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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2300241

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2300241

lundi 10 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2300241
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationCHAMBRE 1
Avocat requérantMOURA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 janvier 2023, Mme D A, épouse C, représentée par Me Moura, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 octobre 2022 par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français avec un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet des Hautes-Pyrénées de lui délivrer une carte de résident d'une durée de 10 ans avec la mention " citoyen de l'Union européenne " dans un délai d'un quarante-huit heures à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, à défaut d'enjoindre au préfet des Hautes-Pyrénées de procéder au réexamen de sa demande sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros à lui verser au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :

- la requête est recevable ;

- la décision a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle, dès lors notamment qu'elle n'indique pas qu'elle exerce une activité professionnelle depuis 2017, alors que le préfet avait connaissance de ces éléments ;

- elle méconnaît les dispositions des articles L. 234-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle exerçait une activité professionnelle depuis 2017 ; par ailleurs les conditions posées par l'article L. 233-1 du CESEDA ne sont pas cumulatives et le préfet ne pouvait exiger qu'elle apporte la preuve qu'elle dispose de ressources suffisantes de sorte qu'elle ne puisse constituer une charge pour le système d'assistance sociale ;

- elle méconnaît les dispositions de la circulaire n° INT/K/12/29 185/C du 28 novembre 2012 dès lors que la scolarisation de ses enfants depuis au moins trois années permet de la faire bénéficier de l'admission exceptionnelle au séjour ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que des stipulations de l'article 8 d la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'elle exerce une activité professionnelle et est mariée avec deux enfants nés sur le sol français ;

- elle est entachée d'une erreur de manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa vie personnelle ;

- en tout état de cause, le préfet peut user de son pouvoir discrétionnaire alors même que les conditions de délivrance de titre de séjour ne sont pas remplies.

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- l'illégalité de la décision portant refus d'admission au séjour entache d'illégalité l'obligation de quitter le territoire français.

S'agissant de la décision de départ volontaire :

- la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours est signée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- le préfet a commis une erreur d'appréciation dès lors que le délai de 30 jours est trop bref eu égard sa situation professionnelle ;

- l'illégalité de la décision portant refus d'admission au séjour et de la décision l'obligeant à quitter le territoire français entachent d'illégalité la décision du délai de départ volontaire.

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :

- l'illégalité des décisions de refus de titre de séjour, de la décision l'obligeant à quitter le territoire français et de la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours entachent d'illégalité la décision fixant le pays de renvoi.

Mme A, épouse C, a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 novembre 2022.

Par un courrier du 11 janvier 2014, le préfet des Hautes-Pyrénées a été mis en demeure de produire.

Par une ordonnance du 2 avril 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 6 mai 2024.

Par un courrier du 9 mai 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611- 7 du code de justice administrative de ce que le jugement est susceptible de se fonder sur un moyen relevé d'office tiré du non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 17 octobre 2022, en tant qu'il fait obligation à Mme A, épouse C, de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination, devenues sans objet.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Crassus.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D A, épouse C, ressortissante roumaine née le 13 aout 1989 a sollicité le 2 août 2021 la délivrance d'un titre de séjour en qualité de " citoyen de l'Union européenne " auprès du préfet des Hautes-Pyrénées. Par un arrêté du 17 octobre 2022, le préfet des Hautes-Pyrénées a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement. Par sa requête, Mme A, épouse C, demande au tribunal d'annuler cette dernière décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :

2. En premier lieu, par un arrêté du 30 septembre 2022, publié le 3 octobre 2022 au recueil des actes administratifs de la préfecture des Hautes-Pyrénées, le préfet de ce département a donné délégation à Mme Nathalie Guillot-Juin, secrétaire générale de la préfecture des Hautes-Pyrénées et signataire de l'arrêté attaqué, à l'effet de signer notamment toutes décisions prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / () ".

4. La décision par laquelle le préfet des Hautes-Pyrénées a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A épouse C vise les textes sur lesquels elle se fonde, notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les articles L. 233-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle indique que Mme A, épouse C, entrée sur le territoire français en 2015, n'exerçait pas une activité professionnelle pérenne puisqu'elle a cessé son activité d'auto entreteneuse de vente de fruits et légumes depuis 2018, elle n'établissait pas non plus disposer de ressources suffisantes de sorte qu'elle ne puisse être considérée comme une charge pour le système d'assurance sociale. La décision contestée indique par ailleurs que l'intéressée, n'établissait pas être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine puisqu'elle effectue des séjours réguliers en Roumanie. En outre elle a déjà fait l'objet d'une décision d'éloignement qui n'a pas été appliquée par elle. Ainsi, la décision par laquelle le préfet des Hautes-Pyrénées a refusé d'admettre Mme A, épouse C au séjour, comporte, avec une précision suffisante, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il résulte en outre des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que, lorsque l'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour avec laquelle elle se confond. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.

5. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Hautes-Pyrénées n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de Mme A, épouse C.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : / 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; / 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie () ". Aux termes de l'article R. 233-7 de ce code : " Les citoyens de l'Union européenne mentionnés au 1° de l'article L. 233-1 conservent leur droit au séjour en qualité de travailleur salarié ou de non-salarié dans les situations suivantes : / 1° Ils ont été frappés d'une incapacité de travail temporaire résultant d'une maladie ou d'un accident ; / 2° Ils se trouvent en chômage involontaire dûment constaté après avoir exercé leur activité professionnelle pendant plus d'un an et sont inscrits sur la liste des demandeurs d'emploi ; / 3° Ils entreprennent une formation professionnelle devant être en lien avec l'activité professionnelle antérieure à moins d'avoir été mis involontairement au chômage. / Ils conservent au même titre leur droit de séjour pendant six mois s'ils sont involontairement privés d'emploi dans les douze premiers mois qui suivent le début de leur activité professionnelle et sont inscrits sur la liste des demandeurs d'emploi ".

7. Il résulte de ces dispositions qu'un citoyen de l'Union européenne ne dispose du droit de se maintenir sur le territoire national pour une durée supérieure à trois mois que s'il remplit l'une des conditions, alternatives et non cumulatives, fixées par l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au nombre desquelles figure l'exercice d'une activité professionnelle en France.

8. Par ailleurs, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que la notion de travailleur, au sens du droit de l'Union européenne, doit être interprétée comme s'étendant à toute personne qui exerce des activités réelles et effectives, à l'exclusion d'activités tellement réduites qu'elles se présentent comme purement marginales et accessoires. La relation de travail est caractérisée par la circonstance qu'une personne accomplit pendant un certain temps, en faveur d'une autre et sous la direction de celle-ci, des prestations en contrepartie desquelles elle touche une rémunération. Ni la nature juridique particulière de la relation d'emploi au regard du droit national, ni la productivité plus ou moins élevée de l'intéressé, ni l'origine des ressources pour la rémunération, ni encore le niveau limité de cette dernière ne peuvent avoir de conséquences quelconques sur la qualité de travailleur.

9. Pour refuser de délivrer un titre de séjour à Mme A, épouse C, le préfet des Hautes-Pyrénées s'est fondé sur le fait qu'elle ne justifiait pas exercer d'activité professionnelle en France et qu'elle ne disposait pas de ressources suffisantes. Il ressort des pièces du dossier que Mme A épouse C, a créé une autoentreprise ayant pour activité la vente de fruits et légumes. S'il ressort des pièces du dossier que Mme A, épouse C, a déposé des déclarations de chiffres d'affaires au titre des deux premiers trimestres 2022 pour un chiffre d'affaires total de 2 800 euros, ces seuls éléments ne permettent pas d'établir qu'elle percevait effectivement, à la date de l'arrêté contesté, des ressources suffisantes pour subvenir aux besoins familiaux. Par ailleurs, le courrier du 25 mars 2022, par lequel le président de la maison départementale pour l'autonomie du département des Hautes-Pyrénées atteste que Mme A, épouse C, perçoit depuis le 1er août 2020 une prestation de compensation du handicap versée à titre de dédommagement de l'aidant familial dont le montant s'élève à 1 063,56 euros mensuel depuis le 1er janvier 2022. Par suite, il n'apparaît pas que Mme A, épouse C, puisse être regardée comme satisfaisant aux conditions du 2° de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".

11. Bien que Mme A, épouse C, faisait valoir qu'elle réside habituellement en France de depuis 2015, qu'elle y exerce une activité professionnelle et qu'elle est en mariée avec un ressortissant marocain et a eu deux enfants, la requérante, qui ne produit pas suffisamment d'éléments attestant de sa présence en France depuis 2015, n'établit ni même n'allègue être dépourvue de toute attache familiale ou personnelle en Roumanie. Par ailleurs, son époux, fait l'objet lui-même d'une mesure d'éloignement étant resté illégalement sur le territoire français depuis 2019. Dans ces conditions, le refus de séjour contesté ne peut être regardé comme portant à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a été pris. En lui opposant ce refus, le préfet des Hautes-Pyrénées n'a donc méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, le refus de séjour n'est pas davantage entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressée.

12. Par ailleurs, le requérant ne peut utilement se prévaloir des énonciations de la circulaire du 28 novembre 2012 du ministre de l'intérieur, et notamment de celles relatives à l'examen des demandes d'admission exceptionnelle au séjour des ressortissants étrangers en situation irrégulière, cette circulaire étant dépourvue de valeur réglementaire.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination et le délai de départ volontaire :

13. Il est constant que la décision du 17 octobre 2022 obligeant Mme A, épouse C, à quitter le territoire français et fixant le pays de destination n'ont pas servi de base légale à une décision d'assignation à résidence ou de placement en rétention de l'intéressée et n'ont reçu ainsi aucun commencement d'exécution. En édictant, le 6 décembre 2023, une nouvelle obligation de quitter le territoire français à l'encontre de Mme A, épouse C, le préfet des Hautes-Pyrénées doit être regardé comme ayant, implicitement mais nécessairement, abrogé les décisions d'obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination de Mme A, épouse C, et fixant le délai de départ volontaire prises le 17 octobre 2022 par la même autorité. Par suite, les conclusions de Mme A, épouse C, tendant à l'annulation de ces décisions ont été privées d'objet en cours d'instance. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A, épouse C, n'implique aucune mesure d'exécution. Il s'ensuit que ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

15. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que la somme dont la requérante demande le versement au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soit mise à la charge du préfet des Hautes-Pyrénées, qui n'a pas la qualité de partie perdante, dans la présente instance.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de Mme A, épouse C, à fin d'annulation des décisions du 17 octobre 2022 l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et fixant le délai de départ volontaire.

Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à Mme D A, épouse C, et au préfet des Hautes-Pyrénées.

Copie pour information en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 16 mai 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Sellès, présidente,

Mme Corthier, conseillère,

Mme Crassus, conseillère.

Rendue publique par mise à disposition au greffe le 10 juin 2024.

La rapporteure,

L. CRASSUS

La présidente,

M. SELLESLa greffière,

M. B

La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Pyrénées en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition :

La greffière,

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