jeudi 27 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2401372 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MISSONNIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 30 mai 2024 et le 17 juin 2024,
Mme B A, représentée par Me Missonnier, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler le titre de recettes émis à son encontre le 22 novembre 2023 par la maison départementale des personnes handicapées des Pyrénées-Atlantiques en vue du recouvrement d'une somme de 1 500 euros ;
2°) d'annuler la mise en demeure de payer du 26 janvier 2024 ;
3°) d'annuler la notification de saisie administrative à tiers détenteur du 13 mars 2024, ensemble la décision du 9 avril 2024 par laquelle le payeur départemental des Pyrénées-Atlantiques a rejeté son recours gracieux formé contre cette saisie administrative ;
4°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 1 500 euros résultant de ce titre de recettes ;
5°) à titre subsidiaire, d'annuler la décision du 9 avril 2024 par laquelle le payeur départemental des Pyrénées-Atlantiques a rejeté sa demande de remise gracieuse de sa dette ;
6°) d'enjoindre au payeur départemental des Pyrénées-Atlantiques de lui accorder une remise gracieuse de sa dette ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande ;
7°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Il n'appartient pas au juge administratif de connaître des actes relatifs à la conduite d'une procédure judiciaire ou qui en sont inséparables.
3. Par un titre de recettes du 22 novembre 2023, la maison départementale des personnes handicapées des Pyrénées-Atlantiques a mis à la charge de Mme A une somme de 1500 €. Par lettre du 26 janvier 2024, le payeur départemental des Pyrénées-Atlantiques a mis en demeure l'intéressée de payer cette somme. Ce dernier a également procédé le 11 mars 2024 à l'encontre de Mme A à une notification de saisie administrative à tiers détenteur relative à la même somme. Il résulte de l'instruction que cette somme correspond à celle mise à la charge de Mme A par arrêt de la cour d'appel de Pau du 27 juillet 2023 au profit de la maison départementale des personnes handicapées des Pyrénées-Atlantiques, en application de l'article 700 du code de procédure civile, dans le cadre d'un litige l'opposant à cet organisme. Dès lors, ce titre de recettes, le commandement de payer du 26 janvier 2024 et l'avis de saisie à tiers détenteur du 11 mars 2024 ne sont pas détachables de la procédure menée devant la cour d'appel de Pau. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et de décharge de l'obligation de payer de la requête de Mme A ne peuvent qu'être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction manifestement incompétent pour en connaître, en application des dispositions précitées du 2° de l'article
R. 222-1 du code de justice administrative.
Sur les frais liés à l'instance :
4. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
5. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par Mme A doivent dès lors être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Les conclusions aux fins d'annulation et de décharge de l'obligation de payer de la requête de Mme A sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : Les conclusions de la requête de Mme A sont rejetées pour le surplus.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Fait à Pau, le 27 juin 2024.
Le président de la 2ème chambre,
F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLON
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition,
La greffière,
No 2401372
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026