jeudi 29 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2201351 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE 3 |
| Avocat requérant | BAZIN |
Vu les procédures suivantes :
I°) Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés sous le n° 2201351, le 22 juin 2022 et le 23 août 2022, M. H C, représenté par Me Bazin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 juin 2022 par lequel la préfète des Landes l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre à la préfète des Landes de réexaminer sa situation au regard du droit au séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à venir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une incompétence matérielle ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- cette lacune ne permet pas de s'assurer que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de leur situation ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations des articles 3-1 et 9 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 août 2022, la préfète des Landes conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
II°) Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés sous le n° 2201352 le 22 juin 2022 et le 23 août 2022, Mme G F, épouse C, représentée par Me Bazin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 juin 2022 par lequel la préfète des Landes l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre à la préfète des Landes de réexaminer sa situation au regard du droit au séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à venir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une incompétence matérielle ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- cette lacune ne permet pas de s'assurer que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de leur situation ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations de l'article 3-1 et 9 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 août 2022, la préfète des Landes conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme F, épouse C, ne sont pas fondés.
M. C a été respectivement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 juillet 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 15 septembre 2022 à 14 heures en présence de Mme Dangeng, greffière d'audience :
- le rapport de Mme I,
- et les observations de Me Dumaz-Zamora, substituant Me Bazin, représentant les requérants, assistés de Mme A, interprète en langue albanaise, qui maintiennent les conclusions et moyens développés dans leurs requêtes en insistant sur les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation s'agissant de l'intérêt de leurs enfant mineurs, car aucune appréciation n'a été portée par le préfet qui n'a même pas cité cet article dans les décisions en litige, pas plus qu'il n'est fait mention de leurs scolarisation, et enfin que s'agissant de leur demande d'asile, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a reconnu que leurs déclarations apparaissaient circonstanciés, de sorte qu'ils justifient donc de moyens sérieux à faire valoir devant le juge de l'asile.
La préfète des Landes n'étant ni présente, ni représentée, la clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. H C, ressortissant albanais, né le 14 juillet 1972 à Kukes (Albanie) est entré irrégulièrement en France, selon ses déclarations, le 11 juillet 2021, accompagné de son épouse, Mme G F, épouse C, née le 7 juin 1981 à Zgjec (Albanie) et de leurs deux fils, mineurs nés en 2006 et en 2020. Ils ont déposé le 7 décembre 2021 des demandes d'asiles rejetées par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides par des décisions du 14 mars 2022, notifiées le 25 avril 2022. Par deux requêtes, enregistrées le 25 mai 2022 les époux C ont contesté ces rejets devant la Cour nationale du droit d'asile. Par deux arrêtés du 15 juin 2022, la préfète des Landes les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi de ces mesure d'éloignement. M. C et Mme F, épouse C, demandent au tribunal d'annuler ces arrêtés.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées, enregistrées sous les n° 2201351 et n° 2201352, présentées par M. C et par Mme F, épouse C, à l'encontre des mesures d'éloignement respectivement édictées à leur encontre présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de joindre pour statuer par un même jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, par un arrêté du 2 mars 2022, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture des Landes, la préfète de ce département a donné délégation à M. Daniel Fermon, secrétaire général de cette préfecture, à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans ce département, à l'exclusion de certains actes au nombre desquels ne figurent pas la décision contestée. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, d'une part, cette délégation est suffisamment précise, d'autre part, il s'évince clairement de cet arrêté que la délégation qu'elle porte bien, notamment, sur les obligations de quitter le territoire français et pas uniquement sur les décisions prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relevant de la compétence du juge des libertés et de la détention. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions attaquées portant obligation de quitter le territoire français auraient été signées par une autorité incompétente, manque en fait et doit être écarté.
4. En deuxième lieu, les décisions attaquées visent, notamment, les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 et l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui la fondent, ainsi que les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et la convention internationale des droits de l'enfant. Elle mentionne par ailleurs les décisions prises par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides sur les demandes d'asile des requérants et les éléments tenant à leur situation personnelle et familiale au regard d'un éventuel droit au séjour sur le territoire. Il s'ensuit que le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté. Par ailleurs, il ne ressort ni de cette motivation, ni d'aucune autre pièce du dossier que la préfète des Landes n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. C et Mme F, épouse C, de sorte que ce moyen sera également écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () " et que son article 9 précise que, sauf exceptions ici non applicables : " Les Etats parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré () ". Il résulte de ces stipulations que le préfet, comme d'ailleurs le tribunal, doit, lorsqu'il est informé de ce qu'une personne est parent d'au moins un enfant vivant en France et qu'elle est susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement ou d'une interdiction du territoire français, apprécier les conséquences de ces décisions au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant, en particulier lorsque sa décision implique nécessairement la séparation d'un enfant de l'un ou de l'autre de ses parents.
6. D'une part, les arrêtés attaqués, visent la convention internationale des droits de l'enfant et relèvent que les mesures d'éloignement en litige ne portent pas atteinte aux droits des enfants mineurs des requérants, dont la cellule familiale sera préservée en cas de retour dans leur pays d'origine. Dans ces conditions, et alors même qu'il n'est pas fait explicitement état de leur scolarisation, la préfète des Landes doit être regardée comme ayant apprécié la situation et l'intérêt des enfants mineurs des époux C avant d'édicter à leur encontre les décisions en litige. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
7. D'autre part, les décisions attaquées n'ont ni pour objet ni pour effet de séparer les enfants mineurs des requérants de l'un de leurs deux parents, de même nationalité et qui font respectivement l'objet d'une mesure d'éloignement. Si les requérants font toutefois valoir que leurs deux fils mineurs, D et B, sont désormais scolarisés en France et ont appris le français, produisant des bulletins scolaires à l'appui de leur prétention, il n'est pas établi, compte tenu notamment de leur âge et du caractère particulièrement récent de leur présence en France, qu'ils ne seraient pas en mesure de poursuivre leur scolarité dans leur pays d'origine, dans lequel elle avait d'ailleurs débuté pour leur fils aîné. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier, qu'en obligeant M. C et Mme F, épouse C, à quitter le territoire français, la préfète des Landes aurait porté atteinte à l'intérêt supérieur de leurs enfants mineurs. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations des articles 3-1 et 9 de la convention de New-York ou de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. /2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
9. Si M. C et Mme F, épouse C, se prévalent de ce qu'ils résident en France depuis un an, cette présence demeurait toutefois récente à la date des décisions en litige, et elle n'avait été autorisée que durant l'instruction de leurs demandes d'asile. Par ailleurs, ils ne justifient ni de l'impossibilité de poursuivre leur vie privée et familiale dans leur pays d'origine dans lequel ils ont respectivement vécu jusqu'à l'âge de 49 ans et de 40 ans et où leurs enfants sont nés, ni de l'existence d'attaches particulières en France en dehors de leur cellule familiale. Dans ces conditions, les décisions attaquées n'ont pas porté au droit de M. C et Mme F, épouse C, au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Et il ressort des termes des décisions en litige que la préfète des Landes a bien procédé à un examen réel et sérieux de la situation des intéressés Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur de droit, doivent être écartés. Pour les mêmes motifs il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que la préfète des Landes aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de ces décisions sur la vie privée et familiale des requérants.
10. En dernier lieu, les décisions attaquées portant obligation de quitter le territoire français, ne fixent pas, par elles-mêmes le pays à destination duquel les requérants seront éloignés. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne les décisions fixant le pays de renvoi :
11. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Aux termes de l'article L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-3, à destination duquel l'étranger est renvoyé en cas d'exécution d'office. ". L'article L.721-3 du même code dispose que : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, d'une interdiction de retour sur le territoire français () ". Aux termes de l'article L. 721-4 du même code : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".
12. Pour rejeter les demandes d'asile des époux C, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a relevé que si les déclarations de M. C se sont révélées spontanées et personnalisées, ses propos relatifs aux raisons de son départ d'Albanie n'ont pas été jugés convaincants et sont apparus chronologiquement incohérents. Dans le cadre de la présente instance, les intéressés n'apportent pas d'éléments nouveaux permettant de tenir pour établis la réalité et l'actualité des risques encourus en cas de retour. Il s'ensuit qu'en fixant l'Albanie comme pays de destination, la préfète des Landes ne peut être regardée comme ayant méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni celles de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ressort d'ailleurs des pièces du dossier que la Cour nationale du droit a statué sur les recours qu'ils ont respectivement formés à l'encontre des décisions de l'OFPRA, qu'elle a rejetés par deux ordonnances du 11 juillet 2022.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. C et Mme F, épouse C, ne sont pas fondés à demander l'annulation des arrêtés du 15 juin 2022 de la préfète des Landes, de sorte que les conclusions qu'ils présentent à cette fin doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C et Mme F, épouse C, n'impliquent aucune mesure d'exécution. Il s'ensuit que les conclusions à fin d'injonction de ces requêtes ne peuvent qu'être également rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas dans la présente instance la qualité de partie perdante, la somme dont M. C et Mme F, épouse C, demandent le versement à leur conseil, sur le fondement de ces dispositions et de celles de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n° 2201351 et n° 2201352 sont rejetées.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. H C, à Mme G F, épouse C, et à la préfète des Landes.
Copie pour information en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.
La présidente,
Signé
V. QUEMENERLa greffière,
Signé
M. E
La République mande et ordonne à la préfète des Landes, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
Signé
Nos 2201351
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026