jeudi 28 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2302423 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | RIGNAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 septembre 2023, et deux mémoires enregistrés le 27 septembre 2023, Mme D B et M. A B, représentés par Me Baucou, demandent au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre la décision n° DP 4029622 D0041 du 20 juin 2022 par laquelle le maire de la commune de Seignosse ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par la société civile immobilière " la Maison de la plage " le 8 mars 2022 pour la transformation d'un abri de jardin en dépendance sur un terrain sis 58 Impasse du Sporting ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Seignosse et de la SCI Maison de la plage le versement d'une somme de 1 500 euros chacune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. et Mme B précisent qu'ils ne demandent ni la suspension de l'exécution du permis de démolir ni la suspension de l'exécution du refus opposé implicitement par le Maire à la demande présentée en vue d'obtenir qu'il mette en œuvre les pouvoirs conférés par les articles L. 480-1 et suivants du code de l'urbanisme et soutiennent que :
- en tant que copropriétaire du terrain sur lesquels les travaux sont effectués, ils disposent d'un intérêt à agir ; de plus, le projet suppose la démolition d'une annexe existante qui s'appuie sur leur propre bien, de sorte que la démolition, partie intégrante du projet, a déjà fragilisé le gros œuvre de leur annexe ; par ailleurs, ils sont voisins immédiats des pétitionnaires et la future construction disposera d'un impact direct sur leur propriété et leur droit de jouissance de leur jardin ; la surélévation de plus d'1 m d'un bâtiment situé sur le Sud de leur propriété va créer une ombre portée supplémentaire génératrice de divers désagréments qui sont accrus par le fait que la construction projetée est implantée sur la limite séparative du terrain sur lequel ils disposent d'un droit de jouissance exclusive ;
- les dispositions de l'article L. 600-5-2 du code de l'urbanisme sont inapplicables dès lors que la décision DP n° 22D0041 ne modifie pas la décision DP n° 21 DP 0004 ;
En ce qui concerne l'urgence :
- l'urgence est présumée satisfaite, en vertu de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme d'autant que les travaux ont déjà débuté ; les dispositions combinées de l'article L. 600-3 et de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme impliquent que le référé suspension ne deviendra irrecevable qu'à compter du 19 septembre 2023, le premier mémoire en défense de la commune de Seignosse leur ayant été communiqué le 19 juillet 2023 dans la requête au fond ;
En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
S'agissant de l'exception d'illégalité du permis de démolir :
- en l'absence d'indication de la date approximative à laquelle le bâtiment dont la démolition est envisagée a été construit, en méconnaissance de l'article R. 451-1 du code de l'urbanisme et ce, alors que le bâtiment à démolir est situé dans le site inscrit des Etangs landais Sud par arrêté ministériel du 13 juin 1966 complété par un décret du 16 décembre 1968, l'avis de l'architecte des bâtiments de France est irrégulier ; la date de construction de l'ancienne annexe était un élément significatif ;
- les services ne se sont pas assurés des droits de la SCI de la Maison de la plage à réaliser la démolition ; en effet, le dossier de demande comportant plusieurs pièces montrant que le projet consiste à démolir une mitoyenneté et à investir le mur mitoyen entre sa propriété et la leur, le pétitionnaire devait obligatoirement joindre leur consentement à sa demande de permis de construire, conformément aux dispositions de l'article R 423-1 du code de l'urbanisme et ne pas se satisfaire de l'attestation de la SCI ;
- le pétitionnaire n'a pas indiqué, dans son dossier de demande de permis de démolir que l'annexe avait déjà fait l'objet d'une démolition et qu'il s'agissait donc d'un permis de régularisation en méconnaissance de l'article R. 452-1 du code de l'urbanisme ;
- la demande est entachée de fraude dès lors que la SCI de la Maison de la plage a déposé un dossier qui dissimule la réalité ; enfin, les travaux étaient déjà entrepris depuis plusieurs mois au moment où le permis de démolir a été délivré, ce qui entache la décision d'une erreur de fait ;
S'agissant de la décision de non opposition :
* Au titre de la légalité externe :
- la déclaration préalable a été faite au terme d'une instruction incomplète et irrégulière : si le dossier décrit les trois dimensions du projet dans la pièce DP 3, des incohérences existent qui ont un effet sur la réglementation applicable au regard de l'article U II 1.3 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal : le dossier de demande induit une ambiguïté sur la hauteur de l'annexe à réaliser ; de plus, la décision de non-opposition aux travaux se prononce sur un dossier qui mesure la hauteur par rapport au domaine public et non pas par rapport au terrain d'assiette, ce qui constitue une erreur de droit ; le niveau du domaine public ayant servi de point de base de la mesure de hauteur est un terrain remblayé et non un terrain naturel ; la description donnée par la déclaration de régularisation n'est donc pas conforme à la réalité ; cette inexactitude destinée à masquer la méconnaissance effective de la règle de distance entre les deux bâtiments situés sur une même parcelle entache la décision d'erreur de droit ; de plus, le maire aurait dû faire usage de ses pouvoirs d'instruction pour faire lever une forte incertitude quant aux droits de la Sci de réaliser les travaux déclarés ;
* Au titre de la légalité interne :
- la décision méconnaît tant les règles nationales que les règles locales d'urbanisme :
- en attestant avoir le droit de déposer la déclaration de travaux, la SCI a entaché la décision de non-opposition de fraude, de violation de la loi, d'erreur de droit et d'erreur de fait :
- le défaut d'attestation est irrégulier ;
- le projet méconnait les dispositions de l'article R. 431-35 du code de l'urbanisme et U. II. 1.3 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal dès lors que la zone interdit expressément l'hébergement touristique ; or le projet, qui consiste à créer une annexe isolée de la maison principale pour un couple, s'inscrit, eu égard au développement de la plateforme Airbnb ou des formes de location intensive à la semaine pendant toute l'année, dans le cadre de l'accueil de touristes ; la société exerce d'ailleurs cette activité ;
- le projet étant situé sur le site inscrit des Etangs landais Sud, il est soumis aux dispositions combinées des articles R. 424-1 et R. 424-2 du code de l'urbanisme en vertu desquelles le défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction vaut décision implicite de rejet lorsque la demande de permis de construire porte sur une démolition soumise à permis en site inscrit ; dès lors que le projet supposait la délivrance exprès d'un permis de démolir, le maire a entaché sa décision de non-opposition aux travaux d'erreur de droit ;
- les eaux pluviales étant appelées à pénétrer dans l'annexe ou à s'évacuer vers les terrains des voisins sans dispositif particulier, les règles de salubrité, voire de sécurité pour les tiers, protégées par l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme sont méconnues et aucune attestation d'architecte ne permet de remédier aux risques de salubrité et de sécurité, posés par la conception du projet ;
- le projet méconnait la règle de distance entre les bâtiments non contigus instituée par l'article U II 1.3 du plan local d'urbanisme ; de plus, la décision est, sur le point précis de la hauteur effective de l'annexe, entachée d'une erreur de droit et d'une erreur de fait, dès lors que, le dossier dont elle procède mesure la hauteur de cette annexe non pas à partir du terrain existant avant travaux comme exigé par le lexique du règlement du plan local d'urbanisme mais à partir du terrain après travaux ;
- les règles relatives à la pente minimale (35%) de la toiture sont méconnues ;
- le projet ayant changé la destination du bien en vue de l'habitation vers la destination " commerce et activités de services ", le maire devait, prévoir une, voire deux places de parking supplémentaires en vertu du règlement du plan local d'urbanisme relatives au stationnement, ainsi que l'implantation, en application de l'article U3.3 du même document, d'un arbre de haute tige abritant les emplacements de stationnement de la résidence.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 septembre 2023, la commune de Seignosse, représentée par Me Dunyach conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge des requérants une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la circonstance que la décision de non opposition contestée ne serait pas une décision de non opposition modificative, mais une nouvelle décision de non opposition avec un objet distinct de la première, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée ;
- le moyen tiré de l'exception d'illégalité du permis de démolir est inopérant à l'encontre de la déclaration préalable ;
- en tout état de cause, le permis de démolir est légal ;
- le dossier de déclaration préalable modificative déposée le 8 mars 2022 comporte les informations nécessaires à l'appréciation de la conformité du projet aux règles d'implantation des constructions sur une même unité foncière, posée par l'article UII.1.3 du règlement du PLU ; plusieurs pièces du dossier permettent ainsi de déterminer la hauteur maximale de l'annexe à créer et la hauteur maximale de l'immeuble à usage d'habitation existant ; en application de la règle posant les obligations en matière d'implantation des constructions les unes par rapport aux autres, la distance minimale est de 4,75 mètres de sorte que le projet prévoyant une distance de 4,76 mètres respecte la règle posée à l'article Ull.1.3 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal ; les photographies produites ne remettent pas sérieusement en cause le fait que le point bas de référence, situé à la verticale du mur de façade, était bien le sol extérieur situé à + 0,25 ; le service instructeur disposait donc des éléments d'information suffisants pour apprécier la conformité du projet à la disposition réglementaire ;
- le niveau du terrain à prendre en compte est, en application du PLU, celui qui existe à la date du dépôt de la demande ; la circonstance que le domaine public ait ou non fait l'objet de remblais antérieurement au dépôt de la déclaration préalable est sans incidence ;
- les autorisations d'utilisation des sols, qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent, ne doivent pas être précédées d'une étude de validité de l'attestation établie par le demandeur qu'il n'appartient pas à l'administration de contrôler ;
- le moyen tiré de ce que la société pétitionnaire aurait violé ses droits sur le terrain d'assiette du projet manque en fait ; le projet venant en bordure du mur mitoyen et non en lieu et place de celui-ci, la critique est inopérante ;
- c'est à la lumière des déclarations contenues dans le dossier que le service instructeur et l'autorité administrative compétente, apprécient la conformité du projet aux règles d'urbanisme applicables, conformément aux dispositions de l'article L.421-6 du code de l'urbanisme ; la société pétitionnaire n'a jamais mentionné sa volonté de créer un hébergement touristique ; à supposer que la maison puisse effectivement être qualifiée de meublé de tourisme, ce qui n'est pas établi, la maison principale a bien une sous destination de logement faisant partie de la destination " habitation " et n'a pas une destination d'hébergement touristique ; il en va donc de même pour son annexe ;
- si effectivement le projet, situé au sein du site inscrit des étangs Landais Sud, nécessitait l'obtention préalable d'un permis de démolir, dès lors qu'il prévoyait le remplacement de l'abri de jardin existant par une annexe nouvellement construite, le moyen tiré de l'erreur de droit inhérente à l'annulation du permis de démolir avec l'accord de l'ABF, est inopérant ; en tout état de cause, le permis de démolir délivré le 17 juin 2022, soit préalablement à la décision de non opposition à déclaration préalable intervenue le 20 juin 2022, n'est entaché d'aucune illégalité ;
- l'allégation selon laquelle le projet prévoyant un sol fini intérieur situé en dessous du terrain naturel générerait des infiltrations d'eau en cas de pluie ou de pluie et de vent n'est pas établi ; les requérants ne démontrent donc pas qu'il existait un risque justifiant que l'administration s'oppose aux travaux ;
- les dispositions des articles R. 431-35 et suivants du code de l'urbanisme, qui fixent les pièces et informations que doit comporter un dossier de déclaration préalable, ne prévoient pas que le dossier de déclaration préalable doit préciser les conditions d'évacuation des eaux pluviales ; en tout état de cause, une gouttière est prévue pour récupérer les eaux pluviales ;
- les appelants ne sauraient se fonder sur un constat d'huissier mentionnant une hauteur de 6,80 mètres, soit une hauteur 14 cm supérieure à celle déclarée, qui est très imprécise puisque l'huissier de justice, qui n'a pu pénétrer sur la propriété de la société pétitionnaire, a essayé de déterminer la hauteur de la maison à partir d'autres mesures qu'il n'a pu réaliser que depuis l'extérieur et par une formule mathématique ;
- le projet ne nécessite pas l'aménagement d'une place de stationnement supplémentaire.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 septembre 2023, la société civile de la maison de la plage, représentée par Me Rignault, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie dès lors que la requête au fond dont la demande de suspension est l'accessoire est sur le point d'être jugée et les requérants ont attendu près d'un an avant de présenter une demande de suspension ;
- aucun des moyens invoqués à l'appui de la requête n'est de nature à faire naître un doute sur la légalité de l'arrêté attaqué.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 12 août 2022 sous le numéro 2202587 par laquelle les consorts B demandent le retrait de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 27 septembre 2023 à 11h00 en présence de Mme Caloone, greffière d'audience, Mme C a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Baucou, représentant M. et Mme B qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ;
- les observations de Me Duyach, représentant la commune de Seignosse, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.
La société civile immobilière de la plage, pétitionnaire n'était ni présente ni représentée.
La parole a été donnée en dernier lieu au défendeur et la clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision en date du 20 juin 2022, le maire de la commune de Seignosse ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux DP 22 D0041 déposée le 8 mars 2022 par la société civile immobilière " la Maison de la plage ", pour la " transformation de l'abri de jardin maçonné en dépendance / chambre d'appoint ", sur un terrain sis 58 Impasse du Sporting. Par un courrier du 12 août 2022, reçu le 16 août par la commune, M. et Mme B, voisins du projet, ont sollicité le retrait de cette décision auquel le maire de la commune n'a pas répondu. Ils ont saisi le tribunal administratif d'un recours contre ce refus implicite du 16 octobre 2022, pour obtenir l'annulation de la décision du 20 juin 2022, ainsi que du permis de démolir PD 22 D0001 du 17 juin 2021 et de la décision implicite rejetant la demande de faire usage des pouvoirs conférés au Maire par les articles L. 480-1 et suivants du code de l'urbanisme, par la requête enregistrée sous le n° 2202587. Par la présente requête, M. et Mme B demandent au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre la décision du 20 juin 2022 par laquelle le maire de Seignosse ne n'est pas opposé au projet déclaré le 8 mars 2022.
Sur les conclusions aux fins de suspension :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués par M. et Mme B et analysés ci-dessus n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision du 20 juin 2022 par laquelle le maire de la commune de Seignosse ne n'est pas opposé au projet déclaré le 8 mars 2022 par la SCI " la Maison de la plage ". Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, les conclusions de M. et Mme B aux fins de suspension de l'exécution de la décision en litige doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative :
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de M. et Mme B une somme de 500 euros à verser à la commune de Seignosse et une somme de 500 euros à verser à la SCI Maison de la plage sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à la condamnation de la commune de Seignosse et de la SCI Maison de la plage, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance de référé.
ORDONNE :
Article 1er : La requête n° 2302423 de M. et de Mme B est rejetée.
Article 2 : M. et Mme B verseront une somme de 500 euros à la commune de Seignosse et à la SCI Maison de la plage, chacun, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D B à M. A B, à la société civile immobilière de la plage et à la commune de Seignosse.
Fait à Pau, le 28 septembre 2023
La juge des référés,La greffière
Signé Signé
F. C M. CALOONE
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière :
Signé
M. CALOONE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026