mardi 25 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2202045 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | HUC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 septembre 2022, M. D B, représenté par Me Huc, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 août 2022 par lequel le préfet du Gers a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, en fixant le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet du Gers de lui délivrer une carte de séjour portant la mention salarié.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision refusant l'attribution d'un titre de séjour :
- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation au regard des dispositions de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il est étudiant et dispose de moyens d'existence suffisants ;
- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation au regard des dispositions de l'article L. 121-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- l'obligation de quitter le territoire français est illégale, par voie de conséquence de l'illégalité du refus de délivrance d'un titre de séjour ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par mémoire en défense, enregistré le 11 octobre 2022, le préfet du Gers conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 signé entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. A en application de l'article L.614-9 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu, au cours de l'audience publique du 25 octobre 2022, en présence de Mme Caloone, greffière, le rapport de M. Clen, magistrat désigné.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D B, né le 28 mars 1977 en Algérie, de nationalité algérienne, est entré régulièrement en France le 5 novembre 2019 après s'être marié en Algérie le 20 décembre 2018 à Mme E, ressortissante française. Le 18 février 2021, il a obtenu un certificat de résidence portant la mention " conjoint de français ", valable du 26 janvier 2021 au 25 janvier 2022. Le 16 février 2022, M. B a déposé une demande d'un certificat de résidence valable dix ans portant la mention " conjoint de français " en application de l'article 7 bis a) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 auprès des services de la préfecture. Par un arrêté du 19 août 2022, le préfet du Gers a rejeté cette demande et a décidé d'éloigner M. B à destination de l'Algérie ou tout pays dans lequel il est admissible en lui accordant un délai de départ volontaire de trente jours. Par un arrêté du 18 octobre 2022, le préfet du Gers a assigné à résidence le requérant dans ce département. Par cette requête, M. B conclut à l'annulation de l'arrêté précité du 19 août 202Sur l'étendue du litige :
2. D'une part, le premier alinéa de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. ". L'article L. 614-3 du même code prévoit que : " Si en cours d'instance l'étranger est assigné à résidence en application de l'article L. 731-1 ou placé en rétention en application de l'article L. 741-1, il est fait application des articles L. 614-7 à L. 614-13. ". La procédure applicable en cas d'assignation à résidence ou de placement en rétention résulte des articles L. 614-7 à L. 614-13 de ce code.
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 776-17 du code de justice administrative : " () lorsque le requérant a formé des conclusions contre la décision relative au séjour notifiée avec une obligation de quitter le territoire, il est statué sur cette décision dans les conditions prévues à la sous-section 1 ou à la sous-section 2 de la section 2, selon le fondement de l'obligation de quitter le territoire (). ".
4. Il résulte des dispositions précitées que lorsqu'une mesure d'assignation à résidence intervient au cours de l'instance déjà engagée et dirigée contre une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour et prononçant l'éloignement de l'intéressé, il appartient au magistrat désigné de se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation de la mesure d'éloignement, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision fixant le pays de destination tandis que les conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour relèvent de la seule formation collégiale du présent tribunal devant laquelle il y a lieu de les renvoyer.
5. En l'espèce, par une décision du 18 octobre 2022, le préfet du Gers a assigné à résidence au domicile familial, M. B. Il s'ensuit que le magistrat désigné est saisi de la requête, enregistrée le 13 septembre 2022 et dirigée contre la décision du 19 août 2022 par laquelle la même autorité a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, à destination de l'Algérie. En application des dispositions précitées, les conclusions de la requête tendant à l'annulation du refus de délivrance d'un titre de séjour ainsi que les conclusions accessoires à fin d'injonction de lui délivrer une carte de séjour portant la mention salarié sont renvoyées devant une formation collégiale du présent tribunal.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 29 août 2022 restant en litige :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; (). ".
7. M. B soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait illégale à raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour.
8. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article, ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 2. Au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ; () Le premier renouvellement du certificat de résidence délivré au titre du 2 ci-dessus est subordonné à une communauté de vie effective entre les époux. ". Aux termes de l'article 7 bis du même accord : " Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour pour ce qui concerne les catégories visées au a, au b, au c, et au g : a) Au ressortissant algérien, marié depuis au moins un an avec un ressortissant de nationalité française, dans les mêmes conditions que celles prévues à l'article 6 nouveau 2. et au dernier alinéa de ce même article. () ".
9. M. B, qui a épousé en Algérie, le 20 décembre 2018, Mme E, une ressortissante française, a obtenu un certificat de résidence valable du 26 janvier 2021 au 25 janvier 2022. Le renouvellement de ce premier certificat d'un an par un certificat de résidence de dix ans, était, en vertu des stipulations combinées du 2 de l'article 6 et de l'article 7 bis, conditionné à une communauté de vie effective entre les époux à la date de la décision et non à celle du dépôt de la demande. Pour rejeter la demande de renouvellement du certificat de résidence mention " conjoint de français " présentée par M. B, le préfet du Gers s'est fondé sur la double circonstance qu'un rapport administratif de la gendarmerie nationale de Condom du 3 janvier 2022 a conclu à ce que la vie commune entre les époux a cessé à compter du 1er février 2021 et qu'ainsi, M. B ne remplit pas les conditions pour se voir délivrer le certificat de résidence de dix ans prévu par l'article 7bis a) de l'accord franco-algérien. Ainsi, il ressort de l'enquête de communauté de vie diligentée par les services de gendarmerie, produite par le préfet, que Mme E a déclaré qu'elle ne réside plus avec M. B depuis le 1er février 2021. M. B, ne produit aucune pièce de nature à contredire les éléments retenus par le préfet. Dès lors, alors même que le mariage n'était pas dissous à la date de la décision, le préfet du Gers n'a pas méconnu les stipulations précitées du 2 de l'article 6 et de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié en refusant de renouveler le certificat de résidence de l'intéressé au motif que la communauté de vie avec son épouse avait cessé à la date de la décision en litige. Par ailleurs, si le requérant se prévaut désormais d'un contrat de travail non signé en date du 30 juin 2022, il est constant que ce contrat à durée indéterminée n'accompagnait pas les trois bulletins de salaire de M. B présentés à l'appui de sa demande du 16 février 2022. En outre, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou de l'une des stipulations de l'accord franco-algérien, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code ou stipulation de cet accord. Le préfet du Gers n'a donc pas commis d'erreur de droit, ni entaché davantage sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'illégalité du refus d'admission au séjour opposé à M. B, soulevé par la voie de l'exception à l'encontre de la décision prise à son encontre portant obligation de quitter le territoire, doit être écarté.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, où à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Pour l'application des stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine. ".
11. M. B est entré en France le 5 novembre 2019 à l'âge de 42 ans. Au mois de janvier 2022, son épouse a déclaré vivre séparément de son conjoint depuis le 1er février 2021. Aucun enfant n'est issu de cette union et il est constant que, si le requérant est toujours marié, la communauté de vie entre les époux avait cessé à la date de l'arrêté contesté, et ce depuis plus d'une année. Or, l'existence d'une communauté de vie effective est une condition objective exigée par les dispositions précitées pour le renouvellement du titre de séjour en qualité de conjoint de français. Par ailleurs, M. B n'est pas dépourvu d'attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine, où il a vécu la majeure partie de sa vie et où résident ses sept frères et sœurs. De plus, et alors même que M. B bénéficierait d'un contrat à durée indéterminée depuis le 30 juin 2022, le requérant ne justifie pas d'une insertion professionnelle sur le territoire et ne démontre pas une intégration notable dans la société française. Dès lors, la mesure d'éloignement prise à l'encontre de M. B n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise et ne méconnaît donc pas, à la date de son édiction, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la mesure d'éloignement doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire est illégale. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de la décision en litige en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.
D E C I D E
Article 1er : Les conclusions de la requête dirigées à l'encontre de l'arrêté du 19 août 2022 pris par le préfet du Gers en tant qu'il refuse la délivrance d'un titre de séjour à M. B et les conclusions à fin d'injonction qui s'y rattachent, sont renvoyées devant une formation collégiale du présent tribunal.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B ainsi qu'au préfet du Gers.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 octobre 2022.
Le magistrat désigné,
Signé
H.A
La greffière,
Signé
M. C
La République mande et ordonne au préfet du Gers en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière,
Signé
M.C
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026