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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2301550

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2301550

mercredi 27 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2301550
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJUGE UNIQUE 3
Avocat requérantDUMAZ ZAMORA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistré le 13 juin 2023 et le 24 août 2023, M. D B A, représenté par Me Dumaz-Zamora, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 mai 2023 par lequel le préfet du Gers l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et l'a astreint à se présenter une fois par semaine au commissariat d'Auch ;

2°) d'enjoindre au préfet du Gers de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'une semaine à compter de la notification du jugement à intervenir, conformément aux dispositions de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'un défaut de motivation ; il n'est pas précisé le fondement de l'obligation de quitter le territoire dès lors que sont visées les dispositions des articles L. 611-1 4° et L. 542-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- en raison de cette lacune il n'est pas possible d'établir que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de sa situation, qu'il ne s'est pas senti lié par la décision prise sur sa demande d'asile et aurait procédé à sa propre appréciation ;

- elle est entachée d'une erreur de droit au regard des articles L. 611-1 4° et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; la décision de la Cour nationale du droit d'asile ne lui a pas été notifiée dans une langue qu'il comprend.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est illégale par voie de conséquence car la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne l'obligation de se présenter une fois par semaine au commissariat :

- la décision est insuffisamment motivée ;

- elle est illégale par voie de conséquence car la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle emporte des conséquences manifestement disproportionnées sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2023, le préfet du Gers conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B A ne sont pas fondés.

M. B A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 juillet 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 6 septembre 2023 à 14 heures en présence de Mme Ugarte, greffière d'audience :

- le rapport de Mme C,

- les observations de Me Dumaz-Zamora, représentant M. B A qui confirme les conclusions et moyens développés dans sa requête, en faisant valoir que la CNDA n'a jamais examiné son recours qui a été jugé tardif et rejeté par ordonnance ; que s'agissant de la décision fixant le pays de renvoi, elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; qu'en effet sa nationalité n'a pas été prise en compte ; que les risques pour les civils sont accrus ; qu'ayant quitté son pays il y a plusieurs années il serait considéré comme occidentalisés en cas de retour ; que compte tenu de sa rédaction, la décision permet le renvoi dans son pays d'origine ; que l'appréciation des risques doit être faite par le préfet et non par le juge ; qu'il a déposé une demande de réexamen , car il justifie d'éléments nouveaux produits à l'instance ; que d'ailleurs l'OFPRA a déclaré sa demande recevable et il sera entendu prochainement.

Le préfet du Gers n'étant ni présent, ni représenté, la clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant afghan, né le 19 juin 1998 à Laghman (Afghanistan), est entré irrégulièrement en France, selon ses déclarations, le 6 juin 2022. Il a déposé une demande d'asile enregistrée auprès de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides le 4 juillet 2022, rejetée par une décision du 24 octobre 2022, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile par une ordonnance d'irrecevabilité du 6 mars 2023. Par un arrêté du 15 mai 2023, le préfet du Gers l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement et astreint l'intéressé à se présenter une fois par semaine au commissariat d'Auch. M. B A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, la décision attaquée vise notamment les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 et celles de l'article L.542-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui la fondent, et les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle mentionne par ailleurs les décisions prises par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile sur sa demande d'asile. Elle rappelle également les conditions d'entrée et de séjour de M. B A, ainsi que les éléments tenant à sa situation personnelle et familiale au regard d'un éventuel droit au séjour sur le territoire. Dans ces conditions, et alors que les dispositions de l'article L.542-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile renvoient explicitement à celles des articles L.542-1 et L.542-2 du même code relatives aux conditions dans lesquelles prend fin le droit au maintien sur le territoire des demandeurs d'asile, le préfet a suffisamment motivé en droit et en fait la mesure d'éloignement en litige. Par ailleurs, il ne ressort ni de cette motivation, ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet du Gers n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de M. B A, ni qu'il se serait senti lié, à tort, par les décisions prises sur sa demande d'asile et n'aurait pas procédé à sa propre appréciation, de sorte que ces moyens seront écartés.

3. En second lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° () ". Selon l'article L. 542-1 du même code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision./ Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci. ". Et aux termes de l'article R. 532-54 du même code : " Le secrétaire général de la Cour nationale du droit d'asile notifie la décision de la cour au requérant par lettre recommandée avec demande d'avis de réception et l'informe dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend du caractère positif ou négatif de la décision prise. Il la notifie également au directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides. ". Enfin, l'article R. 532-57 de ce code dispose que : " La date de notification de la décision de la Cour nationale du droit d'asile qui figure dans le système d'information de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, et qui est communiquée au préfet compétent et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration au moyen de traitements informatiques, fait foi jusqu'à preuve du contraire. ".

4. Il résulte des dispositions précitées que l'étranger qui demande l'asile a le droit de se maintenir à ce titre sur le territoire national jusqu'à ce que la décision rejetant sa demande lui a été notifiée régulièrement par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou, si un recours a été formé devant la Cour nationale du droit d'asile, jusqu'à la date de lecture en audience de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de sa notification.

5. Il ressort des mentions figurant sur le relevé " TelemOfpra " produit par le préfet du Gers, lesquelles font foi jusqu'à preuve du contraire, que le recours formé par M. B A, le 6 février 2023, à l'encontre de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, rejetant sa demande d'asile, a été examiné par la Cour nationale du droit d'asile et rejeté par une ordonnance d'irrecevabilité pour forclusion du 6 mars 2023, notifiée le 15 mars 2023 à l'intéressé. Alors que ces mentions font foi jusqu'à preuve du contraire, le requérant n'apporte aucun élément de nature à les remettre en cause. Par ailleurs, et en tout état de cause, le préfet soutient en défense, sans être contredit que cette notification était accompagnée d'un document indiquant le sens de la décision rendue. Il s'ensuit que contrairement à ce que soutient M. B A, le préfet du Gers a pu légalement estimer, à la date de l'arrêté en litige, qu'il se trouvait dans le cas où il pouvait légalement édicter à son encontre une obligation de quitter le territoire. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions L. 542-1, L. 611-1 4° et R. 532-54 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, dès lors être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

6. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Dans ces conditions, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de celle fixant le pays de renvoi doit être écarté.

7. En second lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 721-4 du même code : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".

8. M. B A soutient qu'il encourt des risques de traitements inhumains en cas de retour en Afghanistan, dès lors que la situation politique est instable et le niveau de violence élevé depuis la prise de pouvoir des Talibans et qu'il serait particulièrement exposé à ces violences en raison de son isolement et de l'absence de cercle familial proche du mouvement taliban. Toutefois, si le requérant, dont la demande d'asile a été rejetée par l'office français de protection des réfugiés et apatrides, produit un récit complémentaire sur sa situation familiale ainsi que sur les raisons qui l'ont conduit à quitter son pays, cet élément ne permet pas, à lui seul, d'établir la réalité et l'actualité des risques auxquels il serait directement exposé en cas de retour en Afghanistan. Ces risques ne sauraient d'ailleurs résulter en l'espèce de la seule dégradation de la situation sécuritaire invoquée par le requérant, alors au demeurant qu'à l'occasion d'une ordonnance récente n° 23034395 du 19 septembre 2023, la Cour nationale du droit d'asile a estimé que le niveau de violence prévalant actuellement dans la province de Kaboul et celle de Laghman dont le requérant est originaire n'est pas tel qu'il existe des motifs sérieux et avérés de croire que tout civil y courrait, du seul fait de sa présence, un risque réel de menace grave contre sa vie ou sa personne. Par ailleurs l'intéressé qui ne démontre pas être isolé en cas de retour, ne saurait davantage se prévaloir d'un profil occidentalisé alors qu'il n'est présent en France que depuis 2022. Enfin la circonstance que sa demande de réexamen, fondée sur le récit produit dans le cadre de la présente instance, va être examinée en procédure accélérée par l'OFPRA, au demeurant postérieure à l'édiction de la décision attaquée, ne saurait permettre à elle seule de tenir pour établie la réalité des risques allégués. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

En ce qui concerne l'obligation de se présenter une fois par semaine au commissariat :

9. En premier lieu, la décision attaquée constitue une mesure de police visant à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français qui doit être motivée en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Cette motivation peut toutefois se confondre avec celle de la décision portant obligation de quitter le territoire français assortie d'un délai de départ volontaire, laquelle est, ainsi qu'il a été dit au point 2, suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision attaquée doit être écarté.

10. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de celle l'astreignant à se présenter au commissariat d'Auch une fois par semaine doit être écarté.

11. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel un délai de départ volontaire a été accordé peut, dès la notification de la décision portant obligation de quitter le territoire français, être astreint à se présenter à l'autorité administrative ou aux services de police ou aux unités de gendarmerie pour y indiquer ses diligences dans la préparation de son départ. Cette décision est prise pour une durée qui ne peut se poursuivre au-delà de l'expiration du délai de départ volontaire ".

12. La circonstance que l'arrêté en litige ne mentionne pas que la décision portant astreinte à se présenter aux services de police est prise pour une durée limitée au délai de départ volontaire de trente jours, n'est pas de nature à entacher cette décision d'illégalité dès lors qu'il ressort des termes de cet arrêté que la décision attaquée a été prise sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Au demeurant, il ne ressort pas des pièces du dossier que cette décision aurait produit des effets après l'expiration du délai de départ volontaire. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. "

13.Il résulte en dernier lieu, tant des écritures en défense du préfet du Gers, que du rapport de la brigade de gendarmerie de l'Isle-Jourdain produit aux débats, que la décision attaquée est entachée d'une erreur matérielle en tant qu'elle mentionne le commissariat d'Auch et que M. B A s'est acquitté de son obligation de pointage au sein des locaux de la gendarmerie de l'Isle-Jourdain. Il en résulte que le moyen tiré de ce que cette obligation emporterait des conséquences manifestement disproportionnées sur sa situation en raison de la distance séparant son lieu d'hébergement du commissariat d'Auch ne peut qu'être écarté.

14. Il résulte de tout ce qui précède que M. B A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 15 mai 2023 du préfet du Gers de sorte que les conclusions qu'il présente à cette fin doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. B A n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite les conclusions à fins d'injonction de cette même requête doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme dont M. B A demande le versement sur le fondement de ces dispositions et de celles de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M D B A, et au préfet du Gers.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2023.

La présidente,

Signé

V. QUEMENERLa greffière,

Signé

P. UGARTE

La République mande et ordonne au préfet du Gers, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition,

La greffière,

Signé S.YNIESTA

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