est pas démontré que les deux façades de la construction litigieuse respectent les dispositions " de l'article 6 du règlement de la zone UA ne peut qu'être écarté.
7. En troisième lieu, pour les mêmes motifs, le moyen tiré de la méconnaissance par le projet des dispositions de l'article 7 du règlement de la zone UA du plan local d'urbanisme, relatives à la distance aux limites séparatives, ne peut qu'être écarté.
8. En quatrième lieu, le moyen tiré de ce qu'il " n'est pas démontré que les règles spéciales de hauteur des bâtiments dans ce secteur aient été respectées " n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 10 du règlement de la zone UA du plan local d'urbanisme : () En secteur UAc () le nombre de niveaux autorisés est de R+2+combles. Cependant un volume peut être autorisé au-dessus du R+2 sous forme d'un étage en attique, à condition qu'il n'altère pas les perspectives urbaines ". Aux termes de l'article 11 du même règlement : " En secteur UAc, un étage " en attique ", en recul de l'alignement pourra être admis dans les conditions fixées à l'article 10 ".
10. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du plan de masse et du plan de coupe A, que le dernier niveau de la façade est du projet, c'est-à-dire celle donnant sur la rue Louis Barthou, est aligné, et non en retrait, par rapport à la façade des niveaux inférieurs, à savoir le rez-de-chaussée et deux étages. Il ne saurait donc être qualifié d'attique au sens des dispositions citées au point précédent.
11. Toutefois, aux termes de l'article B7 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme : " () Le comble : L'énoncé en étages par un nombre de niveau, plus comble, permet de prévoir un seul étage supplémentaire en comble au-delà de la cote d'égout mentionnée sous réserve que cet étage ne présente pas une hauteur sous plafond supérieure à 3,00m et que les exigences d'habitabilité ne portent pas atteinte à la simplicité architecturale des toitures à pentes non brisées. Cette possibilité d'étage partiel supplémentaire en comble ne s'applique pas aux toitures mansardées, objets d'une règle de hauteur particulière. / Sont considérés comme étages en comble, les étages dont le niveau de plancher est situé au-dessus du niveau de l'égout de toiture moins 1,00m () ".
12. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du plan de coupe A, que le niveau en litige remplit les conditions fixées par les dispositions citées au point précédent pour être qualifié de comble. Or, ainsi qu'il a été dit au point 9, les constructions en R+2+combles sont autorisées en secteur UAc. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance par le projet en litige de l'article 10 du règlement de la zone UA du plan local d'urbanisme ne peut qu'être écarté.
13. En sixième lieu, la marge de dégagement de 6 mètres prévue à l'article B10 des dispositions générales règlementaires du plan local d'urbanisme, relatif au calcul des aires de stationnement, n'est applicable qu'aux places de stationnement à l'air libre ou sur aires couvertes. Or, le projet en litige prévoit uniquement un parc de stationnement souterrain. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la place de stationnement pour personnes à mobilité réduite située au nord-ouest de ce parking en sous-sol ne respecterait pas cette marge de dégagement de 6 mètres ne peut qu'être écarté.
14. En septième lieu, il ressort du plan du sous-sol et du plan de coupe B que le projet prévoit des places de stationnement superposées à l'endroit où ce sous-sol présente une hauteur de 4,20 mètres. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce qu'il serait impossible de réaliser de telles places superposées dans un sous-sol ne présentant qu'une hauteur de 2,70 mètres ne peut qu'être écarté.
15. En huitième lieu, il est constant qu'en vertu du règlement du site patrimonial remarquable de Biarritz, librement consultable sur le site internet de la commune, le terrain d'assiette du projet en litige est classé en secteur PE " destiné à situer et définir les dispositions relatives aux lieux à projets spécifiques, essentiellement pour la hauteur des constructions et un contenu d'aménagement qui suppose une réflexion d'ensemble ; ils sont accompagnés d'un numéro pour adapter les prescriptions à leurs particularités (PE1 à PE8) ". A ce titre, ce même terrain est affecté d'une bande le long de l'avenue de Verdun correspondant à un " espace minéral protégé " dans lequel les possibilités de construction sont limitées. Toutefois, ainsi que le fait valoir la commune en défense sans être contredite sur ce point, le projet de construction en litige n'empiète pas sur cette bande, sur laquelle n'est prévu que la terrasse de l'établissement, ce qui n'est pas interdit par le règlement du site patrimonial remarquable, lequel y autorise les " constructions et installation temporaires ou saisonnières " dès lors que leurs caractéristiques, leur nombre et leur implantation n'altère pas les perspectives paysagères et architecturales ". Il ne ressort pas des pièces du dossier et n'est pas même allégué qu'une terrasse de bar restaurant ne remplirait pas ces conditions. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance par le projet en litige du règlement du site patrimonial remarquable de Biarritz doit être écarté.
16. En neuvième lieu, aux termes de l'article L. 350-3 du code de l'environnement, dans sa version applicable au litige : " Les allées d'arbres et alignements d'arbres qui bordent les voies de communication constituent un patrimoine culturel et une source d'aménités, en plus de leur rôle pour la préservation de la biodiversité et, à ce titre, font l'objet d'une protection spécifique. Ils sont protégés, appelant ainsi une conservation, à savoir leur maintien et leur renouvellement, et une mise en valeur spécifiques. / Le fait d'abattre, de porter atteinte à l'arbre, de compromettre la conservation ou de modifier radicalement l'aspect d'un ou de plusieurs arbres d'une allée ou d'un alignement d'arbres est interdit, sauf lorsqu'il est démontré que l'état sanitaire ou mécanique des arbres présente un danger pour la sécurité des personnes et des biens ou un danger sanitaire pour les autres arbres ou bien lorsque l'esthétique de la composition ne peut plus être assurée et que la préservation de la biodiversité peut être obtenue par d'autres mesures. / Des dérogations peuvent être accordées par l'autorité administrative compétente pour les besoins de projets de construction () ".
17. Il est constant que le projet prévoit la suppression de cinq platanes existants. Toutefois, ces arbres, situés sur le terrain d'assiette du projet et séparés de la voie publique par un muret surmonté d'une clôture, ne composent pas une allée ou un alignement d'arbres le long des voies de communication au sens des dispositions citées au point précédent de l'article L. 350-3 du code de l'environnement. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions ne peut qu'être écarté.
18. En dixième lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".
19. Il résulte de ces dispositions que, si les constructions projetées portent atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ou à la conservation des perspectives monumentales, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité, ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site. Les dispositions de cet article excluent qu'il soit procédé dans le second temps du raisonnement, pour apprécier la légalité du permis de construire délivré, à une balance d'intérêts divers en présence, autres que ceux visés par les dispositions mentionnées ci-dessus.
20. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le projet en litige s'inscrit dans un quartier urbain densément construit du centre de Biarritz. Si ce secteur comporte certains bâtiments repérés par le document d'urbanisme pour leur valeur patrimoniale, il comprend également des immeubles sans caractère particulier, notamment de l'autre côté de l'avenue de Verdun. De plus, contrairement à ce que soutiennent les requérants, les bâtiments entourant le terrain d'assiette ne sont pas tous de faible envergure, certains comptant jusqu'à cinq niveaux. D'autre part, ainsi que le fait valoir la commune en défense, le projet s'inscrit dans les règles spéciales prévues par le plan de masse UAc dont l'objet est d'assurer l'insertion des projets dans ce secteur. En outre, il ressort de la notice descriptive, des plans de façades et des photos d'insertion que le projet en litige adopte le style architectural local néobasque et reprend les mêmes pentes de toit que les immeubles voisins. Dans ces conditions, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme que le maire de Biarritz a accordé le permis de construire attaqué.
21. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, ni la recevabilité des moyens invoqués au regard de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme, que Mme B et les autres requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté attaqué.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
22. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B et autres est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Biarritz tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à Mme H B, M. R F, M. et Mme C et P G, Mme K A, M. et Mme N et O I, M. L D, Mme M U, Mme M S, Mme P T, Mme J E et Mme Q E, la société La grande plage et la commune de Biarritz.
Délibéré après l'audience du 12 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Madelaigue, présidente,
M. Roussel Cera, premier conseiller,
M. Rousseau, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juin 2024.
Le rapporteur,
Signé
R. ROUSSEL CERA
La présidente,
Signé
F. MADELAIGUE La greffière,
Signé
P. SANTERRE
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026