vendredi 4 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2202507 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET FERRANT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des pièces complémentaires et un mémoire en réplique, enregistrés les 15 et 21 novembre 2022 et le 8 juin 2023, l'association Terres de Moliets-et-Maâ, représentée par Me Duverneuil, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 mai 2022, par lequel la maire de la commune de Moliets-et-Maâ a délivré un permis d'aménager à M. B C en vue de la création d'un lotissement de 5 lots sur un terrain sis chemin de la Citadelle, ensemble la décision implicite de rejet née du silence gardé sur le recours gracieux formé à son encontre ;
2°) et de mettre à la charge de la commune de Moliets-et-Maâ la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en intervention, enregistré le 21 novembre 2022, la société Maaloc et M. et Mme A, représentés par Me Duverneuil s'associent aux conclusions à fin d'annulation présentées par l'association requérante.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 18 avril et le 8 juin 2023, M. C informe le tribunal de son intention de ne pas procéder à la vente les lots autorisés et, dans le dernier état de ses écritures, conclut au non-lieu à statuer.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 5 mai et 5 juillet 2023, la commune de Moliets-et-Maâ, représentée par Me Ferrant, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer en raison du retrait du permis d'aménager en litige, prononcé par un arrêté du 15 juin 2023, et demande que chacune des parties conservent la charge de ses frais irrépétibles.
Un mémoire, présenté pour la requérante et les intervenants volontaires, a été enregistré le 1er août 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux() peuvent, par ordonnance : () ; 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (). 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L.761-1 ou la charge des dépens ; (). ".
2. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 15 juin 2023, pris en cours d'instance, le maire de la commune de Moliets-et-Maâ a retiré le permis d'aménager litigieux délivré le 23 mai 2022. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'annulation présentées dans la requête par l'association Terre de Moliets-et-Maâ, dirigées contre ce permis d'aménager, ainsi en tout état de cause que celles présentées par les intervenants au soutien de ces conclusions, sont devenues sans objet. Il s'ensuit qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Par ailleurs, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par l'association Terres de Moliets-et-Maâ sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées dans la requête de l'association Terre de Moliets-et-Maâ.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de l'association Terres de Moliets-et-Maâ est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association Terre de Moliets-et-Maâ, à la société Maaloc, à M. et Mme A, à la commune de Moliets-et-Maâ et à M. B C.
Fait à Pau, le 4 août 2023.
La présidente de la 3ème chambre,
Signé : S. PERDU
La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026