mardi 16 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2401637 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL NOURY-LABEDE LABEYRIE SAVARY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées le 27 juin 2024 et le 1er juillet 2024, la société Roy Travaux, représentée par son gérant, doit être regardée comme demandant au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :
1°) d'annuler la décision du 26 juin 2024 par laquelle la société d'aménagement SATEL, mandatée par le département des Landes, a rejeté l'offre présentée pour l'attribution du lot n° 1 " VRD " du marché de travaux relatif à la construction du centre d'incendie et de secours de Pissos ;
2°) de reprendre la procédure de mise en concurrence et de réexaminer les offres présentées.
Elle soutient que :
- le montant des travaux proposé par la société SNB, attributaire de ce lot, mentionné dans la décision du 26 juin 2024 est erroné, et cette attribution ne respecte pas les critères de l'appel d'offre et, par suite, la procédure n'a pas respectée une concurrence équitable ;
- l'attribution de ce lot doit donc être réexaminée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2024, la société Nouvelle Boudé (SNB), représentée par Me Savary, conclut au rejet de l'ensemble des demandes présentées et à ce qu'il soit mis à la charge de la société requérante une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle précise que le montant mentionné dans la décision de rejet de l'offre de la société Roy Travaux est entaché d'une simple erreur matérielle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juillet 2024, la société d'Aménagement des territoires et d'équipement des Landes (SATEL), représentée par son président directeur général, conclut au rejet de la requête et demande qu'une somme de 1 000 euros soit mise à la charge de la société Roy Travaux.
Elle fait valoir que :
- si la décision du 26 juin 2024 précise que l'offre du candidat concurrent est retenue pour un montant de travaux de 269 423,25 euros " HT " au lieu de " TTC ", un courrier rectifié sur ce point a été adressé à la société requérante dès le lendemain, le 27 juin 2024, sur la plateforme dématérialisée dédiée (démat-Ampa), ce courrier mentionnant que le marché était attribué à la société SNB pour un montant de 269 423, 25 euros TTC (offre de base) ;
- cette erreur n'affecte ni les notes obtenues conformément aux critères énoncés dans le règlement de consultation ni le classement de l'offre de la société requérante ;
- la société requérante n'a pas été lésée dans le cadre de l'attribution de ce marché.
Par un mémoire, enregistré le 12 juillet 2024, la société Roy Travaux déclare renoncer à sa requête.
Par un mémoire, enregistré le 12 juillet 2024, la société Nouvelle Boudé, représentée par Me Savary, prend acte du désistement de la requérante mais maintient ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Perdu, présidente, pour statuer sur les référés des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique tenue le 16 juillet 2024 à 10h00 en présence de Mme Caloone, greffière d'audience, le rapport de Mme Perdu ainsi que les observations de :
- Mme A, responsable des marchés à la société SATEL, rappelle les faits et maintient ses conclusions.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Le département des Landes a lancé une procédure d'appel d'offres pour la construction du centre d'incendie et de secours de Pissos, et a mandaté la société d'aménagement des territoires et d'équipement des Landes (SATEL) en application des dispositions des articles L. 2422-5 et suivants du code de la commande publique. Ce marché comporte dix-sept lots, dont le lot n° 1 " voirie et réseaux divers " (VRD). La société Roy Travaux ainsi que la société Nouvelle Boudé (SNB) ont présenté une offre pour l'attribution de ce lot n° 1 et, par une décision du 26 juin 2024, la société Roy Travaux a été informée du rejet de son offre, et des motifs de cette décision à savoir son classement en seconde position, derrière la société SNB, en ce qui concerne l'appréciation du critère du prix.
2. Par un mémoire enregistré le 12 juillet, la société Roy Travaux déclare se désister de la présente instance. Ce désistement était pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Par ailleurs, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Roy Travaux une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la société Nouvelle Boudé qui a fait appel à un avocat pour se défendre dans la présente instance, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, les conclusions présentées par la société SATEL sur ce même fondement, doivent être, en tout état de cause, rejetées.
ORDONNE :
Article 1er : Il est pris acte du désistement de la requête de la société Roy Travaux.
Article 2 : La société Roy Travaux versera à la société Nouvelle Boudé une somme de 1000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la société SATEL sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Roy Travaux, à la société Nouvelle Boudé, et à la société d'aménagement SATEL.
Copie pour information sera adressée au département des Landes.
Fait à Pau, le 16 juillet 2024.
La juge des référés,
S. PERDU La greffière,
M. CALOONE
La République mande et ordonne au préfet des Landes en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026