jeudi 29 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2201294 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE 3 |
| Avocat requérant | TOUBOUL |
Vu les procédures suivantes :
Procédure devant le tribunal administratif de Toulouse :
Par une ordonnance du 13 juin 2022, la présidente du tribunal administratif de Toulouse a transmis au tribunal administratif de Pau la requête de M. A D, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Toulouse le 13 juin 2022.
Procédure devant le tribunal administratif de Pau :
Par cette requête, enregistrée le 14 juin 2022, M. A D, représenté par Me Touboul, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de transmettre le dossier de la requête au président de la section du Conseil d'Etat, afin qu'il tranche sur la question de compétence territoriale ;
3°) d'annuler l'arrêté du 11 juin 2022 par lequel le préfet du Gers l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- le tribunal administratif de Pau est territorialement incompétent pour connaître de la requête ;
- la requête est recevable ;
- il n'est pas justifié de la compétence de l'auteur de l'acte ;
- il a été pris en méconnaissance du principe du contradictoire ;
- la décision de remise est entachée d'erreur de droit et de fait dès lors qu'il justifie bien d'une entrée régulière sur le territoire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2022, le préfet du Gers conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'accord du 9 octobre 1987 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code du travail ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme F a été entendu au cours de l'audience publique tenue le 15 septembre 2022 à 14 heures en présence de Mme Dangeng, greffière d'audience.
Les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction est intervenue après l'appel de l'affaire à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant marocain, né le 1er mars 1979 à Agourai (Royaume du Maroc) est entré une première fois en France le 12 mai 2019, muni d'un passeport biométrique marocain, valable jusqu'au 8 mars 2024, revêtu d'un visa D délivré en qualité de travailleur saisonnier valable du 9 mai au 7 août 2019. Il a obtenu la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle mention " travailleur saisonnier " valable du 22 août 2019 au 21 octobre 2020. Retourné au Maroc le 18 septembre 2019, il est revenu en France, via l'Espagne, Etat dans lequel il est entré le 27 septembre 2019. Interpellé par les services de gendarmerie de Riscle le 11 juin 2022, dans le cadre d'un conflit de voisinage, le préfet du Gers a édicté le jour même à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par la présente requête, M. D demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur l'exception d'incompétence territoriale opposée par M. D :
2. D'une part, aux termes de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente. () ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 351-6 du même code : " Lorsque le président de la cour administrative d'appel ou du tribunal administratif, auquel un dossier a été transmis en application du premier alinéa ou de la seconde phrase du second alinéa de l'article R. 351-3, estime que cette juridiction n'est pas compétente, il transmet le dossier, dans le délai de trois mois suivant la réception de celui-ci, au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, qui règle la question de compétence et attribue le jugement de tout ou partie de l'affaire à la juridiction qu'il déclare compétente ".
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 312-8 du même code : " Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions() " et aux termes de l'article R. 221-3 dudit code : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : () Pau : Gers, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées ; () ".
4. Il résulte des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu organiser une procédure spéciale afin que le juge administratif statue rapidement sur la légalité des mesures relatives à l'éloignement des étrangers, hors la décision refusant le séjour, lorsque ces derniers sont placés en rétention ou assignés à résidence. Lorsqu'il est mis fin, pour quelque raison que ce soit, à la rétention ou l'assignation à résidence de l'étranger, le jugement de l'ensemble des conclusions dont l'étranger avait saisi le tribunal ne relève plus de la procédure spéciale prévue à l'article L. 614-9. Dans un souci de bonne administration de la justice, compte tenu notamment de la brièveté des délais impartis pour le jugement de la demande, le tribunal administratif régulièrement saisi conserve compétence pour statuer selon la procédure prévue à l'article L. 614-4 ou L. 614-5. Toutefois, le président de ce tribunal peut transmettre le dossier au tribunal dans le ressort territorial duquel se trouve le lieu de résidence de l'étranger, notamment lorsque celui-ci y dispose d'un domicile stable.
5. Par la présente requête, M. D, placé au centre de rétention administrative de Cornebarrieu (Haute-Garonne), a contesté devant le tribunal administratif de Toulouse l'arrêté du 11 juin 2022 par lequel le préfet du Gers l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Toutefois, d'une part, par une ordonnance du 13 juin 2022, le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Toulouse a mis un terme à la rétention de M. D. D'autre part, il ressort des pièces du dossier, et n'est au demeurant pas contesté par le requérant, que celui-ci dispose d'une adresse stable sur le territoire de la commune de Nogaro, dans le département du Gers, lieu où il a d'ailleurs été interpellé. Il s'ensuit que le tribunal administratif de Pau est en vertu des dispositions de l'article R. 312-8 du code de justice administrative territorialement compétent pour statuer sur la requête de M. D et qu'il n'y a pas lieu, en l'espèce, de faire usage des dispositions de l'article R. 351-6 du même code, citées au point 2. Par suite, l'exception d'incompétence territoriale doit être écarté.
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
6. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. / () ". Aux termes de l'article 62 du décret du 19 décembre 1991 portant application de la loi du 10 juillet 1991 : " L'admission provisoire est demandée sans forme au président du bureau ou de la section ou au président de la juridiction saisie. () / L'admission provisoire peut être prononcée d'office si l'intéressé a formé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été définitivement statué ".
7. Il ne ressort pas des pièces du dossier et il n'est pas justifié par M. D qu'il aurait déposé une demande d'aide juridictionnelle. Il s'ensuit que sa demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ne peut être accueillie.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
8. En premier lieu, par un arrêté du 29 décembre 2021, publié le 31 décembre 2021 au recueil des actes administratifs de la préfecture du Gers, le préfet de ce département a donné délégation à Mme C E, sous-préfète de Mirande, à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département, à l'exception de certaines décisions au nombre desquelles ne figurent pas les mesures relatives à la situation des étrangers. En outre le préfet du Gers produit le tableau des permanences du 10 au 13 juin 2022, démontrant qu'à la date de l'arrêté attaqué, Mme C E était de permanence. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
9. En deuxième lieu, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision est prise que si l'intéressé a été privé de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction. Il ressort des pièces versées à l'instance, et notamment du procès-verbal de l'audition du 11 juin 2022 qui a suivi son interpellation en situation irrégulière que M. D, assisté d'un interprète, a été informé de l'éventualité d'un retour dans son pays d'origine et mis à même de faire valoir ses observations. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait eu des éléments à faire valoir qu'il aurait été empêché de présenter à cette occasion et qui auraient conduit le préfet à prendre une décision différente. Il s'ensuit que le moyen tiré de la violation du principe du contradictoire doit être écarté.
10. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ".
11. D'une part, aux termes de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent accord, reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention "salarié" éventuellement assortie de restrictions géographiques ou professionnelles / Après trois ans de séjour continu en France, les ressortissants marocains visés à l'alinéa précédent pourront obtenir un titre de séjour de dix ans. Il est statué sur leur demande en tenant compte des conditions d'exercice de leurs activités professionnelles et de leurs moyens d'existence. Les dispositions du deuxième alinéa de l'article 1er sont applicables pour le renouvellement du titre de séjour après dix ans ". Aux termes de l'article 9 du même accord : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord () ". L'accord franco-marocain renvoie ainsi, sur tous les points qu'il ne traite pas, à la législation nationale, en particulier aux dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code du travail pour autant qu'elles ne sont pas incompatibles avec les stipulations de l'accord et nécessaires à sa mise en œuvre.
12. D'autre part, aux termes de l'article R. 5221-25 du code du travail : " Le contrat de travail saisonnier de l'étranger est visé, avant son entrée en France, par le préfet territorialement compétent selon les critères mentionnés à l'article R. 5221-16 et sous réserve des conditions d'appréciation mentionnées aux articles R. 5221-20 et R. 5221-21 / La procédure de visa par le préfet s'applique également lors du renouvellement de ce contrat et lors de la conclusion d'un nouveau contrat de travail saisonnier en France ". Pour revenir en France après être retourné dans son pays d'origine au terme de son contrat, l'étranger détenteur d'une carte de séjour en qualité de travailleur saisonnier doit avoir conclu un nouveau contrat de travail saisonnier visé par le préfet.
13. En l'espèce, et ainsi qu'il a été exposé au point 1, le 12 mai 2019, M. D est entré une première fois en France, où il s'est vu délivrer une carte de séjour pluriannuelle mention " travailleur saisonnier " valable du 22 août 2019 au 21 octobre 2020. A la fin de son contrat de travail, il est reparti au Maroc, pour revenir en France, via l'Espagne en septembre 2019. Si, ainsi qu'il le fait valoir, son titre de séjour n'avait pas expiré à la date de sa seconde entrée sur le territoire français, il ne conteste toutefois pas qu'il n'avait pas conclu un nouveau contrat de travail saisonnier visé par le préfet. Dans ces conditions, il ne peut être regardé comme justifiant d'une entrée régulière en France. Par ailleurs, il ne conteste pas davantage qu'à la date de l'arrêté attaqué, il n'était pas titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Il s'ensuit qu'en fondant l'obligation de quitter le territoire français sur les dispositions précitées du 1° de l'article L.611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet du Gers n'a pas commis d'erreur de fait, ni d'erreur de droit.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. D, qui n'invoque aucun moyen à l'encontre des décisions refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire français, n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 11 juin 2022 du préfet du Gers. Les conclusions présentées à cette fin doivent ainsi être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas dans la présente instance la qualité de partie perdante, la somme dont M. D demande le versement à son conseil, sur le fondement de ces dispositions et de celles de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. D n'est pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. D est rejetée.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. A D et au préfet du Gers.
Copie pour information en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.
La présidente,
Signé
V. QUEMENERLa greffière,
Signé
M. B
La République mande et ordonne au préfet du Gers, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026