vendredi 4 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2302014 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | LEPLAT |
Vu les procédures suivantes :
Procédure devant le tribunal administratif de Limoges :
Par une ordonnance du 31 juillet 2023, le président du tribunal administratif de Limoges a transmis au tribunal administratif de Pau la requête de M. D B, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Limoges le 17 juillet 2023.
Procédure devant le tribunal administratif de Pau :
Par cette requête, enregistrée le 17 juillet 2023, D B, placé en rétention administrative au centre de rétention d'Hendaye et représenté par Me Leplat, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du préfet de la Corrèze du 17 juillet 2023, notifié le même jour, portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination, et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à sa situation personnelle et familiale dès lors qu'il a des parents français, qu'il est marié avec une ressortissante française avec laquelle il a eu une fille, et enfin qu'il dispose d'un contrat de travail à durée indéterminée ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à la menace à l'ordre public ;
- elle méconnait les dispositions du 5° et du 6 ° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention de New-York relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation regard des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour de étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention de New-York relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2023, le préfet de la Corrèze conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention signée à New-York relative aux droits de l'enfant ;
-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. A en application de l'article L. 614-9 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 4 août 2023 à 11 heures 30, en présence de Mme Caloone, greffière d'audience :
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Leplat, représentant M. B, qui confirme ses écritures, et de l'intéressé lui-même.
Le préfet de la Corrèze n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien, né le 18 novembre 1994, est entré pour la dernière fois en France à une date indéterminée. Sa demande d'asile a été instruite en procédure accélérée le 13 janvier 2020 sur le fondement du III de l'article L. 723-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avant d'être rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 7 juillet 2020. Le 14 août 2020, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement du 2° et du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'article 6 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile, en se prévalant de son mariage célébré le 15 février 2020 avec une ressortissante française. Par un arrêté du 29 octobre 2020, dont il demande l'annulation, la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, en fixant le pays de renvoi et en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Par un arrêté du 17 juillet 2023, le préfet de la Corrèze a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a pris une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. M. B a été placé au centre de rétention d'Hendaye en vue de son éloignement. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler l'arrêté précité du 17 juillet 2023.
Sur la demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. B de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () /5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ".
4. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été condamné le 29 novembre 2019, le 30 décembre 2019, le 29 juin 2020, le 10 septembre 2020, le 20 octobre 2020 et le 28 novembre 2019 par le tribunal correctionnel de Bordeaux pour des faits de vol, vol avec destruction ou dégradation et vol en réunion. Il a ensuite été condamné par la même juridiction à trois ans d'emprisonnement le 17 mai 2022 pour des faits de détention, cession ou offre et acquisition illicites en bande organisée de substance plante préparation ou médicament, et d'escroquerie en bande organisée. A la date de la décision contestée, il était incarcéré depuis le 10 juin 2021 et sa date de sortie était prévue au 29 juillet 2023. Ainsi, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le préfet de la Corrèze a pu considérer, au vu de la répétition et de la gravité des faits susmentionnés commis par le requérant, que celui-ci représentait une menace pour l'ordre public.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; / 6° L'étranger marié depuis au moins trois ans avec un conjoint de nationalité française, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessé depuis le mariage et que le conjoint ait conservé la nationalité française () ". Selon l'article 371-2 du code civil : " Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant. / Cette obligation ne cesse de plein droit ni lorsque l'autorité parentale ou son exercice est retiré, ni lorsque l'enfant est majeur ".
6. Il ressort des pièces du dossier que M. B est marié à une ressortissante française depuis le 15 février 2020. De cette union est né un enfant, de nationalité française, le 27 juillet 2021. Toutefois, l'intéressé n'établit pas, par la seule production d'une facture de la société Suez relative à la période de décembre 2022 à juillet 2023 à son seul nom et pour une adresse au Verdon sur Mer, la réalité d'une communauté de vie avec son épouse dont la carte nationale d'identité fournie fait état d'une adresse à Mérignac. En outre, si M. B soutient qu'il est titulaire d'un contrat à durée indéterminée, il ne justifie d'aucun transfert d'une partie d'un éventuel salaire à son épouse pour l'entretien de leur fille, susceptible de caractériser la contribution à l'éducation et l'entretien de l'enfant exigée par les dispositions précitées du 6° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant n'établit pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de sa fille. Dans ces conditions, M. B n'établit ni la communauté de vie avec son épouse de nationalité française, ni sa participation, depuis au moins deux ans, à l'entretien et l'éducation de son enfant. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit, de la méconnaissance des dispositions précitées des 5° et 6° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré en France au cours de l'année 2018 à l'âge de 23 ans, s'est marié le 15 février 2020 à une ressortissante française, avec laquelle il n'établit pas une communauté de vie, et est père d'un enfant français depuis le 27 juillet 2021, pour lequel il n'établit pas participer effectivement à son entretien et à son éducation. En outre, M. B, qui ne peut se prévaloir d'une particulière insertion sociale, n'établit pas plus une insertion professionnelle particulière, en l'absence de production de contrat de travail par la seule production. S'il justifie de la présence de son père de sa mère en France dans le cadre d'un certificat de résidence algérien et de la circonstance de ce que sa sœur est de nationalité française, l'intéressé n'établit pas être dépourvu de toute attache dans son pays d'origine, où il a vécu la majeure partie de sa vie. En outre, ainsi qu'il a été dit, le préfet de la Corrèze a pu légalement estimer que le requérant constitue une menace pour l'ordre public. Si le requérant se prévaut également de son mariage célébré le 15 février 2020 avec une ressortissante française, les documents produits ne suffisent pas à démontrer la réalité et l'ancienneté de la vie commune du couple. En outre, défavorablement connu des services de police, selon les mentions non sérieusement contredites de l'arrêté attaqué, il ne saurait se prévaloir d'une intégration ou d'une volonté d'insertion sur le territoire national. Dans ces conditions, la décision attaquée n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elles ont été prises. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le préfet de la Corrèze n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur la situation personnelle du requérant d'une décision portant obligation de quitter le territoire français.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () ".
10. Il résulte de ce qui a été exposé au point 6 que M. B n'établit ni la communauté de vie avec son épouse et leur enfant, ni sa participation effective à l'entretien et à l'éducation de ce dernier. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit également être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
11. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
12. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.
13. Le préfet de la Corrèze s'est fondé sur ce que M. B, qui n'était présent en France que depuis 2018, ne se prévalait pas de liens personnels sur le territoire caractérisés par leur intensité, de ce qu'il a fait l'objet de deux précédentes mesures d'éloignement prononcées au cours de l'année 2020 et qu'il représente une menace pour l'ordre public compte tenu de ses antécédents judiciaires. Ce faisant il doit être regardé comme ayant pris en compte, pour fixer la durée de l'interdiction en litige, l'ensemble des critères fixés par les dispositions précitées, de sorte que le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté. Par ailleurs M. B ne fait état d'aucune circonstance humanitaire et ne conteste pas avoir fait l'objet de précédentes mesures d'éloignement auxquelles il n'a pas déféré. Dans ces conditions, en décidant de fixer à trois ans la durée de l'interdiction de retour dont il est l'objet, le préfet des Pyrénées-Atlantiques n'a pas pris une mesure disproportionnée, ni entaché sa décision d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
14. En deuxième lieu, pour les motifs exposés au point 8, le moyen tiré de ce que ce que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français serait entachée d'erreur d'appréciation au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
15. En troisième lieu, et pour les motifs exposés au point 10, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en prononçant à l'encontre de M. B une mesure d'interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de trois ans, le préfet de la Corrèze a méconnu l'intérêt supérieur de l'enfant de l'intéressé, tel que protégé par les stipulations de l'article 3-1 de la convention de New-York.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par le requérant doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas dans la présente instance la qualité de partie perdante, la somme dont M. B demande le versement à son conseil, sur le fondement des dispositions combinées de cet article et de celles de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet des Hautes-Pyrénées.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Pau, le 4 août 2023.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 août 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
H.A
La greffière,
Signé
M. C
La République mande et ordonne au préfet de la Corrèze, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Signé
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026