lundi 28 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2201991 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 septembre 2022, Mme C A B conteste la mesure dont elle a fait l'objet de suspension du versement du revenu de solidarité active (RSA) par la caisse d'allocations familiales des Hautes-Pyrénées à compter du mois d'août 2020 et demande au tribunal de lui reconnaître ses droits et de lui verser la somme à laquelle elle avait droit au titre de la période en litige, soit la somme totale de 12 268 euros ainsi que des dommages et intérêts.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les président de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () ; 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (), les requêtes ne comportant que () des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; (). ".
2. Aux termes de l'article R.772-6 du code de justice administrative : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation () qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".
3. Mme A B doit être regardée comme contestant les décisions du 18 août 2020 et du 15 octobre 2020, qu'elle produit, par lesquelles elle a fait l'objet d'une mesure de suspension, puis de radiation, par la caisse d'allocations familiales et le département des Hautes-Pyrénées, du bénéfice du revenu de solidarité active, en raison de l'impossibilité de mettre en place un contrat d'engagement réciproque. Elle conteste également les décisions antérieures par lesquelles, pour le même motif, il a été procédé par le département des Hautes-Pyrénées à une réduction mensuelle de 100 euros du montant de son revenu de solidarité active au titre des mois de février et mars 2020, puis des mois de juin et juillet 2020. Elle demande en conséquence que lui soit versée à titre de régularisation la somme totale de 12 268 euros, ainsi que des dommages et intérêts. Elle invoque au soutien de son recours des disfonctionnements de sa prise en charge et se prévaut de sa situation personnelle et des difficultés administratives et financières qu'elle rencontre. Toutefois, ces moyens sont inopérants ou non assortis des précisions permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Par un courrier du 23 septembre 2022, adressé via l'application Télérecours citoyen, dont Mme A B, a pris connaissance le jour même à 18h11, la requérante a été invitée par le greffe du tribunal à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, à l'aide d'un formulaire joint. Ce formulaire invitait notamment la requérante à préciser les motifs de sa demande et l'informait de la nécessité, sous peine d'irrecevabilité, de soumettre au juge des arguments destinés à établir l'illégalité de la décision contestée, et de transmettre à celui-ci tout document utile au soutien de sa demande. Toutefois, en dépit de cette demande, Mme A B n'a pas régularisé sa requête dans le délai imparti. Il s'ensuit que sa requête, qui est entachée d'une irrecevabilité, doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A B.
Fait à Pau, le 28 novembre 2022.
La présidente du tribunal,
Signé : V. QUEMENER
La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Pyrénées, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
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