lundi 29 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2400671 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 5 février 2024, enregistrée le 8 mars 2024 au greffe du tribunal administratif de Pau, la présidente du tribunal judiciaire de Pau a transmis au tribunal administratif de Pau le dossier de la requête de Mme A B.
Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal judiciaire le 28 mars 2023, Mme B conteste la décision du 2 février 2023 par laquelle le président du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé à l'encontre de la décision du 17 mars 2022 portant rejet de sa demande d'attribution de la carte mobilité inclusion mention " stationnement ".
Par un mémoire, enregistré le 12 janvier 2024 au greffe du tribunal judiciaire, le président du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques conclut au rejet de la requête au motif qu'elle ne relève pas de la compétence de la juridiction judiciaire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () ; 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours () les requêtes ne comportant que () des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; (). ".
2. Aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R.222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
3. Par la présente requête, Mme B conteste la décision du 2 février 2023 par laquelle le président du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé à l'encontre de la décision du 17 mars 2022 portant rejet de sa demande d'attribution de la carte mobilité inclusion mention " stationnement ". Pour contester la décision attaquée, la requérante fait valoir qu'elle souffre de problèmes au dos et au genou, nécessitant des infiltrations régulières, qu'elle éprouve des difficultés à se lever et se déplacer, et qu'elle est sujette à des malaises. Ce faisant, elle n'apporte pas suffisamment d'éléments, notamment médicaux, permettant d'apprécier si son handicap est tel qu'il réduit de manière importante et durable sa capacité et son autonomie de déplacement à pied ou impose qu'une tierce personne l'accompagne dans ses déplacements. Par un courrier du 21 mars 2024, adressé à Mme B par pli recommandé dont elle a accusé réception le 27 mars 2024, le greffe du tribunal l'a invitée à régulariser sa requête dans le délai de quinze jours, à l'aide d'un formulaire pré-rempli. Toutefois, en dépit de cette demande, Mme B n'a pas régularisé sa requête dans le délai de recours, lequel est expiré à la date de la présente ordonnance. Dès lors, cette requête, qui ne comporte que des moyens manifestement non assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, est irrecevable et doit être rejetée, en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au président du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques.
Fait à Pau, le 29 avril 2024.
La présidente du tribunal,
signé
V. QUEMENER
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
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