vendredi 15 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2303032 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | BREILLAT- DIEUMEGARD - MASSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 octobre 2023, M. B A, représenté par la SCP d'avocats Breillat, Dieumegard et Masson, doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 13 octobre 2023 par lequel la préfète des Landes lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.
Il soutient que :
- l'arrêté en litige est injustifié dès lors qu'il est père de trois enfants français dont il s'est toujours occupé ;
- il est arrivé en France à l'âge de douze ans ; il a construit toute sa vie en France et il a obtenu un baccalauréat professionnel ; sa famille vit en France ; il n'a plus de famille au Cameroun, son père a été assassiné alors que lui-même n'avait que 19 mois ;
- il ne peut être séparé de ses enfants qui sont son unique famille.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 décembre 2023, la préfète des Landes conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la levée d'écrou de M. A est prévue le 21 décembre 2023 ;
- à titre principal, la requête est irrecevable, d'une part, sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, faute de contenir un exposé des faits et des moyens, d'autre part, faute pour le requérant d'avoir présenté les pièces jointes à la requête dans des fichiers distincts, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 414-5 du même code ;
- à titre subsidiaire, les moyens que pourrait soulever M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Beneteau, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir, au cours de l'audience publique tenue le 14 décembre 2023 à 10 heures, en présence de Mme Caloone, greffière d'audience, présenté son rapport et entendu les observations de Me A, qui confirme le sens des conclusions et moyens exposés dans sa requête ; il insiste sur son parcours de vie traumatique, après l'assassinat de son père et le départ de sa mère, malade, laissant sa sœur et lui-même en situation de grande précarité, puis son itinérance dans divers pays d'Afrique avant de parvenir à entrer en Espagne, ainsi que les aléas de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance, en France ; il détaille les violences physiques qu'il a subies et les nombreuses altercations auxquelles il a été mêlé, qui ont nécessité son hospitalisation à diverses reprises et ont entraîné des condamnations pénales ; il énonce qu'il a fait des études pour obtenir un baccalauréat professionnel, qu'il a dû quitter la légion étrangère, dans laquelle il s'était engagé, en raison des douleurs physiques provoquées par les agressions subies, qui l'empêchaient de servir ; il souligne son attachement à son troisième enfant, dont il avait la garde avant d'être incarcéré.
La préfète des Landes n'était ni présente, ni représentée à l'audience.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant camerounais né le 9 juillet 1998 à Yaoundé (Cameroun), déclaré être entré irrégulièrement en France, en provenance d'Espagne, le 23 septembre 2011. Il doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 13 octobre 2023 par lequel la préfète des Landes lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; / () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public () ".
3. Il est constant que M. A s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, par un arrêté du préfet de la Vienne du 27 juin 2022, et que le recours qu'il a formé contre cette décision a été rejeté par un jugement du tribunal administratif de C du 10 novembre 2022, devenu définitif. Pour ce seul motif, la préfète des Landes a pu légalement prendre une décision l'obligeant à quitter le territoire français.
4. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier et des mentions de l'arrêté en litige, que le requérant ne conteste pas, qu'outre de nombreux signalements non suivis de condamnations pour des faits commis entre le 1er août 2016 et le 25 mai 2022 notamment de vols avec violence, de rébellion, d'outrages à personnes dépositaires de l'autorité publique, de menaces de mort et de crime et de provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion, M. A a été condamné, le 8 novembre 2017, à cinq mois d'emprisonnement pour usage illicite de stupéfiants, vol en réunion et vol aggravé, le 2 juillet 2018 à trois mois d'emprisonnement pour port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante et violence avec usage ou menace d'une arme, le 16 avril 2019 à 35 heures de travaux d'intérêt général pour port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante avec récidive, le 16 mai 2019 à 350 euros d'amende pour inexécution d'un stage de sensibilisation aux dangers de l'usage de produits stupéfiants prononcé à titre de peine, et le 28 avril 2021 à deux mois d'emprisonnement avec sursis probatoire pour menace de mort ou d'atteinte aux biens dangereuse pour les personnes à l'encontre d'un dépositaire de l'autorité publique. Enfin, il a été écroué le 21 décembre 2022 et exécute en détention une peine d'emprisonnement de six mois, prononcée le 22 décembre 2022 pour des faits de violence avec usage ou menace d'une arme, une peine d'emprisonnement de quatre mois, prononcée le 25 août 2022 pour des faits notamment d'outrage à magistrat ou juré dans l'exercice de ses fonctions, de menace de mort réitérée, d'usage illicite de stupéfiants, en récidive, et une peine de deux mois d'emprisonnement prononcée le 28 avril 2021 pour des faits de menace de mort ou d'atteinte aux biens dangereuse pour les personnes. Dans ces conditions, au regard de la gravité des faits, de leur réitération et du comportement délictueux de M. A sur une période continue de plus de six années, la préfète des Landes a pu légalement estimer que la présence de l'intéressé sur le territoire français constituait une menace pour l'ordre public.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 2° L'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans ; / 3° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans, sauf s'il a été, pendant toute cette période, titulaire d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " ; / () 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; / () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que M. A a déclaré être arrivé en France le 23 septembre 2011, âgé de treize ans révolus. Il établit, par les documents qu'il produit, qu'il a été scolarisé à C en 2015-2016 et qu'il a acquitté des factures d'électricité pour un logement loué dans cette ville entre octobre 2019 et août 2020. Il ressort des propos qu'il a tenus à l'audience qu'il a été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance de la Vienne, avant sa majorité. Par ailleurs, il a sollicité, le 21 mai 2021, la délivrance d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale, demande renouvelée le 28 juillet 2021 en qualité de parent d'enfant français. Le préfet de la Vienne a opposé un refus à sa demande le 27 juin 2022. Dès lors que M. A avait déjà atteint l'âge de treize ans à son arrivée en France, qu'il ne peut être regardé comme ayant régulièrement résidé en France, depuis cette date, hormis durant la période où il a été confié à l'aide sociale à l'enfance, les moyens, à supposer que le requérant ait entendu les soulever, tirés de la méconnaissance des dispositions citées du 2° et du 3° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne peuvent qu'être écartés.
7. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A est père de trois enfants nés en France, de mères françaises. Toutefois, il ressort de ses propres déclarations que les deux aînés sont élevés par leur mère. Aucune pièce produite à l'instance ne permet d'établir que M. A aurait gardé un lien avec eux, ni qu'il contribuerait de quelque manière à leur entretien et à leur éducation. S'agissant de son troisième enfant, né le 24 septembre 2020 d'une autre union, M. A, par un jugement du tribunal pour enfants de C du 5 octobre 2021, en a obtenu la garde, sous conditions de mise en place d'un suivi régulier par la protection maternelle et infantile et d'inscription de l'enfant à la crèche. Toutefois, par un nouveau jugement du 3 janvier 2022, l'enfant a été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance, en raison de l'incapacité du requérant à le prendre en charge dans des conditions suffisamment sécurisantes et à répondre à ses besoins de manière satisfaisante. Enfin, M. A n'établit pas qu'il aurait, depuis son incarcération, effectué de quelconque démarche pour faire valoir son droit de visite. Dans ces conditions, il ne peut être regardé comme contribuant effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis leur naissance ou depuis au moins deux ans, de sorte qu'en prenant l'arrêté en litige, la préfète des Landes n'a ni méconnu les dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Il ressort des pièces du dossier qu'en dépit des propos tenus à l'audience par le requérant quant à la prise de conscience des erreurs qu'il a commises, il ne justifie d'aucune perspective concrète de réinsertion. Même s'il produit à l'instance le pacte civil de solidarité qu'il a conclu, le 11 février 2020, avec une ressortissante française, laquelle a établi, le 18 juillet 2022, une attestation de résidence commune à La Rochelle, l'intéressé n'a nullement fait mention, dans ses écritures comme à l'audience, de sa volonté de reprendre la vie commune à sa levée d'écrou. Par ailleurs, il ne peut justifier de l'obtention d'aucun diplôme, il est sans emploi et il ne fait état d'aucune volonté réelle d'insertion professionnelle. S'il indique que ses enfants français sont sa seule famille, il ne peut être regardé, ainsi qu'il a été dit, comme entretenant des liens affectifs étroits avec eux et comme contribuant à leur éducation et à leur entretien. Par ailleurs, quand bien même, selon ses affirmations, il n'a plus de parents au Cameroun, il n'établit pas être dépourvu de toute attache familiale dans son pays d'origine. Enfin, compte tenu de la récurrence, de la gravité et du caractère récent des faits pour lesquels il a été condamné à diverses reprises par la juridiction répressive, ainsi qu'il a été dit au point 4, l'arrêté du 13 octobre 2023 par lequel la préfète des Landes lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour pendant une durée de trois ans ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts d'intérêt public en vue desquels il a été pris. Par suite, à supposer que M. A ait entendu le soulever, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces dernières dispositions que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 7 et 9, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, à supposer que le requérant ait entendu le soulever, doit être écarté.
11. En dernier lieu, et en tout état de cause, si M. A soutient qu'il ne peut retourner dans son pays, il ne produit aucun élément de nature à établir qu'il encourrait personnellement des risques de subir des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine.
12. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir soulevées en défense, les conclusions de la requête de M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du 13 octobre 2023 par lequel la préfète des Landes lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la préfète des Landes et à la SCP d'avocats Breillat, Dieumegard et Masson.
Copie en sera adressée, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2023.
La magistrate désignée,
Signé
A. BENETEAULa greffière,
Signé
M. CALOONE
La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition :
La greffière,
Signé
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026