lundi 15 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2401129 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 avril 2024, Mme B A conteste la décision du 18 avril 2024 par laquelle le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique a rejeté sa réclamation formée à l'encontre de la décision portant refus de lui accorder le bénéfice du dispositif " chèque énergie " au titre de l'année 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () ; 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; (). ".
2. Aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation () qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
3. Par la présente requête, Mme A conteste la décision du 18 avril 2024 par laquelle le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique a rejeté sa réclamation formée à l'encontre de la décision de refus de lui accorder le bénéfice du dispositif " chèque énergie " au titre de l'année 2023, au motif que les pièces transmises n'étaient pas conformes ou manquantes. Au soutien de sa requête, Mme A se borne à faire valoir qu'elle est éligible au dispositif " chèque énergie " et qu'elle a effectué les démarches nécessaires auprès des services compétents pour obtenir le document sollicité relatif à son habitation. Ce faisant, elle ne démontre pas que la décision contestée aurait méconnu ses droits. Par un courrier recommandé du 6 mai 2024, la requérante a été invitée par le greffe du tribunal à compléter la motivation de sa requête, dans un délai de quinze jours, à l'aide du formulaire joint, l'informant qu'à défaut de régularisation dans le délai imparti, ses conclusions pourraient être rejetées comme irrecevables. Le pli contenant cette lettre a été présenté au domicile de la requérante le 11 mai 2024 et retourné au greffe du tribunal revêtu de la mention " Pli avisé et non réclamé ". Par suite, la notification de cette lettre doit être regardée comme étant régulièrement intervenue le 11 mai 2024. Mme A n'ayant pas, à la date de la présente ordonnance, régularisé sa requête, celle-ci ne peut qu'être rejetée comme irrecevable en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Fait à Pau, le 15 juillet 2024.
La présidente du tribunal,
V. QUEMENER
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
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