LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2201110

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2201110

vendredi 10 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2201110
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantPECASSOU LOGEAIS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 mai 2022, M. C B et Mme A B, représentés par Me Chapon, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 29 décembre 2021 par lequel le maire d'Anglet a délivré à la société Rey Promotion un permis de construire, valant permis de démolir, en vue de la démolition des constructions existantes et de l'édification d'un ensemble immobilier à usage d'habitation, ensemble la décision du 17 mars 2022 par laquelle cette même autorité a rejeté son recours gracieux formé contre cet arrêté ;

2°) de mettre à la charge de la commune d'Anglet une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut de motivation ;

- le dossier de demande du permis de construire litigieux a été complété postérieurement aux avis émis par les services consultés par le service instructeur ;

- ce dossier ne comporte pas l'ensemble des pièces prescrites par les articles R. 431-8, R. 431-9, R. 431-10 et R. 431-24 du code de l'urbanisme ;

- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article 6 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune d'Anglet applicable à la zone UB ;

- il méconnaît l'article 12 des dispositions communes du même règlement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 novembre 2022, la commune d'Anglet, représentée par Me Logeais, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les requérants ne justifient pas d'un intérêt leur donnant qualité pour agir ;

- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 décembre 2022, la société Rey Promotion, représentée par Me Delhaes, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit fait application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les requérants ne justifient pas d'un intérêt leur donnant qualité pour agir ;

- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Diard,

- les conclusions de Mme Réaut, rapporteure publique,

- les observations de Me Chapon, représentant les requérants, de Me Logeais, représentant la commune d'Anglet, et de Me Dauga, substituant Me Delhaes, représentant la société Rey Promotion.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 29 décembre 2021, le maire d'Anglet a délivré à la société Rey Promotion un permis de construire, valant permis de démolir, en vue de la démolition de constructions existantes et de l'édification d'un ensemble immobilier à usage d'habitation, constitué d'un bâtiment comprenant huit logements et deux villas. Par une décision du 17 mars 2022, le maire d'Anglet a rejeté le recours gracieux formé par les requérants contre cet arrêté.

M. et Mme B demandent l'annulation de cet arrêté et de cette décision.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 29 décembre 2021 :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande (), elle doit être motivée. / () Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions () ". Aux termes de l'article R. 424-5 du même code : " () / Si la décision comporte rejet de la demande, si elle est assortie de prescriptions ou s'il s'agit d'un sursis à statuer, elle doit être motivée. / () ". Aux termes de l'article A. 424-3 du même code : " L'arrêté indique, selon les cas ; / a) Si le permis est accordé ; / b) Si le permis est refusé () / Il indique en outre, s'il y a lieu : / d) Si la décision est assortie de prescriptions ; / () ". Aux termes de l'article R. 424-4 de ce code : " Dans les cas prévus aux b à f de l'article A. 424-3, l'arrêté précise les circonstances de droit et de fait qui motivent la décision () ".

3. Une décision accordant un permis de construire assorti de prescriptions spéciales n'est pas au nombre des décisions administratives défavorables qui doivent être motivées au sens des dispositions du code des relations entre le public et l'administration. Si une telle décision doit être motivée en application des dispositions précitées du code de l'urbanisme, la motivation exigée par ces dispositions peut résulter directement du contenu même des prescriptions.

4. Si l'arrêté attaqué est assorti de prescriptions relatives aux opérations de dératisation et de traitement des matériaux à réaliser dans le cadre des travaux de démolition, au respect des normes d'isolation acoustique, à la plantation d'arbres de haute tige, et au respect des prescriptions contenues tant dans l'avis émis par le service départemental d'incendie et de secours (SDIS), que dans celui de la communauté d'agglomération du Pays Basque relatives à l'assainissement et à l'hydraulique, les motifs de cet arrêté résultent directement du contenu même de ces prescriptions. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation des prescriptions du permis de construire en litige doit être écarté.

5. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que les caractéristiques de la voie de desserte et de l'accès au terrain d'assiette du projet, indiquées dans le dossier de demande de permis de construire, notamment sur le plan de masse, au regard desquelles le SDIS a émis un avis favorable le 13 septembre 2021, ne seraient pas restées inchangées à la suite des compléments et modifications apportés le 17 septembre, le 28 septembre et le 22 octobre 2021 par le pétitionnaire à ce dossier. Dans ces conditions, l'avis émis par le SDIS n'a pas été rendu sur la base d'informations incomplètes ou inexactes. En outre, les avis de la société Enedis, de la société Suez et de la communauté d'agglomération du Pays Basque ont été émis sur le dossier de demande, respectivement les 3, 10 et 26 novembre 2021, soit postérieurement à sa dernière modification. Par suite, l'arrêté attaqué n'a pas été pris à l'issue d'une procédure irrégulière.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 431-4 du code de l'urbanisme : " La demande de permis de construire comprend : / a) Les informations mentionnées aux articles R. 431-5 à R. 431-12 ; / () ". Aux termes de l'article R. 431-7 du même code : " Sont joints à la demande de permis de construire : / () b) Le projet architectural défini par l'article L. 431-2 et comprenant les pièces mentionnées aux articles R. 431-8 à R. 431-12. ". Aux termes de l'article R. 431-8 de ce code : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; / d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; / f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement. ".

7. Il ressort des pièces du dossier que le dossier de demande de permis de construire comporte une notice qui précise l'état initial du terrain d'assiette du projet et de ses abords et les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement. Cette notice indique également que la clôture sud, implantée à l'alignement de la voie publique, sera modifiée et consistera en un muret et une grille décorative, dans le prolongement du local destiné au stockage des bacs pour ordures ménagères, et il ne résulte pas de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme que devaient également être indiqués les matériaux et dimensions de la clôture. Par ailleurs, les matériaux et couleurs des constructions, notamment du local rappelé précédemment, sont décrits avec précision. Ensuite, la notice indique que les arbres existants seront abattus, que neuf arbres d'" essences locales " seront replantés, sans que ces essences devaient nécessairement être précisées, et que le terrain environnant sera engazonné ou en herbe. De plus, la notice décrit l'emplacement des 14 places de stationnement prévues, dont la localisation apparaît également sur le plan de masse joint au dossier de demande. Si le formulaire de demande de permis de construire indique une surface de stationnement clos et couvert de 16 m², ce qui constitue une erreur matérielle, cette inexactitude n'a pas été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable. En outre, si la notice ne mentionne pas le cèdre remarquable et l'alignement de platanes répertoriés aux points 99 et 100 de l'inventaire du patrimoine, ces éléments ne se situent pas aux abords du terrain d'assiette du projet. Enfin, il ne résulte pas de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme, que devaient être précisés le classement par le plan local d'urbanisme (PLU) des terrains situés à proximité immédiate du terrain d'assiette. Par suite, l'arrêté attaqué n'a pas été délivré en méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier () / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. / () ".

9. Il ressort des pièces du dossier que le dossier de demande de permis de construire comprend un plan de masse indiquant l'emplacement, le volume et les dimensions du bassin de rétention enterré vers lequel seront dirigées les eaux pluviales, ainsi que le tracé des canalisations de raccordement au réseau d'évacuation existant. Par suite, et en tout état de cause, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme manque en fait.

10. En cinquième lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : / a) Le plan des façades et des toitures ; () / b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / () ".

11. Tout d'abord, si les plans des façades et des toitures joints au dossier de demande, n'indiquent pas le degré de la pente des toitures, il ne résulte toutefois pas de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme que cette précision soit exigée. Ensuite, ce dossier comprend un plan en coupe indiquant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain. Enfin, les documents graphiques font apparaître l'ensemble du projet et la végétation avoisinantes ainsi que l'accès du terrain depuis la voie publique, et permettent d'apprécier l'impact visuel du projet. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme manque également en fait.

12. En sixième lieu, aux termes de l'article R. 431-24 du code de l'urbanisme : " Lorsque les travaux projetés portent sur la construction, sur une unité foncière ou sur plusieurs unités foncières contiguës, de plusieurs bâtiments dont le terrain d'assiette comprenant une ou plusieurs unités foncières contiguës, doit faire l'objet d'une division en propriété ou en jouissance avant l'achèvement de l'ensemble du projet, le dossier présenté à l'appui de la demande est complété par un plan de division et, lorsque des voies ou espaces communs sont prévus, le projet de constitution d'une association syndicale des acquéreurs à laquelle seront dévolus la propriété, la gestion et l'entretien de ces voies et espaces communs à moins que l'ensemble soit soumis au statut de la copropriété ou que le demandeur justifie de la conclusion avec la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale compétent d'une convention prévoyant le transfert dans leur domaine de la totalité des voies et espaces communs une fois les travaux achevés ".

13. Il ressort des pièces du dossier, notamment du formulaire de demande de permis de construire, que le terrain d'assiette ne doit pas faire l'objet d'une division en propriété ou en jouissance avant l'achèvement de l'ensemble du projet. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-24 du code de l'urbanisme est inopérant.

14. En septième lieu, aux termes de l'article 6 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Anglet applicable à la zone UB : " () / 2) Le long de l'avenue de Biarritz, les constructions devront être implantées avec un recul R1 minimum de 5m, à traiter conformément aux dispositions de l'article 13 de la présente zone. / () ". Aux termes de l'article 6 des dispositions communes du même règlement, applicables sur l'ensemble du territoire de la commune d'Anglet : " (). / Une implantation différente de celle applicable dans la zone en cause peut être admise ou imposée : / () - pour les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif, en cas de nécessité technique résultant soit de leur nature, soit de leur fonctionnement. ". En outre, en vertu des définitions communes de ce règlement, les ouvrages et installations techniques sont les " éléments nécessaires au fonctionnement territorial et à la gestion des équipements (réseaux enterrés ou non, branchements, armoires, transformateurs, bâches, mobilier urbain, locaux d'ordures ménagères, etc). / Leur disposition, leur configuration, les impératifs techniques et de sécurité ne permettent pas de les réglementer au PLU de la même manière que les constructions. ".

15. S'il ressort des pièces du dossier que le local destiné au stockage des bacs pour ordures ménagères du projet en litige est implanté en limite de l'avenue de Biarritz, et non en recul par rapport à cette voie, il résulte des dispositions précitées que l'implantation par rapport aux voies publiques des locaux d'ordures ménagères, qui constituent des installations nécessaires au fonctionnement du service public de collecte des déchets, peut être différente de celle prévue par les dispositions de l'article 6 applicable à la zone UB en ce qui concerne les constructions. Par suite, en prenant l'arrêté attaqué, le maire d'Anglet n'a pas fait une inexacte application de ces dispositions.

16. En dernier lieu, aux termes de l'article 12 des dispositions communes du règlement du plan local d'urbanisme, applicables sur l'ensemble du territoire de la commune d'Anglet : " () 12.2.2 Dispositions particulières / Le nombre de stationnement à destination d'habitation est ramené à 1 place pour 60 mètres carrés de surface de plancher, lorsque l'opération est située à l'intérieur des secteurs figurant au plan 4E de délimitation des secteurs de minoration de la règle de stationnement (identifiés au regard de la qualité de la desserte de transports en commun). / De même, les dispositions relatives aux places visiteurs ne s'appliquent pas dans ces secteurs. / () ".

17. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet se situe à l'intérieur des secteurs de minoration de la règle de stationnement délimités par le plan 4E du PLU de la commune d'Anglet. Ainsi, les dispositions particulières précitées de l'article 12 du règlement du PLU, qui prévoient une place de stationnement pour 60 m² de surface de plancher, sans place destinée aux visiteurs, sont applicables. Par ailleurs, le projet prévoit, d'une part, la création d'une surface de plancher de 795 m² à destination d'habitation, d'autre part, la création de 14 places de stationnement, les éléments du dossier de demande de permis de construire, notamment le formulaire de demande, la notice et le plan de masse, n'étant entachés d'aucune imprécision sur ce point. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article 12 des dispositions communes du règlement du PLU de la commune d'Anglet manque en fait.

En ce qui concerne la légalité de la décision du 17 mars 2022 :

18. A supposer que les requérants aient entendu invoquer au soutien de ces conclusions les mêmes moyens que ceux soulevés à l'encontre de l'arrêté du 29 décembre 2021, ils doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux développés aux points 2 à 17.

19. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par la commune d'Anglet et la société Rey Promotion, les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. et Mme B doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

20. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

21. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. et Mme B doivent dès lors être rejetées. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de ces derniers des sommes globales de 1 500 euros au titre des frais exposés respectivement par la commune d'Anglet et par la société Rey Promotion et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.

Article 2 : M. et Mme B verseront respectivement à la commune d'Anglet et à la société Rey Promotion des sommes globales de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à la commune d'Anglet et à la société Rey Promotion.

Délibéré après l'audience du 19 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. de Saint-Exupéry de Castillon, président,

Mme Dumez-Fauchille, première conseillère,

M. Diard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 novembre 2023.

Le rapporteur,

Signé

F. DIARDLe président,

Signé

F. DE SAINT-EXUPERY DE

CASTILLONLa greffière,

Signé

P. SANTERRE

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions