LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2301266

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2301266

jeudi 1 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2301266
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSELARL CABINET CAMBOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 mai 2023, et des mémoires enregistrés les 16 et 31 mai 2023, M. D B, représenté par Me Lopes, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 2 août 2022 par lequel le maire de la commune de Boucau a délivré à la société Promobat un permis l'autorisant à démolir un magasin existant et à construire un bâtiment comportant 46 logements collectifs, sur les parcelles cadastrées section BM 0051 et 0052, situées 10 rue Jean Moulin, et de la décision expresse de rejet opposée au recours gracieux formé à son encontre ;

2°) de mettre à la charge de la partie succombante une somme de 2 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- sa requête est recevable, dès lors que ses recours (gracieux et contentieux) ont fait l'objet des notifications prévues par les dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, alors au demeurant, en cas de doute sur ce point, que la société Promobat ne justifie pas de la régularité de l'affichage du permis ; en outre, la requête au fond a été présentée dans les délais mentionnés à l'article R. 600-2 du même code ; enfin, en sa qualité de voisin immédiat du projet, sa maison se situant au dos du magasin actuellement situé sur le terrain d'assiette du projet, il justifie d'un intérêt à agir : le magasin actuel est d'une hauteur limitée à un niveau, alors que le bâtiment projeté en prévoit trois, ce qui entrainera une perte importante d'ensoleillement tandis que des logements en (R+2) situés en façade Est, comportant des ouvertures et balcons, auront une vue directe sur son bien ; les travaux de décaissement prévus, pour créer un parking souterrain, à proximité de la limite séparative, risquent également de déstabiliser les sols, et le trafic induit par l'occupation des 46 logements prévus impliquera des nuisances sonores et visuelles ; le requérant n'a eu connaissance de ce projet que plusieurs mois après l'acquisition de son bien ;

- la condition d'urgence est réunie dès lors que l'urgence est présumée, en vertu de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, et qu'un mémoire en défense a été produit par le titulaire du permis, dans la requête au fond, concluant au rejet de ce recours ;

- un doute sérieux quant à la légalité de ce permis existe :

* le dossier de demande de permis est incomplet et méconnait les exigences des articles R. 431- 8 et R. 431-10 du code de l'urbanisme : les plans de coupe joints ne font pas apparaître l'implantation des constructions projetées par rapport au profil du terrain, alors que d'importants travaux d'affouillement sont prévus, et les éléments de la demande ne permettent pas d'apprécier l'implantation et la composition du projet par rapport aux constructions et paysages avoisinants, aucune photographie ou document n'étant en particulier produits pour le côté Est du projet où se situent les maisons les plus proches ;

* le projet méconnait également les dispositions de l'article R. 431-24 du code de l'urbanisme, imposant de produire un plan de division, dès lors qu'il porte sur l'édification de deux bâtiments, l'un à destination de logements privés, l'autre de logements sociaux, artificiellement reliés afin d'échapper à ces dispositions ;

* par ailleurs, le projet méconnaît des articles du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune, à savoir :

- les dispositions des articles UC 6 et UC 11 de ce règlement dès lors que le bâtiment, dans sa partie située en façade ouest, en tenant compte des balcons, se situe à moins de 5 mètres de l'alignement de la voie publique (UC 6.1), sans que l'exception prévue à l'article UC 11 ne puisse s'appliquer ;

- les dispositions de l'article UC 7 du même règlement, les façades Sud et Est du projet ne respectant pas les règles de prospect ;

- celles de l'article UC 9 imposant un coefficient d'emprise au sol de 0,45 pour les unités foncières de plus de 2 000 m2, dès lors que pour le terrain de 4 084 m2, si l'emprise mentionnée dans la demande est de 1 695 m2 (41,50 %), les balcons et débords de toiture ont été illégalement exclus, ainsi que la rampe d'accès au parking de sorte qu'en réalité, l'emprise dépasse largement les 1 838 m2 autorisés ;

- celles également de l'article UC 10 dès lors que ni la côte NGF du terrain naturel avant travaux, ni cette côte en tout point haut de la construction ne sont indiquées ; en réalité la construction autorisée s'élève à 6, 50 m et le service instructeur n'a pas été mis à même de vérifier la hauteur du projet " en tous points " ;

- le projet méconnait, en outre, les dispositions de l'article UC 11 du règlement du PLU et celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, le projet ne s'insérant pas dans l'harmonie morphologique et architecturale du secteur dans lequel il s'insère, composé de pavillons en (R+1), tandis qu'en prévoyant des affouillements trop importants, il méconnaît les dispositions du 2ème alinéa de l'article UC 11 ;

- il méconnait, enfin, les dispositions de l'article UC 13 et ne respecte pas le zonage d'assainissement pluvial de la CAPB ;

* le maire, par ailleurs, s'est contenté de reprendre l'avis de la CAPB et n'a aucunement apprécié l'imperméabilisation du terrain par le projet, entachant ainsi son arrêté d'incompétence négative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mai 2023, la société Promobat, représentée par Me Rousseau, conclut au rejet de la demande et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge du requérant, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- le requérant ne justifie pas de son intérêt à agir contre ce permis, ce dernier n'apportant aucun élément à l'appui de ces allégations relatives aux atteintes portées aux conditions de jouissance de son bien, alors que le bâtiment projeté s'éloigne de la limite séparative avec la propriété de M. B, par rapport à la position actuelle du magasin existant, et que l'environnement immédiat du bien du requérant sera, en réalité, amélioré par rapport à l'existant ; en outre, les " velux " en toiture prévus en façade Est ne peuvent sérieusement être regardés comme créant une vue sur la maison du requérant ;

- la requête au fond, en outre, n'a pas été notifiée au titulaire du permis, et le recours gracieux n'a pas été davantage notifié régulièrement ;

- par ailleurs, les conditions posées à l'article R. 521-1 du code de justice administrative ne sont pas réunies : la société titulaire du permis attend l'issue des recours formés pour acheter le terrain d'assiette, de sorte qu'aucune urgence ne peut être retenue et aucun des moyens soulevés n'est susceptible de créer un doute sérieux sur la légalité du permis en litige.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 25 mai 2023 et le 31 mai 2023, la commune de Boucau, représentée par Me Cambot, conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, à son rejet au fond, et demande qu'il soit mis à la charge du requérant une somme de 2 000 euros, en application des dispositions de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.

La commune fait valoir que :

- à titre principal, le requérant ne justifie pas, même en sa qualité de voisin immédiat du projet, d'un intérêt à agir contre ce permis de construire, une végétation importante séparant sa parcelle du terrain d'assiette du projet, tandis que ni l'accès à la maison du requérant ni les conditions d'occupation de son bien ne seront impactés par le projet, sa maison se situant au dos du bâtiment projeté ;

- à titre subsidiaire, la condition d'urgence ne peut être considérée comme remplie dès lors que l'intérêt public s'attache à la réalisation de ce projet qui comprend la création de 28 logements sociaux, et répond aux objectifs fixés en la matière, à la commune de Boucau, par le plan local de l'habitat (PLH) Pays Basque applicable ; en outre, aucun des moyens soulevés n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du permis de construire en litige.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 11 décembre 2022, sous le n° 2202794 par laquelle le requérant demande l'annulation du permis de construire en litige et de la décision rejetant le recours formé à son encontre.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 1er juin 2023 à 10h30, en présence de Mme Caloone, greffière d'audience :

- le rapport de Mme A ;

- les observations de Me Lopes, pour le requérant, absent, qui maintient l'ensemble de ses conclusions et moyens, et précise que les fins de non-recevoir doivent être écartées, le recours gracieux formé contre le permis en litige ayant été adressé aux interlocuteurs du groupe C avec lesquels M. B s'était entretenu, la société Promobat a d'ailleurs chargé ce groupe de la défense ses intérêts, tandis que M. C est le représentant légal de ces deux sociétés ; en ce qui concerne l'urgence, la commune n'est pas en situation de carence, au sens du code de la construction et de l'habitation ; en ce qui concerne la méconnaissance de dispositions du règlement du PLU de la commune : il est justifié de la méconnaissance de l'article UC 6, notamment sur le plan de masse représentant l'emprise au sol du projet, annoté pour justifier du bien-fondé de ce moyen, ainsi que de celle de l'article UC 9 dès lors que la rampe d'accès au parking souterrain est maçonnée, surélevée et bordée de murets, de l'article UC 11 en raison, notamment, des importants affouillements réalisés et enfin de l'article UC 13 dès lors que des murets et balcons n'ont pas été pris en compte, ainsi que cela ressort de la pièce produite au dossier de demande de permis représentant les espaces laissés en pleine terre ;

- les observations de Me Rousseau, pour la société Promobat qui maintient que la justification de l'intérêt à agir du requérant, au regard des travaux autorisés, n'est nullement apportée et que, surtout, le recours gracieux du requérant n'a pas été adressé au pétitionnaire, en méconnaissance des dispositions claires de l'article R. 600-1 du code de justice administrative telles qu'interprétées par la jurisprudence ; en ce qui concerne les moyens allégués, il ressort du plan de masse qui matérialise la bande des 5 mètres à respecter à l'alignement de la voie, qu'un empiètement des plus mineurs ne suffit pas et que, d'ailleurs, les dispositions de l'article UC 6.2 du même règlement pourraient permettre d'écarter ce moyen, en cas de besoin ; pour l'ensemble des autres moyens débattus à l'audience, il est procédé par affirmations, sans que les démonstrations ne soient apportées, calculs à l'appui, de la méconnaissance des dispositions des articles UC 9 et UC 13 en particulier ;

- et les observations de Me Coto, pour la commune de Boucau, qui indique également qu'en l'état, aucun intérêt à agir du requérant n'est justifié et que le recours gracieux n'a pas été notifié au titulaire, de sorte que le rejet pour ce motif de la requête au fond et de la présente demande s'impose ; en ce qui concerne l'urgence, il est maintenu que les logements sociaux prévus permettent d'atteindre l'objectif fixé par le PLH, tandis qu'en ce qui concerne les moyens plus précisément développés et débattus à l'audience, l'emprise maximale autorisée n'est pas dépassée même en tenant compte du mur maçonné de la rampe d'accès au parking, et il en est de même de la surface devant rester en pleine terre, le projet prévu se situant en-deçà du maximum qui pouvait être construit.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1.Par un arrêté du 2 août 2022, le maire de la commune de Boucau a délivré à la société Promobat un permis de construire l'autorisant à démolir un magasin de l'enseigne Intermarché existant et à construire un bâtiment comportant 46 logements collectifs, sur les parcelles cadastrées section BM 0051 et 0052, situées 10 rue Jean Moulin, pour une surface plancher créée de 3 480 m2. Par la présente requête, M. B, voisin immédiat du projet, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 2 août 2022 et de la décision de rejet opposée au recours gracieux formé à son encontre.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

3.En l'espèce, à supposer que la requête au fond formée par M. B soit recevable, en raison notamment des conditions dans lesquelles le recours gracieux formé contre ce permis a été notifié à la société Promobat, en l'état, et au vu des précisions apportées à l'audience, aucun des moyens soulevés n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de ce permis de construire. Dans ces conditions, une des conditions posées par les dispositions précitées n'est pas remplie et, par suite, les conclusions aux fins de suspension présentées par M. B doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

4. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle, en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge de la commune ou de la société Promobat, qui n'ont pas dans la présente instance la qualité de partie perdante, la somme que M. B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

5. En revanche il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B, une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la commune de Boucau, ainsi que la même somme au titre des frais exposés par la société Promobat, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : M. B versera à la commune de Boucau une somme de 1 000 (mille) euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : M. B versera à la société Promobat une somme de 1 000 (mille) euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B, à la société Promobat et à la commune de Boucau.

Fait à Pau, le 1er juin 2023.

La juge des référés,

Signé

S. A La greffière,

Signé

M. CALOONE

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition,

Le greffier,

Signé

M. CALOONE

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions