LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2201542

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2201542

vendredi 5 août 2022

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2201542
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantGRAUZAM - ELBAZ - SAMAMA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 juillet 2022, la société à responsabilité limitée (Sarl) coopérative ouvrière de production (Scop) Cap'Formations Sport, représentée par Me Grauzam, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 29 juin 2022 par laquelle la Caisse des dépôts et consignations a prononcé son déréférencement du service dématérialisé mentionné à l'article L. 6323-9 du code du travail, pour une durée de neuf mois ;

2°) d'enjoindre à la Caisse des dépôts et consignations de la réintégrer en qualité d'organisme de formation sur la plateforme du compte personnel de formation, sous astreinte de 10 000 euros par jour de retard, dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la Caisse des dépôts et consignations une somme de 4 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant de l'urgence :

- son déréférencement total pour une durée de neuf mois, à compter du 29 juin 2022, lui cause un préjudice financier important qui emporte le risque de licenciements de personnels et de l'éventuelle fermeture de la société ;

- il emporte des conséquences dommageables pour les stagiaires candidats aux deux diplômes d'Etat (BPJEPS) pour lesquels elle dispose d'une habilitation du ministère des sports, lesquels ne seront plus en mesure de financer leur diplôme via leur compte personnel de formation ;

- cette sanction emporte des conséquences disproportionnées dès lors que son organisme n'a commis aucune faute au regard des prescriptions des articles L. 6313-1, L. 6313-2, L. 6323-6 et D. 6323-7 du code du travail, relatifs à l'éligibilité au compte personnel de formation des actions de formation d'aide à la création et à la reprise d'entreprise, auxquelles elle a satisfait ;

- la société est en règle au regard de ses obligations sociales et autres, sans aucun incident ni signalement à son encontre depuis sa création ; elle s'est toujours pliée aux exigences résultant des contrôles de la Caisse des dépôts et consignations, à laquelle il appartient d'apporter la preuve de la proportionnalité de la sanction.

S'agissant du doute sérieux quant à la légalité de la décision :

- la procédure contradictoire prévue à l'article 13 des conditions générales d'utilisation (CGU) de la plateforme du compte personnel de formation n'a pas été respectée ; il n'a pas été tenu compte de ses échanges avec la Caisse des dépôts et consignations, ni répondu à sa demande d'audition ;

- la décision prise à son encontre est insuffisamment motivée, le même courriel ayant été adressé à tous les organismes de formation proposant la formation d'aide à la création ou à la reprise d'entreprise (ACRE) ; il n'a donc pas été procédé à un examen particulier de sa situation ;

- la Caisse des dépôts et consignations ne justifie pas de ce que, conformément à l'article 4.2.2 des CGU, la décision aurait été prise après consultation d'une commission ad hoc, dont elle ne produit pas l'avis motivé ; la commission qui se serait tenue le 10 juin 2022 n'a pu être en mesure de se prononcer sur le cas de plus de 3 500 organismes de formation ;

- en vertu de l'article 3.2 des CGU, le déréférencement d'un organisme de formation ne peut être prononcé que s'il ne respecte pas l'un des cinq critères prévus à l'article 3.1 ; le manquement constaté sur une seule formation ne peut entraîner que le retrait, à titre conservatoire, de cette formation, et non le déréférencement total de l'organisme de formation ;

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'elle a satisfait au cahier des charges de la formation d'aide à la création ou à la reprise d'entreprise (ACRE) ;

- son organisme répond à tous les critères d'éligibilité pour dispenser cette formation ;

- elle a immédiatement supprimé les modules qui ne semblaient pas conformes à la Caisse des dépôts et consignations ;

- il appartient à la Caisse des dépôts et consignations d'apporter la preuve de la proportionnalité de la sanction d'un déréférencement total pour une durée de neuf mois.

Par un mémoire enregistré le 14 juillet 2022, la société Cap'Formations Sport a déclaré se désister purement et simplement de sa requête.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 juillet 2022, la Caisse des dépôts et consignations demande au tribunal de prendre acte du désistement de la société Cap'Formations Sport.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la requête, enregistrée le 12 juillet 2022, sous le n° 2201552, par laquelle la société Cap'Formations Sport demande au tribunal d'annuler la décision de la Caisse des dépôts et consignations du 29 juin 2022.

Vu :

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. A en qualité de juge des référés, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience. Au vu du mémoire en désistement présenté par la société Cap'Formations Sport, l'affaire a été radiée du rôle.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. / () ".

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du même code : " Les présidents de tribunal administratif (), les présidents de formation de jugement des tribunaux () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () ".

3. Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête.

4. Par un mémoire enregistré le 14 juillet 2022, la société Cap'Formations Sport a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Cap'Formations Sport.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société Cap'Formations Sport et à la Caisse des dépôts et consignations.

Fait à Pau, le 5 août 2022.

Le juge des référés,

Signé

V. A

La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière,

A. STRZALKOWSKA

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions