LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2303055

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2303055

mardi 12 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2303055
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 novembre 2023, l'Earl C A, M. C A et Mme D E demandent au juge des référés de suspendre l'exécution de l'avis des sommes à payer émis par le comptable public à l'encontre de Mme B A en vue du recouvrement d'une somme totale de 1 053, 94 euros au profit de l'association syndicale autorisée Miramont Sarron.

Ils soutiennent que :

- leur mère, âgée de 90 ans et atteinte de la maladie d'Alzheimer, est dans l'attente d'un placement sous tutelle dont a été saisi le juge des tutelles du tribunal judiciaire de proximité de Saint-Germain-en-Laye ; il n'y a pas lieu de " saisir son compte " ;

- elle est à la retraite et les pensions cumulées qu'elle perçoit lui assurent un revenu mensuel de 1267, 77 euros qui ne lui permet pas de couvrir la facture de l'association syndicale autorisée étant donné les charges qu'elle supporte pour s'assurer la visite quotidienne de l'auxiliaire de vie ;

- l'association syndicale autorisée de Miramont Sarron ne tient aucun compte de sa demande de distraction exprimée depuis 2018.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 20 novembre 2023 sous le n° 2302973 par laquelle les requérants forment opposition à l'avis des sommes à payer.

Vu :

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Les enfants de Mme B A, née le 1er août 1933, ont demandé au juge des tutelles que leur mère soit placée sous protection à raison de la maladie qui l'affecte. Alors que cette procédure est en cours, l'association syndicale autorisée de Miramont Sarron a émis une facture relative au frais dus au titre de l'année 2023 pour une souscription de 15 hectares de terres agricoles. L'Earl C A, M. C A et Mme D E demandent au juge des référés de suspendre l'exécution de l'avis des sommes à payer émis par le comptable public à l'encontre de Mme B A en vue du recouvrement de cette somme.

2. D'une part, aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Le premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code dispose que : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".

3. D'autre part, en vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

4. La condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

5. L'avis des sommes à payer est émis par le comptable public à l'encontre de Mme B A. D'une part, les enfants de celle-ci et l'Earl C A, requérants à la présente instance, ne se prévalent d'aucun mandat pour agir en son nom alors que rien n'indique que Mme B A était déjà placée sous un régime de protection à la date d'introduction de la requête. D'autre part, pour établir l'urgence, les requérants font valoir que les frais d'adhésion à l'association syndicale autorisée pour l'année 2023, d'un peu plus de mille euros, sont trop importants pour être assurés par leur mère dont la pension de retraite permet seulement d'assurer les frais de déplacement de l'auxiliaire de vie, sans toutefois établir l'incidence de cette créance sur le patrimoine de Mme A. Enfin et en tout état de cause, l'introduction de la requête faisant opposition à cet avis des sommes à payer, enregistrée sous le n° 2302973 a pour effet de suspendre toute poursuite en paiement de la part du comptable public. Il résulte de tout ce qui précède que la condition d'urgence n'est donc pas remplie et qu'il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter la présente requête.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de l'Earl C A et autres est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'Earl C A.

Fait à Pau, le 12 décembre 2023.

La juge des référés,

Signé

V. REAUT

La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition :

La greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions