LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2201173

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2201173

mercredi 23 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2201173
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationCHAMBRE 3
Avocat requérantTUGAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, des mémoires et des pièces complémentaires, enregistrés les 31 mai et 24 octobre 2022 et les 21 et 30 août 2023, la société civile immobilière (SCI) Champlouis, représentée par Me Brun, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 2 novembre 2021 par laquelle le maire de Tarnos ne s'est pas opposé à la déclaration préalable en vue de construire un auvent sur une maison individuelle implantée sur la parcelle cadastrée section AT n° 670, située 1 ter, rue Marie Curie à Tarnos (Landes) ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Tarnos et de Mme A une somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable dès lors que le constat d'affichage de la déclaration préalable n'a été réalisé que le 18 mai 2023 ;

- elle justifie d'un intérêt lui donnant qualité pour agir ;

- la décision litigieuse a été signée par une autorité qui devra justifier de sa compétence ;

- elle est entachée d'un vice de procédure en ce que l'administration n'a pas procédé une consultation qui s'imposait ;

- le dossier de demande comporte une erreur dans la description des lieux et il est incomplet ;

- la décision litigieuse a été obtenue à la suite de manœuvres frauduleuses dès lors que le mur de parpaings projeté mesurant 3,10 mètres sur une longueur de 9,15 mètres était construit à la date du dépôt de la déclaration préalable, alors même qu'il avait fait l'objet d'un premier refus connu du service instructeur, et que ce mur n'apparaît pas sur les deux photographies jointes au dossier ; la pétitionnaire a cherché à tromper l'administration en vue de régulariser la construction de ce mur et de pouvoir le rehausser de 80 cm ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article 11 du chapitre 1 du titre II du règlement du PLU de la commune de Tarnos qui limitent la hauteur des clôtures à 1,60 mètre par rapport au terrain naturel ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article 2.2.2 du titre 2 du plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) de la commune de Tarnos qui interdisent les clôtures pleines ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article 2.2.3.1 du titre 2 de ce même PPRI dès lors que l'emprise au sol des bâtiments dépasse les 25 % de la superficie du terrain de la pétitionnaire ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que l'administration ne pouvait pas autoriser un projet ayant pour objet et pour effet de rehausser un mur existant dont la construction avait été antérieurement refusée.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 12 mai et 6 juillet 2023, Mme A, représentée par Me Leclair, conclut au rejet de la requête, à titre principal pour irrecevabilité, à titre subsidiaire au fond, et à ce que soit mise à la charge de la société Champlouis une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- les conclusions dirigées contre la décision de non-opposition à déclaration préalable délivrée le 2 novembre 2021 sont tardives ;

- la société requérante ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir contre la décision litigieuse faute de justifier des atteintes que le projet est susceptible de porter à ses conditions d'occupation ou de jouissance ;

- les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 juin 2023, la commune de Tarnos, représentée par Me Dunyach, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société Champlouis une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.

Des mémoires, enregistrés les 5 et 14 septembre 2023 pour Mme A n'ont pas été communiqués.

Un mémoire enregistré le 6 septembre 2023 pour la société Champlouis n'a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Rousseau ;

- les conclusions de Mme Portès, rapporteure publique,

- et les conclusions de Me Brun représentant la société Champlouis et de Me Abadie de Maupeou représentant la commune de Tarnos.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A a déposé, le 21 septembre 2021, une déclaration préalable en vue de construire un auvent sur une maison individuelle implantée sur la parcelle cadastrée section AT n° 670, située 1 ter rue Marie Curie à Tarnos. Par une décision du 2 novembre 2021, le maire de Tarnos ne s'est pas opposé à cette déclaration préalable. Par la présente requête, la société Champlouis, propriétaire d'une maison à usage d'habitation implantée sur les parcelles cadastrées section AT n° 810 et n° 812, attenantes à celle de Mme A, demande au tribunal d'annuler cette décision.

Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :

2. Aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15 ". Aux termes de l'article R. 600-1 du même code : " En cas de () recours contentieux à l'encontre () d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, () l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. (). L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. () ".

3. Aux termes de l'article R. 424-15 du code de l'urbanisme : " Mention du permis explicite ou tacite ou de la déclaration préalable doit être affichée sur le terrain, de manière visible de l'extérieur, par les soins de son bénéficiaire, dès la notification de l'arrêté ou dès la date à laquelle le permis tacite ou la décision de non-opposition à la déclaration préalable est acquis et pendant toute la durée du chantier. () / Cet affichage mentionne également l'obligation, prévue à peine d'irrecevabilité par l'article R. 600-1, de notifier tout recours administratif ou tout recours contentieux à l'auteur de la décision et au bénéficiaire du permis ou de la décision prise sur la déclaration préalable. () ".

4. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. C, gérant de la société Champlouis, a adressé au maire de Tarnos une lettre recommandée avec demande d'avis de réception, déposée le 23 novembre 2021, dans laquelle il l'informe de son opposition à l'autorisation d'urbanisme délivrée à Mme A sous le n° DP40 312 21D0285 et lui demande de l'annuler. Dès lors, cette lettre doit être regardée comme un recours gracieux dirigé contre la décision de non-opposition aux travaux ayant fait l'objet de la déclaration préalable déposée par Mme A le 21 septembre 2021, manifestant ainsi que M. C en avait acquis une connaissance de nature à faire courir le délai de recours contentieux à son égard et à celui de la société Champlouis. La circonstance que la pétitionnaire n'ait fait constater par un huissier de justice la présence et la régularité de l'affichage de la déclaration préalable litigieuse sur le terrain que le 18 mai 2023 n'est pas de nature à infirmer cette présomption.

5. D'autre part, une photographie versée aux débats montre que l'affichage était revêtu de la mention de l'obligation, prévue à peine d'irrecevabilité par l'article R. 600-1, de notifier tout recours administratif ou tout recours contentieux à l'auteur de la décision et au bénéficiaire de la décision prise sur la déclaration préalable. L'authenticité de la mention manuscrite de la date du 18 novembre 2021 portée sur cet affichage n'est pas sérieusement contestée par la société requérante alors que le gérant, M. C, a d'ailleurs exercé un recours gracieux contre la déclaration en cause par une lettre datée du 22 novembre 2021, reçue le lendemain par la mairie de Tarnos. Or, il n'est ni établi ni allégué par la société requérante que ce recours gracieux aurait été notifié à la pétitionnaire, de sorte qu'il n'a pas interrompu le délai de recours contentieux. Dès lors, la société requérante disposait d'un délai de deux mois à compter du 23 novembre 2021, soit jusqu'au 24 janvier 2022 inclus, pour former un recours contentieux contre la décision de non-opposition délivrée le 2 novembre 2021 par le maire de Tarnos. Si la société Champlouis fait valoir qu'elle a exercé un second recours gracieux contre cette autorisation, ce recours a toutefois été reçu par la commune le 2 février 2022, soit après l'expiration du délai de recours contentieux. Les conclusions à fin d'annulation présentées par la société Champlouis par la présente requête, enregistrée le 31 mai 2022, sont donc tardives et par suite irrecevables.

6. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre fin de non-recevoir opposée en défense, les conclusions de la société Champlouis à fin d'annulation de la décision du 2 novembre 2021 doivent être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Tarnos et de Mme A, qui n'ont pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, la somme que la société Champlouis demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

8. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la société Champlouis des sommes au titre des frais exposés respectivement par la commune de Tarnos et Mme A et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Les conclusions de la requête de la société Champlouis tendant à l'annulation de la décision du maire de Tarnos du 2 novembre 2021 sont rejetées.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Tarnos et Mme A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à la société Champlouis, à Mme B A et à la commune de Tarnos.

Délibéré après l'audience du 2 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Madelaigue, présidente,

M. Rousseau, premier conseiller,

Mme Foulon, conseillère.

Rendue publique par mise à disposition au greffe le 23 octobre 2024.

Le rapporteur, La présidente,

S. ROUSSEAU F. MADELAIGUE

La greffière,

A. STRZALKOWSKA

La République mande et ordonne à la préfète des Landes, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions