lundi 27 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2400750 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 mars 2024, Mme B A conteste les décisions par lesquelles le directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques a rejeté son recours formé à l'encontre des décisions mettant à sa charge des indus d'allocation de logement familiale d'un montant total de 8 081 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () ; 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; (). ".
2. Aux termes de l'article R. 772-6 du même code : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
3. Aux termes de l'article R. 611-8-6 de ce code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. () ".
4. Mme A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler les décisions par lesquelles le directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques a rejeté son recours formé à l'encontre des décisions mettant à sa charge des indus d'allocation de logement familiale d'un montant total de 8 081 euros. Au soutien de sa requête, l'intéressée se borne à faire valoir que son mari avait signalé à la caisse d'allocations familiales le non paiement des loyers par la locataire de l'appartement au titre duquel la prestation lui était versée, qu'il n'a pas été tenu compte de ce courrier et que cet organisme ne l'a pas avertie du départ de sa locataire. A supposer que Mme A puisse être regardée comme invoquant ainsi sa bonne foi, ces moyens sont inopérants à l'appui de la contestation du bien-fondé des indus en litige. Par un courrier du 21 mars 2024, mis à sa disposition le même jour dans l'application " Télérecours citoyen " et dont elle est réputée avoir pris connaissance à l'issue du délai de deux jours ouvrés prévu par l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative, la requérante a été invitée par le greffe du tribunal à régulariser sa requête, dans le délai de quinze jours, à l'aide d'un formulaire pré-rempli. Ce formulaire l'invitait notamment à préciser les motifs de sa demande et l'informait de la nécessité, sous peine d'irrecevabilité, de soumettre au juge des arguments destinés à établir l'illégalité de la décision contestée, et de transmettre à celui-ci tout document utile au soutien de sa demande. Toutefois, en dépit de cette demande, Mme A n'a pas régularisé sa requête dans le délai imparti. Il s'ensuit que sa requête est irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Fait à Pau, le 27 mai 2024.
La présidente du tribunal,
Signé
V. QUEMENER
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
No 2400750
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