mercredi 2 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2400245 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | CHAMBRE 3 |
| Avocat requérant | SCP LYON-CAEN, THIRIEZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 janvier 2024, Mme H C épouse Tyras, représentée par Me Cacciapaglia, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 3 janvier 2024 par laquelle le président du conseil départemental des Landes a rejeté sa demande de renouvellement d'agrément d'assistante familiale ;
2°) d'enjoindre au département des Landes de lui renouveler son agrément d'assistante familiale dans un délai 15 jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du département des Landes la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- il n'est pas établi que la décision du 3 janvier 2024 a été prise par une autorité habilitée ;
- la décision du 3 janvier 2024 est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a pas été justifié de ce que la désignation du président de la commission a été faite dans le respect des exigences de l'article R. 421-28 du code de l'action sociale et des familles ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article R. 421-23 du code de l'action sociale et des familles dès lors qu'elle n'a pu consulter que tardivement son dossier administratif, qu'elle n'a pu obtenir une copie de son dossier que postérieurement à la commission consultative paritaire départementale (CCPD) du 21 décembre 2023 en méconnaissance des droits de la défense et que son dossier n'était ni classé par ordre chronologique, ni numéroté et sans aucun document récapitulatif ;
- elle a été prise en violation de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 et de l'article 1-1 du décret n° 88-145 du 15 février 1988 pris pour l'application de l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 modifiée, ainsi que du principe général des droits de la défense et du principe du contradictoire ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions des articles L. 421-3, L. 421-6, R. 421-3, R. 421-6 et R. 421-5 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'annexe 4-8 du code de l'action sociale et des familles, dès lors qu'elle se fonde sur l'évaluation réalisée lors des entretiens en date des 27 et 28 novembre 2023 qui est entachée de nombreuses incohérences, que cette décision traduit un acharnement du département des Landes à son encontre et que les faits rapportés dans cette évaluation sont insuffisants pour fonder la décision de non-renouvellement ;
- elle est entachée d'un détournement de pouvoir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 février 2025, le département des Landes, représenté par la SCP Lyon-Caen et Thiriez, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme Tyras au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi du 22 avril 1905 portant fixation du budget des dépenses et des recettes de l'exercice 1905 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Foulon ;
- les conclusions de Mme Portès, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Montoulieu, représentant Mme Tyras.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C épouse Tyras est agréée en tant qu'assistante maternelle depuis le 8 janvier 2009. Cet agrément a été successivement renouvelé et étendu, en 2014 à l'accueil de trois enfants et, en 2019, à l'accueil de quatre enfants. À la suite de son déménagement dans le département des Landes, son agrément a été modifié et actualisé à l'accueil simultané de six enfants âgés de moins de 11 ans, dont au maximum quatre enfants de moins de trois ans, y compris ses propres enfants. Elle a fait l'objet, le 4 mai 2023 d'une mesure de suspension de son agrément puis de son retrait par une décision du 17 juillet 2023 du président du conseil départemental des Landes. Par une ordonnance du 17 octobre 2023, le juge des référés du présent tribunal a suspendu l'exécution de la décision du 17 octobre 2023 par laquelle le président du conseil départemental des Landes a procédé au retrait de son agrément jusqu'à ce qu'il soit statué sur sa requête au fond. Par courrier du 27 octobre 2023, Mme Tyras a alors sollicité le renouvellement de son agrément. À la suite de l'organisation de deux rendez-vous d'évaluation en date des 27 et 28 novembre 2023 avec le médecin de la protection maternelle et infantile (PMI) de circonscription et l'agente médico-sociale de la PMI en charge des agréments, la commission consultative paritaire départementale s'est réunie le 21 décembre 2023 et s'est prononcée en faveur du non renouvellement de l'agrément de Mme Tyras. Par une décision du 3 janvier 2024, le président du conseil départemental des Landes a refusé de renouveler l'agrément d'assistante maternelle de Mme Tyras. Par la présente requête, Mme Tyras demande l'annulation de cette décision du 3 janvier 2024.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, la décision attaquée du 3 janvier 2024 a été signée par Mme F B, directrice Enfance Famille G, qui a reçu délégation, par un arrêté du président du conseil départemental du 18 décembre 2023, publié le même jour sur le site internet de la collectivité, notamment à l'effet de signer toutes les décisions relatives aux agréments des assistants maternels, en cas d'absence ou d'empêchement de M. A D, directeur général adjoint en charge des solidarités, qui dispose par le même arrêté d'une délégation à cet effet. Par suite, et en l'absence de contestation de l'empêchement du directeur général adjoint, le moyen tiré de l'incompétence du signataire, qui manque en fait, doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 421-28 du code de l'action sociale et des familles : " La présidence de la commission est assurée par le président du conseil départemental ou par un représentant qu'il désigne parmi les conseillers départementaux ou les agents des services du département. ".
4. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 3 août 2021, le président du conseil départemental des Landes a fixé la composition de la commission consultative paritaire départementale en désignant à la présidence de cette commission M. Paul Carrère, vice-président du conseil départemental. En l'espèce, la commission qui s'est prononcée, le 21 décembre 2023, sur la situation de Mme Tyras, était bien présidée par M. E, ainsi que le procès-verbal de cette séance de la commission en atteste. Il s'ensuit, que le moyen tiré de l'irrégularité de la désignation du président de la commission consultative paritaire départementale doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 421-23 du code de l'action sociale et des familles : " () L'assistant maternel ou l'assistant familial concerné est informé, quinze jours au moins avant la date de la réunion de la commission, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, des motifs de la décision envisagée à son encontre, de la possibilité de consulter son dossier administratif et de présenter devant la commission ses observations écrites ou orales. () ".
6. En vertu de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 dans sa version applicable au litige, un agent public faisant l'objet d'une mesure prise en considération de sa personne, qu'elle soit ou non justifiée par l'intérêt du service, doit être mis à même d'obtenir communication de son dossier.
7. Il ressort des pièces du dossier que Mme Tyras a consulté son dossier administratif le 14 décembre 2023, préalablement à la séance de la commission consultative paritaire départementale du 21 décembre 2023. Il ressort également des pièces du dossier, et notamment d'une note signée par Mme Tyras, que la requérante, contrairement à ce qu'elle soutient, s'est vu remettre les copies des pièces de son dossier administratif dont elle a souhaité la communication. En outre, son conseil a été destinataire de l'entier dossier administratif de la requérante, à la suite de sa demande présentée par un message électronique du 13 décembre 2023, et ainsi qu'en atteste le bordereau de la lettre recommandée adressée le 14 décembre 2023 dont le pli a été mis à disposition au point de retrait de La Poste le 18 décembre 2023. Par ailleurs, la circonstance que l'ensemble des pièces de ce dossier n'étaient pas classées et numérotées sans discontinuité n'est pas, par elle-même, de nature à entacher d'irrégularité la procédure suivie dès lors qu'il n'est aucunement établi qu'une pièce pouvant avoir une influence sur le cours de cette procédure aurait été soustraite du dossier avant sa consultation par l'intéressée. Enfin, la présence au sein du dossier administratif de Mme Tyras d'une fiche de " déclaration d'agression externe " n'est pas, contrairement à ce que soutient encore la requérante, sans rapport avec sa situation d'assistante maternelle, dès lors que cette fiche relate le ton très virulent employé par l'époux de Mme Tyras à l'encontre d'un des agents du pôle Protection maternelle et infantile (PMI) du département, et constitue ainsi un élément de contexte pour apprécier l'entourage et l'environnement dans lequel les enfants confiés évoluent. À cet égard, la fiche relate notamment que " Monsieur est toujours présent lors des visites à domicile de notre service et le contexte est particulier (craintes du voisinage par exemple) ". Par suite, aucune irrégularité n'ayant entaché la procédure de consultation du dossier n'est démontrée ni ne ressort des pièces du dossier, et Mme Tyras a été informée des faits pris en compte par le département et a pu utilement préparer sa défense, dans un délai suffisant, avant la réunion de la commission consultative paritaire départementale.
8. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 421-3 du code de l'action sociale et des familles : " L'agrément nécessaire pour exercer la profession d'assistant maternel ou d'assistant familial est délivré par le président du conseil départemental du département où le demandeur réside. / Un référentiel approuvé par décret en Conseil d'Etat fixe les critères d'agrément. / () L'agrément est accordé à ces deux professions si les conditions d'accueil garantissent la sécurité, la santé et l'épanouissement des mineurs et majeurs de moins de vingt et un ans accueillis, en tenant compte des aptitudes éducatives de la personne (). Les modalités d'octroi ainsi que la durée de l'agrément sont définies par décret. Cette durée peut être différente selon que l'agrément est délivré pour l'exercice de la profession d'assistant maternel ou d'assistant familial. Les conditions de renouvellement de l'agrément sont fixées par ce décret. () ". Aux termes de l'article R. 421-3 du même code : " Pour obtenir l'agrément d'assistant maternel ou d'assistant familial, le candidat doit : / 1° Présenter les garanties nécessaires pour accueillir des mineurs dans des conditions propres à assurer leur développement physique, intellectuel et affectif ; (). ". Aux termes de l'article R. 421-5 de ce code : " Les entretiens avec un candidat à des fonctions d'assistant maternel ou avec un assistant maternel agréé et les visites à son lieu d'exercice doivent permettre d'apprécier, au regard des critères précisés dans le référentiel figurant à l'annexe 4-8 du présent code, si les conditions légales d'agrément sont remplies. () ".
9. D'autre part, aux termes de l'annexe 4-8 du code de l'action sociale et des familles : " Le service départemental de protection maternelle et infantile instruit les demandes d'agrément des assistants maternels, qu'il s'agisse d'une première demande, d'une demande de modification ou d'une demande de renouvellement. / () La procédure comporte au moins un entretien et une ou plusieurs visites au domicile ou dans la maison d'assistants maternels, en fonction du mode d'exercice. Les visites au domicile du candidat doivent concilier le respect de sa vie privée et la nécessaire protection des enfants qu'il va accueillir. / () Section 1 / Les capacités et les compétences / pour l'exercice de la profession d'assistant maternel / () Sous-section 3 / Les capacités et les qualités personnelles pour accueillir de jeunes enfants dans des conditions propres à assurer leur développement physique et intellectuel et les aptitudes éducatives / Il convient de prendre en compte : / 1° La capacité à percevoir et prendre en compte les besoins de chaque enfant, selon son âge et ses rythmes propres, pour assurer son développement physique, intellectuel et affectif et à mettre en œuvre les moyens appropriés, notamment dans les domaines de l'alimentation, du sommeil, du jeu, des acquisitions psychomotrices, intellectuelles et sociales. / Le service départemental de protection maternelle et infantile s'appuiera à cet effet sur les recommandations de santé publique validées, en premier lieu celles qui figurent dans le carnet de santé mentionné à l'article L. 2132-1 du code de la santé publique ainsi que celles qui sont publiées ou diffusées par le ministère chargé de la santé ; / 2° La capacité à poser un cadre éducatif cohérent, permettant l'acquisition progressive de l'autonomie, respectueux de l'intérêt supérieur de l'enfant et des attentes et principes éducatifs des parents, favorisant la continuité des repères de l'enfant entre la vie familiale et le mode d'accueil. () / Sous-section 5 / La connaissance du métier, du rôle / et des responsabilités de l'assistant maternel / Il convient de prendre en compte : / 1° La capacité à mesurer les responsabilités qui sont les siennes vis-à-vis de l'enfant, de ses parents ainsi que des services départementaux de protection maternelle et infantile, en tenant compte de l'apport des réunions d'information préalables et de la formation obligatoire ultérieure prévues à l'article L. 2112-2 du code de la santé publique ; / () 3° La connaissance ou la capacité de s'approprier, dans le cadre des réunions d'information obligatoires et de la formation obligatoire ultérieure, les principales règles légales, réglementaires et conventionnelles régissant la profession ; () ".
10. Pour rejeter la demande de renouvellement de l'agrément d'assistante maternelle sollicité par Mme Tyras, le président du conseil départemental des Landes a retenu que lors de l'évaluation de cette dernière plusieurs critères relevant des compétences prioritaires et essentielles attendues d'une assistante maternelle, de surcroît après quatorze années d'expérience professionnelle, n'ont pu être validés.
11. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du formulaire d'évaluation de renouvellement d'agrément, complété à l'issue des rencontres organisées les 27 et 28 novembre 2023 entre Mme Tyras et un médecin de la circonscription ainsi qu'un agent du pôle médico-social du département, que l'intéressée a validé six critères, en a partiellement validé onze autres et n'a pas validé quatre critères, mentionnés dans la décision attaquée, à savoir les critères de la section 1 mentionnés aux 1° et 2° de la sous-section 3, relatifs aux capacités et qualités personnelles pour accueillir de jeunes enfants dans des conditions propres à assurer leur développement physique et intellectuel et les aptitudes éducatives, et les critères mentionnés aux 1° et 3° de la sous-section 5, relatifs à la connaissance du métier, du rôle et des responsabilités de l'assistant maternel.
12. S'agissant, d'une part, du critère relatif à la capacité à percevoir et prendre en compte les besoins de chaque enfant, selon son âge et ses rythmes propres, et à mettre en œuvre les moyens appropriés, il ressort des pièces du dossier, et notamment du formulaire d'évaluation rempli en vue du renouvellement d'agrément, que les réponses de Mme Tyras aux différentes questions des évaluatrices ont été considérées comme traduisant un besoin de satisfaire les parents aux détriment des besoins particuliers de chaque enfant, ainsi que le souligne le département en défense, et notamment la " continuité de repères ", ainsi qu'une incapacité à étayer ses réponses, notamment en ce qui concerne l'éveil et l'accompagnement dans les apprentissages par des activités et des jeux ou jouets adaptés à l'âge des enfants. À cet égard, les réponses apportées au formulaire d'évaluation ont révélé une absence d'anticipation, notamment en ce qui concerne l'organisation et l'accueil de plusieurs enfants en même temps, la requérante devant accueillir, deux jours plus tard, quatre enfants de moins de trois ans à domicile. D'autre part, s'agissant de la connaissance du métier, du rôle et des responsabilités de l'assistant maternel, Mme Tyras n'a fait aucune allusion à l'évolution de son métier et la professionnalisation des assistants maternels, en dépit de quatorze années d'expérience. Si elle a indiqué avoir suivi plusieurs formations et y trouver beaucoup d'intérêt, interrogée sur la formation intitulée " État de santé de l'enfant : les bonne pratiques " qu'elle avait indiqué avoir suivie, elle n'a pu en évoquer le contenu. L'évaluation conclut ainsi à un manque d'explications du métier, de son évolution et de ses responsabilités. Par ailleurs, si Mme Tyras allègue que le retrait de son agrément a été abordé à plusieurs reprises lors de cette évaluation, il n'est pas contesté et il ne ressort d'aucune pièce du dossier que cette évaluation a été menée par des professionnels différents de ceux intervenus dans le cadre de la procédure de retrait d'agrément, afin d'assurer la neutralité nécessaire à la procédure d'évaluation. En outre, il ressort des pièces du dossier que l'évaluation s'appuie sur une grille d'entretiens pour la mise en œuvre de la procédure de renouvellement, trame commune à toutes les évaluations.
13. Par suite, et en dépit des attestations de parents d'enfants accueillis et de proches, et nonobstant l'ancienneté de l'expérience professionnelle de Mme Tyras, le président du conseil départemental des Landes, en tenant compte de cette évaluation a pu estimer, sans commettre d'erreur d'appréciation, que Mme Tyras ne présentait plus les garanties nécessaires pour accueillir des enfants à son domicile dans des conditions propres à assurer leur développement physique, intellectuel et affectif, et refuser de renouveler son agrément.
14. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision en litige aurait été prise pour d'autres motifs que ceux exposés. Par suite, cette décision ne peut être regardée comme révélant l'existence d'un détournement de pouvoir. Dans ces conditions, ce moyen doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 3 janvier 2024 par laquelle le président du conseil départemental des Landes s'est opposé au renouvellement de l'agrément délivré à Mme Tyras en qualité d'assistante familiale doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent également être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du département des Landes, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par la requérante. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de Mme Tyras le versement de la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par le département des Landes et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme Tyras est rejetée.
Article 2 : Mme Tyras versera au département des Landes la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme H C épouse Tyras et au département des Landes.
Délibéré après l'audience du 18 juin 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Perdu, présidente,
Mme Foulon, conseillère,
M. Buisson, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juillet 2025.
La rapporteure,
C. FOULON
La présidente,
S. PERDU
La greffière,
P. SANTERRE
La République mande et ordonne au préfet des Landes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026