mercredi 26 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2201559 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | CHAMBRE 3 |
| Avocat requérant | FUMERY & AMBRAISSE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés respectivement le 12 juillet 2022, le 20 septembre 2024 et le 30 octobre 2024, Mme A D épouse B et M. C B, représentés, en dernier lieu, par Me Ambraisse, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 mai 2022 par lequel le maire de la commune de Soorts-Hossegor a refusé de faire droit à une seconde demande de prorogation du permis de construire qui leur a été accordé le 21 juin 2018 pour la rénovation et la surélévation d'une maison existante sur la parcelle cadastrée section AB n° 204, située au 483 boulevard de la Dune à Soorts-Hossegor ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Soorts-Hossegor la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils justifient d'un intérêt à agir en leur qualité de propriétaire du bien ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle doit être annulée dès lors que l'emplacement réservé a été créé antérieurement à la délivrance du permis de construire et en raison de l'illégalité de l'emplacement réservé instauré à l'issue d'une procédure irrégulière, sans enquête publique et sans justification d'intérêt public, invoquée par la voie de l'exception ;
- elle est entachée d'une erreur de fait, l'emprise au sol du logement n'étant pas augmentée et aucune extension latérale n'étant projetée ;
- elle est entachée d'une autre erreur de fait, aucun parc de stationnement n'étant prévu par le projet, seulement une place de stationnement ;
- elle est également entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que la surélévation de la construction n'entraine ni logement supplémentaire ni augmentation de la population et ne méconnaît pas les dispositions de l'article II.2.b du règlement du plan de prévention des risques littoraux ;
- elle est entachée d'une autre erreur d'appréciation s'agissant de la conception des huisseries et ne méconnaît pas les dispositions du chapitre II.2.e du règlement du plan de prévention des risques littoraux ;
- elle révèle, enfin, un détournement de pouvoir.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 11 juillet 2024, le 13 octobre 2024 et le 15 novembre 2024, ce dernier n'ayant pas été communiqué, la commune de Soorts-Hossegor, représentée par Me Miranda, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit versée à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Foulon ;
- les conclusions de Mme Portès, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Ambraisse, représentant M. et Mme B, et celles de Me Dauga, représentant la commune de Soorts-Hossegor.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 21 juin 2018, le maire de la commune de Soorts-Hossegor (Landes) a accordé à M. et Mme B un permis de construire en vue de rénover et surélever une maison existante sur la parcelle cadastrée section AB n° 204, située au 483 boulevard de la Dune. La validité de ce permis a été prorogée une première fois par un arrêté du 29 mars 2021 et, par une demande du 24 mars 2022, M. B et Mme D épouse B, ont demandé une nouvelle prorogation de la validité de ce permis de construire. Par un arrêté du 5 mai 2022, le maire de la commune de Soorts-Hossegor a refusé de faire droit à leur demande de prorogation et, par la présente requête, M. et Mme B demandent au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
2. Aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. () ". Aux termes de l'article A. 424-4 du même code : " () l'arrêté précise les circonstances de droit et de fait qui motivent la décision () ".
3. L'arrêté attaqué vise les dispositions législatives et réglementaires applicables, et notamment l'article R. 424-21 du code de l'urbanisme, indique que les règles d'urbanisme applicables au projet ont évolué défavorablement, et mentionne à cet égard l'emplacement réservé figurant au règlement du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI), les dispositions du règlement de la zone rouge Rsc du plan de prévention des risques littoraux (PPRL) relatives à la surélévation et aux extensions latérales des constructions existantes, à l'augmentation de l'emprise au sol, aux parcs de stationnement et aux huisseries des portes et fenêtres. Il comporte ainsi les circonstances de droit et de fait sur lesquelles qui le fondent. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté, qui manque en fait, doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
4. Aux termes de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme : " Le permis de construire, d'aménager ou de démolir est périmé si les travaux ne sont pas entrepris dans le délai de trois ans à compter de la notification mentionnée à l'article R. 424-10 ou de la date à laquelle la décision tacite est intervenue. / Il en est de même si, passé ce délai, les travaux sont interrompus pendant un délai supérieur à une année. () ". Aux termes de l'article R. 424-21 du code de l'urbanisme : " Le permis de construire, d'aménager ou de démolir ou la décision de non-opposition à une déclaration préalable peut être prorogé deux fois pour une durée d'un an, sur demande de son bénéficiaire si les prescriptions d'urbanisme et les servitudes administratives de tous ordres auxquelles est soumis le projet n'ont pas évolué de façon défavorable à son égard. () ".
5. L'autorité administrative, saisie d'une demande de prorogation d'un permis de construire par une personne ayant qualité pour présenter une telle demande, ne peut refuser d'y faire droit que si les règles d'urbanisme et les servitudes administratives de tous ordres s'imposant au projet ont été modifiées, postérieurement à la délivrance du permis de construire, dans un sens qui lui est défavorable. Elle ne peut fonder un refus de prorogation sur une évolution des autres éléments de droit ou circonstances de fait, postérieure à la délivrance de l'autorisation.
6. L'arrêté attaqué est fondé sur les motifs tirés de ce que les prescriptions d'urbanisme s'imposant à la parcelle cadastrée section AB n° 204 ont évolué défavorablement dès lors que celle-ci est comprise dans un emplacement réservé, au sein du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI) de la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud, sur les dispositions de la zone rouge Rsc du règlement du plan de prévention des risques littoraux (PPRL) dès lors que la surélévation projetée permet la création d'un logement supplémentaire et méconnaît ainsi les dispositions de l'article II.2.b de ce règlement, que l'extension latérale augmente l'emprise au sol, en méconnaissance des dispositions applicables dans la zone rouge Rsc, que les parcs de stationnement non arasés au niveau du terrain naturel sont contraires à l'article " II.2.B ", en réalité II.2.b, du PPRL et qu'enfin, le projet ne tient pas compte du risque de submersion marine avec choc mécanique des vagues, en méconnaissance des dispositions du chapitre II.1 de ce plan.
S'agissant du motif tiré de l'existence d'un emplacement réservé :
7. Aux termes de l'article L. 151-41 du code de l'urbanisme : " Le règlement peut délimiter des terrains sur lesquels sont institués : / 1° Des emplacements réservés aux voies et ouvrages publics dont il précise la localisation et les caractéristiques ; / 2° Des emplacements réservés aux installations d'intérêt général à créer ou à modifier ; / 3° Des emplacements réservés aux espaces verts à créer ou à modifier ou aux espaces nécessaires aux continuités écologiques ; / 4° Dans les zones urbaines et à urbaniser, des emplacements réservés en vue de la réalisation, dans le respect des objectifs de mixité sociale, de programmes de logements qu'il définit ; / 5° Dans les zones urbaines et à urbaniser, des servitudes interdisant, sous réserve d'une justification particulière, pour une durée au plus de cinq ans dans l'attente de l'approbation par la commune d'un projet d'aménagement global, les constructions ou installations d'une superficie supérieure à un seuil défini par le règlement. Ces servitudes ne peuvent avoir pour effet d'interdire les travaux ayant pour objet l'adaptation, le changement de destination, la réfection ou l'extension limitée des constructions existantes. : / 6° Des emplacements réservés à la relocalisation d'équipements, de constructions et d'installations exposés au recul du trait de côte, en dehors des zones touchées par ce recul. / En outre, dans les zones urbaines et à urbaniser, le règlement peut instituer des servitudes consistant à indiquer la localisation prévue et les caractéristiques des voies et ouvrages publics, ainsi que les installations d'intérêt général et les espaces verts à créer ou à modifier, en délimitant les terrains qui peuvent être concernés par ces équipements. ".
8. Il ressort des pièces du dossier qu'un emplacement réservé a été institué le 17 décembre 2015 sur la parcelle terrain d'assiette du projet en litige, par une délibération du conseil communautaire de la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud approuvant la modification simplifiée n°1 du plan local d'urbanisme de la commune de Soorts-Hossegor. Le plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud, approuvé par une délibération du 27 février 2020, a maintenu cet emplacement réservé. Par suite, cette servitude ayant été instituée avant la délivrance à M. et Mme B du permis de construire du 21 juin 2018, le maire de la commune de Soorts-Hossegor ne pouvait légalement se fonder sur le motif tiré de ce que la parcelle AB n° 204 se situe dans le périmètre d'un emplacement réservé, prévu dans le règlement du PLUI, pour refuser la prorogation demandée de ce permis de construire.
S'agissant des motifs du refus fondés sur la méconnaissance du règlement du plan de prévention des risques littoraux :
9. Il ressort des pièces du dossier que le règlement du plan de prévention des risques littoraux (PPRL) applicable au secteur du Bourret-Boudigau, comprenant les communes de Capbreton, Soorts-Hossegor et Angresse, a été approuvé par arrêté préfectoral du 9 juillet 2021 et intégré en annexe du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud par une mise à jour opposable depuis le 21 octobre 2021, soit après la délivrance du permis de construire, accordé par un arrêté du 21 juin 2018 et prorogé par un arrêté du 29 mars 2021. Il ressort également des pièces du dossier que la parcelle AB n° 204 sur laquelle se trouve la construction appartenant aux requérants se situe en zone rouge Rsc de ce plan de prévention, laquelle zone correspond aux secteurs soumis au risque de submersion marine avec chocs mécaniques des vagues.
10. En premier lieu, aux termes de l'article II.1 du règlement du plan de prévention des risques littoraux, relatif aux dispositions générales : " Les projets qui peuvent être autorisés au regard des dispositions du présent règlement, le seront sous réserve de ne pas aggraver les risques ou d'en provoquer de nouveaux, d'assurer la sécurité des personnes et limiter ou réduire la vulnérabilité des biens. () ". Aux termes de l'article II.2.b. du même règlement, relatif aux projets admis en zones rouges Rsc et Rsr : " En zones Rsr et Rsc, ne sont admises que les occupations du sol exposées ci-après, sous réserve du respect des dispositions des chapitres II.1 et II.2.e. : / () la reconstruction totale ou partielle des bâtiments détruits, depuis moins de dix ans, par un sinistre accidentel autre que la submersion marine, dans la limite de l'emprise au sol initiale et de la surface de plancher initiale, sous réserve d'assurer la sécurité des personnes et de réduire la vulnérabilité des biens et dès lors que les bâtiments ont été régulièrement édifiés. ; () / la surélévation des constructions existantes à destination d'habitation ou d'activité, à condition qu'elle ne conduise ni à la création de logement supplémentaire, ni à l'augmentation de la population exposée ; () ".
11. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de la comparaison des plans des façades Est et Ouest de la construction existante et de la construction projetée, figurant au dossier de permis de construire, qu'une extension du bâtiment est prévue en rez-de-chaussée. Toutefois, cette extension, projetée sous le balcon existant du premier étage, ne génère ainsi aucune emprise au sol supplémentaire. Par suite, le motif tiré de ce que le projet aurait pour effet une augmentation de l'emprise au sol ne pouvait légalement fonder le refus de la demande de prorogation du permis de construire. En revanche, il ressort des pièces du dossier, et notamment des pages 3 et 11 du formulaire cerfa de demande de permis de construire, signé par la requérante, que les travaux projetés de surélévation de la construction existante sont identifiés comme ayant pour effet de créer un logement supplémentaire, d'une surface de plancher déclarée de 39,50 m². La circonstance que d'autres mentions dans le même formulaire cerfa et dans la notice architecturale indiquent que les travaux ne créent pas de logement supplémentaire ne peut, dans les circonstances de l'espèce, être retenue. Enfin, la surélévation du bâtiment projeté, intégralement situé en zone rouge du PPRL prévue comme une " structure légère en bois ", peut être considérée comme aggravant la vulnérabilité du bien au risque de submersion marine, en contradiction avec les dispositions de l'article II.1 du règlement précité. Par suite, le maire a pu se fonder sur ce motif pour refuser la prorogation du permis de construire.
12. En deuxième lieu, les dispositions de l'article II.2.b du règlement du PPRL, relatives aux projets admis en zones rouges Rsc et Rsr prévoient également que : " En zones Rsr et Rsc, ne sont admises que les occupations du sol exposées ci-après, sous réserve du respect des dispositions des chapitres II.1 et II.2.e. : / () les parcs de stationnement arasés au niveau du terrain naturel. Toutefois, pour des raisons de sécurité publique, une infrastructure pourra être surélevée par rapport au terrain naturel sous réserve de vérifier la transparence hydraulique de celle-ci ; ".
13. Il ressort de la notice descriptive du dossier de permis de construire que les travaux projetés prévoient la réalisation d'une " zone de stationnement pour deux voitures en stabilisé couleur sable à l'intérieur de la parcelle ". Dans ces conditions, et dès lors qu'aucun parc de stationnement n'est prévu mais seulement deux places de stationnement, et qu'en tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que les deux places de stationnement prévues ne seront pas arasées au niveau du terrain naturel, ce motif ne pouvait légalement fonder le refus en litige.
14. En troisième lieu, aux termes de l'article II.2.e.ii. du règlement du PPRL, relatif aux prescriptions liées aux conditions de réalisation des projets autorisés en zones rouges : " () Dans la zone Rsc, les huisseries des portes et fenêtres sur les façades directement exposées aux chocs mécaniques des vagues devront être conçues de manière à prendre en compte ce risque en fonction de l'état de l'art disponible. En particulier, il est recommandé d'installer du verre armé ou blindé ; () ".
15. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des termes de la notice décrivant les matériaux projetés dans le dossier de demande de permis de construire, que les fenêtres et portes-fenêtres de la construction seront en aluminium thermolaqué à rupture de pont thermique et qu'un label pour " milieu agressif " " devra être prévu ". Toutefois, ces matériaux permettent seulement de faire face " à la présence d'embruns salins " et ainsi permettre une bonne isolation de la construction tout en préservant les matériaux de la corrosion, la construction étant située dans un environnement à haute teneur en salinité et en humidité en raison de l'atmosphère marine. Dans ces conditions, le maire a pu considérer que ces huisseries ne prenaient pas suffisamment en compte les risques liés aux chocs mécaniques des vagues. Par suite, ce motif de refus est fondé.
16. Par ailleurs, si les requérants soutiennent qu'ils font l'objet d'un acharnement systématique de la commune, depuis des années, le détournement de pouvoir ainsi allégué n'est pas établi ni ne ressort des pièces du dossier. Le moyen doit dès lors être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui a été dit ci-dessus que les motifs tirés de ce que le projet serait situé dans un emplacement réservé, de ce qu'il aurait pour effet d'accroitre l'emprise au sol de la construction initiale et de ce qu'il méconnaîtrait les dispositions du plan de prévention des risques littoraux relatifs aux parcs de stationnement sont illégaux et ne pouvaient fonder l'arrêté attaqué. Mais la commune de Soorts-Hossegor s'est également fondée, pour rejeter la demande de M. et Mme B, sur les autres motifs sus-analysés, et il résulte de l'instruction qu'elle aurait pris la même décision si elle s'était fondée seulement sur ces motifs.
18. Dans ces conditions, M. et Mme B ne sont pas fondés à demander l'annulation de la décision attaquée.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Soorts-Hossegor, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par M. et Mme B et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de ces derniers une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Soorts-Hossegor, non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.
Article 2 : M. et Mme B verseront à la commune de Soorts-Hossegor la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D épouse B, M. C B et à la commune de Soorts-Hossegor.
Délibéré après l'audience du 12 février 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Perdu, présidente,
Mme Foulon, conseillère,
M. Buisson, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 février 2025.
La rapporteure,
Céline Foulon
La présidente,
Sylvande Perdu
La greffière,
Perrine Santerre
La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026