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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2400787

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2400787

jeudi 30 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2400787
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSP AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B, ressortissant guinéen, d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet des Pyrénées-Atlantiques de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". En cours d'instance, le préfet a finalement délivré à l'intéressé une carte de résident longue durée. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par M. B.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 mars 2024, M. C B, représenté par Me Pather, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 24 janvier 2024 par laquelle le préfet des Pyrénées-Atlantiques a rejeté sa demande de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ;

2°) d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Atlantiques, à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour sollicité, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans cette attente, un récépissé de demande de titre de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 décembre 2024, le préfet des Pyrénées-Atlantiques conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.

Il soutient que par une décision du 29 mars 2024, il a délivré au requérant une carte de résident longue durée, valable du 19 juillet 2024 au 18 juillet 2034.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 juillet 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

2. M. B, de nationalité guinéenne, a déposé le 3 octobre 2023 une demande de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Par une décision du 24 janvier 2024, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a rejeté sa demande. Toutefois, par une décision du 29 mars 2024, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a délivré en cours d'instance au requérant une carte de résident longue durée, valable du 19 juillet 2024 au 18 juillet 2034. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de M. B sont devenues sans objet.

Sur les frais liés au litige :

3. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et au préfet des Pyrénées-Atlantiques.

Copie pour information en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Fait à Pau, le 30 janvier 2025.

La présidente de la 1ère chambre,

M. A

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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