mercredi 12 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2200684 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | CHAMBRE 3 |
| Avocat requérant | TEJAS AVOCATS PARIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 30 mars 2022 et les 27 janvier, 23 mars, 13 avril et 12 mai 2023, M. C A et Mme B A, représentés par Me Malo, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 novembre 2021 par lequel le maire de Vielle-Saint-Girons a refusé de leur délivrer le permis de construire une maison à usage d'habitation et un cabanon, et la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune, à titre principal, de leur délivrer le permis de construire sollicité ou, à titre subsidiaire, de réexaminer leur demande ou de prendre toute mesure utile ;
3°) et de mettre à la charge de la commune de Vielle-Saint-Girons une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
- l'arrêté attaqué, qui doit être regardé comme le retrait d'une décision tacite de permis de construire, méconnaît les dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'il n'a pas été précédé de la mise en œuvre d'une procédure contradictoire ;
- il est entaché d'une erreur de droit dès lors que les dispositions du règlement du PLU de la commune, relatives à la zone UH1, ont été déclarées illégales et que la construction litigieuse est implantée dans une partie urbanisée de la commune, au sens et pour l'application des dispositions de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme ;
- il est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, le projet venant combler une " dent creuse " et n'ayant pas pour effet d'étendre l'urbanisation ;
- la substitution de base légale sur le fondement des dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme est inopérante.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 25 novembre 2022 et les 16 février, 5 avril et 28 avril 2023, la commune de Vielle-Saint-Girons, représentée par le cabinet AARPI Tejas Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des consorts A une somme de 3 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés ;
- subsidiairement, le refus en litige peut également être fondé sur les dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme dès lors que le projet litigieux représente une extension de l'urbanisation dans un espace proche du rivage.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rousseau ;
- les conclusions de Mme Duchesne, rapporteure publique,
- et les observations de Me Malo représentant M. et Mme A et D représentant la commune de Vielle-Saint-Girons.
Une note en délibéré, présentée pour la commune de Vielle-Saint-Girons, a été enregistrée le 7 juin 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme A ont déposé, le 31 août 2021, une demande de permis de construire une maison à usage d'habitation de 135 m² et un cabanon, sur la parcelle cadastrée section AZ n° 25, située 62 Plage Sud, à Vielle-Saint-Girons (Landes). Par un arrêté du 4 novembre 2021, le maire de cette commune a opposé un refus à cette demande au motif que " le projet de construction d'une maison individuelle constitue une extension de l'urbanisation ". Par la présente requête, M. et Mme A demandent au tribunal d'annuler cet arrêté ainsi que la décision implicite de rejet du recours gracieux formé à son encontre.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la qualification de la décision en litige :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 424-2 du code de l'urbanisme : " Le permis est tacitement accordé si aucune décision n'est notifiée au demandeur à l'issue du délai d'instruction. () ".
3. Le délai d'instruction des demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et des déclarations préalables est, selon l'article R. 423-18 du code de l'urbanisme, déterminé dans les conditions suivantes : " a) Un délai de droit commun est défini [à l'article R. 423-23]. En application de l'article R. 423-4, il est porté à la connaissance du demandeur par le récépissé ; / b) Le délai de droit commun est modifié dans les cas prévus [aux articles R. 423-24 à R. 423-33]. La modification est notifiée au demandeur dans le mois qui suit le dépôt de la demande ; () ". Aux termes de l'article R. 423-19 du même code : " Le délai d'instruction court à compter de la réception en mairie d'un dossier complet ". Par ailleurs, aux termes de l'article R. 423-24 du même code : " Le délai d'instruction de droit commun prévu par l'article R. 423-23 est majoré d'un mois a) Lorsque le projet est soumis, dans les conditions mentionnées au chapitre V, à un régime d'autorisation ou à des prescriptions prévus par d'autres législations ou réglementations que le code de l'urbanisme ; () ".
4. L'article R. 423-4 du même code prévoit que le récépissé de la demande de permis ou de la déclaration préalable précise la date à laquelle un permis tacite doit intervenir, en application du premier alinéa de l'article L. 424-2. Ce récépissé précise également, en application de l'article R. 423-5 du même code, que l'autorité compétente peut, dans le délai d'un mois à compter du dépôt du dossier : " () b) Notifier au demandeur un délai différent de celui qui lui avait été initialement indiqué, lorsque le projet entre dans les cas prévus aux articles R. 423-24 à R. 423-33 ; () ".
5. D'autre part, aux termes de l'article R. 423-42 du code de l'urbanisme : " Lorsque le délai d'instruction de droit commun est modifié en application des articles R. 423-24 à R. 423-33, l'autorité compétente indique au demandeur ou à l'auteur de la déclaration, dans le délai d'un mois à compter de la réception ou du dépôt du dossier à la mairie : / a) Le nouveau délai et, le cas échéant, son nouveau point de départ ; / b) Les motifs de la modification de délai ; () ". Et aux termes de l'article R. 423-43 du même code : " Les modifications de délai prévues par les articles R. 423-24 à R. 423-33 ne sont applicables que si les notifications prévues par la présente sous-section ont été faites. / () ". Enfin, aux termes de l'article R. 424-1 du même code : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III [du titre II du livre IV de la partie réglementaire du code de l'urbanisme], le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : () / b) Permis de construire, permis d'aménager ou permis de démolir tacite ".
6. Il résulte de ces dispositions qu'à l'expiration du délai d'instruction tel qu'il résulte de l'application des dispositions du chapitre III du titre II du livre IV du code de l'urbanisme relatives à l'instruction des déclarations préalables, des demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir, naît une décision de non-opposition à déclaration préalable ou un permis tacite. Une modification du délai d'instruction notifiée après l'expiration du délai d'un mois prévu à l'article R. 423-18 de ce code ou qui, bien que notifiée dans ce délai, ne serait pas motivée par l'une des hypothèses de majoration prévues aux articles R. 423-24 à R. 423-33 du même code, n'a pas pour effet de modifier le délai d'instruction de droit commun à l'issue duquel naît un permis tacite ou une décision de non-opposition à déclaration préalable. S'il appartient à l'autorité compétente, le cas échéant, d'établir qu'elle a procédé à la consultation ou mis en œuvre la procédure ayant motivé la prolongation du délai d'instruction, le bien-fondé de cette prolongation est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.
7. M. et Mme A ont déposé, le 31 août 2021, une demande de permis de construire une maison individuelle et un cabanon pour laquelle ils ont obtenu un récépissé qui précisait que le délai d'instruction était de deux mois, sauf si dans le mois qui suit le dépôt de la demande, l'administration indiquait qu'un autre délai était applicable. Il ressort des pièces du dossier, et il n'est pas contesté, que la délivrance de ce permis devait être précédée de la consultation de l'architecte des Bâtiments de France en raison de l'implantation du projet dans le périmètre du site inscrit des Etangs landais sud. Si la commune de Vielle-Saint-Girons fait valoir que, par une lettre du 24 septembre 2021, M. et Mme A ont été informés de ce que le délai d'instruction de leur demande était porté à trois mois afin de permettre cette consultation, elle ne produit ni l'accusé de réception de l'envoi en recommandé de cette lettre prévu par l'article R. 423-46 du code de l'urbanisme ni l'avis mentionnant la date de mise à disposition de ce document par voie électronique prévu par l'article R. 112-19 du code des relations entre le public et l'administration permettant de s'assurer que le document est réputé leur avoir été remis. Dès lors, elle n'établit pas que les intéressés ont eu notification du nouveau délai d'instruction de trois mois, dans le délai d'un mois à compter du dépôt de leur demande de permis de construire, soit avant le 1er octobre 2021. Dans ces conditions, en application de l'article R. 424-1 du code de l'urbanisme précité, le délai d'instruction de deux mois n'ayant pas été interrompu, M. et Mme A étaient, en l'absence de décision expresse intervenue dans ce délai, bénéficiaires, le 1er novembre 2021, d'un permis de construire tacite et par suite, l'arrêté du 4 novembre 2021 doit être regardé comme portant retrait implicite d'un permis de construire.
En ce qui concerne la légalité de la décision en litige :
8. Aux termes de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme : " La décision de non-opposition à une déclaration préalable ou le permis de construire ou d'aménager ou de démolir, tacite ou explicite, ne peuvent être retirés que s'ils sont illégaux et dans le délai de trois mois suivant la date de ces décisions. (). " L'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration dispose que : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. " Aux termes de l'article L. 211-2 du même code : " () doivent être motivées les décisions qui : / () 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ; () ". La décision portant retrait d'un permis de construire est au nombre de celles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Elle doit, par suite, être précédée d'une procédure contradictoire, permettant au titulaire du permis de construire d'être informé de la mesure qu'il est envisagé de prendre, ainsi que des motifs sur lesquels elle se fonde, et de bénéficier d'un délai suffisant pour présenter ses observations.
9. Le respect du caractère contradictoire de la procédure prévue par les articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration constitue une garantie pour le titulaire du permis de construire que l'autorité administrative entend rapporter. Eu égard à la nature et aux effets d'un tel retrait, le délai de trois mois prévu par l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme oblige l'autorité administrative à mettre en œuvre la procédure contradictoire préalable à cette décision de retrait de manière à éviter que le bénéficiaire du permis ne soit privé de cette garantie.
10. En l'espèce, il est constant qu'aucune procédure contradictoire n'est intervenue préalablement au retrait du permis de construire tacite, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui est une formalité substantielle. Compte tenu de l'appréciation que nécessite l'application des articles du code de l'urbanisme pour caractériser une extension de l'urbanisation, le maire ne se trouvait pas dans une situation de compétence liée pour procéder à un tel retrait. Par suite, M. et Mme A, qui ont été privés de la garantie que constitue la procédure contradictoire, sont fondés à soutenir que l'arrêté du 4 novembre 2021 est intervenu au terme d'une procédure irrégulière.
En ce qui concerne la demande de substitution de motif :
11. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
12. Il résulte de ce qui a été dit au point 7 que l'arrêté du 4 novembre 2021 constitue en réalité le retrait d'un permis de construire tacite intervenu le 1er novembre 2021. Comme précisé au point 10, ce retrait est en l'espèce entaché d'illégalité en raison d'un défaut de mise en œuvre d'une procédure contradictoire. Par suite, à supposer même que le nouveau motif invoqué par la commune, et relatif à la méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme, soit de nature à fonder une décision de retrait de permis de construire, l'administration n'aurait pas pu légalement prendre la même décision si elle s'était initialement fondée sur ce dernier motif. Par suite, la demande de substitution de motifs présentée par la commune de Vielle-Saint-Girons doit être rejetée.
13. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté attaqué est entaché d'une illégalité et doit être annulé, ainsi que la décision implicite de rejet du recours gracieux. Pour l'application des dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen de la requête n'est susceptible, en l'état du dossier soumis au tribunal, de fonder l'annulation de l'arrêté attaqué.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. M. et Mme A étant titulaires d'un permis tacite à compter du 1er novembre 2021, l'annulation de l'arrêté du 4 novembre 2021 n'implique ni que le maire de Vielle-Saint-Girons leur délivre un permis de construire ni qu'il statue à nouveau sur leur demande. Par suite, les conclusions à fin d'injonction de la requête doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que M. et Mme A, qui n'ont pas la qualité de partie perdante, versent à la commune de Vielle-Saint-Girons une somme que celle-ci réclame au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Dans les circonstances particulières de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la commune de Vielle-Saint-Girons une somme au titre des frais exposés par les requérants et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du maire de Vielle-Saint-Girons du 4 novembre 2021 est annulé.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. C A, à Mme B A et à la commune de Vielle-Saint-Girons.
Délibéré après l'audience du 29 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Madelaigue, présidente,
M. Roussel Cera, premier conseiller,
M. Rousseau, premier conseiller.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 19 juin 2024.
Le rapporteur,
S. ROUSSEAU
La présidente,
F. MADELAIGUELa greffière,
P. SANTERRE
La République mande et ordonne à la préfète des Landes, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026