mercredi 31 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2301400 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | BEDOURET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrée le 27 et le 30 mai 2023, M. A B, représenté par Me Bedouret, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 26 mai 2023 par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, a prononcé à son encontre une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de 2 ans en l'informant de son signalement à fin de non-admission dans le système d'information Schengen pendant la durée de cette interdiction ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hautes-Pyrénées de lui délivrer un titre de séjour, sous astreinte de 120 euros par jour de retard;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée en fait ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'erreur de droit au regard de l'article L. 423-7 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il est le père d'un enfant français ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle est privée de base légale ;
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :
- elle est privée de base légale ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est privée de base légale ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mai 2023, le préfet des Hautes-Pyrénées conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention d'application de l'accord de Schengen du 14 juin 1985, en date du 19 juin 1990 ;
- l'accord franco algérien du 27 décembre 1968 modifié entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Duchesne pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue par les articles L. 614-9 et L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et par l'article R. 776-29 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 31 mai 2023 à 14h30 en présence de Mme Caloone, greffière d'audience :
- le rapport de Mme Duchesne, magistrate désignée ;
- et les observations de Me Bedouret, représentant M. B, qui reprend les conclusions et moyens développés dans sa requête. Il soutient en outre que la menace pour l'ordre public n'est pas caractérisée dès lors que les condamnations prononcées à son encontre sont anciennes et qu'il n'a pu se conformer aux précédentes mesures d'éloignement en raison de la fermeture des frontières de l'Algérie durant la période de crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19.
Le préfet des Hautes-Pyrénées n'était ni présent, ni représenté à l'audience.
L'instruction a été close après que les parties ont formulé leurs observations orales à l'audience en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, de nationalité algérienne, est entré en France le 20 octobre 2017 selon ses déclarations. Il a présenté le 10 mai 2023 une demande de titre de séjour en sa qualité de père d'un enfant français. Par arrêté du 26 mai 2023, le préfet des Hautes-Pyrénées a fait obligation à M. B de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de 2 ans. M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de la présente instance, de faire droit à la demande de M. B tendant à l'octroi de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L.613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée.
5. La décision attaquée vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment ses articles 3 et 8, la convention internationale relative au droit de l'enfant, notamment son article 3-1, et les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquels elle se fonde, en particulier l'article L. 611-1. En outre, il est précisé que l'intéressé n'a pu établir sa présence régulière et continue sur le territoire français et qu'une précédente mesure d'éloignement prononcée à son encontre le 3 mars 2019 est restée inexécutée. Il est rappelé qu'après avoir été interpellé et condamné le 17 avril 2023 pour usurpation d'identité et interdiction de rester sur le territoire français, il a été placé en détention à la maison d'arrêt de Tarbes jusqu'à sa libération prévue le 14 juin 2023 et que son casier judiciaire fait état de condamnations pour lesquelles il a été incarcéré du 3 janvier 2020 au 15 septembre 2020 et du 15 décembre 2020 au 1er février 2021 pour des infractions grave et répétées de sorte que son comportement présente une menace réelle, actuelle et suffisamment grave affectant la sécurité publique. De plus, il est indiqué que la demande de titre de séjour qu'il a déclaré avoir effectuée n'a été réceptionnée ni par les services de la préfecture des Hautes-Pyrénées ni par ceux de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques et qu'il n'entre dans aucun cas d'attribution d'un titre de séjour de plein droit tant en application de l'accord franco-algérien que du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, il est fait état de ce qu'il ne peut se prévaloir de liens personnels et familiaux intenses, suffisamment anciens et stable dès lors qu'il ne justifie pas de ses déclarations selon lesquelles il vit en concubinage avec une ressortissante française et qu'il est le père d'un enfant français né le 7 août 2022. Par suite, la décision attaquée satisfait à l'exigence de motivation en fait prescrite par les dispositions précitées.
6. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Hautes-Pyrénées n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle et familiale de M. B.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. " Aux termes de l'article R. 431-2 du même code : " La demande d'un titre de séjour figurant sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé de l'immigration s'effectue au moyen d'un téléservice à compter de la date fixée par le même arrêté. Les catégories de titres de séjour désignées par arrêté figurent en annexe 9 du présent code. () " Aux termes de l'article R. 431-12 du même code : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. () ". Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 31 mars 2023 pris en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif aux titres de séjour dont la demande s'effectue au moyen d'un téléservice : " Sont effectuées au moyen du téléservice mentionné à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : () 2° A compter du 5 avril 2023, les demandes de cartes de séjour temporaires, de cartes de séjour pluriannuelles, de cartes de résident et de certificats de résidence algériens délivrés en application des articles L. 411-1, L. 411-4, L. 423-7, L. 423-8 et L. 423-10 du même code ainsi que des stipulations combinées des articles 6 4 et 7 bis g de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié () ".
8. Si M. B soutient qu'il a déposé une demande de titre de séjour auprès des services de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, il se borne à produire à l'appui de ses allégations une demande adressée par son conseil par courrier du 9 mai 2023, reçue le lendemain, alors qu'il résulte des dispositions citées au point 7 qu'à compter du 5 avril 2023, il devait effectuer sa demande au moyen du téléservice mentionné à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. De plus, la confirmation d'un rendez-vous à son nom au service de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques le mardi 14 mars 2023, ne saurait à lui seul suffire à établir le dépôt de cette demande. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur de droit au regard de l'article L. 423-7 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au demeurant inapplicable à sa situation, régie exclusivement par les stipulations de l'accord franco-algérien susvisé, est inopérant à l'encontre de l'arrêté attaqué ne comportant aucune décision de refus de séjour.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du même code: " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () / 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
10. Si M. B soutient que la menace pour l'ordre public n'est pas caractérisée dès lors que les condamnations prononcées à son encontre sont anciennes et qu'il n'a pu se conformer aux précédentes mesures d'éloignement en raison de la fermeture des frontières de l'Algérie durant la période de crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19, il ressort toutefois des pièces du dossier, notamment du bulletin n° 2 de son casier judiciaire, que l'intéressé a été condamné le 5 décembre 2019 à 2 mois d'emprisonnement pour vol en réunion, le 2 mars 2020 à un an d'emprisonnement assorti d'une interdiction de détenir ou de porter un arme soumise à autorisation pendant 5 ans et d'une interdiction du territoire français pendant 3 ans pour violence avec usage ou menace d'une arme sans incapacité et violence aggravée par trois circonstances suivie d'incapacité supérieure à 8 jours, le 16 décembre 2020 à 2 mois d'emprisonnement pour maintien irrégulier sur le territoire français après placement en rétention ou assignation à résidence et faisant l'objet d'une interdiction judiciaire du territoire et le 17 avril 2023 à 2 mois d'emprisonnement pour usurpation d'identité assorti d'une interdiction du territoire français en état de récidive légale. Ainsi, et indépendamment de la peine complémentaire d'interdiction du territoire qui n'a pu être exécutée du fait de la fermeture des frontières de l'Algérie jusqu'au 1er juin 2021, compte tenu de la gravité de ces faits et de leur caractère récent et répété à la date de la décision attaquée, à laquelle M. B était d'ailleurs incarcéré, le préfet des Hautes-Pyrénées n'a pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la présence en France de ce dernier constituait une menace pour l'ordre public.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
12. Si M. B soutient que sa vie privée est désormais sur le territoire français depuis 2017, qu'il est le père d'un enfant français, âgé de 10 mois et que son éloignement le privera de son enfant, et produit une déclaration auprès de la caisse aux allocations familiales attestant d'une date de début de situation le 1er octobre 2017, une attestation de changement de situation auprès de cette même caisse en date du 5 avril 2023 et une facture d'énergie en date du 12 juillet 2022, il n'établit pas sa présence continue depuis son entrée en France, alors que la durée de sa présence a notamment consisté en son incarcération du 3 janvier 2020 au 15 septembre 2020, du 15 décembre 2020 au 1er février 2021 et depuis le 14 avril 2023. Il ne justifie pas davantage de l'existence de liens personnels intenses et stables sur le territoire français, alors qu'il n'est pas être dépourvu de famille en Algérie où il a vécu l'essentiel de sa vie. Enfin, s'il établit être le père d'un enfant français né le 7 août 2022, qu'il a reconnu, il ne justifie pas, à la date de la décision attaquée, et par la seule attestation du pédiatre du service de la protection maternelle et infantile, entretenir de lien avec cet enfant, ni qu'ils se seraient poursuivis pendant son incarcération, ni contribuer effectivement à son entretien ou à son éducation. Par suite, compte tenu des circonstances de l'espèce et notamment des conditions de séjour en France de M. B, la décision attaquée n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Elle n'est donc pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
13. Ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision attaquée n'a pas été prise sur le fondement d'une décision faisant obligation de quitter le territoire français illégale. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :
14. Ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision attaquée n'a pas été prise sur le fondement d'une décision faisant obligation de quitter le territoire français illégale. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
15. Ainsi qu'il a été dit précédemment, les décisions portant obligation de quitter sans délai le territoire français ne sont pas entachées d'illégalité. Par suite, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français n'a pas été prise sur le fondement des décisions faisant obligation de quitter sans délai le territoire français illégales. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. B doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
17. Le rejet des conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. B n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction de cette même requête doivent également être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
18. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. B doivent dès lors être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B, et au préfet des Hautes-Pyrénées.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mai 2023.
La magistrate désignée,
Signé
M. DUCHESNE
La greffière,
Signé
M. CALOONE La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Pyrénées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière,
Signé
M. CALOONE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026