mercredi 22 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2300705 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | APPAULE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 et 21 mars 2023, M. D C E, représenté par Me Appaule, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 17 mars 2023 par lequel la préfète des Landes l'a obligé à quitter le territoire français sans lui accorder de délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et prononcé à son encontre une mesure d'interdiction de circuler sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée, s'agissant en particulier de sa situation personnelle en France compte tenu de la durée de sa présence ;
- la préfète des Landes a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant que sa présence et son comportement constituaient une menace à un intérêt fondamental de la société, dès lors que la décision est fondée sur la seule condamnation du 10 novembre 2022 ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales compte tenu des attaches personnelles et familiales dont il justifie sur le territoire ;
- elle méconnaît l'intérêt supérieur de ses trois enfants, tel que protégé par les stipulations de l'article 3-1 de la convention de New-York ;
En ce qui concerne le refus de lui accorder un délai de départ volontaire :
- la préfète a entaché sa décision d'une inexacte application des dispositions de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant qu'il y avait urgence à l'éloigner compte tenu de son comportement ;
En ce qui concerne la mesure d'interdiction de circuler sur le territoire français d'une durée de deux ans :
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des critères définis par l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'intérêt supérieur de ses trois enfants, tel que protégé par les stipulations de l'article 3-1 de la convention de New-York ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mars 2023, la préfète des Landes conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable car dépourvue de moyens et de conclusions ;
- les moyens soulevés par M. C E ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue le 21 mars 2023 à 14 h 30 en présence de Mme Caloone, greffière d'audience :
- le rapport de Mme F,
- et, en l'absence de Me Appaule, les observations de M. C E, présent, assisté de Mme A, interprète en langue portugaise, qui fait valoir qu'il a un contrat à durée indéterminée, qu'il paie ses impôts et participe au paiement du loyer de l'habitation de son ex compagne ; que les enfants vivent au domicile de leur mère ; qu'il a appelé sur le téléphone fixe du domicile de son ex compagne pour contacter ses enfants c'est ce motif qui a justifié la révocation partielle de son sursis probatoire ; que l'obligation de pointage de l'assignation à résidence rend difficile les déplacements nécessaires à l'exercice de son activité professionnelle.
La préfète des Landes n'étant pas représentée à l'audience.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C E, ressortissant portugais né le 12 septembre 1974 à Porto (Portugal) a été condamné le 10 novembre 2022 par le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan pour des faits de violences et de menaces de mort commis sur la personne de son épouse, à une peine de six mois d'emprisonnement assortie d'un sursis probatoire d'une durée de deux ans. Le juge d'application des peines près le tribunal judiciaire de Mont-de-Marsan a, par une ordonnance du 15 mars 2023, révoqué à hauteur de 15 jours le sursis prononcé, pour non-respect par l'intéressé de l'interdiction d'entrer en contact avec la victime. Ecroué le 2 mars 2023 par ordonnance d'incarcération provisoire du juge d'application des peines, M. C E a été libéré le 17 mars 2023. Par un arrêté du même jour, la préfète des Landes l'a obligé à quitter sans délai le territoire français à destination de son pays d'origine et a prononcé à son encontre une mesure d'interdiction de circuler sur le territoire français d'une durée de deux ans. Placé en rétention administrative pour l'exécution de cette mesure d'éloignement, il a été mis fin à sa rétention par le juge des libertés et de la détention qui l'a assigné à résidence par une ordonnance du 18 mars 2023. Par la présente requête M. C E demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 17 mars 2023 de la préfète des Landes.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ". Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de M. C E au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
3. Aux terme de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : / () 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société () L'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à leur situation, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine. ".
4. En premier lieu, la décision attaquée vise les dispositions du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui la fondent et indique, d'une part, que M. C E, de nationalité portugaise, a été condamné par le tribunal correctionnel de Mont de Marsan pour des faits de violence et de menaces de mort, commis sur son épouse, qui révèlent compte tenu de leur gravité de leur caractère réitéré, une menace réelle, actuelle et grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société française. L'arrêté mentionne qu'il est le père de trois enfants de nationalité portugaise, âgés de 7, 9 et 16 ans et qu'il exerçait avant son incarcération la profession de maçon. Par suite, la décision attaquée satisfait à l'exigence de motivation prescrite par les dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
5. En deuxième lieu, il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité administrative d'un Etat membre qui envisage de prendre une mesure d'éloignement et d'interdiction de circulation sur le territoire français à l'encontre d'un ressortissant d'un autre Etat membre de ne pas se fonder sur la seule existence d'une infraction à la loi, mais d'examiner, d'après l'ensemble des circonstances de l'affaire, si la présence de l'intéressé sur le territoire français est de nature à constituer une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société française. L'ensemble de ces conditions doivent être appréciées en fonction de la situation individuelle de la personne, notamment de la durée de son séjour en France, de sa situation familiale et économique ainsi que de son intégration.
6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. C E a été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans pour des faits de violence sans incapacité et de menace de mort réitérée, par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par une pacte civil de solidarité, commis du 1er janvier 2021 au 15 juillet 2022, et de violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité commis le 16 juillet 2022, par le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan le 10 novembre 2022. Compte de la nature et de la gravité des faits ainsi commis, qui étaient récents à la date de la décision attaquée, et de la circonstance que le sursis probatoire a été partiellement révoqué, à hauteur de 15 jours par le juge d'application des peines, le 15 mars 2023, au motif que M. C E n'a pas respecté l'interdiction qui lui était faite d'entrer en contact avec la victime, la préfète des Landes a pu légalement estimer que le comportement de l'intéressé constitue une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société au sens des dispositions du 2° de l'article L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, et en dépit de la durée alléguée de la présence en France de M. C E, dont la continuité n'est au demeurant pas établie, le moyen tiré de l'inexacte application de ces dispositions doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
8. M. C E se prévaut de la présence et de la scolarisation en France de ses trois enfants mineurs, de nationalité portugaise et de son intégration professionnelle sur le territoire. Toutefois et d'une part, l'intéressé qui indique que les enfants résident au domicile de leur mère, n'apporte aucun élément, ni aucune précision sur les relations qu'il entretient avec eux, et qui rendrait sa présence indispensable, et ce compte tenu, au surplus de son comportement à l'égard de son épouse, dont il est désormais séparé de corps. D'autre part, l'intéressé, qui en dépit d'une présence alléguée de plus de 10 années en France, n'en maîtrise pas la langue, ne démontre pas une insertion notable dans la société française, et ce quand bien même il allègue être titulaire d'un contrat à durée indéterminé depuis 2018. Dans ces conditions, et alors que M. C E a vécu dans son pays d'origine jusqu'à l'âge de 37 ans, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en l'obligeant à quitter le territoire français, la préfète des Landes aurait porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard du but poursuivi. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
10. Si M. C E se prévaut, ainsi qu'il vient d'être dit de la présence en France de ses trois enfants mineurs de nationalité portugaise, il ne démontre pas, pour les motifs exposés au point 7, que sa présence en France serait indispensable au regard de l'intensité des relations qu'il entretient avec eux et au regard de son comportement à l'égard de leur mère. Dans ces conditions, et alors au surplus que compte tenu de leur nationalité portugaise, rien ne ferait obstacle à ce qu'ils poursuivre leur vie familiale et leur scolarité au Portugal, la mesure d'éloignement en litige ne porte pas, dans les circonstances de l'espèce, une atteinte à l'intérêt supérieur des enfants de M. C E et le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention de New-York sera écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
11. Aux termes de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l'obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire d'un mois à compter de la notification de la décision. L'autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu'en cas d'urgence et ne peut l'allonger qu'à titre exceptionnel. ".
12. La notion d'urgence prévue par les dispositions de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être interprétée à la lumière des objectifs de la directive 2004/38/CE du 29 avril 2004. Aussi, il résulte de la combinaison de ces dispositions que l'urgence à éloigner sans délai de départ volontaire un citoyen de l'Union européenne ou un membre de sa famille doit être appréciée par l'autorité préfectorale, au regard du but poursuivi par l'éloignement de l'intéressé et des éléments qui caractérisent sa situation personnelle, sous l'entier contrôle du juge de l'excès de pouvoir.
13. Si M. C E soutient que les faits isolés de violence et de menace de mort sur conjoint pour lesquels il a été condamné ne constituent pas un cas d'urgence au sens des dispositions précités de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ressort toutefois des pièces du dossier qu'alors que M. C E a enfreint son obligation de ne pas entrer en contact avec son épouse, ce qui a justifié une révocation partielle de son sursis probatoire, le risque de récidive ne peut être exclu, de sorte que compte tenu du caractère récent et de la gravité des faits commis par l'intéressé, la préfète des Landes doit être regardée comme justifiant de la condition d'urgence, au sens des dispositions précitées du second alinéa de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour ne pas lui accorder un délai de départ volontaire. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de deux ans :
14. Aux termes de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans. ". Aux termes de l'article L. 251-6 du même code : " Le sixième alinéa de l'article L 251-1 et les articles L. 251-3, L. 251-7 et L. 261-1 sont applicables à l'interdiction de circulation sur le territoire français. ". En vertu du sixième alinéa de l'article L. 251-1, l'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à la situation des citoyens de l'Union européenne, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine.
15. En premier lieu, compte tenu des circonstances qui ont été analysées aux points 8 et 10 du présent jugement, la préfète des Landes n'a pas commis d'erreur d'appréciation en fixant à deux ans la durée de l'interdiction de circulation sur le territoire français prononcée à l'encontre du requérant.
16. En second lieu, et pour les motifs exposés au point 10, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en prononçant à l'encontre de M. C E une mesure d'interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de deux ans, la préfète des Landes a méconnu l'intérêt supérieur des enfants de l'intéressé, tel que protégé par les stipulations de l'article 3-1 de la convention de New-York.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. C E doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas dans la présente instance la qualité de partie perdante, la somme dont M. C E demande le versement à son conseil sur le fondement combiné de ces dispositions et de celles de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. C E est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. C E est rejetée.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. D C E et à préfète des Landes.
Copie pour information en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mers.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 mars 2023.
La présidente,
Signé : V. QUEMENERLa greffière,
Signé : M. B
La République mande et ordonne à la préfète des Landes, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026