vendredi 28 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2301232 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | JUGE UNIQUE 2 |
| Avocat requérant | TRITSCHLER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 mai et 17 octobre 2023, M. C, représenté par Me Tritschler, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 21 septembre 2016, 7 février 2017, 16 février 2017, 15 mars 2017, 27 août 2017, 2 septembre 2017, 7 novembre 2018, 12 novembre 2019, 20 avril 2022 et 22 avril 2022 ;
2°) d'annuler la décision référencée " 48 SI " du 22 février 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a prononcé l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nuls ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer son permis de conduire et de reconstituer son capital de points, dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions lui retirant des points ne lui ont pas été notifiées ;
- la réalité des infractions, contestées auprès d'officier du ministère public et ayant donné lieu au classement sans suite ou renvoi devant le tribunal, n'est pas établie ;
- pour chacune des décisions de retrait de points, il n'a pas été destinataire des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- la décision prononçant l'invalidation de permis de conduire est illégale dès lors que le solde de points de permis de conduire ne pouvait, à la date de la décision, être regardé comme nul.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er septembre 2023, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Le président a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B été entendu au cours de l'audience publique, tenue le 25 février 2025 à 14 heures 30 en présence de Mme Strzalkowska, greffière d'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision référencée " 48 SI " en date du 22 février 2023, le ministre de l'intérieur a notifié à M. C l'ensemble des retraits de points successivement opérés à la suite de treize infractions relevées à son encontre et a prononcé l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Par la présente requête, M. C demande l'annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 21 septembre 2016, 7 février 2017, 16 février 2017, 15 mars 2017, 27 août 2017, 2 septembre 2017, 7 novembre 2018, 12 novembre 2019, 20 avril 2022 et 22 avril 2022, et par voie de conséquence, de la décision prononçant l'invalidation de son permis de conduire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points successifs :
2. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé du retrait de points qu'il est susceptible d'encourir, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. Ces mentions figurent sur le formulaire qui lui est communiqué. / Le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple quand il est effectif ".
3. Les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévue par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route, sont sans influence sur la régularité de la procédure suivie et partant la légalité de ces retraits. Cette procédure a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont il dispose pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. La circonstance que l'administration ne soit pas en mesure d'apporter la preuve que la notification des retraits successifs, effectuée par lettre simple, a bien été reçue par son destinataire, ne saurait lui interdire de constater que le permis a perdu sa validité, dès lors que, dans la décision procédant au retrait des derniers points, elle récapitule les retraits antérieurs et les rend ainsi opposables au conducteur, qui demeure recevable à exciper de l'illégalité de chacun de ces retraits. Le moyen doit dès lors être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne la réalité de l'infraction commise le 7 novembre 2018 :
4. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " () la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive ". Aux termes de l'article 529-1 du code de procédure pénale : " Le montant de l'amende forfaitaire peut être acquitté soit entre les mains de l'agent verbalisateur au moment de la constatation de l'infraction, soit auprès du service indiqué dans l'avis de contravention dans les quarante-cinq jours qui suivent la constatation de l'infraction ou, si cet avis est ultérieurement envoyé à l'intéressé, dans les quarante-cinq jours qui suivent cet envoi. ". Aux termes du premier alinéa de l'article 529-2 du même code : " Dans le délai prévu par l'article précédent, le contrevenant doit s'acquitter du montant de l'amende forfaitaire, à moins qu'il ne formule dans le même délai une requête tendant à son exonération auprès du service indiqué dans l'avis de contravention. Dans les cas prévus par l'article 529-10 et 529-12, cette requête doit être accompagnée de l'un des documents exigés par cet article. Cette requête est transmise au ministère public () ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article 530 du code de procédure pénale : " () Dans les trente jours de l'envoi de l'avis invitant le contrevenant à payer l'amende forfaitaire majorée, l'intéressé peut former auprès du ministère public une réclamation motivée qui a pour effet d'annuler le titre exécutoire en ce qui concerne l'amende contestée. ".
5. Le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.
6. Il résulte de l'instruction que, s'agissant de l'infraction constatée le 7 novembre 2018, M. C a fait l'objet d'une ordonnance pénale prononcée le 31 mai 2019 par le Tribunal de grande instance d'Auch, portant sur le paiement d'une amende de trois cents euros et sur la suspension de son permis de conduire pour une durée de trois mois, en raison d'un excès de vitesse d'au moins 50 km/heure par le conducteur d'un véhicule à moteur. L'intéressé n'établit pas avoir contesté cette ordonnance, qui est donc devenue définitive. Dans ces conditions, le ministre de l'intérieur doit être regardé comme apportant la preuve de ce que les informations requises ont été délivrées au contrevenant s'agissant de cette infraction.
En ce qui concerne l'information préalable :
7. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 et L. 225-9 ". L'article R. 223-3 du même code prévoit : " I. - Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. II. - Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9. III. Lorsque le ministre de l'intérieur constate que la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie dans les conditions prévues par le quatrième alinéa de l'article L. 223-1, il réduit en conséquence le nombre de points affecté au permis de conduire de l'auteur de cette infraction ".
8. La délivrance au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à un retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.
S'agissant de l'infraction commise le 21 septembre 2016
9. Il ressort des mentions du relevé d'information intégral relatif à la situation du permis de conduire de M. C que l'infraction relevée à son encontre le 21 septembre 2016 a été verbalisée au moyen d'un procès-verbal dématérialisé, ainsi que le prouve la mention " PVE " et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.
10. Il résulte de l'article R. 49 du code de procédure pénale que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire peut être dressé au moyen d'un appareil électronique sécurisé, qui permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal, d'une part, la signature de l'agent verbalisateur, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En outre, il ressort des dispositions des articles R. 49-1, A. 37-10 et A. 37-11 du même code que lorsqu'une infraction a donné lieu à l'établissement d'un procès-verbal électronique, l'avis de contravention est envoyé au domicile du contrevenant ou à celui du titulaire du certificat d'immatriculation.
11. Il résulte de l'instruction, que l'infraction commise le 21 septembre 2016 a donné lieu à l'établissement d'un procès-verbal électronique signé par le requérant, lequel comporte les informations exigées par l'articles L.223-3 du code de la route. Cette production est suffisante pour attester de la délivrance des informations préalables. Dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve qu'elle a satisfait, s'agissant de cette infraction à l'obligation d'information prescrite à l'article L. 223-3 du code de la route.
S'agissant de l'infraction commise le 12 novembre 2019
12. Lorsqu'une contravention soumise à la procédure de l'amende forfaitaire est constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, il est adressé au contrevenant un avis de contravention, qui comporte une information suffisante au regard des exigences des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, une notice de paiement qui comprend une carte de paiement et un formulaire de requête en exonération. Dès lors, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un appareil électronique sécurisé et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé, à une date postérieure à celle de l'infraction, l'amende forfaitaire correspondant à celle-ci, a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.
13. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral relatif à la situation du permis de conduire de M. C, que l'infraction relevée le 12 novembre 2019 a été constatée par un procès-verbal électronique et a donné lieu au paiement d'une amende forfaitaire. Si l'administration ne produit ni le procès-verbal électronique, ni l'attestation de paiement établie par le comptable public, l'indication du paiement de l'amende forfaitaire sur le relevé intégral du requérant, formalisé pour cette infraction par la mention " AF amende forfaitaire ", suffit à établir que l'intéressé a nécessairement été mis en possession d'un avis de contravention et d'une carte de paiement, dont la détention est indispensable pour payer l'amende forfaitaire. Dans ces conditions, et alors que M. C ne démontre pas que l'avis de contravention qui lui a été envoyé serait inexact ou incomplet au regard des dispositions précitées des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le ministre doit être regardé comme apportant la preuve que les informations pertinentes lui ont été délivrées. Dès lors, le moyen tiré du défaut d'information préalable ne peut être qu'écarté.
S'agissant des infractions commises les 7 février 2017, 16 février 2017, 15 mars 2017, 27 août 2017, 2 septembre 2017, et 7 novembre 2018
14. Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
15. Il résulte des mentions du relevé intégral d'information relatif à la situation du permis de conduire de M. C, que les infractions commises les 7 février 2017, 16 février 2017, 15 mars 2017, 27 août 2017, 2 septembre 2017, et 7 novembre 2018 ont été constatées par l'intermédiaire d'un radar automatique, ainsi que le prouve la mention " tribunal d'instance ou de police de contrôle automatisé ". Chacune de ces infractions a donné lieu au paiement d'une amende forfaitaire. Le requérant ayant ainsi nécessairement reçu, pour chacune de ces infractions, un avis de contravention, qui contient les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, et dès lors qu'il n'établit pas, ni même n'allègue, que ces avis étaient inexacts ou incomplets, il n'est pas fondé à soutenir que les décisions lui ayant retiré douze points sur le capital de son permis de conduire à la suite de chacune de ces infractions, seraient intervenues à la suite d'une procédure irrégulière.
S'agissant des infractions commises les 20 avril 2022 et 22 avril 2022
16. Le paiement par le contrevenant de l'amende forfaitaire majorée prévue par le second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale implique nécessairement qu'il a préalablement reçu l'avis d'amende forfaitaire majorée. En vertu de l'article A. 37-28 du code de procédure pénale, le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration est revêtu des mentions qui permettent au contrevenant de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende, il sera procédé au retrait de points et qui portent à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Ainsi, le paiement de l'amende forfaitaire majorée suffit à établir que l'administration s'est acquittée envers le titulaire du permis de son obligation d'information, à moins soit que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre que cet avis était inexact ou incomplet, soit qu'il démontre que le paiement est intervenu par la voie du recouvrement forcé, auquel cas la réception d'un avis d'amende forfaitaire majorée ne peut être regardée comme établie.
17. Il résulte de l'instruction que les infractions relevées à l'encontre de M. C les 20 et 22 avril 2022 ont été constatées au moyen d'un radar automatique et ont toutes deux donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. Il ressort des pièces du dossier que les plis recommandés contenant les avis d'amende forfaitaire majorée correspondant à ces infractions ont été expédiés à l'adresse de M. C, 126 bis avenue de l'Adour (Anglet), qui en a été avisé le 4 novembre 2022. Les enveloppes contenant les plis en cause ont été revêtues d'une étiquette sur laquelle a été cochée la mention " pli avisé et non réclamé ", correspondant au motif de non-distribution des plis à M. C. Celui-ci est donc réputé avoir reçu les avis d'amende forfaitaire majorée en cause, dont le formulaire reprend l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, le moyen tiré d'un défaut d'information doit être écarté.
En ce qui concerne le nombre de points affecté au permis de conduire de M. C à la date de la décision référencée " 48 SI " :
18. M. C soutient qu'à la date de la décision attaquée, le solde de points attaché à son permis de conduire n'était pas nul. Toutefois, il résulte de l'instruction et notamment du relevé d'information intégral relatif au permis de l'intéressé que la reconstitution d'un capital de douze points à partir duquel un décompte peut être opéré a été établie, en dernier lieu, le 25 février 2017. Il résulte de l'examen de ce relevé d'information intégral dans sa version éditée le 1er septembre 2023, produite en défense par le ministre de l'intérieur, que le nombre total de points retiré à l'intéressé à la date de la décision en litige s'établit à douze tandis que celui des points restitués s'établit à douze. Il en résulte que le capital de points du permis de M. C était nul à la date de la décision attaquée, de sorte qu'il n'est pas fondé à demander son annulation.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation des décisions portant retrait de points consécutives aux infractions des 21 septembre 2016, 7 février 2017, 16 février 2017, 15 mars 2017, 27 août 2017, 2 septembre 2017, 7 novembre 2018, 12 novembre 2019, 20 avril 2022 et 22 avril 2022 doivent être rejetées. En conséquence, M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision référencée " 48 SI " du ministre de l'intérieur en date du 22 février 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
20. Le présent jugement qui rejette les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. C n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Il s'ensuit que ses conclusions aux fins d'injonction ne peuvent également qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
21. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas dans la présente instance, la qualité de partie perdante, la somme dont M. C demande le versement au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 février 2025.
Le président,
J.-C. BLa greffière,
A STRZALKOWSKA La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026