LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2300321

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2300321

mercredi 19 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2300321
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationCHAMBRE 2
Avocat requérantVACARIE - DUVERNEUIL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête enregistrée sous le n° 2300321 le 1er février 2023 et un mémoire enregistré le 17 décembre 2023, M. B A, représenté par Me Sageloli, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 novembre 2022 par lequel le président du syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux l'a placé en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 11 octobre 2022 ;

2°) d'enjoindre au syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux et tout autre organisme public compétent à lui verser à titre rétroactif les droits à traitement, à l'avancement et à la retraite auxquels il pouvait prétendre pour la période concernée ;

3°) de mettre à la charge du syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- il a été pris à la suite d'une procédure irrégulière dès lors qu'aucune procédure de reclassement ne lui a été proposée préalablement à son placement en disponibilité, en méconnaissance de l'article L. 826-2 du code général de la fonction publique et de l'article 2 du décret du 30 septembre 1985 relatif au reclassement des fonctionnaires territoriaux reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions ;

- il méconnaît l'article 19 du décret du 13 janvier 1986 relatif aux positions de détachement, de disponibilité, de congé parental des fonctionnaires territoriaux et à l'intégration dès lors qu'il n'est pas justifié qu'il ne pouvait faire l'objet d'un reclassement ;

- il méconnaît l'article L. 514-4 du code général de la fonction publique et l'article 47 du décret du 16 septembre 1985 dès lors que la mise en disponibilité n'est pas justifiée par son état de santé, quand bien même son poste doit-il être adapté à son état de santé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 novembre 2023, le syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux, représenté par Me Duverneuil, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A, une somme de 2 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

II. Par une requête enregistrée sous le n° 2301752 le 30 juin 2023, et un mémoire, enregistré le 13 mars 2024, M. B A, représenté par Me Sageloli, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 7 avril 2023 par lequel le président du syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux l'a placé en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 11 avril 2023 ;

2°) d'enjoindre au syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux et tout autre organisme public compétent à lui verser à titre rétroactif les droits à traitement, à l'avancement et à la retraite auxquels il pouvait prétendre pour la période concernée ; d'enjoindre à ce même syndicat, sous réserve de la notification du présent jugement avant le 4 décembre 2023, date de son admission à la retraite, de procéder à sa réintégration dans un poste adapté à son état de santé équivalent au poste qu'il occupait précédemment ;

3°) de mettre à la charge du syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- il a été pris à la suite d'une procédure irrégulière dès lors qu'aucune procédure de reclassement ne lui a été proposée préalablement à son placement en disponibilité, en méconnaissance de l'article L. 826-2 du code général de la fonction publique et de l'article 2 du décret du 30 septembre 1985 relatif au reclassement des fonctionnaires territoriaux reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions ;

- il méconnaît l'article 19 du décret du 13 janvier 1986 relatif aux positions de détachement, de disponibilité, de congé parental des fonctionnaires territoriaux et à l'intégration dès lors qu'il n'est pas justifié qu'il ne pouvait faire l'objet d'un reclassement ;

- il méconnaît l' article L. 514-4 du code général de la fonction publique et l'article 47 du décret du 16 septembre 1985 dès lors que la mise en disponibilité n'est pas justifiée par son état de santé, quand bien même son poste doit-il être adapté à son état de santé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 février 2024, le syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux, représenté par Me Duverneuil, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A, une somme de 2 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code général de la fonction publique ;

- le décret n° 85-1054 du 30 septembre 1985 ;

- le décret n° 86-68 du 13 janvier 1986 ;

- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Genty,

- les conclusions de Mme Réaut, rapporteure publique,

- et les observations de Me Sageloli, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes n° 2300321 et n° 2301752 présentées par M. A concernent la situation d'un même agent, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.

2. M. A, adjoint technique territorial de 2ème classe, exerçait ses fonctions dans les services du syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères (SMECTOM) du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux. Par un arrêté du 15 septembre 2021, à la suite de son placement en disponibilité d'office pour raison de santé du 28 octobre 2018 au 27 avril 2021, le président du SMECTOM l'a réintégré rétroactivement à la date du 28 avril 2021 sans toutefois que l'intéressé ne reprenne effectivement ses fonctions, jusqu'au 11 octobre 2021 sur le poste d'agent polyvalent de propreté sur lequel le SMECTOM l'avait affecté. Placé en congé de maladie ordinaire à compter de cette dernière date jusqu'au 10 août 2022, le médecin agréé, à l'occasion de la visite de contrôle de la prolongation des congés de maladie au-delà de six mois consécutifs, l'a déclaré apte à ses fonctions sous réserve de lui attribuer un poste adapté à son état de santé. Par un courrier du 10 août 2022, le président du SMECTOM a informé M. A de ce qu'il devait se présenter le 1er septembre 2022 sur le poste d'agent d'entretien des locaux du personnel technique dont la fiche de poste avait été validée par le médecin du travail le 8 août 2022. L'intéressé a alors été admis à prolonger son congé de maladie ordinaire jusqu'au 10 octobre 2022. Par un arrêté du 17 novembre 2022, le président du SMECTOM a placé M. A en disponibilité d'office du 11 octobre 2022 au 10 avril 2023, puis, à la suite de l'avis favorable émis le 4 avril 2023 par le comité médical restreint, a prolongé ce placement par un arrêté du 7 avril 2023 pour la période du 11 avril au 3 décembre 2023. M. A demande l'annulation de ces arrêtés du 17 novembre 2022 et du 7 avril 2023.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 17 novembre 2022 :

3. En premier lieu, d'une part aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

4. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été placé en congé de maladie ordinaire au cours d'une période de douze mois consécutifs, soit du 11 octobre 2021 au 10 octobre 2022. Son placement en disponibilité d'office, par l'arrêté attaqué, en raison de l'expiration de ses droits statutaires à congé de maladie ordinaire, n'est pas au nombre de celles qui doivent être motivées en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de ce que cette décision est insuffisamment motivée est inopérant.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 826-2 du code général de la fonction publique : " Le fonctionnaire reconnu inapte à l'exercice de ses fonctions a droit à une période de préparation au reclassement, avec maintien du traitement, pendant une durée maximale d'un an. Cette période est assimilée à une période de service effectif. Par dérogation, le fonctionnaire à l'égard duquel une procédure tendant à reconnaître son inaptitude à l'exercice de ses fonctions a été engagée, a droit à la période de préparation au reclassement mentionnée au premier alinéa. ". Aux termes de l'article 2 du décret du 30 septembre 1985 relatif au reclassement des fonctionnaires territoriaux reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions : " Lorsque l'état de santé d'un fonctionnaire territorial, sans lui interdire d'exercer toute activité, ne lui permet pas de remplir les fonctions correspondant aux emplois de son grade, l'autorité territoriale ou le président du Centre national de la fonction publique territoriale ou le président du centre de gestion, après avis du conseil médical, propose à l'intéressé une période de préparation au reclassement en application de l'article L. 826-2 du code général de la fonction publique. L'agent est informé de son droit à une période de préparation au reclassement dès la réception de l'avis du conseil médical, par l'autorité territoriale dont il relève. ".

6. Il résulte des dispositions précitées que le bénéfice d'une période de préparation au reclassement est réservé aux seuls fonctionnaires dont l'état de santé, sans leur interdire d'exercer toute activité, ne leur permet pas de remplir les fonctions correspondant aux emplois de leur grade.

7. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A a été déclaré inapte à l'exercice des fonctions correspondant à son grade. Il ne remplissait dès lors pas les conditions d'octroi du bénéfice d'une période de préparation au reclassement prévue par les dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré de ce qu'il ne s'est pas vu proposer une période de préparation au reclassement préalablement à sa mise en disponibilité est inopérant.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article 19 du décret du 13 janvier 1986 relatif aux positions de détachement, hors cadres, de disponibilité, de congé parental des fonctionnaires territoriaux et à l'intégration : " La mise en disponibilité peut être prononcée d'office à l'expiration des droits statutaires à congés de maladie prévus au premier alinéa du 2°, au premier alinéa du 3° et au 4° de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 et s'il ne peut, dans l'immédiat, être procédé au reclassement du fonctionnaire dans les conditions prévues aux articles 81 à 86 de la loi du 26 janvier 1984. () "

9. Ainsi qu'il a été dit au point précédent, il n'est pas établi que M. A a été déclaré inapte à l'exercice des fonctions correspondant à son grade. Il ne réunissait donc pas les conditions pour pouvoir prétendre à un reclassement. Dès lors, le requérant ne peut utilement soutenir qu'il n'est pas démontré qu'il ne pouvait être procédé à son reclassement. Par suite, l'arrêté attaqué n'a pas été pris en méconnaissance des dispositions précitées de l'article 19 du décret du 13 janvier 1986.

10. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 514-4 du code général de la fonction publique : " La disponibilité d'un fonctionnaire est prononcée (), soit d'office au terme des congés pour raisons de santé prévus au chapitre II du titre II du livre VIII. () ".Aux termes de l'article 47 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " Le fonctionnaire ne pouvant, à l'expiration de la dernière période de congé de longue maladie ou de longue durée, reprendre son service est soit admis au bénéfice de la période de préparation au reclassement ou reclassé dans un autre emploi, en application du décret n° 84-1051 du 30 novembre 1984 pris en application de l'article 63 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat en vue de faciliter le reclassement des fonctionnaires de l'Etat reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions, soit mis en disponibilité, soit admis à la retraite après avis d'un conseil médical. () ".

11. A supposer que M. A ait entendu se prévaloir des dispositions précitées de l'article 47 du décret du 14 mars 1986, en non du décret du 16 septembre 1985 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires de l'Etat, à la mise à disposition, à l'intégration et à la cessation définitive de fonctions, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il a été placé en congé de longue maladie ou de longue durée. Par ailleurs, si le requérant soutient que son état de santé ne justifiait pas d'être placé en disponibilité dès lors qu'il était apte à travailler sur le poste de gardien de déchetterie qu'il avait occupé jusqu'en 2017, il est établi qu'après avoir été placé en congé de maladie ordinaire au cours d'une période de douze mois consécutifs jusqu'au 10 octobre 2022, il a produit à son employeur un certificat médical prolongeant son arrêt de travail jusqu'au 6 novembre 2022, signifiant ainsi que son état de santé ne lui permettait pas de reprendre son travail et lui imposait de rester en arrêt de travail. Ce motif a, en conséquence, justifié la saisine du comité médical qui s'est réuni le 8 novembre 2022 et a émis un avis favorable à la mise en disponibilité pour raison de santé de l'intéressé. Dans ces conditions, et dès lors que M. A avait épuisé ses droits à congé de maladie, en le plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé, le président du SMECTOM n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 514-4 du code général de la fonction publique.

En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 7 avril 2023 :

12. En premier lieu, aux termes de l'article 19 du décret du 13 janvier 1986 relatif aux positions de détachement, hors cadres, de disponibilité, de congé parental des fonctionnaires territoriaux et à l'intégration : " () La durée de la disponibilité prononcée en vertu du premier alinéa du présent article ne peut excéder une année. Elle peut être renouvelée deux fois pour une durée égale. Si le fonctionnaire n'a pu, durant cette période, bénéficier d'un reclassement, il est, à l'expiration de cette durée, soit réintégré dans son administration s'il est physiquement apte à reprendre ses fonctions dans les conditions prévues à l'article 26, soit, en cas d'inaptitude définitive à l'exercice des fonctions, admis à la retraite ou, s'il n'a pas droit à pension, licencié. / Toutefois, si, à l'expiration de la troisième année de disponibilité, le fonctionnaire est inapte à reprendre son service, mais s'il résulte d'un avis du conseil médical qu'il doit normalement pouvoir reprendre ses fonctions ou faire l'objet d'un reclassement avant l'expiration d'une nouvelle année, la disponibilité peut faire l'objet d'un troisième renouvellement. ". Aux termes de l'article 26 du même décret : " Sauf dans le cas où la période de mise en disponibilité n'excède pas trois mois, le fonctionnaire mis en disponibilité sur sa demande fait connaître à son administration d'origine sa décision de solliciter le renouvellement de la disponibilité ou de réintégrer son cadre d'emplois d'origine trois mois au moins avant l'expiration de la disponibilité. / Lorsque, conformément aux dispositions des articles 5 et 5 bis de la loi du 13 juillet 1983, l'exercice de certaines fonctions requiert des conditions de santé particulières, la réintégration est subordonnée à la vérification par un médecin agréé et, éventuellement, par le conseil médical compétent, de l'aptitude physique du fonctionnaire à l'exercice des fonctions afférentes à son grade. / Le fonctionnaire qui a formulé avant l'expiration de la période de mise en disponibilité une demande de réintégration est maintenu en disponibilité jusqu'à ce qu'un poste lui soit proposé dans les conditions prévues à l'article 97 de la loi du 26 janvier 1984 précitée. / Le fonctionnaire qui, à l'issue de sa disponibilité ou avant cette date, s'il sollicite sa réintégration anticipée, ne peut être réintégré pour cause d'inaptitude physique est soit reclassé dans les conditions prévues par la réglementation en vigueur, soit mis en disponibilité d'office dans les conditions prévues à l'article 19, soit, en cas d'inaptitude physique à l'exercice des fonctions, admis à la retraite ou, s'il n'a pas droit à pension, licencié. ".

13. Il résulte de la combinaison des articles 19 et 26 du décret du 13 janvier 1986 que seule la réintégration d'un fonctionnaire territorial dans son administration à l'issue d'une disponibilité prononcée d'office à l'expiration des droits statutaires à congés de maladie est un droit pour ce fonctionnaire dès lors qu'il est déclaré apte à l'exercice de ses fonctions. Dans ces conditions, seule la décision par laquelle l'autorité territoriale refuse la réintégration d'un fonctionnaire territorial au regard de la condition d'aptitude à l'exercice des fonctions et renouvelle cette disponibilité d'office est une décision qui refuse un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir, au sens de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, et doit être motivée en application de l'article L. 211-5 du même code.

14. Si l'arrêté attaqué renouvelle la mise en disponibilité d'office de M. A à la suite de l'avis du comité médical restreint du 4 avril 2023, favorable à cette prolongation, le requérant n'allègue ni n'établit avoir demandé sa réintégration de sorte que cette décision n'est pas au nombre de celles qui doivent être motivées en application des dispositions précitées des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

15. En second lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 826-2 du code général de la fonction publique et 2 du décret du 30 septembre 1985, de l'article 19 du décret du 13 janvier 1986, et des articles L. 514-4 du code général de la fonction publique et 47 du décret du 14 mars 1986 doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux développés aux points 7, 9 et 11.

16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation des arrêtés du président du SMECTOM du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux du 17 novembre 2022 et du 7 avril 2023 doivent être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

17. Le rejet des conclusions aux fins d'annulation des arrêtés du président du SMECTOM du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux du 17 novembre 2022 et du 7 avril 2023 n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction des requêtes de M. A doivent également être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

18. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. "

19. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. A doivent dès lors être rejetées. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de ce dernier une somme de 300 euros au titre des frais exposés par le SMECTOM du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes n° 2300321 et n° 2301752 de M. A sont rejetées.

Article 2 : M. A versera au syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux une somme de 300 (trois cents) euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères du plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux.

Délibéré après l'audience du 28 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. de Saint-Exupéry de Castillon, président,

Mme Genty, première conseillère,

Mme Dumez-Fauchille, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juin 2024.

La rapporteure,

F. GENTY

Le président,

F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLONLa greffière,

P. SANTERRE

La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Pyrénées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition :

La greffière,

Nos 2300321, 230175

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions