mercredi 10 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2300116 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | CHAMBRE 3 |
| Avocat requérant | LAPLACE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 janvier et 12 juillet 2023, Mme C F et M. D B, représentés par Me Avallone, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 juillet 2022 par lequel le maire de la commune de Soustons a délivré à la société civile immobilière (SCI) Bellegarde Patrimoine et à M. A E, un permis de construire en vue de la réhabilitation d'une maison et d'un commerce ainsi que de la construction d'un collectif de six logements après la démolition d'un ancien fournil et d'un garage, sur un terrain situé au lieu-dit Bellegarde, ensemble la décision rejetant implicitement leur recours gracieux ;
2°) et de mettre à la charge de la commune de Soustons la somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils justifient d'un intérêt leur donnant qualité à agir eu égard à leur qualité de voisin immédiat du projet ;
- le recours gracieux ayant été régulièrement introduit dans le délai de recours contentieux, la requête n'est pas tardive ;
- ils justifient également de l'accomplissement des formalités de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- ils justifient d'un acte de propriété en application des dispositions de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme ;
- en autorisant le projet en litige, le maire a méconnu l'article II.4 des règles applicables en zone U du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI) de la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud (MACS) dès lors qu'il ne comporte que treize places de stationnement au lieu de dix-huit ou dix-neuf, selon que ce projet comporte sept ou huit logements ;
- il a également méconnu l'article III.1.1 des règles applicables en zone U du règlement du PLUI, la largeur des voies internes et de desserte ainsi que la largeur des portails étant inférieure aux 5 mètres règlementaires ;
- il a, en outre, méconnu l'article III.2.2 de ces règles dès lors qu'une partie des eaux pluviales sera rejetée sur le réseau public ;
- le maire a enfin commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ; le projet fait peser des risques sur la sécurité de la circulation routière en raison du sens de circulation interne envisagé, de la largeur des voies internes et de l'absence d'aire de retournement et de feu alertant les usagers de la voie publique de l'ouverture du portail ; le nombre de places de stationnement est insuffisant ; par ailleurs, le projet n'a pas prévu de dispositifs de rétention d'eau suffisants.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 2 février 2023 et 6 mars 2024, la SCI Bellegarde Patrimoine Pro, représentée par Me Laplace, conclut dans le dernier état de ses écritures, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire à son rejet au fond, à titre infiniment subsidiaire, au prononcé d'un sursis à statuer en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et demande au tribunal de mettre à la charge des requérants une somme de 2 500 euros, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, les requérants ne justifient pas de la notification de leur recours gracieux à l'auteur de l'arrêté, en méconnaissance de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- en outre, ils ne justifient pas de leur intérêt à agir ;
- en tout état de cause, la requête est tardive en ce que la connaissance acquise peut être opposée aux requérants à compter du 13 septembre 2022 ;
- à titre subsidiaire, aucun des autres moyens soulevés n'est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 mai 2023, la commune de Soustons, représentée par Me Delhaes, conclut à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, au prononcé d'un sursis à statuer en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 2 500 euros, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle précise que :
- à titre principal, les requérants ne justifient pas de leur intérêt à agir ;
- à titre subsidiaire, aucun des autres moyens soulevés n'est fondé.
Par une ordonnance du 19 décembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 8 avril 2024, à 12h00.
Un mémoire présenté pour la commune de Soustons a été enregistré le 5 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Portès ;
- les conclusions de Mme Duchesne, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Avallone, représentant Mme F et M. B, de Me Dauga représentant la commune de Soustons et de Me Laplace représentant la SCI Bellegarde patrimoine.
Une noté en délibéré présentée pour Mme F et M. B a été enregistrée le 28 juin 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 13 juillet 2022, le maire de la commune de Soustons a délivré à la SCI Bellegarde Patrimoine et à M. A E un permis de construire en vue de la réhabilitation d'une maison et d'un commerce ainsi que de la construction d'un collectif de six logements, après la démolition d'un ancien fournil et d'un garage, sur la parcelle cadastrée section AB n° 27, située au lieu-dit Bellegarde, à Soustons (Landes). Par un courrier du 13 septembre 2022, Mme F et M. B ont demandé au maire de la commune de Soustons de retirer le permis de construire mais leur demande a été implicitement rejetée. Par la présente requête, Mme F et M. B demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 13 juillet 2022, et la décision rejetant implicitement leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 4, relatif au stationnement, du II intitulé " caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère " des règles applicables en zone U du règlement du PLUI de la communauté de communes de la MACS : " Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions ou installations doit être assuré en dehors des voies publiques sur des emplacements aménagés. () Les constructions nouvelles à usage de logement devront respecter 1 place par tranche de 60 m² de surface de plancher avec un mini de 2 places/logement, arrondi au supérieur. Dans le cadre d'opérations d'habitat collectif et pour les opérations d'ensemble comportant au moins 5 lots, doivent se rajouter : / 1 place visiteurs par tranche de 5 logements/lots. / local vélo comprenant 1 place par logement / En cas d'extension ou réhabilitation d'un logement, les places existantes seront maintenues. Il n'est pas exigé de place de parking supplémentaire par rapport à l'état existant, s'il n'y a pas de changement de destination des locaux. En cas de réorganisation des espaces au sein de la propriété (garage transformé, etc.), les places perdues doivent être restituées. / Cette règle générale relative aux constructions neuves peut être majorée dans certaines communes ou minorée dans les centres urbains denses ou assorties de règles qualitatives () ". L'article 4.1 de ce même règlement pose l'exception selon laquelle, pour la commune de Soustons, les constructions dont le terrain d'assiette est classé en zone U, devront prévoir " 1 place visiteurs par tranche de 3 logements ". Par ailleurs ce même article pose l'exception selon laquelle les terrains, désigné par le graphique 3.2.5, dont l'emprise au sol maximale des constructions n'est pas règlementée devront prévoir " 1 place de stationnement par tranche de 60 m² de surface de plancher avec un minimum de 1,5 places par logement. ".
3. Il ressort des pièces du dossier que le projet prévoit d'une part, la réhabilitation d'un bâtiment A existant, en un commerce et un logement, et d'autre part, la création de 622,15 m² de surface de plancher et de six logements, de sorte qu'en application des dispositions précitées du PLUI, un minimum de douze places de stationnement, à raison d'une place et demi par tranche de 60 m² de surface de plancher, d'une place visiteur par tranche de trois logements et de la conservation des cinq places existantes, doit être prévu. Il ressort de ces mêmes pièces que le projet prévoit treize places de stationnement, y compris une place réservée aux personnes à mobilité réduite. En outre, s'il est soutenu que les mentions contenues dans le formulaire Cerfa se contredisent dès lors que le pétitionnaire indique tantôt la création de huit logements, tantôt la création de sept logements, il ressort en réalité de ce formulaire qu'une erreur matérielle s'est glissée à la rubrique 4.1 du cerfa et mentionne 7 logements, alors que toutes les autres rubriques, 5.2, 5.3, mentionnent 6 logements créés, ce qui est corroboré par les plans, deux logements par niveau étant prévus dans ce bâtiment qui sera en R+2. Cette circonstance est donc sans incidence sur la légalité du permis de construire dès lors que cela n'a pas été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la règlementation applicable. Il s'ensuit, que les requérants ne sont pas fondés à soutenir qu'en ne prévoyant que treize places de stationnement, le projet litigieux méconnaît l'article 4 du II des règles applicables en zone U du règlement du PLUI de la communauté de communes de la MACS.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 1.1, relatif à la desserte par les voies publiques ou privées, du III intitulé " équipements et réseaux " des règles applicables en zone U du règlement du PLUI de la communauté de communes de la MACS : " Pour être constructible, le terrain doit avoir un accès sur une voie publique ou privée, () / Les accès doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de la sécurité, de la défense contre l'incendie et de la protection civile et être adaptés à l'opération future. / () Les accès doivent être adaptés à l'opération et aménagés de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique. Les accès groupés pour plusieurs opérations seront à privilégier. / () Règle particulière : / () Sur la commune de Soustons, les accès ou bande de desserte desservant un seul logement doivent avoir une largeur de 3,5 mètres. S'ils desservent plus d'un logement, les accès et bande de desserte doivent avoir une largeur minimale de 5 mètres, incluant une chaussée de 3,5 m minimum sur toute la longueur. ".
5. Ces dispositions du PLUI de la MACS doivent être interprétées comme imposant aux accès ou bande de desserte desservant plus d'un logement de respecter une largeur minimale de 5 mètres, incluant une chaussée de 3,50 mètres minimum sur toute la longueur, uniquement en cas de croisement des véhicules.
6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier et notamment du plan de stationnement que le projet prévoit la réalisation d'une voie interne à sens unique pour desservir les deux bâtiments et l'aménagement de deux accès indépendants dédiés à l'entrée et à la sortie des véhicules par la rue Daste. S'il ressort également de cette même pièce que ces accès présentent respectivement une largeur de 4,16 mètres et 3,60 mètres, cette circonstance n'a pas pour effet de rendre le projet illégal au regard des dispositions précitées du PLUI de la MACS dès lors qu'aucun croisement de véhicule n'est prévu au sein de ces accès. Il s'ensuit que les requérants ne sont pas fondés à soutenir qu'en prévoyant des accès dont les largeurs sont inférieures aux 5 mètres réglementaires, le projet litigieux méconnaît l'article 1.1 du III des règles applicables en zone U du règlement du PLUI de la communauté de communes de la MACS.
7. Par ailleurs, l'article 1.1 du III du règlement du PLUI ne règlementant pas les voies internes des projets, les requérants ne peuvent utilement soutenir que la largeur de la voie interne de desserte des bâtiments est inférieure aux 5 mètres réglementaires.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article U III.2.2 du PLUI de la communauté de communes MACS, s'agissant des eaux pluviales : " Les eaux pluviales comprennent les eaux issues des précipitations et les eaux de ruissellement s'écoulant sur les parties imperméabilisées (toiture, terrasse, voirie, stationnement, etc.). / La gestion des eaux pluviales doit systématiquement être réalisée sur l'unité foncière dans les zones urbanisées et à urbaniser. L'infiltration des eaux pluviales sur l'unité foncière constitue le mode privilégié de gestion des eaux pluviales, sauf contraintes techniques avérées. () / les eaux pluviales doivent être infiltrées sur la parcelle. A condition que le pétitionnaire démontre l'impossibilité d'infiltrer sur sa parcelle, les eaux pluviales peuvent être rejetées dans le réseau public (avec l'accord du gestionnaire) ou le réseau hydrographique superficiel avec un débit limité à 3 l/s/ha maximum. / () Pour rappel, toute construction ou installation nouvelle ne devra pas avoir pour conséquence (a minima) d'accroître les débits d'eaux pluviales par rapport à la situation résultant de l'état actuel d'imperméabilisation des terrains. () ".
9. Il ressort des pièces du dossier que le pétitionnaire, qui a réalisé une note de calcul du dimensionnement d'un dispositif de rétention dont il résulte que le volume d'eaux pluviales à stocker s'élève à 26,37 m3, prévoit la réalisation de chaussées-réservoir situées sur les parties sud-est et sud-ouest du terrain d'assiette du projet d'une capacité totale de 27 m3. Il ressort également des pièces du dossier que dans l'hypothèse où un trop plein interviendrait, le projet prévoit que les eaux pluviales excédentaires seront rejetées dans le réseau public avec un débit limité à 2 l/s, de sorte que les eaux pluviales sont bien en priorité et en majorité infiltrées sur le terrain, et le surplus rejeté dans le réseau public le sera avec un débit limité inférieur à la limite fixée par le PLUI. Par ailleurs, il ressort des visas du permis de construire en litige que le pétitionnaire a obtenu un avis favorable du gestionnaire du réseau public en date du 7 mars 2022. Par conséquent, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées du PLUI doit être écarté.
10. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
11. Il appartient à l'autorité d'urbanisme compétente et au juge de l'excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d'atteintes à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus de permis de construire sur le fondement de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent.
12. D'une part, le projet, qui consiste en la réhabilitation d'une maison en un commerce et un logement, et la construction d'un bâtiment composé de six logements, n'est pas de nature à augmenter le trafic de manière significative et à rendre dangereuse la circulation. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que la rue Daste est une rue rectiligne, d'une largeur de plus de 10 mètres et que la circulation s'y effectue à sens unique et est limitée à 20 km/h. De plus, la voie comprend des aménagements pour les piétons et le stationnement. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que les occupants des places de stationnement bénéficieront d'une visibilité sur les véhicules entrants. Ainsi, les véhicules quittant les places de stationnement auront donc la possibilité d'attendre sur leur place, avant de s'engager sur la voie interne lorsque cette dernière est empruntée par d'autres véhicules entrants et sortants du terrain.
13. D'autre part, ainsi qu'il l'a été dit au point 9 du présent jugement, en ce qui concerne la gestion des eaux pluviales, le dispositif de chaussées-réservoir permettra la rétention d'eau sur le terrain d'assiette du projet et le surplus reversé dans le réseau public des eaux pluviales se limitera à 2 l/s. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet ne prévoit aucun véritable système de rétention d'eaux et que l'imperméabilisation projetée aura pour conséquence de créer un ruissellement plus violent de nature à créer un risque pour la sécurité. Au demeurant, si les requérants soutiennent que le maire ne pouvait autoriser ce projet sans assortir le permis de construire de prescriptions spéciales eu égard aux recommandations émises par la MACS dans son avis en date du 26 janvier 2022, il ressort des termes de cet avis que la rue Daste, desservant le projet, est une route départementale pour laquelle la communauté de communes MACS n'est pas compétente pour rendre un avis auquel le permis de construire litigieux aurait dû se référer.
14. Dans ces conditions, en délivrant le permis de construire en litige, le maire n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
15. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense, que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 13 juillet 2022 par lequel le maire de la commune de Soustons a délivré à la SCI Bellegarde Patrimoine et à M. A E, un permis de construire en vue de la réhabilitation d'une maison ainsi que d'un commerce et de la construction d'un collectif de six logements après la démolition d'un ancien fournil et d'un garage.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Soustons, qui n'a pas, dans la présente instance, la qualité de partie perdante, verse à Mme F et à M. B, une somme au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
17. Il y a lieu en revanche de mettre à la charge des requérants une somme de 750 euros au titre des frais exposés par la SCI Bellegarde Patrimoine Pro et la même somme au titre des frais exposés par la commune de Soustons et non compris dans les dépens.
D ÉC I D E :
Article 1er : La requête de Mme F et de M. B est rejetée.
Article 2 : Mme F et M. B verseront la somme de 750 euros à la SCI Bellegarde Patrimoine Pro et la somme de 750 euros à la commune de Soustons, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à Mme C, Hélène F, à M. D B, à la société civile immobilière Bellegarde Patrimoine et à la commune de Soustons.
Délibéré après l'audience du 26 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Madelaigue, présidente,
M. Roussel Cera, premier conseiller,
Mme Portès, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juillet 2024.
La rapporteure,
E. PORTES
La présidente,
F. MADELAIGUE La greffière,
P. SANTERRE
La République mande et ordonne à la préfète des Landes, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026