vendredi 9 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2400224 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SP AVOCATS PATHER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 janvier 2024, et un mémoire enregistré le 9 février 2024, M. C A, représenté par Me Pather, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la préfète des Landes d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé de sa demande, dans un délai de sept jours à compter de l'ordonnance à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'urgence est établie dès lors que son titre de séjour arrive à expiration le 13 février 2024 ; il travaille, dans le cadre d'un CDI à temps complet au sein de l'entreprise Adour Distribution ;
- dès avant la date d'expiration de sa carte de séjour résident, intervenant le 13 février 2024, il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour par six courriels envoyés les 9, 12, 16, 17, 18 et 19 janvier, et un courrier recommandé reçu par le préfet le 22 janvier 2024 ; il n'a pu obtenir l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour malgré plusieurs tentatives, que ce soit par courriels ou bien par courrier recommandé alors qu'aucun service de prise de rendez-vous en ligne n'est possible ;
- la demande ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision ;
- la mesure sollicitée est utile à la poursuite de son activité professionnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 février 2024, la préfète des Landes conclut au non-lieu à statuer.
Elle soutient que :
- le requérant a sollicité le 6 décembre 2023 le renouvellement de son titre de séjour ainsi qu'une carte de résident de 10 ans ; cette demande a été réceptionnée le même jour, soit il y a moins de deux mois ;
- il a été convoqué le 5 février 2024 et à cette occasion un récépissé valable jusqu'au 13 aout 2024 lui a été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, de nationalité sénégalaise, né le 17 décembre 1969, est entré régulièrement en France le 20 novembre 2012, sous couvert d'un visa court séjour. Il a travaillé au sein de la communauté Emmaüs de 2015 à 2021. Le 6 janvier 2021, il a obtenu un titre de séjour " vie privée et familiale " valable jusqu'au 5 janvier 2022 puis une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 13 février 2024. Par la présente requête, il demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit ordonné à la préfète des Landes de lui délivrer un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler.
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
2. Il résulte de l'instruction que, lors du rendez-vous donné le lundi 5 février à 11 heures, la préfète des Landes a délivré à M. A un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'autorisant à travailler. Dans ces conditions, le requérant ayant obtenu satisfaction en cours d'instance, la requête n'a plus d'objet.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, la somme que le requérant demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A.
Article 2 : Les conclusions de M. A présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée à la préfète des Landes.
Fait à Pau, le 9 février 2024.
Le juge des référés,
Signé
F. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026