vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2300145 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | CHAMBRE 2 |
| Avocat requérant | DUMAZ ZAMORA |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 18 janvier 2023 sous le n° 2300145, M. A B, représenté par Me Dumaz Zamora, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle la préfète des Landes a implicitement rejeté sa demande tendant à la délivrance d'une carte de résident d'une durée de dix ans, ou, à défaut, au renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle d'une durée de quatre ans ;
2°) d'enjoindre à la préfète des Landes, à titre principal, de lui délivrer une carte de résident d'une durée de dix ans dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à venir, à titre subsidiaire, de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle dans le même délai, ou, à titre infiniment subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai et de lui délivrer, dans l'attente de ce réexamen, un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la décision attaquée méconnaît les articles L. 426-17 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juillet 2023, la préfète des Landes conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. B et au rejet du surplus.
Elle soutient que la décision attaquée a été retirée dès lors que, par une décision du 26 janvier 2023, elle a expressément rejeté la demande présentée par M. B et lui a délivré une carte de séjour pluriannuelle d'une durée de deux ans autorisant l'intéressé à travailler.
II. Par une requête, enregistrée sous le n° 2300270, et un mémoire, enregistrés le 31 janvier 2023 et le 18 août 2023, M. A B, représenté par Me Dumaz Zamora, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 26 janvier 2023 par laquelle la préfète des Landes a rejeté sa demande tendant à la délivrance d'une carte de résident d'une durée de dix ans, ou, à défaut, au renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle d'une durée de quatre ans, et lui a délivré une carte de séjour pluriannuelle d'une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre à la préfète des Landes, à titre principal, de lui délivrer une carte de résident d'une durée de dix ans dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à venir, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai, ou, à titre infiniment subsidiaire, de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle d'une durée de quatre ans dans le même délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision attaquée en tant qu'elle refuse la délivrance d'une carte de résident d'une durée de dix ans :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, en méconnaissance des articles L. 413-7 et L. 426-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 11 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992 et l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les articles L. 426-19 et L. 413-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision attaquée en tant qu'elle refuse le renouvellement d'une carte de séjour pluriannuelle d'une durée de quatre ans :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les articles L. 411-4 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juin 2023, la préfète des Landes conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Diard.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, de nationalité ivoirienne, est entré régulièrement en France le 5 juillet 2010, à l'âge de douze ans, sous couvert d'un visa de long séjour. Il a bénéficié à sa majorité d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", valable du 26 mars 2016 au 3 décembre 2016, puis d'une carte de séjour pluriannuelle portant la même mention d'une durée de quatre ans, valable du 14 juin 2017 au 23 juin 2021. Le 18 juin 2021, M. B a sollicité la délivrance d'une carte de résident d'une durée de dix ans ou, à défaut, le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle d'une durée de quatre ans. Une décision implicite de rejet de cette demande est née le 18 octobre 2021 du silence gardé par la préfète des Landes pendant une durée de quatre mois. Par une décision du 26 janvier 2023, la même autorité a expressément rejeté cette demande et a délivré à l'intéressé une carte de séjour pluriannuelle d'une durée de deux ans. Les requêtes de M. B doivent être regardées comme tendant à l'annulation de la décision implicite née le 18 octobre 2021 et de la décision du 26 janvier 2023, en tant qu'elle rejette sa demande.
Sur la jonction :
2. Les requêtes nos 2300145 et 2300270, présentées par M. B, présentent à juger des questions connexes Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de la décision du 26 janvier 2023, en tant qu'elle refuse la délivrance d'une carte de résident d'une durée de dix ans :
3. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; / () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
4. La décision attaquée ne fait pas référence aux textes sur lesquels elle se fonde, notamment aux stipulations applicables de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992 et aux dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors même qu'elle en énonce partiellement le contenu, et ne comporte ainsi pas l'énoncé des considérations de droit qui en constituent le fondement. Dès lors, cette décision ne permet pas au requérant d'en contester utilement le bien fondé. Par suite, la décision attaquée ne satisfait pas à l'exigence de motivation en droit prescrite par les dispositions précitées des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
En ce qui concerne la légalité de la décision du 26 janvier 2023, en tant qu'elle refuse le renouvellement d'une carte de séjour pluriannuelle d'une durée de quatre ans :
5. Aux termes de l'article L. 411-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui a repris les dispositions précédemment codifiées à l'article L. 313-18 du même code, abrogé au 1er mai 2021 : " La carte de séjour pluriannuelle a une durée de validité de quatre ans, sauf lorsqu'elle est délivrée : / () 10° Aux étrangers mentionnés aux articles L. 423-1, L. 423-7 et L. 423-23 ; dans ce cas, sa durée est de deux ans ; / () ". Aux termes de l'article L. 433-4 du même code, dans sa version applicable au litige : " Au terme d'une première année de séjour régulier en France accompli au titre d'un visa de long séjour tel que défini au 2° de l'article L. 411-1 ou, sous réserve des exceptions prévues à l'article L. 433-5, d'une carte de séjour temporaire, l'étranger bénéficie, à sa demande, d'une carte de séjour pluriannuelle dès lors que : / 1° Il justifie de son assiduité, sous réserve de circonstances exceptionnelles, et du sérieux de sa participation aux formations prescrites par l'Etat dans le cadre du contrat d'intégration républicaine conclu en application de l'article L. 413-2 et n'a pas manifesté de rejet des valeurs essentielles de la société française et de la République ; / 2° Il continue de remplir les conditions de délivrance de la carte de séjour temporaire dont il était précédemment titulaire. / La carte de séjour pluriannuelle porte la même mention que la carte de séjour temporaire dont il était précédemment titulaire. / L'étranger bénéficie, à sa demande, du renouvellement de cette carte de séjour pluriannuelle s'il continue de remplir les conditions de délivrance de la carte de séjour temporaire dont il été précédemment titulaire. ". Aux termes de l'article L. 412-5 du même code : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle () au renouvellement () de la carte de séjour pluriannuelle () ".
6. Il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", valable du 26 mars 2016 au 3 décembre 2016, mentionné au point 1, dont a bénéficié M. B à sa majorité, aurait été délivré sur le fondement des 4°, 6° ou 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur, dont les dispositions ont été reprises à compter du 1er mai 2021 aux articles L. 423-1, L. 423-7 et L. 423-23 du même code, et que ce titre pouvait donner lieu, à son expiration, à la seule délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle portant la même mention d'une durée de validité de deux ans, sur le fondement du 2° de l'article L. 313-18 du même code, alors en vigueur, dont les dispositions ont été reprises à compter de cette même date au 10° de l'article L. 411-4 de ce code. De plus, le requérant a bénéficié d'une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée de quatre ans, valable du 14 juin 2017 au 23 juin 2021, également mentionnée au point 1, qui a pu lui être délivrée sur le fondement des autres dispositions du même article L. 313-11. En outre, il n'est ni allégué, ni établi qu'à la date de la décision attaquée, M. B ne continuait pas à remplir les conditions de délivrance de la carte de séjour temporaire dont il était précédemment titulaire. Par ailleurs, s'il est constant que l'intéressé a fait l'objet d'un avertissement solennel par un jugement du tribunal pour enfants du 12 décembre 2017 pour des faits de violence sans incapacité dans un enseignement d'éducation ou aux abords à l'occasion de l'entrée ou la sortie des élèves, commis le 17 octobre 2014, alors qu'il était âgé de seize ans, et a été condamné à une amende de 400 euros par ordonnance pénale du tribunal judicaire de Dax du 13 mai 2020 pour des faits d'usage illicite de stupéfiants, commis le 27 novembre 2019, ces seuls faits ne permettent pas de considérer que M. B aurait manifesté un rejet des valeurs essentielles de la société française et de la République ou que la présence en France de l'intéressé constituerait une menace pour l'ordre public, ce que n'a d'ailleurs pas estimé la préfète des Landes qui a délivré au requérant, le 26 janvier 2023, une carte de séjour pluriannuelle d'une durée de deux ans. En outre, si le requérant a également fait l'objet de signalements pour des faits de vol simple, commis du 13 au 16 mai 2019, et de dégradation ou détérioration d'un bien appartenant à autrui, commis le 20 août 2022, ces derniers faits, sur lesquels la préfète des Landes n'apporte aucune précision, ont donné lieu au classement sans suite des poursuites engagées, respectivement pour régularisation et pour insuffisante caractérisation de l'infraction, et ne sont pas matériellement établis. Dans ces conditions, M. B remplissait les conditions pour bénéficier du renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle d'une durée de quatre ans dont il était précédemment titulaire. Par suite, la décision attaquée a été prise en méconnaissance de l'article L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. Il résulte de tout ce qui précède que la décision de la préfète des Landes du 26 janvier 2023 doit être annulée en tant qu'elle refuse la délivrance d'une carte de résident d'une durée de dix ans et qu'elle refuse le renouvellement d'une carte de séjour pluriannuelle d'une durée de quatre ans.
En ce qui concerne la décision implicite née le 18 octobre 2021 :
S'agissant de l'exception de non-lieu à statuer :
8. L'annulation de la décision du 26 janvier 2023 en tant qu'elle refuse la délivrance d'une carte de résident d'une durée de dix ans et qu'elle refuse le renouvellement d'une carte de séjour pluriannuelle d'une durée de quatre ans a pour effet de faire renaître la décision implicite attaquée. Par suite, les présentes conclusions ne sont pas devenues sans objet.
S'agissant du fond du litige :
9. La décision implicite attaquée est illégale pour les mêmes motifs que ceux développés aux points 3 à 6 et doit, par suite, être également annulée.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
10. En premier lieu, aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. / () ".
11. L'exécution du présent jugement implique seulement mais nécessairement, eu égard à ses motifs développés au point 4, que le préfet territorialement compétent prenne une nouvelle décision, après un nouvel examen de la demande de M. B tendant à la délivrance d'une carte de résident d'une durée de dix ans, dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement.
12. En second lieu, aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / () ".
13. L'exécution du présent jugement implique également nécessairement, eu égard à ses motifs développés au point 6, sous réserve de circonstances nouvelles de droit ou de fait, que la préfète des Landes délivre à M. B une carte de séjour pluriannuelle d'une durée de quatre ans portant la mention " vie privée et familiale ". Par suite, il y a lieu d'enjoindre à l'administration de procéder à cette délivrance dans un délai d'un mois à compter de la date de notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
14. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision de la préfète des Landes du 26 janvier 2023, en tant qu'elle refuse la délivrance d'une carte de résident d'une durée de dix ans et qu'elle refuse le renouvellement d'une carte de séjour pluriannuelle d'une durée de quatre ans, et la décision implicite de cette même autorité née le 18 octobre 2021, sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au préfet territorialement compétent de prendre une nouvelle décision, après un nouvel examen de la demande de M. B tendant à la délivrance d'une carte de résident d'une durée de dix ans, dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement.
Article 3 : Il est enjoint à la préfète des Landes, sous réserve de circonstances nouvelles de droit ou de fait, de délivrer à M. B une carte de séjour pluriannuelle d'une durée de quatre ans portant la mention " vie privée et familiale ", dans un délai d'un mois à compter de la date de notification du présent jugement.
Article 4 : Les conclusions des requêtes n° 2300270 et n° 2300270 de M. B sont rejetées pour le surplus.
Article 5 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 200 (mille deux cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète des Landes.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 25 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. de Saint-Exupéry de Castillon, président,
Mme Genty, première conseillère,
M. Diard, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2024.
Le rapporteur,
F. DIARDLe président,
F. DE SAINT-EXUPERY DE
CASTILLON
La greffière,
P. SANTERRE
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
Nos 2300145, 2300270
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026