mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2303165 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | CHAMBRE 2 |
| Avocat requérant | LAFFOURCADE-MOKKADEM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 8 décembre 2023 et le 21 mai 2024,
Mme C B, représentée par Me Marcel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 novembre 2023 par lequel la maire de Berdoues a prononcé son licenciement pour insuffisance professionnelle avec effet au 31 décembre 2023 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Berdoues une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé en fait ;
- le principe du contradictoire a été méconnu, ce qui l'a privée d'une garantie essentielle, dès lors que certains griefs qui lui sont reprochés n'ont pas été évoqués dans le rapport d'insuffisance justifiant l'engagement de la procédure ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation :
* les faits reprochés sont contradictoires et aucune pièce ne permet de caractériser une insuffisance professionnelle alors qu'il appartient à l'employeur d'en apporter la preuve ; il est illégal et déloyal d'ajouter dans le cadre de la présente instance de nouveaux griefs par rapport à ceux évoqués durant la procédure de licenciement ;
* aucun moyen, notamment de formation, n'a été mis à sa disposition par la commune ;
* l'absence de sécurisation des documents administratifs qui lui est reprochée entre dans le champ de la faute disciplinaire et non de l'insuffisance professionnelle ;
* ni les fonctions précises attendues en tant que secrétaire de mairie, ni les objectifs à réaliser conformes à sa catégorie d'emploi n'ont été fixés par la commune de sorte qu'il est impossible d'évaluer sa manière de servir et de caractériser une insuffisance professionnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 avril 2024, la commune de Berdoues, représentée par Me Laffourcade Mokkadem, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme B une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2006-1690 du 22 décembre 2006 ;
- le décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Genty,
- les conclusions de Mme Portès, rapporteure publique,
- et les observations de Me Marcel, représentant Mme B, et de Me Laffourcade Mokkadem, en présence de Mme E, maire de Berdoues et de M. A, premier adjoint au maire, représentant la commune de Berdoues.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a été recrutée par la commune de Berdoues pour exercer les fonctions de secrétaire de mairie à compter du 19 mars 2018, puis a été titularisée par arrêté du maire de cette commune du 25 février 2020, au grade d'adjoint administratif territorial exerçant à temps non complet. Toutefois, par arrêté du 30 novembre 2023, cette même autorité a prononcé son licenciement pour insuffisance professionnelle à compter du 31 décembre 2023. Mme B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () / 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ; / (). " Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
3. L'arrêté en litige se fonde sur ce que le comportement professionnel de Mme B se caractérise par plusieurs manquements à l'exercice normal de ses fonctions, huit griefs étant énoncés de façon précise et complète, et sur ce qu'il n'a pas évolué en dépit des formations suivies par l'intéressée, de l'augmentation de son temps de travail pour accomplir ses tâches et des alertes qui lui ont été formulées par les élus à plusieurs reprises. Par suite, quand bien même l'arrêté attaqué ne mentionne pas chacune des circonstances dans lesquelles ont pris place les griefs reprochés et les dates afférentes, il satisfait à l'exigence de motivation en fait prescrite par les dispositions précitées des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
4. En deuxième lieu, l'autorité administrative peut, même en l'absence de texte le prévoyant, procéder au licenciement d'un agent de droit public en raison de son insuffisance professionnelle, dès lors qu'elle s'entoure des garanties attachées à une décision de cette nature, notamment le respect d'une procédure contradictoire.
5. Il ressort d'abord des pièces du dossier que, par lettre du 26 juin 2023, la maire de Berdoues a informé Mme B de la possibilité de consulter son dossier individuel et de se faire assister ou représenter. Ensuite, cette dernière ne conteste pas avoir eu communication du rapport relatant l'insuffisance professionnelle et de ses annexes détaillant les griefs qui lui sont reprochés, et avoir pu présenter des observations. Enfin, il ressort de ces mêmes pièces que les griefs retenus par l'arrêté attaqué correspondent à ceux dont la requérante a ainsi eu connaissance. La circonstance que le maire de Berdoues étaye, dans une attestation du 10 avril 2024 produite à l'instance, postérieure à l'arrêté en litige, certains de ces mêmes griefs par des exemples supplémentaires, est dès lors sans incidence sur la légalité de cette décision. Par suite, l'arrêté attaqué n'a pas été précédé d'une procédure contradictoire irrégulière.
6. En dernier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 553-1 du code général de la fonction publique : " Le fonctionnaire peut être licencié dans les cas suivants : () 3° Pour insuffisance professionnelle dans les conditions mentionnées aux articles L. 553-2 et L. 553-3 () ". Aux termes de l'article 3 du décret du 22 décembre 2006 portant statut particulier du cadre d'emplois des adjoints administratifs territoriaux, dans sa version applicable au litige : " I. - Les adjoints administratifs territoriaux sont chargés de tâches administratives d'exécution, qui supposent la connaissance et comportent l'application de règles administratives et comptables. / Ils peuvent être chargés d'effectuer divers travaux de bureautique et être affectés à l'utilisation des matériels de télécommunication. / Ils peuvent être chargés d'effectuer des enquêtes administratives et d'établir des rapports nécessaires à l'instruction de dossiers. () II. - Lorsqu'ils relèvent des grades d'avancement, les adjoints administratifs territoriaux assurent plus particulièrement les fonctions d'accueil et les travaux de guichet, la correspondance administrative et les travaux de comptabilité. / Ils peuvent participer à la mise en œuvre de l'action de la collectivité dans les domaines économique, social, culturel et sportif. / Ils peuvent être chargés de la constitution, de la mise à jour et de l'exploitation de la documentation ainsi que de travaux d'ordre. / Ils peuvent centraliser les redevances exigibles des usagers et en assurer eux-mêmes la perception. / Ils peuvent être chargés d'assurer la bonne utilisation des matériels de télécommunication. / Ils peuvent être chargés du secrétariat de mairie dans une commune de moins de 2 000 habitants. () ". Aux termes de l'article 3 du décret du 16 décembre 2014 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux : " L'entretien professionnel porte principalement sur : / 1° Les résultats professionnels obtenus par le fonctionnaire eu égard aux objectifs qui lui ont été assignés et aux conditions d'organisation et de fonctionnement du service dont il relève ; / 2° Les objectifs assignés au fonctionnaire pour l'année à venir et les perspectives d'amélioration de ses résultats professionnels, compte tenu, le cas échéant, des évolutions prévisibles en matière d'organisation et de fonctionnement du service ; / 3° La manière de servir du fonctionnaire ; () / 6° Les besoins de formation du fonctionnaire eu égard, notamment, aux missions qui lui sont imparties, aux compétences qu'il doit acquérir et à son projet professionnel ainsi que l'accomplissement de ses formations obligatoires ; () ".
7. Le licenciement pour inaptitude professionnelle d'un agent public ne peut être fondé que sur des éléments révélant l'inaptitude de l'agent à exercer normalement les fonctions pour lesquelles il a été engagé en tant qu'agent contractuel ou correspondant à son grade s'agissant d'un fonctionnaire, et non sur une carence ponctuelle dans l'exercice de ces fonctions. Toutefois, une telle mesure ne saurait être subordonnée à ce que l'insuffisance professionnelle ait été constatée à plusieurs reprises au cours de la carrière de l'agent ni qu'elle ait persisté après qu'il ait été invité à remédier aux insuffisances constatées. Une évaluation portant sur la manière dont l'agent a exercé de nouvelles fonctions correspondant à son grade durant une période suffisante et révélant son inaptitude à un exercice normal de ces fonctions peut, alors, être de nature à justifier légalement son licenciement.
8. Il résulte, d'abord, de l'arrêté du maire de Berdoues du 25 février 2020 rappelé au point 1 que Mme B a été titularisée en qualité de secrétaire de mairie pour exercer les fonctions correspondant à son grade, dans les domaines expressément mentionnés de la préparation et du suivi des décisions du conseil municipal ainsi que dans celui des finances, sur la base d'un temps de travail hebdomadaire de 16 heures, porté à 19 heures, à compter du 1er août 2020, pour exercer les fonctions de préparation et de suivi des décisions du maire et du conseil municipal et des finances. Puis, par délibération du 8 janvier 2021, le conseil municipal de Berdoues a modifié le tableau des emplois de façon à répartir les missions de secrétaire de mairie entre deux agents, en recrutant à compter du 1er juillet 2021 un adjoint technique pour assurer les fonctions " finances et comptabilité " pour une durée hebdomadaire de 5 heures, en complément du poste occupé par Mme B à laquelle ont été désormais assignées toutes les autres missions relevant du même emploi, notamment la préparation et le suivi des décisions du maire et du conseil municipal, l'urbanisme, et l'accueil des usagers. Il ressort également des pièces du dossier que Mme B a été placée en congé de maladie à compter du 23 décembre 2021, et il n'est ni allégué ni établi qu'elle ait repris ses fonctions avant la décision d'engager la procédure de licenciement à son encontre.
9. Il est ensuite reproché à Mme B de ne pas avoir réalisé certaines tâches administratives, telles que la préparation des séances du conseil municipal et la rédaction des comptes-rendus, ni certaines actions relevant des finances, notamment la préparation du budget annuel et le suivi de plusieurs dossiers alimentant le budget municipal, de ne pas avoir assuré la préparation et le suivi des décisions du maire et du conseil municipal, de ne pas s'être consacré aux mesures de gestion du cimetière et de ne pas avoir procédé à la mise à jour du logiciel de l'état civil. Elle est également critiquée pour une absence de rigueur dans l'exécution de son travail, qui se traduit en particulier par des fautes d'orthographe dans des documents et par des erreurs dans la rédaction d'actes d'état civil, ainsi que par un manque de diligence et d'organisation qui se sont manifestés par une insuffisance de rangement et de classement des documents. Il lui est, par ailleurs, reproché des carences plus ponctuelles, telles que celles de ne pas avoir assuré le suivi du contrat d'assurance prévoyance des agents municipaux, de ne pas avoir déclaré les payes des agents communaux au titre de l'année 2021, de ne pas avoir transmis un arrêté municipal à l'autorité préfectorale, d'avoir égaré une clé informatique appartenant au maire, d'avoir pris en compte une déclaration de non-opposition à déclaration préalable signée par une personne non identifiée, et de ne pas avoir su apporter de réponse suffisante aux questions d'élus ou dans le cadre de l'accueil des administrés. Mme B, qui se borne à soutenir que ces faits ne revêtent pas le caractère d'une insuffisance professionnelle, n'en conteste toutefois pas sérieusement la matérialité qui ressort, en tout état de cause, des pièces du dossier, notamment des annexes du rapport présenté devant la commission administrative paritaire et de l'attestation du premier adjoint de la commune de Berdoues du 5 janvier 2023. Elle ne peut en outre utilement se prévaloir de la circonstance que la découverte d'un document d'urbanisme signé au nom du maire par une personne non identifiée, qui a fait l'objet d'un dépôt de plainte pour usage de faux dans le cadre duquel elle a été entendue, permettrait de considérer que la maire aurait sous-entendu que Mme B était directement à l'origine de ce faux, ces faits n'étant pas au nombre de ceux reprochés à cette dernière.
10. Enfin, s'il est constant que Mme B a bénéficié depuis son recrutement en 2018 d'une quinzaine de formations, la commune ne démontre pas qu'une insuffisance professionnelle serait à l'origine d'une carence dans l'exécution des tâches financières qui avaient été expressément confiées à l'intéressée par l'arrêté du 25 février 2020 rappelé au point 1, avant de lui être retirées dans la deuxième moitié de l'année 2021, et qui relevaient de son grade, faute de préciser ou d'établir la nature de ces formations lorsqu'elle était sous statut contractuel, ou postérieurement, alors que sa titularisation avait été prononcée au début de la période de pandémie provoquée par le virus COVID-19 et des confinements durant lesquels les conditions de travail et les actions de formation ont été perturbées, et que la commune de Saint-Martin, au sein de laquelle la requérante exerçait également à temps partiel, indique que sa formation en comptabilité avait été dans ce contexte reprogrammée en 2022. En outre, le constat des manquements reprochés dans la gestion du cimetière et la mise à jour du logiciel de l'état civil, sur lequel la requérante conteste au demeurant avoir été formé, et dont il n'est pas allégué qu'elle en avait la charge jusqu'au mois de juillet 2021, ne peuvent être regardés, pour les mêmes motifs, comme trouvant leur origine dans une insuffisance professionnelle alors qu'au surplus, ces fonctions n'ont pu être observées que sur une courte période. En revanche, si les griefs ponctuels retenus ne sont pas significatifs par eux-mêmes, le défaut de préparation des séances du conseil municipal et de rédaction des comptes-rendus, l'absence de suivi des décisions du maire et du conseil municipal, le manque de rigueur dans l'exécution de son travail, de diligence et d'organisation constatés sur une période d'un an et demi, pour des tâches qui n'excédaient pas celles correspondant au grade de la requérante prévues par les dispositions précitées de l'article 3 du décret du 22 décembre 2006, étaient de nature à compromettre la bonne marche de l'administration communale. Les circonstances, à les supposer établies, que le contrôle des documents rédigés par Mme B mis en place à compter du mois de juillet 2020 ait été inefficace et que son travail aurait donné satisfaction à l'équipe municipale précédente sont, contrairement à ce que soutient la requérante, sans incidence sur le constat opéré. Par suite, pour regrettable qu'ait été l'absence d'entretien professionnel prévu par les dispositions précitées de l'article 3 du décret du 16 décembre 2014 au titre de l'année 2020 qui aurait permis de préciser les objectifs assignés à la requérante par la nouvelle équipe municipale, les perspectives d'amélioration attendue et les besoins éventuels de formation complémentaire, la maire de Berdoues, en licenciant Mme B pour insuffisance professionnelle, n'a pas fait une inexacte application de l'article L. 553-1 du code général de la fonction publique.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la requête de Mme B doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
12. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
13. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par la commune de Berdoues doivent dès lors être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu non plus de faire droit aux conclusions présentées au même titre par Mme B.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Berdoues présentées sur le fondement de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et à la commune de Berdoues.
Délibéré après l'audience du 17 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. de Saint-Exupéry de Castillon, président,
Mme Genty, première conseillère,
M. Aubry, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.
La rapporteure,
F. GENTY
Le président,
F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLONLa greffière,
M. D
La République mande et ordonne au préfet du Gers en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026