lundi 16 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2300734 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL SAGARDOYTHO-MARCO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire en production de pièces et un mémoire, enregistrés le 20 mars 2023, le 23 mars 2023 et le 29 septembre 2023, la société civile immobilière Le domaine de Lulli-RDL, représentée par Me Antoniolli, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 septembre 2022 par lequel le maire de Bagnères-de-Bigorre a délivré à la société Lonoem un permis d'aménager en vue de l'aménagement d'un lotissement mixte, ensemble la décision du 20 janvier 2023 par laquelle cette même autorité a rejeté son recours gracieux formé contre cet arrêté ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Bagnères-de-Bigorre une somme de
3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense et des mémoires en production de pièces, enregistrés le 3 août 2023, le 4 août 2023 et le 15 août 2023, la commune de Bagnères-en-Bigorre, représentée par Me Cariou-Martin, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société requérante une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 août 2023, le 29 septembre 2023, le 11 octobre 2023 et le 7 octobre 2024, la société par actions simplifiée Lonoem, représentée par
Me Sagardoytho, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société requérante une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une intervention, enregistrée le 2 octobre 2023, M. et Mme A B demandent qu'il soit fait droit aux conclusions aux fins d'annulation de la requête.
Par une intervention, enregistrée le 25 octobre 2023, l'association La voix verte des quartiers demande qu'il soit fait droit aux conclusions aux fins d'annulation de la requête et à ce que soit mise à la charge de la commune de Bagnères-en-Bigorre une somme de 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 4 novembre 2024, la société civile immobilière Le domaine de Lulli-RDL conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions aux fins d'annulation et au rejet des conclusions présentées par la commune de Bagnères-de-Bigorre et par la société Lonoem.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Par arrêté du 29 septembre 2022, le maire de Bagnères-de-Bigorre a délivré à la société Lonoem un permis d'aménager en vue de l'aménagement d'un lotissement mixte. Par décision du 20 janvier 2023, cette même autorité a rejeté le recours gracieux formé par la société civile immobilière Le domaine de Lulli-RDL contre cet arrêté. Cette société demande l'annulation de l'arrêté du 29 septembre 2022 et de la décision du 20 janvier 2023.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les interventions :
S'agissant de l'intervention de M. et Mme B :
3. M. et Mme B ne justifient pas, contrairement à ce qu'ils soutiennent, être voisins immédiats du terrain d'assiette du projet autorisé par l'arrêté attaqué. Ils n'ont donc pas intérêt à l'annulation de cette décision. Ainsi, leur intervention n'est pas recevable.
S'agissant de l'intervention de l'association La voix verte des quartiers :
4. Il ressort des pièces du dossier que l'association La voix verte des quartiers a pour objet " la protection de la nature, de l'environnement et du cadre de vie dans les quartiers de Bagnères-de-Bigorre et plus largement de la Haute-Bigorre. Dans ce cadre et dans la perspective humaniste d'un développement supportable et acceptable, elle fédère des personnes morales et physiques ayant donc pour objectifs : () de défendre un aménagement du territoire et un urbanisme économes, harmonieux et équilibrés. () ". Eu égard à cet objet, cette association a intérêt à l'annulation de l'arrêté attaqué. Ainsi, son intervention est recevable.
En ce qui concerne l'exception de non-lieu statuer :
5. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 10 septembre 2024, le maire de Bagnères-de-Bigorre a retiré en cours d'instance l'arrêté attaqué à la demande du pétitionnaire. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation de la requête de la société civile immobilière Le domaine de Lulli-RDL sont devenues sans objet.
Sur les frais liés à l'instance :
6. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
7. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par les parties à l'instance sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n'y a pas lieu non plus de faire droit aux mêmes conclusions présentées par l'association La voix verte des quartiers qui n'est pas partie à l'instance.
O R D O N N E :
Article 1er : L'intervention de M. et Mme B n'est pas admise.
Article 2 : L'intervention de l'association La voix verte des quartiers est admise.
Article 3 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la requête de la société civile immobilière Le domaine de Lulli-RDL.
Article 4 : Les conclusions de la requête de la société civile immobilière Le domaine de Lulli-RDL sont rejetées pour le surplus.
Article 5 : Les conclusions de la commune de Bagnères-de-Bigorre, de la société Lonoem et de l'association La voix verte des quartiers, présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à la société civile immobilière Le domaine de Lulli-RDL, à la société par actions simplifiée Lonoem, à la commune de Bagnères-de-Bigorre, à l'association La voix verte des quartiers et à M. et Mme A B.
Fait à Pau, le 16 décembre 2024.
Le président de la 2ème chambre,
F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLON
La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Pyrénées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
La greffière,
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606980
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Norvège, responsable de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, le préfet ayant visé le règlement et indiqué que Mme B... détenait un visa norvégien périmé depuis moins de six mois. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, incluant sa vulnérabilité, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606981
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant libyen, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant l'accueil au seul motif que M. C... avait présenté une demande de réexamen, et que le requérant n'avait pas démontré que sa vulnérabilité ou la dignité humaine avaient été méconnues. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-15, et la directive 2013/33/UE.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606983
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante burkinabée, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Belgique pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, en application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 3 du règlement (UE) n°604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le visa délivré par les autorités belges.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606985
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant érythréen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Suisse, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel, ainsi que l'existence de défaillances systémiques en Suisse. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle de l'intéressé ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
01/06/2026