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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2300080

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2300080

lundi 4 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2300080
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationCHAMBRE 1
Avocat requérantLOUBERE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 janvier 2023, Mme B C, représentée par Me Loubère, demande au tribunal :

1°) à titre principal, d'annuler la décision du 25 juillet 2022 par laquelle la directrice de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de Labastide-Roquefort a retiré la décision du 15 novembre 2021 et l'a placée en congé maladie ordinaire du 3 novembre 2021 au 30 septembre 2022, ensemble la décision du 9 novembre 2022 rejetant son recours gracieux ;

2°) d'annuler la décision du 18 octobre 2022 par laquelle la directrice de l'EHPAD de Labastide-Roquefort l'a placée en congé maladie ordinaire du 3 janvier au 31 décembre 2022 ;

3°) à titre subsidiaire, d'ordonner une expertise médicale en vue de déterminer si les pathologies présentées à compter du mois de novembre 2021 sont imputables au service ;

4°) en tout état de cause, de mettre à la charge de l'EHPAD de Labastide-Roquefort une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le signataire de l'auteur de l'acte est incompétent et la directrice n'avait pas à se sentir liée par l'avis du conseil médical départemental ;

- la décision de retrait et de mise en congé ordinaire est insuffisamment motivée ;

- elle a été placée en congé pour maladie professionnelle provisoire et la directrice de l'EHPAD ne peut pas retirer cet acte en contradiction avec l'article 57 A du tableau des maladies professionnelles ;

- la directrice a commis une erreur dans l'appréciation de ses pathologies : que ce soit les pathologies aux épaules, aux coudes et au rachis cervical, l'expert médical a reconnu la possibilité de reconnaissance de ces pathologies en maladie professionnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mars 2024, l'EHPAD intercommunal de Labastide-Roquefort " Résidence des Landes ", représenté par Me Hounieu conclut à titre principal au rejet de la requête et à l'inutilité de la mesure d'instruction sur le fondement de l'article R. 621-1 du code de justice administrative, à titre subsidiaire à cadrer l'expertise et en tout état de cause à ce que soit mis à la charge de la requérante la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- la signataire des décisions contestées est compétente en tant que responsable de la division des ressources humaines ;

- les pathologies dont souffre Mme C ne sont pas imputables au service et qu'elle ne justifie pas d'une incapacité permanente supérieure à 25 % ;

- le tableau n° 57 A de l'annexe II du code de la sécurité sociale ne prévoit aucune pathologie dont la requérante souffre ;

- elle ne justifie pas réaliser des taches répétées qui pourraient provoquer une maladie professionnelle.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'ordonnance n° 2005-1112 du 1er septembre 2005 ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 ;

- le décret n° 88-976 du 13 octobre 1988 ;

- le décret n° 2006-1695 du 22 décembre 2006 ;

- le décret n° 2007-961 du 15 mai 2007 ;

- le décret n° 2019-234 du 27 mars 2019 ;

- le code général de la fonction publique ;

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Crassus,

- les observations de Me Miyongir, représentant l'EHPAD de Labastide-Roquefort,

- et les conclusions de Mme Neumaier, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C est agent hospitalier titulaire depuis 2011 au sein de l'EHPAD Résidence des Landes. Elle a été placée en arrêt de travail à compter du 3 novembre 2021 prolongé pour une pathologie affectant ses épaules et ses coudes. Par décision du 15 novembre 2021, Mme C a été placée en congé pour invalidité temporaire imputable au service à titre provisoire du 3 novembre 2021 au 30 novembre 2021. Cette décision a été prorogée jusqu'au 31 mars 2022. En janvier 2022, Mme C a présenté une maladie professionnelle portant sur la pathologie affectant son rachis cervical. Le 15 mars 2022, le Dr E et le 14 avril 2022, le Dr H concluent à ce que l'affection au niveau du rachis cervical ne relève pas des maladies professionnelles. Toutefois le Dr G a conclu que la lésion de la coiffe pourrait relever de la pathologie décrite dans le tableau 57 du régime de la sécurité sociale, la pathologie de l'épicondylite médiane bilatérale et droite peuvent recevoir la qualification de maladie professionnelle. Le 18 mai 2022, le conseil médical départemental a émis un avis défavorable à la reconnaissance de la maladie imputable au service. A la suite de cet avis, le Dr A dressait le 7 juin 2022 une attestation dans laquelle il affirme que les tendinopathies des épaules et coudes sont imputables directement aux mouvements et gestes de sa patiente dans le cadre professionnel alors que le Dr E persiste en confirmant que la pathologie du rachis cervical ne peut être reconnue comme étant une maladie professionnelle. Par une décision du 25 juillet 2022, la directrice de l'EHPAD de Labastide-Roquefort a placé Mme C en congé maladie ordinaire de manière rétroactive du 3 novembre 2021 au 30 septembre 2022. Par recours du 15 septembre 2022, Mme C sollicite le retrait de cette décision. Par une décision du 9 novembre 2022, l'EHPAD a rejeté le recours gracieux. Puis, par une décision du 18 octobre 2022, Mme C a été placée en congé maladie ordinaire du 3 janvier au 31 décembre 2022. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation de la décision par laquelle la directrice de l'EHPAD a retiré la décision du 15 novembre 2022, ensemble la décision du 9 novembre 2022 portant rejet de son recours gracieux et d'annuler également la décision du 18 octobre 2022 par laquelle cette même autorité l'a placée en congé maladie ordinaire du 3 janvier au 31 décembre 2022.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. Il appartient, en conséquence, au juge administratif, s'il est saisi dans le délai de recours contentieux qui a recommencé de courir à compter de la notification du rejet du recours gracieux, de conclusions dirigées formellement contre le seul rejet du recours gracieux, d'interpréter les conclusions qui lui sont soumises comme étant aussi dirigées contre la décision administrative initiale. Par suite seuls les moyens dirigés contre les décisions des 25 juillet et 18 octobre 2022 sont opérants.

3. En deuxième lieu, Mme D, signataire des actes litigieux dispose du pouvoir de nomination au sein de l'établissement et gère les ressources humaines lesquelles comprennent la gestion de carrière de ses agents. Par suite le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des actes attaqués est écarté.

4. En troisième lieu, les décisions contestées contiennent les éléments de fait et de droit et sont suffisamment motivées au regard de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.

5. En quatrième lieu, si Mme C soutient que la directrice s'est estimée liée à tort par les avis rendus par la commission médicale départementale, il ne ressort ni des termes des décisions des 21 juillet et 18 octobre 2022, qui mentionnent l'avis du conseil médical départemental du 18 mai 2022, ni des autres pièces du dossier, que la directrice de l'EHPAD de Labastide-Roquefort se serait estimée liée par cet avis. En outre, les décisions litigieuses visent également l'avis défavorable du médecin de prévention du 14 avril 2022, ainsi que les conclusions de l'expertise médicale des 14 mars 2022 (pour la décision du 25 juillet 2022) et 13 juin 2022 (pour la décision du 18 octobre 2022). Ce moyen ne peut qu'être écarté.

6. En cinquième lieu, en vertu de l'article 16 du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi du 26 janvier 1984 et relatif à l'organisation des comités médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, la commission de réforme est obligatoirement consultée dans tous les cas où un fonctionnaire demande le bénéfice des dispositions rappelées au point 3 ; qu'il en résulte que lorsqu'elle apprécie l'état de santé d'un agent à la suite d'un accident de service, l'imputabilité de l'état de l'agent à un tel accident et la date de consolidation de la blessure, la commission de réforme se borne à émettre un avis ; que le pouvoir de décision appartient à la seule autorité administrative dont relève l'agent, éclairée par cet avis ; que par suite l'EHPAD ne peut se borner à faire valoir qu'elle s'est conformée à l'avis formulé par le conseil médical départemental.

7. En sixième lieu, aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière, remplacées par les conseils médicaux départementaux en vertu du décret du 11 mars 2022 relatif aux conseils médicaux dans la fonction publique de l'Etat, auquel renvoie le décret du 19 avril 1988 relatif aux conditions d'aptitude physique et aux congés de maladie des agents de la fonction publique hospitalière, ce conseil comprend : " () 1. Deux praticiens de médecine générale, auxquels est adjoint, s'il y a lieu, pour l'examen des cas relevant de sa compétence, un médecin spécialiste qui participe aux débats mais ne prend pas part aux votes ; / 2. Deux représentants de l'administration ; / 3. Deux représentants du personnel. () ".

8. Il résulte de ces dispositions que, dans les cas où il est manifeste, au vu des éléments dont dispose la commission de réforme, que la présence d'un médecin spécialiste de la pathologie invoquée par un agent est nécessaire pour éclairer l'examen de son cas, l'absence d'un tel spécialiste doit être regardée comme privant l'intéressé d'une garantie et comme entachant la procédure devant la commission d'une irrégularité justifiant l'annulation de la décision attaquée.

En ce qui concerne la séance du conseil médical départemental du 18 mai 2022 :

9. Alors que le conseil disposait notamment de l'avis d'un médecin rhumatologue en date du 15 mars 2022 ainsi que du rapport du médecin de prévention du 14 avril 2022, lesquels concluaient à l'absence d'imputabilité au service de la pathologie présentée par Mme C et qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le rapport de consultation du 28 avril 2022 aux termes duquel la reconnaissance des affections présentées semblait relever d'une maladie professionnelle ait été communiqué aux membres du conseil médical départemental, la présence d'un médecin spécialiste n'était pas manifestement nécessaire pour éclairer l'examen de la situation médicale de Mme C. La procédure suivie n'a pas privé la requérante d'une garantie de sorte que ce moyen soulevé à l'encontre de la décision du 18 mars 2022 sera écarté.

En ce qui concerne la séance du conseil médical départemental du 28 septembre 2022 :

10. Aux mêmes motifs que ceux cités au point n° 6, dès lors que les membres du conseil médical départemental disposaient d'un avis émis par un médecin rhumatologue du 14 juin 2022, la composition du conseil médical départemental du 28 septembre 2022, alors même qu'un médecin spécialiste n'était pas présent, n'a pas plus privé la requérante d'une garantie.

11. Aux termes de l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, créé par l'article 10 de l'ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017, en vigueur depuis le 21 janvier 2017, et désormais codifié à l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique : " () IV. -Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. () / Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat. ".

12. Une maladie contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, doit être regardée comme imputable au service si elle présente un lien direct avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu'un fait personnel de l'agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l'aggravation de la maladie du service. Il appartient au juge d'apprécier si les conditions de travail du fonctionnaire peuvent, même en l'absence de volonté délibérée de nuire à l'agent, être regardées comme étant directement à l'origine de la maladie dont la reconnaissance comme maladie professionnelle est demandée.

13. Mme C est atteinte de trois maladies concernant d'une part les épaules à savoir une tendinopathie, une pathologie des coudes et une pathologie du rachis cervical. Pour refuser de reconnaître l'imputabilité aux services des pathologies dont souffre Mme C, la directrice de l'EHPAD de Labastide-Roquefort, s'est appropriée les termes des procès-verbaux du conseil médical départemental rendus à l'issue des séances des 18 mai et 28 septembre 2022, aux termes desquels les affections contractées par la requérante n'entrent pas dans le cadre des tableaux des maladies professionnelles.

14. D'une part, le tableau n° 57 A de l'annexe II du code de la sécurité sociale ne vise que la tendinopathie non calcifiante or il ressort des pièces du dossier que Mme C souffre de calcifications tendineuses bilatérales avec rupture partielle du sus-épineux à droite et de calcification sous-scapulaires et sus-épineuses à gauche, de sorte que les pathologies dont souffre Mme C aux épaules ne sont pas mentionnées dans le tableau n° 57 A de l'annexe II du code de la sécurité sociale. En outre le certificat médical établi par un médecin du service de santé, travail et environnement du centre hospitalier universitaire de Bordeaux en date du 28 avril 2022, ce document ne suffit pas à remettre en cause les constatations du médecin rhumatologue à l'appui de la radiologie. Par suite la tendinopathie des épaules dont souffre Mme C ne peut être présumée imputable au service et n'est pas de nature à remettre en cause l'appréciation portée par la directrice de l'EHPAD.

15. D'autre part, il ressort du tableau n° 57 A de l'annexe II du code de la sécurité sociale vise différentes affections dont les tendinopathies d'insertion des muscles épicondyliens, associées ou non à un syndrome du tunnel radial. Si le compte rendu de l'échographie du 9 décembre 2021 a objectivé la présence d'une épicondylite médiane bilatérale, il ne ressort pas des pièces du dossier que la pathologie dont souffre Mme C résulterait d'une liste limitative de travaux susceptibles de provoquer cette maladie. Par suite, la tendinopathie des coudes de Mme C ne peut être présumée imputable au service en application des dispositions de l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique. En tout état de cause la requérante n'établit pas le lien de causalité entre l'exercice de ses fonctions et sa pathologie des coudes.

16. Enfin s'agissant de la pathologie du rachis dont souffre Mme C, cette maladie ne figure pas aux tableaux de maladies professionnelles mentionnées aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale. Si l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique prévoit que peut être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux lorsque le fonctionnaire établit qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué, Mme C n'établit pas que l'une ou l'autre condition serait remplie. Il s'ensuit que la directrice de l'EHPAD n'a ni commis une erreur de droit, ni une erreur dans la qualification juridique des faits et n'a commis aucune erreur dans l'appréciation de la situation de Mme C.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation des décisions litigieuses doivent être rejetées rejetées.

18. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il y ait lieu de faire droit à la demande d'expertise avant dire droit à titre subsidiaire qui serait frustratoire compte tenu des éléments médicaux précités figurant au dossier, que les conclusions aux fins d'annulation des décisions des 25 juillet et 18 octobre 2022 doivent être rejetées.

19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'EHPAD intercommunal de Labastide-Roquefort, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme C au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme C la somme demandée par l'EHPAD intercommunal de Labastide-Roquefort au même titre.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme B C et à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes intercommunal de Labastide-Roquefort.

Délibéré après l'audience du 10 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Sellès, présidente,

M. Rivière, premier conseiller,

Mme Crassus, conseillère.

Rendue publique par mise à disposition au greffe le 4 novembre 2024.

La rapporteure,

L. CRASSUS La présidente,

M. SELLES

La greffière,

M. F

La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition :

La greffière,

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