lundi 23 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2302385 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | KIRIMOV |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 14 septembre 2023 et le 27 septembre 2023, M. A B, représenté par Me Kirimov, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 septembre 2023 par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, a prononcé à son encontre une mesure d'interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée d'un an;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée en fait ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à sa situation personnelle et professionnelle ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à l'existence d'une menace réelle, grave et sérieuse à l'ordre public ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle est insuffisamment motivée en fait ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à l'existence d'une menace réelle grave et sérieuse à l'ordre public ;
- elle est privée de base légale ;
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :
- elle est privée de base légale ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée en fait ;
- elle est privée de base légale ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 octobre 2023, le préfet des Hautes-Pyrénées conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Duchesne en application des articles L. 614-9 et L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 19 octobre 2023 à 10h30, en présence de Mme Caloone, greffière :
- le rapport de Mme Duchesne, magistrate désignée ;
- et les observations de Me Kirimov, représentant M. B, qui reprend les conclusions et moyens développés dans sa requête.
Le préfet des Hautes-Pyrénées n'était ni présent ni représenté.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, de nationalité polonaise, est entré en France en 2013 et s'est engagée dans la Légion étrangère, du 7 août 2013 au 26 mai 2021. Il a été condamné le 29 décembre 2022 à 12 mois d'emprisonnement pour délit de violence suivie d'incapacité supérieure à 8 jours. Par arrêté du 8 septembre 2023, le préfet des Hautes-Pyrénées a fait obligation à M. B de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une mesure d'interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée d'un an. M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile inclus dans le Livre II intitulé " Dispositions applicables aux citoyens de l'Union européennes et aux membres de leur famille " : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français () ".
3. La décision attaquée vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquelles elle se fonde, en particulier le 2° de l'article L. 251-1, et précise que M. B, de nationalité polonaise, est entré en France en 2013 sans en apporter la preuve, qu'il n'est en possession d'aucun document de voyage ou d'identité, qu'il est actuellement détenu à la maison d'arrêt de Tarbes et qu'il a déclaré vouloir rester en France, quand bien même une mesure d'éloignement serait prise à son encontre, car il risque 5 ans de prison s'il retourne en Pologne. Elle indique en outre qu'il est très défavorablement connu des forces de l'ordre et de la justice et qu'il ne peut pas bénéficier d'un droit au séjour au titre de la vie privée et familiale dès lors qu'il déclare être entré en France en 2013, vivre en concubinage avec sa compagne à Carcassonne, avoir un enfant en Pologne et qu'il ne justifie pas d'activité professionnelle et de domiciliation stable ni être dépourvu de lien personnels et familiaux en Pologne où il a vécu la majeure partie de sa vie. La circonstance que la décision attaquée ne mentionne pas son parcours militaire ne suffit pas à l'entacher d'illégalité dès lors qu'elle n'a pas à mentionner l'intégralité des éléments caractérisant la situation du requérant. Ainsi, elle comporte, avec une précision suffisante, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, la décision attaquée satisfait à l'exigence de motivation en fait prescrite par les dispositions précitées.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes () 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; () L'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à leur situation, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine ".
5. Il appartient à l'autorité administrative d'un Etat membre qui envisage de prendre une mesure d'éloignement à l'encontre d'un ressortissant d'un autre Etat membre de ne pas se fonder sur la seule existence d'une infraction à la loi, mais d'examiner, d'après l'ensemble des circonstances de l'affaire, si la présence de l'intéressé sur le territoire français est de nature à constituer une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société française. L'ensemble de ces conditions doivent être appréciées en fonction de la situation individuelle de la personne, notamment de la durée de son séjour en France, de sa situation familiale et économique et de son intégration.
6. Pour faire obligation à M. B de quitter le territoire français, le préfet des Hautes-Pyrénées s'est fondé sur le motif tenant à son comportement personnel constituant, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été condamné le 29 décembre 2022 par le tribunal correctionnel de Carcassonne à une peine d'un an d'emprisonnement pour des faits de violence suivie d'incapacité supérieure à 8 jours.
7. Si M. B soutient que, faute d'avoir disposé du temps nécessaire pour rassembler les justificatifs de ses déclarations, le préfet des Hautes-Pyrénées n'a pas mentionné les éléments relatifs à sa situation personnelle et professionnelle qu'il a fait valoir lors de son audition, il ressort en effet des pièces du dossier qu'il a intégré la Légion étrangère du 7 août 2013 au 26 mai 2021, qu'il a ensuite réalisé des missions d'intérim d'octobre 2021 à février 2022 et d'août à décembre 2022, que sa compagne, avec laquelle il ne vivait pas et dont l'ancienneté de la relation n'est pas établie, lui a rendu plusieurs visites au parloir et lui a fait des virements pendant son incarcération. Il se prévaut de ce que cette dernière a veillé à l'entretien de son logement durant son incarcération, et produit à ce titre la première page du bail de son logement et une facture d'énergie afin de justifier d'un hébergement à sa sortie de prison. Ces éléments, à eux seuls, ne permettent toutefois pas de caractériser une intégration professionnelle ou personnelle particulière en France alors que l'intéressé ne conteste pas ne pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où il a un enfant et a vécu jusqu'à l'âge de 25 ans. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le requérant a été condamné en Pologne à 3 ans et 6 mois d'emprisonnement pour des faits de maltraitance physique et morale de sa mère, de son chat, pour avoir refusé de payer une pension alimentaire pour sa fille et pour avoir commis des violences et dégradations matérielles. Si l'intéressé a, à ce titre, fait l'objet d'un mandat d'arrêt européen, émis par les autorités judiciaires polonaises le 6 juin 2016 et transmis aux autorités françaises le 4 août suivant, pour l'exécution d'une peine de trois ans et six mois d'emprisonnement prononcée par un jugement du 13 novembre 2015, et en exécution duquel la remise de l'intéressé aux autorités polonaises a été refusée par un arrêt de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris du 7 décembre 2016, revêtu de l'autorité de la chose jugée, cette circonstance demeure sans incidence sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, laquelle ne vise qu'à tirer les conséquences d'une absence de droit au séjour d'un étranger sur le territoire national, sur le fondement d'une législation distincte. Dans ces conditions, en dépit de la durée de sa présence en France, le préfet des Hautes-Pyrénées, quand bien même il n'a pas mentionné tous les éléments rappelés ci-dessus, n'a pas entaché sa décision d'erreur d'appréciation quant à la situation individuelle, familiale et économique de M. B et à son intégration. Il n'a pas davantage entaché sa décision d'erreur d'appréciation au regard des dispositions du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant que la présence de M. B en France était de nature, eu égard aux faits reprochés, à constituer une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société française et en adoptant ainsi à son encontre la mesure d'éloignement contestée.
8. En dernier lieu, pour les mêmes raisons que celles exposées au point précédent, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l'obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire d'un mois à compter de la notification de la décision. / L'autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu'en cas d'urgence et ne peut l'allonger qu'à titre exceptionnel. "
10. Il ressort des termes de la décision attaquée qu'elle vise l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lequel elle se fonde et précise que, eu égard à la nature des faits commis et du risque de récidive, il y a urgence à éloigner sans délai M. B du territoire français. Par suite, la décision contestée comporte l'énoncé des éléments de droit et de fait qui la fondent, elle est suffisamment motivée.
11. En deuxième lieu, compte-tenu, ainsi qu'il a été dit au point 7, de la gravité des faits reprochés à l'intéressé et de la menace réelle, actuelle et suffisamment grave qu'il représente, du point de vue de l'ordre public, à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société, à l'absence de justifications de circonstances personnelles, familiales ou professionnelles qui feraient obstacle à ce que le délai de départ volontaire soit supprimé, le préfet a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, estimer, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour et des étrangers et du droit d'asile, qu'il y avait urgence à éloigner M. B du territoire français et, en conséquence, qu'il n'y avait pas lieu de lui accorder un délai de départ volontaire.
12. En dernier lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision attaquée n'a pas été prise sur le fondement d'une décision illégale. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de destination :
13. Ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision attaquée n'a pas été prise sur le fondement d'une décision illégale. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français :
14. Selon l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans. ".
15. La décision attaquée vise l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise que M. B ne démontre pas la présence sur le sol français de membre de sa famille, il ne justifie d'aucune activité professionnelle et son comportement constitue une menace sérieuse pour la sécurité publique puisqu'il est incarcéré depuis bientôt une année pour avoir commis des faits de violence. Elle ajoute que ses liens personnels et familiaux en France ne sont pas anciens, intenses et stables, compte tenu notamment du fait qu'il est incarcéré depuis plusieurs mois, qu'il a vécu dans son pays d'origine la majeure partie de sa vie et que la décision attaquée ne contrevient pas aux articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, la décision contestée comporte l'énoncé des éléments de droit et de fait qui la fondent, elle est suffisamment motivée.
16. Ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision ne peut, dès lors, qu'être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. B doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
18. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. B doivent dès lors être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B et au préfet des Hautes-Pyrénées.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 octobre 2023 .
La magistrate désignée,
Signé
M. DUCHESNE
La greffière,
Signé
M. CALOONE La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière,
Signé
M. CALOONE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026