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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2201375

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2201375

lundi 22 août 2022

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2201375
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 juin 2022, Mme A C, représentée par Me Veauvy demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 20 avril 2022 par laquelle le recteur de l'académie de Toulouse l'a mise en demeure d'inscrire son enfant, D C, dans un établissement d'enseignement scolaire public ou privé, dans un délai de quinze jours à compter de sa réception ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat, à titre principal le versement à son conseil d'une somme de 3 000 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et, à titre subsidiaire, le versement de cette même somme sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 27 juillet 2022, Mme C demande au tribunal de constater, en raison du retrait en cours d'instance de la décision attaquée, qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête et maintient, pour le surplus, ses conclusions au titre des frais irrépétibles à hauteur de la somme de 3 000 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () ; 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L.761-1 ou la charge des dépens ;(). ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 30 juin 2022 postérieure à l'introduction de la requête, le recteur de l'académie de Toulouse a retiré la décision attaquée par laquelle il avait mis en demeure Mme C, sur le fondement de l'article L. 131-10 du code de l'éducation, d'inscrire son enfant dans un établissement d'enseignement scolaire public ou privé, dans un délai de quinze jours à compter de sa réception. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'annulation de la requête de Mme C sont devenues sans objet. Il s'ensuit qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Mme C, déjà représentée par un avocat, ne justifie pas du dépôt d'une demande d'aide juridictionnelle auprès du bureau d'aide juridictionnelle compétent, de sorte que ses conclusions, présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 ne peuvent être accueillies.

4. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, le versement à Mme C la somme de 1 000 (mille) euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de Mme C.

Article 2 : L'Etat versera à Mme C, la somme de 1 000 (mille) euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et au rectorat de l'académie de Toulouse.

Copie en sera adressée au ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse.

Fait à Pau, le 22 août 2022.

La présidente de la 1ère chambre,

M. B

La République et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition :

La greffière,

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