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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2401514

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2401514

mercredi 26 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2401514
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires en production de pièces, enregistrés le 15 juin 2024 et le 18 juin 2024, M. F C, représenté par Me Bédouret, demande au tribunal :

1°) de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler l'arrêté du 14 juin 2024 par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé en cas d'exécution d'office et a prononcé à son encontre une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;

3°) d'annuler l'arrêté du 14 juin 2024 par lequel la même autorité l'a assigné à résidence dans le département des Hautes-Pyrénées, pendant une durée de quarante-cinq jours, et l'a astreint à se présenter du lundi au vendredi à 9 h 00, à l'exception des jours fériés, à la brigade de gendarmerie d'Argelès-Gazost ;

4°) d'enjoindre au préfet des Hautes-Pyrénées de lui délivrer un titre de séjour, sous astreinte de 120 euros par jour de retard ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 9 décembre 2022 ne lui a pas été régulièrement notifié et que les faits délictuels qu'il a commis ne constituent pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;

- elle est privée de base légale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

- elle est privée de base légale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est privée de base légale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est privée de base légale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français et de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ;

- elle méconnaît les articles L. 612-6 et L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;

- elle ne pouvait être légalement fondée sur les dispositions du 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 juin 2024, le préfet des Hautes-Pyrénées conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 18 juin 2024 à 17 h 30 :

- le rapport de M. A,

- les observations de Me Bédouret, représentant M. C, présent, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, de nationalité géorgienne, est entré régulièrement sur le territoire français le 9 novembre 2019, et a sollicité l'asile le 10 janvier 2020. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande d'asile par une décision du 14 décembre 2020, confirmée par celle de la Cour nationale du droit d'asile du 17 mars 2021. Le 14 juin 2022, M. C a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'" accompagnant étranger malade " pour l'accompagnement de sa fille E. Par un arrêté du 9 décembre 2022, le préfet des Hautes-Pyrénées a rejeté cette demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Le 17 novembre 2023, M. C a déposé une nouvelle demande de titre de séjour sur le même fondement. Par un arrêté du 14 juin 2024, le préfet des Hautes-Pyrénées a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé en cas d'exécution d'office et a prononcé à son encontre une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Par un arrêté du même jour, la même autorité l'a assigné à résidence dans le département des Hautes-Pyrénées, pendant une durée de quarante-cinq jours, et l'a astreint à se présenter du lundi au vendredi à 9 h 00, à l'exception des jours fériés, à la brigade de gendarmerie d'Argelès-Gazost. M. C demande l'annulation des arrêtés du 14 juin 2024.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ". Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur l'étendue du litige :

3. Aux termes de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. / () ". Aux termes de l'article L. 614-7 du même code : " Les dispositions de la présente section sont applicables lorsque l'étranger fait l'objet d'une d'assignation à résidence en application de l'article L. 731-1 () ". Aux termes de l'article L. 614-8 du même code : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français est notifiée avec une décision d'assignation à résidence prise en application de l'article L. 731-1 (), le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de ces mesures. ". Aux termes de l'article L. 732-8 du même code : " La décision d'assignation à résidence prise en application des 1°, 2°, 3°, 4° ou 5° de l'article L. 731-1 peut être contestée devant le président du tribunal administratif dans le délai de quarante-huit heures suivant sa notification. Elle peut être contestée dans le même recours que la décision d'éloignement qu'elle accompagne. / () Les dispositions des articles L. 614-7 à L. 614-13 sont applicables au jugement de la décision d'assignation à résidence contestée en application du présent article. ". Aux termes de l'article R. 776-14 du code de justice administrative : " La présente section est applicable aux recours dirigés contre les décisions mentionnées à l'article R. 776-1, lorsque l'étranger est () assigné à résidence. / () ". Aux termes de l'article R. 776-17 du même code : " () lorsque le requérant a formé des conclusions contre la décision relative au séjour notifiée avec une obligation de quitter le territoire, il est statué sur cette décision dans les conditions prévues à la sous-section 1 ou à la sous-section 2 de la section 2, selon le fondement de l'obligation de quitter le territoire. / () ". Aux termes de l'article R. 776-10 du même code : " Les dispositions de la présente sous-section sont applicables aux recours formés, en application des articles L. 614-4 ou L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, contre les décisions d'obligation de quitter le territoire français prise sur le fondement () des 3° () de l'article L. 611-1 du même code et les autres décisions mentionnées à l'article R. 776-1 du présent code, lorsque l'étranger n'est pas placé en rétention, ni assigné à résidence. ".

4. Il résulte des dispositions précitées qu'il appartient au magistrat désigné de se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixation du délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, ainsi que de la décision portant assignation à résidence. En revanche, et dès lors que la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise sur le fondement des dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les conclusions de la requête de M. C tendant à l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour relèvent de la seule formation collégiale du présent tribunal, formation devant laquelle il y a lieu, par suite, de renvoyer lesdites conclusions. Il en va de même des conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte qui en sont l'accessoire, ainsi que de la demande relative aux frais liés aux litiges, présentées dans cette même requête.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; / () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".

6. La décision portant refus de titre de séjour vise les articles L. 425-9 et L. 425-10 et les 1° et 3° de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et se fonde sur ce qu'Ana-Maria, fille de M. C née le 30 janvier 2006, présente un état de santé ne nécessitant pas une prise en charge médicale et que l'intéressée peut voyager sans risque vers son pays d'origine, qu'en outre elle est majeure depuis le 30 janvier 2024, sur ce que M. C n'a pas exécuté la précédente mesure d'éloignement prononcée à son encontre le 9 décembre 2022, qui lui a été notifiée le 13 décembre 2022, et sur ce que le requérant a commis en 2023 et 2024 des délits routiers et plusieurs infractions à la législation sur les stupéfiants. Par suite, la décision portant refus de titre de séjour satisfait à l'exigence de motivation en droit et en fait prescrite par les dispositions précitées des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

7. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Hautes-Pyrénées n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle et familiale de M. C avant de prendre la décision portant refus de titre de séjour.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance ou le renouvellement d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être refusé à tout étranger : / 1° N'ayant pas satisfait à l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français dans les formes et les délais prescrits par l'autorité administrative ; / () 3° Ayant commis les faits qui l'exposent à l'une des condamnations prévues aux articles 222-34 à 222-40, 224-1 A à 224-1 C, 225-4-1 à 225-4-4, 225-4-7, 225-5 à 225-11, 225-12-1, 225-12-2, 225-12-5 à 225-12-7, 225-13 à 225-15, au 7° de l'article 311-4 et aux articles 312-12-1 et 321-6-1 du même code ; / () ". Aux termes de l'article R. 431-11 du même code : " L'étranger qui sollicite la délivrance d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande les pièces justificatives dont la liste est fixée par arrêté annexé au présent code. ". L'annexe 10 du même code prévoit que le demandeur d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-10 doit notamment fournir à l'appui de sa demande un justificatif de domicile datant de moins de six mois.

9. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 9 décembre 2022 portant obligation de quitter le territoire français mentionné au point 1 a été adressé à M. C par un pli en recommandé avec accusé de réception à une adresse située à Lourdes, et que ce pli a été présenté le 13 décembre 2022 et a été renvoyé à son expéditeur, à défaut d'avoir été réclamé dans le délai de quinze jours, avec la mention " pli avisé et non réclamé ". Si le requérant soutient à l'audience qu'à cette dernière date, il n'était plus domicilié à cette adresse, il n'est pas établi ni même sérieusement allégué qu'il aurait indiqué une autre adresse de domiciliation à l'appui de sa demande de titre de séjour ou qu'il aurait informé les services de la préfecture de son changement de domiciliation. Dès lors, l'arrêté du 9 décembre 2022 doit être regardé comme ayant été régulièrement notifié dès la date de présentation du pli, soit le 13 décembre 2022, et était ainsi opposable à l'encontre de M. C. L'intéressé doit donc être regardé comme n'ayant pas satisfait à cette mesure d'éloignement et le préfet pouvait refuser de lui délivrer un titre de séjour en application du 1° de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Au demeurant, il n'est pas contesté par le requérant qu'il a commis des faits l'exposant à des condamnations visées au 3° du même article. Par suite, la décision du 14 juin 2024 portant refus de titre de séjour n'a pas été prise en méconnaissance de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

10. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / () ". Aux termes de l'article L. 425-10 du même code : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / Cette autorisation provisoire de séjour ouvre droit à l'exercice d'une activité professionnelle. / Elle est renouvelée pendant toute la durée de la prise en charge médicale de l'étranger mineur, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites. / Elle est délivrée par l'autorité administrative, après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues à l'article L. 425-9. ".

11. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

12. Il est constant que M. C a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour l'accompagnement de sa fille E. Il ressort toutefois des pièces du dossier que cette dernière, née le 30 janvier 2006, était devenue majeure à la date de la décision portant refus de titre de séjour et que le requérant ne pouvait ainsi bénéficier d'un titre de séjour sur ce fondement. Au demeurant, par un avis du 22 février 2024, le collège de médecins de l'OFII a considéré que l'état de santé E ne nécessite pas une prise en charge médicale et que l'intéressée peut voyager sans risque vers son pays d'origine. Les éléments versés au dossier par le requérant, faisant état de troubles des apprentissages et d'une orientation vers un institut médico-éducatif depuis le 15 juin 2022 dans le cadre d'un projet personnalisé d'accompagnement, ne permettent pas de remettre en cause l'avis du collège de médecins de l'OFII, que le préfet s'est approprié. Par ailleurs, si le requérant se prévaut également de l'état de santé de sa fille D, il ressort toutefois des pièces du dossier que, par un avis du 3 avril 2024, le collège de médecins de l'OFII a considéré que l'état de santé de cette dernière nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et que l'intéressée peut voyager sans risque vers son pays d'origine, les éléments versés par le requérant, dont il résulte que D, âgée de huit ans à la date de la décision attaquée, présente un retard global du développement depuis l'âge d'un an, ainsi que des troubles du comportement, et qu'elle bénéficie d'un suivi adapté, notamment par un pédiatre, un psychologue, un psychomotricien et un orthophoniste, ainsi que d'une orientation vers un institut médico-éducatif depuis le 4 mai 2022 dans le cadre d'un projet personnalisé d'accompagnement, n'étant pas de nature à justifier de ce que le défaut de prise en charge médicale des troubles dont souffre D pourrait entraîner pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Enfin, eu égard au motif de la décision portant refus de séjour, M. C ne peut utilement soutenir qu'un traitement approprié à la pathologie de sa fille D n'est pas disponible dans son pays d'origine et qu'elle n'aurait pas la possibilité d'y accéder effectivement. Dans ces conditions, aucun élément versé au dossier ne permet de remettre en cause ce dernier avis du collège de médecins de l'OFII. Par suite, la décision portant refus de titre de séjour n'a pas été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

13. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

14. Si M. C est marié avec une ressortissante géorgienne en situation irrégulière, et vit en France avec son épouse, entrée sur le territoire français un mois après lui, ainsi qu'avec leurs trois enfants, rien ne s'oppose à ce qu'il regagne son pays d'origine en compagnie de son épouse et de leurs trois filles, dont l'une est devenue majeure, pour reconstituer la cellule familiale. En outre, il n'est pas contesté que la mère de M. C réside en Géorgie, ainsi que l'indique la décision attaquée, pays dans lequel le requérant a vécu jusqu'à l'âge de 40 ans, et qu'il n'y est ainsi pas dépourvu d'attaches familiales. Par ailleurs, il ressort des mentions non contestées de l'arrêté en litige que M. C a fait l'objet de signalements pour des faits de conduite d'un véhicule sans assurance commis le 3 avril 2023, d'usage illicite de stupéfiants commis le 1er octobre 2023, de conduite d'un véhicule en ayant fait usage de stupéfiants commis le 12 octobre 2023 et de conduite d'un véhicule sans assurance, sans permis et en ayant fait usage de stupéfiants commis le 20 février 2024. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, et en dépit de l'état de santé de deux de ses enfants exposé au point 12, la décision portant refus de titre de séjour n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

15. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à se prévaloir, par exception, de l'illégalité de la décision par laquelle le préfet des Hautes-Pyrénées a refusé de lui délivrer un titre de séjour.

16. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; / () ". Aux termes de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. () / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ".

17. La décision portant obligation de quitter le territoire français vise le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et se fonde sur ce que M. C s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour. Par suite, la décision attaquée satisfait à l'exigence de motivation en droit et en fait prescrite par les dispositions précitées de l'article L. 613-1 du même code.

18. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Hautes-Pyrénées n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle et familiale de M. C avant de prendre la décision portant obligation de quitter le territoire français.

En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

19. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision attaquée n'a pas été prise sur le fondement d'une décision portant obligation de quitter le territoire français illégale. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.

20. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de l'obligation de cette décision. / () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () ".

21. Ainsi qu'il a été dit au point 9, il ressort des pièces du dossier que M. C doit être regardé comme s'étant soustrait à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français dont il a fait l'objet le 9 décembre 2022. En outre, ni l'état de santé de deux des enfants de l'intéressé exposé au point 12 ni la scolarisation de ses trois enfants en France ne constituent une circonstance particulière au sens des dispositions précitées. Par suite, la décision attaquée n'est pas entachée d'une inexacte application des dispositions précitées des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

22. En dernier lieu, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 21.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

23. En premier lieu, la décision attaquée vise l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et se fonde sur ce que l'examen du dossier de M. C n'établit pas qu'il soit exposé à des peines ou traitements contraires aux dispositions de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine ou tout pays dans lequel il serait légalement admissible. Par suite, cette décision satisfait à l'exigence de motivation en droit et en fait prescrite par les dispositions précitées des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

24. En second lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision attaquée n'a pas été prise sur le fondement d'une décision portant obligation de quitter le territoire français illégale. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

25. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 (), l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ". Aux termes de l'article L. 613-2 du même code : " () les décisions d'interdiction de retour () prévues aux articles L. 612-6 () sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ".

26. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.

27. La décision attaquée vise les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise que M. C est entré en France le 9 novembre 2019, soit il y a plus de cinq ans, qu'il ne justifie pas de liens personnels et familiaux intenses, suffisamment anciens et stables en France dès lors que son épouse, également visée par une mesure d'éloignement, ainsi que leurs trois enfants, ont vocation à le suivre, que sa mère réside en Géorgie, qu'il ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière, qu'il est défavorablement connu des forces de l'ordre, qu'il n'a pas exécuté une précédente mesure d'éloignement prise à son encontre et que la décision d'interdiction de retour d'une durée de deux ans ne porte ainsi pas une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, cette décision satisfait à l'exigence de motivation en droit et en fait prescrite par les dispositions précitées de L. 613-2 du même code.

28. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision portant obligation de quitter le territoire français et la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ne sont pas entachées d'illégalité. Par suite, la décision attaquée n'a pas été prise sur le fondement d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ou d'une décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire illégale. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.

29. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que la durée de présence en France de M. C, entré régulièrement le 9 novembre 2019, en l'absence d'obligation de présenter un visa, est de moins de cinq ans, et que son maintien en France ne s'est provisoirement justifié que par l'instruction de sa demande d'asile. Par ailleurs, il résulte de ce qui a été dit aux points 9 et 14 que M. C ne justifie pas de liens suffisamment intenses, anciens et stables sur le territoire français et que l'intéressé s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement en date du 9 décembre 2022. Enfin, il résulte des faits non contestés mentionnés au point 14 pour lesquels M. C a fait l'objet de signalements que la présence en France du requérant représente une menace pour l'ordre public. Par suite, le préfet des Hautes-Pyrénées n'a ni méconnu les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni commis d'erreur d'appréciation en édictant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire pour une durée de deux ans.

En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :

30. En premier lieu, aux termes de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées. ".

31. La décision attaquée vise les dispositions des 1° et 2° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et se fonde sur ce qu'un arrêté portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et prononçant une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans a été notifié à M. C le même jour, sur ce que l'intéressé déclare une adresse située à Pierrefitte-Nestalas et présente ainsi des garanties propres à prévenir le risque de se soustraire à la mesure d'éloignement, et, enfin, que l'exécution de cette mesure d'éloignement demeure une perspective raisonnable. Par suite, la décision attaquée satisfait à l'exigence de motivation en droit et en fait prescrite par les dispositions précitées de l'article L. 732-1 du même code.

32. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Hautes-Pyrénées n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. C avant de prendre la décision portant assignation à résidence.

33. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; / 2° L'étranger doit être éloigné en exécution d'une interdiction de retour sur le territoire français prise en application des articles L. 612-6, L. 612-7 et L. 612-8 ; () ".

34. Il résulte de ce qui a été exposé précédemment que M. C a fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français en date du 14 juin 2024 pour laquelle le délai de départ volontaire n'a pas été accordé, ainsi que d'une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français. Par suite, le préfet des Hautes-Pyrénées pouvait légalement fonder la décision attaquée sur les dispositions précitées des 1° et 2° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

35. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de M. C aux fins d'annulation de l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 14 juin 2024 en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire français, qu'il fixe le délai de départ volontaire, qu'il fixe le pays de destination et qu'il interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, ainsi que les conclusions de cette même requête aux fins d'annulation de l'arrêté du même jour portant assignation à résidence, doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : M. C est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Les conclusions de la requête de M. C aux fins d'annulation de l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 14 juin 2024 en tant qu'il refuse la délivrance d'un titre de séjour, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, présentées dans cette même requête, ainsi que la demande relative aux frais liés au litige, sont renvoyées à une formation collégiale du présent tribunal.

Article 3 : Les conclusions de la requête de M. C aux fins d'annulation de l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 14 juin 2024 en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire français, qu'il fixe le délai de départ volontaire, qu'il fixe du pays de destination et qu'il interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, ainsi que de l'arrêté du même jour portant assignation à résidence, sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. F C et au préfet des Hautes-Pyrénées.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juin 2024.

Le magistrat désigné,

F. ALa greffière,

M. B

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition,

La greffière,

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