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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2202491

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2202491

lundi 19 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2202491
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantAPPAULE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 novembre 2022 et le 19 décembre 2022, M. E A, représenté par Me Appaule, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 8 novembre 2022 par lequel la préfète des Landes lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de trois ans ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- sa requête est recevable ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'incompétence de son auteur ;

- elle est entachée d'erreur de fait et d'erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de trois ans est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation au regard des dispositions de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 décembre 2022, la préfète des Landes conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- la requête est tardive ;

- la requête est irrecevable dès lors qu'elle ne contient l'exposé d'aucun fait ou moyen en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;

- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Beneteau, première conseillère, pour statuer sur les demandes présentées au titre de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir, au cours de l'audience publique tenue le 19 décembre à 9 heures 30, en présence de Mme Caloone, greffière d'audience, présenté son rapport et entendu :

- les observations de Me Appaule, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ; il insiste en particulier sur ce que la requête a été déposée à l'administration pénitentiaire dans les délais de recours contentieux et sur ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français se fonde sur des assertions de M. A qui ne figurent pas dans son procès-verbal d'audition ;

- les observations de M. A, assisté de Mme D épouse C, interprète en langue roumaine.

La préfète des Landes n'était ni présente, ni représentée à l'audience.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant roumain né le 7 janvier 1973 à Tamadau Mare (Roumanie), demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, d'annuler l'arrêté du 8 novembre 2022 par lequel la préfète des Landes lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de trois ans.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur les fins de non-recevoir opposées en défense par la préfète des Landes :

En ce qui concerne la tardiveté de la requête :

3. Aux termes de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () II. L'étranger qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire sans délai peut, dans les quarante-huit heures suivant sa notification par voie administrative, demander au président du tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision refusant un délai de départ volontaire, de la décision mentionnant le pays de destination et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant () ". Aux termes du II de l'article R. 776-5 du code de justice administrative : " Le délai de quarante-huit heures mentionné aux articles R. 776-2 et R. 776-4 n'est susceptible d'aucune prorogation. () ".

4. D'une part, aux termes de l'article R. 776-19 du code de justice administrative : " Si, au moment de la notification d'une décision mentionnée à l'article R. 776-1, l'étranger est retenu par l'autorité administrative, sa requête peut valablement être déposée, dans le délai de recours contentieux, auprès de ladite autorité administrative ". D'autre part, il résulte des dispositions combinées des articles R. 776-29 et R. 776-31 du même code, issues du décret du 28 octobre 2016 pris pour l'application du titre II de la loi du 7 mars 2016 relative au droit des étrangers en France, que les étrangers ayant reçu notification d'une décision mentionnée à l'article R. 776-1 du code alors qu'ils sont en détention ont la faculté de déposer leur requête, dans le délai de recours contentieux, auprès du chef de l'établissement pénitentiaire.

5. En cas de rétention ou de détention, lorsque l'étranger entend contester une décision prise sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour laquelle celui-ci a prévu un délai de recours bref, notamment lorsqu'il entend contester une décision portant obligation de quitter le territoire sans délai, la circonstance que sa requête ait été adressée, dans le délai de recours, à l'administration chargée de la rétention ou au chef d'établissement pénitentiaire, fait obstacle à ce qu'elle soit regardée comme tardive, alors même qu'elle ne parviendrait au greffe du tribunal administratif qu'après l'expiration de ce délai de recours.

6. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 3 novembre 2022 pris par la préfète des Landes a été notifié par voie administrative à M. A le 8 novembre 2022 à 10 heures 22. La demande en annulation présentée par M. A, adressée au tribunal par voie postale, n'a été enregistrée au greffe du tribunal administratif de Pau que le 10 novembre 2022 à 14 heures 15, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de quarante-huit heures fixé par les dispositions citées ci-dessus de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, M. A soutient qu'il a déposé sa requête dans le délai imparti auprès de l'administration pénitentiaire. Sa requête porte la date manuscrite du 9 novembre 2022. En l'absence de contestation de cette affirmation par la préfète des Landes, M. A doit être regardé comme ayant déposé son recours auprès de l'autorité pénitentiaire dans le délai de quarante-huit heures. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par la préfète des Landes au motif de la tardiveté du recours doit être écartée.

En ce qui concerne l'exposé des faits et moyens :

7. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ". Aux termes du II de l'article R. 776-2 du même code : " Conformément aux dispositions de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification par voie administrative d'une obligation de quitter sans délai le territoire français fait courir un délai de quarante-huit heures pour contester cette obligation et les décisions relatives au séjour, à la suppression du délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour ou à l'interdiction de circulation notifiées simultanément. () ". Aux termes du II de l'article R. 776-5 de ce code : " Les délais de quarante-huit heures mentionnés aux articles R. 776-2 et R. 776-4 et les délais de quinze jours mentionnés aux articles R. 776-2 et R. 776-3 ne sont susceptibles d'aucune prorogation. / Lorsque le délai est de quarante-huit heures ou de quinze jours, le second alinéa de l'article R. 411-1 n'est pas applicable et l'expiration du délai n'interdit pas au requérant de soulever des moyens nouveaux, quelle que soit la cause juridique à laquelle ils se rattachent. / Le requérant qui, dans le délai de quarante-huit heures ou de quinze jours selon les cas, a demandé l'annulation de l'une des décisions qui lui ont été notifiées simultanément peut, jusqu'à la clôture de l'instruction, former des conclusions dirigées contre toute autre de ces décisions. ".

8. Par un arrêté du 3 novembre 2022, la préfète des Landes, sur le fondement des articles L. 251-1, L. 251-4, L. 200-6 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a fait obligation à M. A de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de trois ans. Ainsi que le fait valoir la préfète en défense, la requête de M. A enregistrée le 10 novembre 2022 au greffe du tribunal administratif de Pau ne contient l'exposé d'aucun moyen au soutien de ses conclusions à fin d'annulation de la décision d'obligation de quitter le territoire français. Toutefois, en vertu des dispositions précitées du II de l'article R. 776-5 du code de justice administrative, M. A était recevable à régulariser sa requête après l'expiration du délai de recours, comme il l'a fait par un mémoire enregistré le 19 décembre 2022, contenant l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé de nouvelles conclusions. Par suite, la fin de non-recevoir soulevée par la préfète des Landes, tirée de la méconnaissance des prescriptions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

9. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 2 mars 2022, publié au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture des Landes, la préfète de ce département a donné délégation à M. Daniel Fermon, secrétaire général de la préfecture des Landes et signataire de l'arrêté attaqué, à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'État dans le département à l'exception de certaines décisions au nombre desquelles ne figurent pas celles prises en matière de séjour et d'éloignement des étrangers. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français a été pris par une autorité incompétente manque en fait et doit être écarté.

10. En second lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : / 1o Ils ne justifient plus d'aucun droit au séjour tel que prévu par les articles L. 232-1, L. 233-1, L. 233-2 ou L. 233-3 ; / 2o Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; () ". En application de ces dispositions, il appartient à l'autorité administrative, qui ne saurait se fonder sur la seule existence d'une infraction à la loi, d'examiner, d'après l'ensemble des circonstances de l'affaire, si la présence de l'intéressé sur le territoire français est de nature à constituer une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société française, ces conditions étant appréciées en fonction de sa situation individuelle, notamment de la durée de son séjour en France, de sa situation familiale et économique et de son intégration.

11. D'autre part, selon l'article L. 233-1 du même code : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes :1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; 3° Ils sont inscrits dans un établissement fonctionnant conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur pour y suivre à titre principal des études ou, dans ce cadre, une formation professionnelle, et garantissent disposer d'une assurance maladie ainsi que de ressources suffisantes pour eux et pour leurs conjoints ou descendants directs à charge qui les accompagnent ou les rejoignent, afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale ; 4° Ils sont membres de famille accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées aux 1° ou 2° ; 5° Ils sont le conjoint ou le descendant direct à charge accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées au 3° ".

12. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été condamné le 23 novembre 2020 à une peine d'emprisonnement de dix mois pour des faits commis en 2013 de vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt, aggravé par une autre circonstance. Interpellé en Espagne en 2019, il a été remis aux autorités françaises après avoir été confondu par des traces ADN. Toutefois, la fiche pénale de M. A ne fait mention d'aucune autre condamnation pénale et il ne ressort pas du procès-verbal d'audition de M. A qu'il aurait déclaré, comme le rapporte l'arrêté en litige, être venu en France dans l'intention de voler. Dans les circonstances de l'espèce, le comportement de M. A ne peut être regardé comme représentant une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'ordre public ou à la sécurité publique des biens et des personnes, laquelle constitue un intérêt fondamental de la société, de nature à justifier à son encontre une mesure d'éloignement assortie d'une interdiction de circulation sur le territoire pour une durée de trois ans.

13. Toutefois, il ressort également des pièces du dossier que le requérant a déclaré au cours de son audition par les services de police, le 30 août 2022, être célibataire et sans enfant, avoir fait du ramassage de ferraille et divers travaux en Espagne sans contrat de travail, être en situation irrégulière en France et n'avoir fait aucune démarche pour régulariser sa situation. Le requérant ne conteste pas qu'il ne satisfaisait à aucune des conditions, prévues à l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, auxquelles est subordonné le droit au séjour en France d'un citoyen de l'Union européenne pour une durée supérieure à trois mois. Ainsi, M. A ne justifie pas d'une insertion particulière en France. Dans ces conditions, la préfète n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées du 1° de l'article L. 251-1 de ce code. Or, ce motif justifiait à lui seul l'édiction d'une obligation de quitter le territoire français, et il résulte de l'instruction que la préfète aurait pris la même décision si elle ne s'était pas fondée également sur le motif erroné analysé au point 12. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'erreur de fait et de l'erreur de droit doit être écarté.

14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A à fin d'annulation de la décision de la préfète des Landes du 3 novembre 2022 portant obligation de quitter le territoire français sans délai doivent être rejetées.

En ce qui concerne la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

15. Aux termes de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans ".

16. Ainsi qu'il vient d'être dit au point 11, la préfète des Landes ne pouvait légalement se fonder sur le 2° de l'article L. 251-1 du code précité pour faire obligation à M. A de quitter le territoire français. Par voie de conséquence, sa décision lui faisant interdiction de circuler sur le territoire pour une durée d'un an est entachée d'illégalité.

17. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens invoqués, que la décision du 3 novembre 2022 par laquelle la préfète des Landes a prononcé à l'encontre de M. A une interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de trois ans doit être annulée.

Sur les frais liés au litige :

18. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Appaule, avocat de M. A renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État le versement à ce conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi susvisée du 10 juillet 1991.

D E C I D E:

Article 1er : M. A est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : L'article 3 de l'arrêté de la préfète des Landes du 3 novembre 2022, portant interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de trois ans, est annulé.

Article 3 : L'État versera à Me Appaule, avocat de M. A, une somme de 1 500 euros (mille cinq cents euros) en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cet avocat renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. E A et à la préfète des Landes.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2022.

Le magistrat désigné,

Signé

A. BENETEAULe greffier,

Signé

M. B

La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition :

La greffière,

Signé

M. B

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